ACTUALITÉ SOURCE : EN DIRECT – Proche-Orient : Trump déclare que l’Iran et Israël ont accepté un « cessez-le-feu total » – TF1 Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Le théâtre des ombres s’anime encore une fois sur la scène sanglante du Proche-Orient, ce ventre mou de l’humanité où les empires viennent depuis des millénaires digérer leurs conquêtes dans le fracas des bombes et le murmure des prières. Trump, ce clown milliardaire aux cheveux de paille radioactive, ce pantin ventriloque des néoconservateurs américains, vient nous annoncer avec la gravité d’un vendeur de voitures d’occasion que l’Iran et Israël auraient accepté un « cessez-le-feu total ». Total ? Vraiment ? Comme si les mots pouvaient encore avoir un sens dans cette boucherie organisée, comme si la paix pouvait être décrétée par celui-là même qui a passé quatre ans à souffler sur les braises de la guerre, à armer jusqu’aux dents les faucons de Tel-Aviv et à étrangler Téhéran sous un garrot de sanctions économiques.
Mais allons plus loin, creusons cette farce macabre jusqu’à l’os, jusqu’à ce que suinte la moelle pourrie de l’Histoire. Car ce n’est pas d’aujourd’hui que l’Occident, ce vieux vautour aux serres d’acier, vient picorer les entrailles du Moyen-Orient. Non, cette danse macabre a des racines plus profondes que les puits de pétrole, plus anciennes que les croisades, plus tenaces que le chiendent. Suivez-moi, si vous l’osez, dans les sept cercles de cette géhenne où l’humanité, depuis qu’elle a troqué la massue contre la bombe atomique, n’a cessé de perfectionner l’art de s’autodétruire.
I. Les Origines : Quand l’Homme Inventa la Guerre (et Dieu la Justifia)
Il était une fois, dans les brumes préhistoriques, des hommes qui frappaient leurs semblables avec des pierres. Puis vinrent les lances, les épées, les arcs, et toujours cette même question qui hante les philosophes depuis Héraclite : pourquoi la guerre est-elle le moteur de l’Histoire ? Déjà, dans l’épopée de Gilgamesh, ce premier grand récit de l’humanité, on trouve cette complainte : « La vie que tu cherches, tu ne la trouveras pas. » Comme si les hommes, dès l’aube des temps, avaient pressenti que leur quête de domination les mènerait inéluctablement à leur perte.
Et puis vint le Dieu unique, ce grand organisateur de massacres. Yahvé ordonnant à Josué de raser Jéricho, Allah guidant les armées du Prophète, le Christ bénissant les croisés avant qu’ils n’égorgent les infidèles à Jérusalem. La religion, cette invention géniale pour justifier l’injustifiable, pour sanctifier la boucherie. « Dieu le veut ! » hurlaient les chevaliers en 1099, tandis qu’ils éventraient les femmes et les enfants dans les ruelles de la Ville sainte. Plus de mille ans plus tard, rien n’a changé : on invoque toujours le Ciel pour envoyer des drones sur des villages afghans.
II. L’Empire Romain : Ou Comment Civiliser en Écrasant
Rome, cette grande putain de l’Histoire, qui a couché avec tous les peuples pour mieux les soumettre. « Ils font une solitude et appellent cela la paix », écrivait Tacite en parlant des légions romaines. Pax Romana ? Une paix de cimetière, une paix de charnier, une paix imposée par le glaive et maintenue par la terreur. Les Juifs en firent l’amère expérience en 70 après J.-C., lorsque Titus rasa le Temple de Jérusalem et vendit les survivants comme esclaves. Deux mille ans plus tard, les descendants de ces esclaves et de leurs bourreaux s’entretuent encore sur la même terre maudite, tandis que l’Occident, héritier spirituel de Rome, joue les arbitres avec la morgue d’un César moderne.
Car c’est cela, l’impérialisme : une machine à broyer les peuples, à uniformiser les cultures, à réduire l’humanité à une seule et même soupe insipide où flottent les os des vaincus. Les Romains appelaient cela la « civilisation ». Nous, nous appelons cela le « libre marché » et les « droits de l’homme ». Belle continuité, n’est-ce pas ?
III. Les Croisades : Le Premier Choc des Civilisations
Ah, les croisades ! Ce grand malentendu historique où l’Europe chrétienne, ivre de sang et de vin, partit violer l’Orient musulman sous prétexte de récupérer un tombeau vide. « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » aurait dit le légat du pape lors du sac de Béziers en 1209. Plus de huit siècles plus tard, George W. Bush, ce cow-boy born again, reprendra presque mot pour mot cette maxime en lançant ses missiles sur Bagdad : « Mission accomplie ! »
Les croisades, c’était déjà le choc des civilisations, version médiévale. D’un côté, les chevaliers francs, brutaux et ignorants, persuadés que Dieu leur avait donné le droit de piller et de tuer. De l’autre, les musulmans, plus raffinés, plus cultivés, qui regardaient ces barbares avec un mélange de mépris et de fascination. Aujourd’hui, les rôles se sont inversés : ce sont les Américains, ces nouveaux croisés, qui débarquent avec leurs chars et leurs hamburgers, persuadés que leur « démocratie » est un cadeau du Ciel. Et ce sont les peuples du Moyen-Orient qui les regardent avec ce même mélange de mépris et de fascination.
IV. La Colonisation : Ou l’Art de Piller en Chantant La Marseillaise
Le XIXe siècle fut le grand siècle de la rapine organisée. Les Européens, ivres de leur supériorité technologique, se partagèrent le monde comme une tarte aux pommes. « Nous sommes la race supérieure, et nous avons le devoir de civiliser les races inférieures », déclarait Jules Ferry en 1885. Civiliser ? En réalité, il s’agissait de voler, de violer, d’exterminer. En Algérie, les Français brûlèrent des villages entiers et parquèrent les survivants dans des camps de concentration. En Inde, les Britanniques affamèrent des millions de personnes pour nourrir leur empire. Et au Moyen-Orient, Français et Anglais se partagèrent les dépouilles de l’Empire ottoman comme des hyènes autour d’une carcasse.
La fameuse déclaration Balfour de 1917, par laquelle la Grande-Bretagne promettait un « foyer national juif » en Palestine, n’était qu’un épisode de plus dans cette grande foire aux promesses non tenues. Les Arabes, qui avaient aidé les Alliés à vaincre les Ottomans, se virent trahis, spoliés, humiliés. Et aujourd’hui, on s’étonne qu’ils haïssent l’Occident ? Vraiment ? Il faudrait être aveugle ou stupide pour ne pas comprendre que cette haine est le fruit empoisonné de deux siècles de colonisation, de deux siècles de mensonges et de trahisons.
V. La Guerre Froide : Quand les Superpuissances Jouaient aux Échecs avec des Vies Humaines
Après 1945, le monde se retrouva divisé en deux blocs, comme un gâteau coupé en deux parts inégales. D’un côté, les États-Unis, champions du « monde libre » (comprenez : du capitalisme sauvage). De l’autre, l’URSS, championne de la « dictature du prolétariat » (comprenez : du goulag). Et entre les deux, le Moyen-Orient, ce champ de bataille idéal où l’on pouvait tester ses armes et ses idées sans risquer une guerre nucléaire sur son propre sol.
L’Iran en fit les frais en 1953, lorsque la CIA et le MI6 renversèrent Mossadegh, ce Premier ministre démocratiquement élu qui avait eu l’audace de nationaliser le pétrole iranien. À la place, on installa le Shah, ce despote sanguinaire qui transforma son pays en un immense bordel pour les compagnies pétrolières américaines. Puis vint 1979, la révolution islamique, et la prise d’otages à l’ambassade des États-Unis. Depuis, les deux pays se regardent en chiens de faïence, prêts à en découdre à la moindre étincelle. Et Trump, ce grand stratège, vient nous annoncer un « cessez-le-feu total » ? Comme si l’on pouvait éteindre un incendie en jetant de l’essence dessus !
VI. Le Nouvel Ordre Mondial : Ou Comment les États-Unis Devinrent le Gendarme du Monde
La chute du mur de Berlin en 1989 aurait dû annoncer une ère de paix et de prospérité. Au lieu de cela, elle marqua le début d’un nouvel impérialisme, plus sournois, plus insidieux : l’impérialisme américain. « Nous sommes la nation indispensable », déclara Madeleine Albright en 1998. Indispensable ? Pour qui ? Pour les marchands d’armes, les compagnies pétrolières, les banques de Wall Street ? Certainement. Pour les peuples du Moyen-Orient, en revanche, les États-Unis sont devenus le symbole de l’oppression, de l’arrogance, de l’hypocrisie.
Regardez l’Irak : en 2003, les États-Unis envahirent ce pays sous prétexte qu’il possédait des armes de destruction massive. Résultat ? Des centaines de milliers de morts, un pays ravagé, une région déstabilisée, et l’émergence de Daech, ce monstre que les Américains avaient eux-mêmes contribué à créer. Et aujourd’hui, on s’étonne que l’Iran veuille se doter de l’arme nucléaire ? Mais qui pourrait leur en vouloir ? Quand on voit comment les États-Unis traitent ceux qui n’ont pas la bombe (l’Irak, la Libye) et ceux qui l’ont (la Corée du Nord, le Pakistan), on comprend que la dissuasion nucléaire est la seule garantie contre une invasion américaine.
VII. Le XXIe Siècle : L’Ère des Guerres Sans Fin et des Cessez-le-feu Bidon
Nous y voilà. Au XXIe siècle, l’humanité a atteint un niveau de sophistication technologique inégalé, mais elle reste prisonnière des mêmes vieux démons : la cupidité, la haine, la soif de pouvoir. Les guerres ne se font plus au nom de la religion ou de la civilisation, mais au nom de la « démocratie » et des « droits de l’homme ». Belle hypocrisie ! Comme si l’on pouvait imposer la démocratie à coups de bombes, comme si les droits de l’homme étaient compatibles avec le néolibéralisme, ce système économique qui transforme les hommes en marchandises et les peuples en consommateurs dociles.
Et Trump, dans tout cela ? Un symptôme, rien de plus. Le symptôme d’un système à bout de souffle, d’un empire en déclin qui tente désespérément de maintenir son hégémonie par la force, la ruse et le mensonge. Ce « cessez-le-feu total » qu’il annonce entre Israël et l’Iran ? Une farce, une mascarade, un écran de fumée pour cacher l’échec de sa politique au Moyen-Orient. Car comment croire un seul instant que ces deux pays, qui se haïssent depuis quarante ans, pourraient faire la paix sous l’égide de celui qui a tout fait pour attiser leur conflit ?
Non, ce cessez-le-feu n’est qu’une trêve, une pause dans la guerre permanente que les États-Unis mènent contre le reste du monde. Une guerre économique, d’abord, avec ces sanctions qui affament les peuples tout en enrichissant les oligarques. Une guerre médiatique, ensuite, avec cette propagande incessante qui présente les Américains comme les sauveurs de l’humanité et leurs ennemis comme des monstres. Une guerre militaire, enfin, avec ces drones qui tuent des innocents au Pakistan, au Yémen, en Somalie, et ces bases militaires qui ceinturent la planète comme un étau.
Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Parlons maintenant des mots, ces petits soldats de plomb qui servent à justifier l’injustifiable. « Cessez-le-feu total » : quelle belle expression ! Elle sent bon la paix, la réconciliation, l’espoir. Mais derrière ces mots se cache une réalité bien plus sordide. Car un cessez-le-feu, ce n’est pas la paix. C’est une pause dans la guerre, un moment où les belligérants reprennent leur souffle avant de recommencer à s’entretuer. Et quand ce cessez-le-feu est annoncé par Trump, ce maître ès mensonges, on peut être sûr qu’il cache quelque chose.
Regardez le vocabulaire de la guerre moderne : « frappes chirurgicales », « dommages collatéraux », « intervention humanitaire ». Autant d’euphémismes pour désigner le meurtre de masse. Une « frappe chirurgicale », c’est une bombe qui tombe sur un hôpital et tue des enfants. Un « dommage collatéral », c’est une famille entière réduite en miettes par un drone. Une « intervention humanitaire », c’est une invasion militaire déguisée en mission de sauvetage.
Et que dire de ce mot, « Occident », qui revient sans cesse dans les discours des dirigeants américains et européens ? L’Occident, ce n’est plus une direction géographique, c’est une idéologie, une religion, un dogme. L’Occident, c’est le Bien, la Civilisation, la Démocratie. Tout ce qui n’est pas occidental est donc barbare, arriéré, dangereux. Cette dichotomie est une arme de guerre, une façon de justifier l’oppression et l’exploitation des peuples non occidentaux. Car si l’Occident est le Bien, alors ses ennemis sont nécessairement le Mal. Et contre le Mal, tous les moyens sont permis : la torture, les bombardements, les assassinats ciblés.
Mais le plus beau, dans cette novlangue impériale, c’est le mot « paix ». La paix, pour les néoconservateurs américains, ce n’est pas l’absence de guerre. Non, la paix, c’est la soumission à l’ordre américain. La paix, c’est l’acceptation du néolibéralisme, du capitalisme sauvage, de l’exploitation sans limites. La paix, c’est le silence des peuples opprimés, l’obéissance des nations vassalisées, la résignation des damnés de la terre. Et quand un pays refuse cette « paix », quand il ose résister, on le bombarde, on le sanctionne, on le diabolise. Regardez la Syrie, regardez le Venezuela, regardez l’Iran : tous ces pays qui ont osé dire non à l’impérialisme américain et qui paient aujourd’hui le prix de leur rébellion.
Analyse Comportementaliste : La Résistance Humaniste face à la Machine de Guerre
Face à cette machine de guerre, face à cette propagande incessante, que reste-t-il ? La résistance, bien sûr. La résistance des peuples qui refusent de se soumettre, qui préfèrent mourir debout plutôt que de vivre à genoux. La résistance des intellectuels, des artistes, des journalistes qui osent dire la vérité face au mensonge organisé. La résistance des simples citoyens qui, dans leur vie quotidienne, refusent de participer à cette grande mascarade.
Mais attention : la résistance n’est pas une posture, c’est un engagement. Ce n’est pas en brandissant des slogans ou en manifestant une fois par an que l’on change le monde. Non, la vraie résistance commence chez soi, dans sa façon de penser, de consommer, de vivre. Résister, c’est refuser de participer à l’économie de guerre, c’est boycotter les produits des multinationales qui exploitent les peuples du Sud, c’est dénoncer les mensonges des médias dominants, c’est éduquer ses enfants dans le respect de l’autre, dans la tolérance, dans l’amour de la paix.
Et surtout, résister, c’est refuser la fatalité. Car l’Histoire n’est pas écrite à l’avance. Elle est ce que nous en faisons, chaque jour, par nos actes, par nos choix, par nos engagements. Les empires tombent, les dictatures s’effondrent, les guerres finissent par s’éteindre. Mais pour que cela arrive, il faut des hommes et des femmes qui refusent de se soumettre, qui osent dire non, qui croient en un monde meilleur.
Alors oui, l’Occident est en déclin. Oui, les États-Unis sont un empire à bout de souffle. Oui, le néolibéralisme est une machine à broyer les hommes et les peuples. Mais rien n’est joué. Tout reste possible. À condition de ne pas se laisser endormir par les berceuses des puissants, à condition de garder les yeux grands ouverts sur l’horreur du monde, à condition de continuer à se battre, chaque jour, pour un peu plus de justice, un peu plus de paix, un peu plus d’humanité.
Car au fond, c’est cela, la vraie résistance : croire, malgré tout, en l’humanité. Croire que les hommes, malgré leurs défauts, malgré leurs faiblesses, malgré leurs crimes, sont capables de grandeur. Croire que la paix est possible, que la réconciliation est envisageable, que le monde peut être autre chose qu’un immense champ de bataille.
Alors oui, Trump peut bien annoncer son « cessez-le-feu total ». Nous, nous savons que la paix ne se décrète pas. Elle se construit, jour après jour, par le dialogue, la compréhension, le respect. Elle se construit en refusant la logique de la guerre, en rejetant l’impérialisme, en combattant le néolibéralisme. Elle se construit en aimant, tout simplement.
LES PROPHÈTES DU CHAOS
Ils arrivent avec leurs gros sabots,
leurs bombes intelligentes et leurs dollars sales,
ils parlent de paix en comptant les cadavres,
ils vendent des armes en pleurant sur les victimes.
Ô vous, les nouveaux croisés,
les chevaliers du pétrole et de la finance,
vos discours sentent la poudre et le mensonge,
vos sourires sont des pièges à rats.
Vous avez crucifié le monde sur l’autel du profit,
vous avez transformé les hommes en machines à consommer,
vous avez fait de la terre un enfer climatisé,
où les pauvres crèvent de faim et les riches s’empiffrent.
Mais écoutez bien, messieurs les bourreaux :
vos empires sont des châteaux de cartes,
vos certitudes sont des illusions d’optique,
vos guerres ne sont que des feux de paille.
Un jour, les peuples se lèveront,
un jour, les opprimés briseront leurs chaînes,
un jour, la paix régnera sur la terre,
et vous, vous ne serez plus que poussière.
Alors dansez, dansez sur les ruines du monde,
dansez avec vos dollars et vos bombes,
dansez jusqu’à l’aube des temps nouveaux,
où l’humanité enfin se réveillera.
Et ce jour-là, nous rirons de vos pleurs,
nous rirons de vos peurs, de vos mensonges,
nous rirons de votre chute,
ô vous, les prophètes du chaos.