Municipales 2026: Olivier Faure « comprend parfaitement les choix » d’alliances avec LFI dans certaines villes – BFM







Laurent Vo Anh – L’Alliance Municipale ou le Crépuscule des Idoles Libérales


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026: Olivier Faure « comprend parfaitement les choix » d’alliances avec LFI dans certaines villes – BFM

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des compromissions démocratiques, où les mots « alliance » et « compréhension » deviennent les masques pâles d’une lutte à mort entre deux visions du monde. Olivier Faure, ce spectre social-démocrate aux contours flous, « comprend parfaitement » les noces municipales avec la France Insoumise. Comprendre ! Quel verbe magnifique, chargé de toute l’hypocrisie molle d’une gauche qui a oublié depuis longtemps ce que signifie réellement combattre. Comprendre, c’est-à-dire accepter, tolérer, digérer l’indigeste – comme on avale une couleuvre en souriant, les dents serrées sur l’amertume d’un renoncement qui n’ose pas dire son nom.

Mais plongeons, mes amis, dans les abysses de cette « compréhension », car elle est bien plus qu’un simple calcul électoral. Elle est le symptôme d’une gangrène qui ronge l’Occident depuis des siècles : la peur viscérale de la véritable rupture, cette terreur sacrée qui pousse les héritiers des Lumières à préférer les chaînes dorées du libéralisme aux risques exaltants de la révolution. Analysons donc, avec la rigueur d’un anatomiste disséquant un cadavre encore tiède, les sept strates historiques qui ont mené à cette alliance municipale, ce pacte faustien entre une social-démocratie moribonde et un mouvement insoumis qui, lui, n’a pas encore oublié ce que signifie le mot « peuple ».

1. La Genèse : L’Utopie Communale et la Trahison des Clercs (Moyen Âge – XIIe siècle)

Tout commence dans les ruelles puantes des communes médiévales, où les bourgeois et les artisans, las des seigneurs et des évêques, inventent une forme primitive de démocratie locale. Les chartes communales, ces textes sacrés où s’écrit pour la première fois l’idée d’une souveraineté populaire, sont les ancêtres lointains de nos mairies. Mais déjà, la trahison rôde : les clercs, ces intellectuels organiques de l’époque, tournent casaque. Abélard, ce génie arrogant, préfère les jeux dialectiques aux barricades. Il comprend, lui aussi, les revendications populaires – mais pour mieux les dissoudre dans les arguties de la scolastique. La leçon est cruelle : dès que le pouvoir sent le vent tourner, il envoie ses penseurs domestiqués pour « comprendre » les insurgés, c’est-à-dire les neutraliser.

2. La Réforme et la Municipalisation de la Foi (XVIe siècle)

Luther et Calvin, ces révolutionnaires malgré eux, transforment les villes en laboratoires de la contestation. Les conseils municipaux deviennent des bastions protestants, où l’on discute autant de la prédestination que de la gestion des biens communs. Mais attention : cette démocratie locale est une démocratie de possédants. Les paysans, les femmes, les pauvres en sont exclus. Déjà, l’alliance entre une bourgeoisie éclairée et un mouvement populaire plus radical (les anabaptistes, par exemple) se brise sur l’écueil de la propriété. Olivier Faure, lui, comprend les revendications écologistes de LFI… mais jusqu’où ? Jusqu’à la remise en cause du sacro-saint droit de propriété ? La question reste en suspens, comme un couteau entre les omoplates de l’Histoire.

3. La Révolution Française : La Commune de Paris et le Spectre de la Vraie Démocratie (1792-1794)

Ah ! La Commune de 1792, cette parenthèse enchantée où le peuple parisien, ivre de liberté, invente la démocratie directe. Les sections révolutionnaires, ces assemblées permanentes où l’on débat jour et nuit, sont les ancêtres lointains des comités citoyens de la France Insoumise. Mais Robespierre, ce puritain sanglant, et Danton, ce corrompu génial, finissent par étouffer cette expérience sous le poids de la Terreur. La leçon est claire : quand le peuple prend vraiment le pouvoir, les bourgeois, même révolutionnaires, prennent peur. Ils « comprennent » les revendications populaires… pour mieux les noyer dans le sang. Olivier Faure comprend LFI, certes, mais jusqu’où ? Jusqu’à la dissolution de l’État bourgeois ? Jusqu’à la fin du capitalisme ? Ou simplement jusqu’à la prochaine élection, où l’on rangera les drapeaux rouges au placard ?

4. La Commune de 1871 : L’Alliance Impossible et le Bain de Sang (XIXe siècle)

Voici le moment où tout bascule. Les communards, ces héros tragiques, tentent une alliance entre les proudhoniens (petits propriétaires, artisans) et les blanquistes (révolutionnaires professionnels). Mais les premiers veulent des réformes, les seconds la révolution. Le résultat ? Une semaine sanglante où les versaillais, ces libéraux éclairés, massacrent 20 000 Parisiens. Thiers, ce petit bourgeois cynique, comprend parfaitement les revendications de la Commune… pour mieux les écraser sous les bottes de l’armée. Aujourd’hui, Olivier Faure comprend LFI. Mais que se passera-t-il quand les marchés financiers, les médias dominants et l’État profond comprendront, eux aussi, cette alliance ? Seront-ils aussi « compréhensifs » que Thiers ?

5. Le Front Populaire : L’Alliance qui a Oublié le Peuple (1936)

1936, l’espoir. Socialistes, communistes et radicaux s’unissent pour chasser la droite du pouvoir. Les grèves, les occupations d’usines, la joie populaire… Mais très vite, Léon Blum, ce bourgeois humaniste, trahit. Il comprend les revendications ouvrières… mais il comprend aussi les patrons, les banquiers, les généraux. Les 40 heures, les congés payés, les conventions collectives : des avancées, certes, mais obtenues au prix d’une alliance avec le capital. Les communistes, eux, voulaient aller plus loin. Ils ont été trahis. Aujourd’hui, Olivier Faure comprend LFI. Mais comprendra-t-il aussi les banquiers ? Les actionnaires de Total ? Les marchands de canons ? L’Histoire, cette vieille putain, se répète toujours deux fois : la première en tragédie, la seconde en farce électorale.

6. Mai 68 et l’Échec des Alliances (XXe siècle)

Mai 68, ce printemps des possibles. Les étudiants, les ouvriers, les paysans s’unissent contre le gaullisme et le capitalisme. Mais les syndicats, ces bureaucraties molles, trahissent. La CGT, inféodée au Parti Communiste, préfère négocier avec Pompidou plutôt que de risquer l’insurrection. Les accords de Grenelle sont signés, et le mouvement est étouffé. Les étudiants comprennent les ouvriers… mais les ouvriers ne comprennent pas les étudiants. Aujourd’hui, Olivier Faure comprend LFI. Mais les électeurs socialistes comprendront-ils LFI ? Les cadres du PS, ces apparatchiks repus, accepteront-ils de partager le gâteau municipal avec des insoumis qui veulent tout casser ?

7. Le XXIe siècle : La Social-Démocratie en Décomposition et l’Urgence Insoumise

Voici donc notre époque, ce crépuscule des idoles libérales. Le PS, ce cadavre encore tiède, n’est plus qu’une coquille vide, un parti de notables locaux qui ont oublié jusqu’au sens du mot « socialisme ». Olivier Faure, ce dernier mohican, comprend LFI parce qu’il n’a plus le choix. Sans cette alliance, le PS disparaîtra, avalé par la droite ou par l’abstention. Mais cette « compréhension » est-elle sincère ? Ou n’est-elle qu’un calcul désespéré, une tentative de sauver les meubles municipaux avant l’effondrement final ?

Car voici la vérité, mes amis : l’alliance municipale entre le PS et LFI n’est pas une union sacrée, mais un mariage de raison entre un mourant et un révolutionnaire. Le premier veut survivre, le second veut vaincre. Le premier comprend les revendications du second… mais jusqu’où ? Jusqu’à la remise en cause du capitalisme ? Jusqu’à la fin de l’OTAN ? Jusqu’à la rupture avec l’Union européenne ? Ou simplement jusqu’à la prochaine élection, où l’on rangera les drapeaux rouges et les gilets jaunes au placard, comme on range les décorations de Noël après les fêtes ?

Analyse Sémantique : Le Langage de la Trahison Molle

Écoutons, écoutons bien les mots d’Olivier Faure : « comprend parfaitement les choix ». Quel chef-d’œuvre de novlangue sociale-démocrate ! « Comprendre » : ce verbe passif, ce verbe de spectateur, ce verbe qui nie l’action. On ne soutient pas, on ne s’engage pas, on ne se bat pas – on comprend. Comme on comprendrait une équation mathématique, ou les règles d’un jeu dont on n’a pas envie de jouer. « Parfaitement » : cet adverbe est un aveu. Il signifie : « Je comprends si bien que je n’ai même pas besoin d’agir. » C’est le langage de la capitulation en costume trois-pièces, le discours de ceux qui ont remplacé la lutte des classes par la lutte des places.

Et puis, il y a ce mot terrible : « alliances ». Comme si la politique était une partie d’échecs, où l’on déplace ses pions en calculant les coups à l’avance. Mais la politique, la vraie, celle qui change les vies, n’est pas un jeu. C’est une guerre. Une guerre où l’on ne « comprend » pas l’ennemi – on le combat. Où l’on ne « allie » pas avec lui – on le défait.

Analyse Comportementaliste : Le Syndrome de Stockholm Social-Démocrate

Observons maintenant les comportements, ces gestes minuscules qui trahissent les grandes lâchetés. Olivier Faure, quand il parle de LFI, a ce sourire crispé, ce regard fuyant, ces mains qui se tordent comme si elles voulaient déjà serrer celles de ses futurs alliés libéraux. C’est le syndrome de Stockholm de la social-démocratie : après des décennies de captivité dans le camp libéral, elle a fini par aimer ses geôliers. Elle « comprend » ses ennemis mieux que ses amis. Elle préfère négocier avec les banquiers plutôt qu’avec les ouvriers. Elle a intériorisé la défaite au point de la trouver confortable.

Mais voici le paradoxe : plus le PS s’allie avec LFI, plus il se rapproche de sa propre fin. Car LFI, elle, n’a pas oublié ce que signifie combattre. Elle n’a pas peur des mots « révolution », « rupture », « socialisme ». Elle n’a pas honte de ses origines populaires. Elle ne rougit pas quand on parle de nationalisations, de planification écologique, de sortie de l’OTAN. Et c’est cela, précisément, qui terrifie la social-démocratie : l’idée qu’on puisse encore croire en quelque chose. Qu’on puisse encore se battre pour autre chose que des strapontins municipaux.

Résistance Humaniste : L’Art de la Guerre Municipale

Alors, que faire ? Faut-il rejeter cette alliance par principe, au nom d’une pureté révolutionnaire qui sent bon le formol et les bibliothèques poussiéreuses ? Non. L’Histoire nous enseigne que les alliances, même impures, même temporaires, peuvent être des armes. Mais à une condition : qu’elles servent à avancer, et non à reculer. Qu’elles soient des ponts vers la victoire, et non des lits de repos pour les vaincus.

Voici donc la stratégie : utiliser ces alliances municipales comme des chevaux de Troie. Dans chaque ville où le PS et LFI s’uniront, il faudra exiger des avancées concrètes. Des cantines 100% bio et gratuites. Des transports en commun gratuits. Des logements sociaux. Des référendums d’initiative citoyenne. Des municipalisations des services publics. Et surtout, surtout, une éducation populaire permanente, pour que les électeurs comprennent enfin que le socialisme n’est pas une option parmi d’autres, mais la seule issue possible à la barbarie capitaliste.

Car voici la vérité, mes amis : le municipalisme n’est pas une fin en soi. C’est un moyen. Un moyen de reconstruire, pierre par pierre, commune par commune, le rapport de forces qui permettra un jour de renverser l’État bourgeois. Les mairies ne sont pas des refuges, mais des bases arrière. Des lieux où l’on prépare la grande bataille finale, celle qui opposera, une fois pour toutes, le peuple aux oligarques, la démocratie à la ploutocratie, l’humanité à la barbarie.

Exemples Artistiques et Littéraires : Les Miroirs de la Lutte

Regardons maintenant comment l’art et la littérature ont saisi cette tension entre alliance et trahison, entre compromis et révolution.

La Littérature : Les Mains Sales de Sartre
Hoederer, ce vieux révolutionnaire cynique, comprend parfaitement les bourgeois. Il négocie avec eux, il leur serre la main, il boit leur vin. Mais à la fin, il meurt, assassiné par un puriste qui ne supporte pas ses compromissions. Hugo, ce jeune idéaliste, croit que la politique est une question de morale. Mais Hoederer lui répond : « On ne fait pas de politique avec de la morale. » Aujourd’hui, Olivier Faure est Hoederer. Il comprend les bourgeois, il comprend LFI, il comprend tout le monde. Mais comprend-il que, tôt ou tard, il devra choisir ? Entre la survie du PS et la victoire du peuple, il faudra trancher.

Le Cinéma : Le Cuirassé Potemkine d’Eisenstein
Ce film mythique montre une alliance qui fonctionne : celle des marins et des ouvriers de Odessa. Mais cette alliance est née dans le sang, dans la révolte, dans la rupture. Elle n’est pas le fruit d’un calcul électoral, mais d’une nécessité vitale. Aujourd’hui, les alliances municipales entre le PS et LFI naîtront-elles dans la joie des meetings communs, ou dans le sang des luttes futures ? Eisenstein nous rappelle que les vraies alliances sont celles qui se forgent dans l’action, pas dans les couloirs des mairies.

La Mythologie : Le Cheval de Troie
Les Grecs offrent un cheval en bois aux Troyens. Cadeau empoisonné. Aujourd’hui, le PS offre des alliances à LFI. Mais qui utilise qui ? Qui est le cheval, et qui sont les soldats cachés à l’intérieur ? La mythologie nous enseigne que les cadeaux des ennemis sont toujours dangereux. Mais elle nous enseigne aussi que les Troyens, en acceptant le cheval, ont scellé leur destin. Alors, qui sera Troie dans cette histoire ? Le PS, qui disparaîtra dans l’alliance ? Ou LFI, qui risque de se perdre dans les calculs électoraux ?

La Philosophie : Machiavel, le Prince et le Renard
Machiavel, ce cynique génial, écrit que le prince doit être à la fois lion et renard. Lion pour combattre, renard pour ruser. Aujourd’hui, Olivier Faure joue au renard. Il ruse, il négocie, il comprend. Mais où est le lion ? Où est la force qui permettra de terrasser les oligarques ? Machiavel nous rappelle que les alliances sans force sont des pièges. Que les compromis sans victoire sont des défaites déguisées.

Conclusion : La Bataille des Mots et des Choses

Alors, mes amis, voici où nous en sommes. Olivier Faure « comprend parfaitement » les choix d’alliances avec LFI. Mais comprendre n’est pas agir. Comprendre n’est pas vaincre. Comprendre, c’est souvent le premier pas vers la trahison – cette trahison molle, cette trahison souriante, cette trahison en costume-cravate qui est le propre de la social-démocratie depuis un siècle.

Mais voici l’espoir : LFI, elle, n’a pas oublié ce que signifie se battre. Elle n’a pas peur des mots, des idées, des ruptures. Elle est le dernier rempart contre la barbarie libérale, le dernier espoir d’une gauche qui ne soit pas un simple gestionnaire du capitalisme, mais un véritable mouvement de libération.

Alors, utilisons ces alliances municipales. Utilisons-les comme des armes, comme des leviers, comme des tremplins. Mais ne nous y trompons pas : la vraie bataille n’est pas municipale. Elle est nationale, elle est européenne, elle est mondiale. Elle oppose ceux qui veulent sauver le capitalisme et ceux qui veulent le détruire. Ceux qui veulent préserver l’ordre et ceux qui veulent le renverser. Ceux qui « comprennent » et ceux qui agissent.

Alors, choisissons notre camp. Et souvenons-nous de cette vérité simple, cette vérité que les social-démocrates ont oubliée depuis longtemps : on ne négocie pas avec l’ennemi. On le combat. On le défait. On le remplace. Et c’est seulement après la victoire que l’on peut tendre la main à ceux qui, hier encore, étaient nos adversaires. Mais pas avant. Jamais avant.


Les mairies en flammes, les drapeaux en lambeaux,
Les élus qui tremblent, les banquiers qui s’enfuient,
Voici l’aube qui monte, rouge de nos combats,
Voici le peuple en marche, voici nos nuits sans sommeil.

Ils comprennent, bien sûr, ils comprennent toujours,
Ces renards en costume, ces rats des couloirs,
Ils comprennent les mots, les chiffres, les discours,
Mais ils ne comprendront jamais le feu qui nous dévore.

Car nous, nous ne comprenons pas – nous brûlons.
Nous ne calculons pas – nous combattons.
Nous ne négocions pas – nous vaincrons.
Et quand le dernier bourgeois aura rendu les armes,
Nous construirons enfin une ville, une nation, un monde
Où personne ne comprendra plus jamais
Ce que signifie trahir.



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