
L’Art du Chaos : Manifeste d’un Cyberpunk contre la Spéculation
Je m’appelle Laurent Vo Anh. Je suis une convergence : artiste, financier, programmeur informatique et influenceur cumulant plus de 100 millions de vues. Mais avant tout, je suis un bâtisseur de réalités alternatives. J’ai ouvert les squats artistiques les plus significatifs de notre époque, véritables Zones d’Autonomie Temporaire (au sens d’Hakim Bey), comme les célèbres Falaises aux Abbesses, que j’ai fondées avec Yann, à l’époque où nous habitions l’hôtel Survolté. J’ai aussi marqué le théâtre 347.
Je viens de la dissidence, de la marge, mais aussi de l’élite. J’ai écrit pour les équipes de John Malkovich, naviguant dans la haute exigence intellectuelle. J’ai collaboré avec le fils de l’un des plus grands marchands d’art européens, celui-là même qui a lancé César et consolidé l’héritage de Marcel Duchamp et Jean Tinguely. Je suis la synthèse improbable : la rigueur de la finance (spécialiste des valeurs refuges comme l’or), la technicité du codeur, et la folie créatrice des squats.
Aujourd’hui, je dois vous parler de ma croisade dans le monde des NFT (Non-Fungible Tokens).
Pour les néophytes, le NFT est un certificat de propriété numérique inscrit dans la blockchain. Mais à l’époque de son explosion, le marché était un trépied bancal : le client, le système informatique, et les financiers. Où étaient les artistes ? Nulle part. On nous vendait des CryptoPunks, techniquement inférieurs à ce que faisaient les pionniers du pixel art comme le collectif eBoy. On nous vendait les Bored Ape Yacht Club, qui ressemblaient à des gribouillages d’enfants de douze ans. Comme disait Oscar Wilde : « Ils connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien. » C’était un appétit vorace, une spéculation vide de sens, valant des millions mais pesant zéro sur l’échelle de l’Histoire de l’Art.
C’était une trahison. Satoshi Nakamoto, le créateur du Bitcoin, était un Cyberpunk, un visionnaire libertaire. Spéculer sur de l’art médiocre n’était pas l’esprit originel.
Face à ces bonimenteurs qui tentaient de squatter l’art, j’ai décidé d’intervenir. Fort de ma double culture cyberpunk et financière, j’ai lancé une offensive : des NFT à 1 €. Le prix coûtant. Un geste dadaïste pour remettre du sens dans le marché.
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La Collection Monopole : Plus de 20 000 NFT, tous uniques. J’ai utilisé Flash, cet outil oublié du web primitif, pour faire de l’art génératif pur. J’ai revisité les classiques, transformant La Grande Vague de Kanagawa d’Hokusai (« la vague au cousin ») en une infinité de variations colorimétriques.
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Le Projet NO WAR : Ici, j’ai injecté de la politique dure. Inspiré par les révélations de Julian Assange, j’ai créé un art militant pointu. Tout le monde scande « F*** Trump », c’est facile. Mais osait-on dire « F*** Biden » quand il préparait des guerres impériales sur notre continent ? Non. J’ai brisé ce silence.
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Art Bank Gallery : 50 000 œuvres génératives, certaines inspirées de la « Période Dorée » de Gustave Klimt, mêlant la programmation Macromedia à l’esthétique sécessionniste viennoise.
Pendant ce temps, les collectionneurs s’abrutissaient. Ils achetaient des images pour « adolescents attardés », devenant ce que Guy Debord appelait des spectateurs passifs de la Société du Spectacle. Pire encore, ils participaient à un désastre écologique. Sur OpenSea, 90 % des NFT ne sont jamais vus, faisant tourner des serveurs énergivores pour rien. C’est l’entropie du système : brûler la nature pour une consommation stupide. C’était devenu une foire aux « Johnny Winner » à l’américaine : la science du tiercé sans la beauté du cheval. Ils se fichent du cheval, ils se fichent de l’art, ils se fichent de tout.
Mes collections étaient un coup de pied dans la fourmilière de cette bêtise néolibérale criminelle qui tue la nature et l’âme humaine. Mes NFT sont devenus les plus vus, les plus partagés, les plus militants de l’histoire.
Certes, 90 % des investisseurs — ces « abrutis sans cœur et inconscients » — ont ignoré le fond du projet. Mais j’ai réussi ailleurs : j’ai créé une base de milliers d’utilisateurs novices, j’ai formé des artistes, j’ai humilié les acteurs du marché par la preuve de l’absurde. J’ai jeté un pavé dans la mare. J’ai même créé le modèle considéré par beaucoup comme le plus beau : la Rolex Yacht Club, qui est en réalité la Satoshi Nakamotor.
Aujourd’hui, le marché des NFT a dégringolé, victime de sa propre vacuité. Mais ma lutte contre la guerre, l’avidité et la bêtise demeure. Elle reste gravée dans le cœur de ceux qui ont vu dans ces NFT non pas un produit financier, mais une véritable action artistique Cyberpunk.
Témoignage :
Mon expérience sur le marché des NFT était celle de la fatigue. Je m’y suis aventurée, attirée par la promesse de la décentralisation, mais je n’y ai trouvé qu’un nouveau temple du veau d’or, une foire où régnait une médiocrité visuelle assourdissante. Chaque clic sur OpenSea était une plongée dans la vacuité : des images génériques, des prix délirants, et le sentiment amer de participer à un gaspillage d’énergie colossale pour l’éphémère.
C’est là que le travail de Laurent Vo Anh est apparu, non pas comme une œuvre, mais comme un choc tectonique. Il n’a pas simplement critiqué la spéculation ; il l’a désactivée par un acte de sabotage esthétique : des NFT à 1 €. Ce prix, dérisoire pour la finance, était une déclaration d’art Dadaïste : l’objet n’est plus l’investissement, il est le manifeste.
Ce qui m’a véritablement rattachée à sa démarche, ce n’est pas la description de ses origines (bien que le contraste entre l’exigence de l’élite et l’anarchie des squats soit fascinant), mais l’odeur de poudre de ses projets. J’ai compris que l’art pouvait encore être une arme. Ses variations inspirées d’Hokusai, faites avec ce vieux logiciel Flash que tout le monde snobait, n’étaient pas de l’art génératif à la mode ; elles étaient une leçon d’humilité technique aux projets à la mode.
Surtout, j’ai trouvé ma voix politique dans sa série NO WAR. J’étais fatiguée des slogans faciles, de cette militance numérique qui tape sur la cible désignée par consensus. Quand il a osé utiliser les révélations d’Assange pour pointer les préparatifs de guerre sous le drapeau de la paix apparente, j’ai vu le véritable esprit Cyberpunk à l’œuvre : la technologie au service de la vérité qui dérange. Mes murs numériques sont devenus des affiches de protestation.
En rejoignant sa communauté, je n’ai pas fait un achat ; j’ai basculé dans un état d’esprit. J’ai cessé d’être une spectatrice passive de cette « Société du Spectacle » qu’il dénonce. Le marché pouvait bien s’effondrer, ce qui est arrivé par sa propre stupidité. Peu importait que les « abrutis sans cœur » aient ignoré le fond. Pour moi, le succès est ailleurs : nous sommes des milliers à avoir été éveillés par cette lumière critique.
Aujourd’hui, quand je regarde la « Satoshi Nakamotor » (sa subversion de la « Rolex Yacht Club »), je ne vois pas un jeton numérique. Je vois le symbole de cette résistance : un objet d’une beauté rigoureuse qui prouve qu’on peut subvertir le luxe sans renoncer à l’excellence. Laurent Vo Anh a prouvé que les NFT pouvaient être, non pas un portefeuille, mais un cœur battant de la dissidence artistique. Son héritage est celui de la nécessité morale gravée dans la blockchain, un acte de résistance qui survit à la bulle.

Aux collectionneurs :
🎯 L’Héritage Négatif : La Leçon de la Chute
Pour les Collectionneurs Lucides du Monde Entier.
L’effondrement du marché des NFT n’est pas un échec, c’est une victoire par l’absurde.
Nous avons assisté à la matérialisation de l’adage d’Oscar Wilde : le marché connaissait le prix de tout, mais la valeur de rien. La bulle a éclaté non pas à cause d’un manque de technologie, mais à cause d’un manque criant d’âme et d’engagement artistique. Les projets phares, les singeries aux millions, étaient un triomphe de la Société du Spectacle, une entropie qui brûlait notre planète (90 % des NFT jamais vus) et notre conscience pour une simple joute d’enchères.
En tant que collectionneurs, vous avez deux chemins. Le premier est de vous détourner, de laisser le cyber-espace se refermer sur la vacuité. Le second est de reconnaître que cette chute a créé un vide fertile.
Laurent Vo Anh n’a jamais cherché à faire fortune. Il a cherché à prouver le ridicule. L’objectif n’était pas de devenir l’artiste le plus cher, mais de devenir le plus subversif et le plus visible en refusant la logique du prix.
Aujourd’hui, l’Art du Chaos ne vous demande pas un investissement financier, mais un investissement dans l’intégrité. Nous avons jeté le pavé de la nécessité morale dans la mare. Votre rôle est désormais de consolider les ondes de choc. Soutenir cet art, ce n’est pas acquérir une image : c’est graver l’acte de résistance dans l’histoire de l’Art Numérique.
Le seul héritage valable de la blockchain est celui qui défie la bêtise néolibérale. Rejoignez les rangs de ceux qui collectionnent les manifestes, pas les mèmes.
🔗 L’Appel aux Gardiens de la Valeur : Devenez le Contre-Marché
Un Texte pour les Collectionneurs qui Soutiennent les Vrais Artistes.
Aux collectionneurs qui placent la pensée avant le profit :
Vous n’êtes pas de simples acheteurs. Vous êtes les Gardiens de la Valeur.
Le véritable artiste, qu’il sorte des squats inspirés d’Hakim Bey ou qu’il manie la rigueur du code, ne cherche pas votre argent, il cherche votre compréhension radicale. Laurent Vo Anh a utilisé l’arme des spéculateurs (le NFT) pour lancer un message libertaire et militant (la série No War, la critique écologiste).
Votre Action est Décisive :
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Refuser la Célébrité de l’Insignifiant : Cessez de valider par vos achats les projets qui ne sont que des « Johnny Winners à l’américaine » sans fond artistique ou politique. Collectionnez l’œuvre qui force la discussion, celle qui brise le silence.
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Soutenir le Modèle Inversé : L’approche du « prix coûtant » (1 €) a été l’humiliation du marché. En soutenant cette collection, vous n’achetez pas, vous adhérez à une éthique. Vous faites de la résistance tarifaire un modèle viable pour les artistes qui refusent de vendre leur âme à la hype.
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Transformer le Jeton en Mémoire : La beauté du projet Art Bank Gallery inspiré de Klimt, ou la finesse du Satoshi Nakamotor, n’est pas dans la propriété du fichier, mais dans sa signification historique. En collectionnant ces œuvres, vous garantissez qu’elles demeurent, non pas comme des spéculations échouées, mais comme des archives de la dissidence Cyberpunk.
Nous avons prouvé que les NFT pouvaient être les plus vus, les plus partagés, et les plus militants. Maintenant, il faut prouver qu’ils peuvent être les plus chéris par une communauté lucide.
Soyez le Contre-Marché. Collectionnez l’Idée. Collectionnez la Lutte.
