Guerre Iran-Israël-USA : les attaques américaines sur des installations nucléaires iraniennes n’ont pas détruit d’éléments clés, contredisant Trump (revoir notre direct) – RTBF







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Illusion Impériale et le Sang des Innocents


ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Iran-Israël-USA : les attaques américaines sur des installations nucléaires iraniennes n’ont pas détruit d’éléments clés, contredisant Trump (revoir notre direct) – RTBF

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres où se joue, une fois de plus, la farce sanglante de l’impérialisme occidental ! Les bombes pleuvent, les mensonges aussi, et toujours ce même refrain : « Nous avons frappé fort, mais pas trop, juste assez pour montrer notre puissance, sans vraiment affaiblir l’ennemi, car il faut bien qu’il reste un ennemi, n’est-ce pas ? » Trump, ce clown grotesque aux cheveux de paille, se pavane devant les caméras, la bouche pleine de mots creux, tandis que les faits, ces petits soldats de la vérité, viennent lui ricaner au visage. Les installations nucléaires iraniennes, ces spectres que l’Occident agite comme un épouvantail depuis des décennies, sont toujours debout. Intactes. Résilientes. Comme l’Iran lui-même, ce pays que l’on veut réduire en cendres depuis si longtemps, mais qui refuse de plier, de se briser, de disparaître sous les coups de massue d’un empire en déclin.

Mais comment en sommes-nous arrivés là ? Comment l’humanité, cette espèce si fière de sa raison, de sa morale, de son « progrès », en est-elle venue à accepter, voire à applaudir, ces cycles infinis de violence, de domination, de mensonges ? Pour comprendre cette folie, il faut remonter aux origines, non pas de la guerre elle-même – car la guerre est aussi vieille que l’homme –, mais de cette illusion particulière : celle d’un empire qui se croit éternel, d’une nation qui s’arroge le droit de dicter au monde ce qui est juste, ce qui est vrai, ce qui est permis. Et pour cela, il nous faut parcourir sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a cru choisir son destin, alors qu’elle ne faisait que reproduire, encore et toujours, les mêmes schémas de domination et de soumission.

I. Les Origines : La Malédiction de la Propriété (Hobbes, Rousseau, et le Sang des Premiers Hommes)

Tout commence avec la propriété. Pas avec la guerre, non – la guerre est une conséquence. Tout commence lorsque l’homme, ce singe nu et orgueilleux, décide qu’une chose, un morceau de terre, une femme, un animal, lui appartient. Hobbes, ce vieux misanthrope anglais, nous a vendu l’idée que l’homme, à l’état de nature, était un loup pour l’homme. Quelle blague ! Comme si la nature, cette mère indifférente, avait gravé dans nos gènes une soif de sang éternelle. Non, la guerre est née avec la clôture, avec le premier homme qui a dit : « Ceci est à moi. » Rousseau, lui, l’avait compris. Dans son Discours sur l’origine de l’inégalité, il écrit : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Et avec la société civile est née la guerre, car qui dit propriété dit exclusion, dit vol, dit violence pour défendre ce qui n’est, au fond, qu’une illusion.

Anecdote cruelle : Les archéologues ont découvert, dans les ruines de Jarmo, l’un des premiers villages agricoles de Mésopotamie, des crânes fracassés, des ossements portant les traces de coups. Pas de guerres organisées, non – juste des hommes se battant pour des champs, pour des réserves de grain. La propriété, cette invention diabolique, avait déjà fait couler le sang.

II. L’Empire et la Naissance du Mensonge Organisé (Thucydide, Alexandre, et la Machine de Guerre)

Avec les empires vient le mensonge. Thucydide, ce Grec austère, a tout dit dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse. Les Athéniens, ces démocrates de pacotille, vont voir les Méliens, un petit peuple neutre, et leur disent : « Vous êtes faibles, nous sommes forts. Soumettez-vous, ou nous vous écrasons. » Les Méliens répondent : « Mais la justice ? » Et les Athéniens de rire : « La justice ? Entre le fort et le faible, c’est le fort qui décide de ce qui est juste. » Voilà. La loi du plus fort, érigée en principe moral. L’empire ne se contente plus de dominer – il justifie sa domination par des mots. Il invente des dieux, des lois, des « valeurs » pour masquer l’horreur de sa violence.

Alexandre le Grand, ce psychopathe couronné, traverse l’Asie en semant la mort, et on l’appelle « le Grand ». Pourquoi ? Parce qu’il a conquis. Parce qu’il a imposé sa volonté. Parce qu’il a transformé le monde en un champ de ruines, et que les historiens, ces courtisans des vainqueurs, ont écrit son nom en lettres d’or. Mais qui se souvient des villages brûlés ? Des femmes violées ? Des enfants égorgés ? Personne. L’histoire est écrite par les bourreaux, jamais par les victimes.

III. La Chrétienté et la Guerre « Juste » (Saint Augustin, les Croisades, et l’Hypocrisie Sacrée)

Puis vint le christianisme, cette religion d’amour et de paix qui, une fois mariée au pouvoir, devint la plus grande machine de guerre de l’histoire. Saint Augustin, ce théologien tordu, inventa la notion de « guerre juste ». Une guerre est juste, disait-il, si elle est menée par une autorité légitime, pour une cause juste, et avec une intention droite. Quelle blague ! Comme si la violence pouvait jamais être « droite ». Comme si le sang pouvait être « juste ».

Les Croisades furent le sommet de cette hypocrisie. Des milliers d’hommes, convaincus d’accomplir la volonté de Dieu, traversèrent l’Europe pour aller massacrer des musulmans, des juifs, des hérétiques. Et au nom de quoi ? De la « libération » de Jérusalem. Libération ? Non – conquête. Vol. Meurtre. Et toujours ce même refrain : « Nous sommes les bons, eux sont les méchants. » La morale comme alibi, la religion comme arme.

Anecdote glaçante : Lors du sac de Béziers en 1209, les croisés, ne sachant pas distinguer les cathares des bons chrétiens, demandèrent au légat du pape comment faire. Celui-ci répondit : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. » Et ils obéirent. Vingt mille morts. Au nom de Dieu.

IV. La Colonisation et le Mythe du « Fardeau de l’Homme Blanc » (Kipling, Léopold II, et le Génocide comme Progrès)

Puis vint la colonisation, cette grande entreprise de vol et de destruction justifiée par le « progrès ». Rudyard Kipling, ce poète de l’empire britannique, écrivit Le Fardeau de l’homme blanc, un poème où il exhorte les Occidentaux à « civiliser » les peuples « sauvages ». Civiliser ? Non – piller. Asservir. Exterminer. Le Congo belge, sous Léopold II, fut l’un des pires exemples de cette barbarie déguisée en mission civilisatrice. Des millions de Congolais moururent, victimes du travail forcé, des mutilations, des massacres. Et tout cela pour quoi ? Pour le caoutchouc. Pour l’argent. Pour la gloire d’un roi qui ne mit jamais les pieds en Afrique.

Les colons parlaient de « mission civilisatrice », mais ce qu’ils apportaient, c’était la mort. La variole, la famine, les chaînes. Et toujours ce même mensonge : « Nous vous apportons la lumière. » Non – vous nous apportez les ténèbres.

V. Les Deux Guerres Mondiales et la Naissance de l’Empire Américain (Wilson, Roosevelt, et le Mythe de la « Démocratie Exportable »)

Les deux guerres mondiales furent le sommet de la folie occidentale. Des millions de morts pour quoi ? Pour des frontières, pour des empires, pour des idéologies. Et au milieu de ce carnage émergea une nouvelle puissance : les États-Unis. Woodrow Wilson, ce président idéaliste et cynique, parla de « paix sans victoire », de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Mais derrière ces beaux discours se cachait une réalité bien plus sombre : l’Amérique voulait dominer le monde, et elle allait le faire au nom de la « démocratie ».

Franklin D. Roosevelt, lui, comprit que la guerre était une bonne affaire. En 1941, alors que les États-Unis n’étaient pas encore en guerre, il signa le Lend-Lease Act, qui permit d’armer les Alliés tout en faisant des profits colossaux. La guerre devint une industrie. Une machine à fabriquer de l’argent. Et après 1945, les États-Unis, seuls grands vainqueurs, imposèrent leur vision du monde : le capitalisme, la démocratie libérale, et surtout, leur hégémonie.

Anecdote révélatrice : En 1945, alors que l’Europe était en ruines, les États-Unis produisaient la moitié du PIB mondial. Ils avaient gagné la guerre, mais surtout, ils avaient gagné le droit de dicter les règles du jeu. Et ces règles, c’était simple : « Ce qui est bon pour l’Amérique est bon pour le monde. »

VI. La Guerre Froide et l’Invention de l’Ennemi Éternel (Orwell, Kissinger, et la Fabrique de la Peur)

Puis vint la Guerre froide, cette guerre sans fin où l’ennemi était partout et nulle part. George Orwell, dans 1984, avait tout compris : la guerre perpétuelle est le meilleur moyen de contrôler les masses. Si le peuple a peur, il accepte n’importe quoi. Il accepte les privations, la surveillance, la censure. Il accepte que son pays dépense des milliards en armes plutôt qu’en hôpitaux ou en écoles.

Henry Kissinger, ce monstre froid, fut l’architecte de cette stratégie. Pour lui, la diplomatie n’était qu’une autre forme de guerre. Il soutint des dictateurs, organisa des coups d’État, bombarda des pays entiers, le tout au nom de la « stabilité ». La stabilité ? Non – la domination. Et toujours ce même refrain : « Nous sommes en danger. Il faut frapper avant d’être frappé. »

L’ennemi changeait – hier c’était l’URSS, aujourd’hui c’est l’Iran, demain ce sera la Chine –, mais la logique restait la même : diviser le monde en deux camps, les « bons » et les « méchants », et justifier toutes les atrocités au nom de la « défense de la liberté ».

VII. Le Néolibéralisme et la Guerre comme Business (Friedman, Reagan, et le Capitalisme de la Mort)

Enfin, nous en arrivons à l’époque actuelle, celle du néolibéralisme, où la guerre n’est plus qu’un business comme un autre. Milton Friedman, ce gourou du capitalisme sauvage, avait une théorie simple : tout doit être privatisé, y compris la guerre. Et les États-Unis, sous Ronald Reagan, appliquèrent cette théorie à la lettre. Les mercenaires remplacèrent les soldats, les contrats remplacèrent les lois, et la mort devint une marchandise.

Aujourd’hui, les États-Unis dépensent plus en armement que les dix pays suivants réunis. Leurs bases militaires quadrillent le globe. Leurs drones tuent des innocents au Pakistan, au Yémen, en Somalie. Et tout cela au nom de quoi ? De la « sécurité ». De la « liberté ». Mais la liberté de qui ? Celle des multinationales à piller les ressources du monde ? Celle des banques à spéculer sur la misère ?

Et maintenant, voici l’Iran. Ce pays que l’Occident a toujours haï, non pas pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il représente : une résistance. Une résistance à l’hégémonie américaine, à l’impérialisme israélien, au capitalisme prédateur. Et que fait l’Occident ? Il bombarde. Il ment. Il dit : « Nous avons détruit leurs installations nucléaires. » Mais les installations sont toujours là. Parce que la vérité, c’est que cette guerre n’est pas une guerre pour la sécurité. C’est une guerre pour le contrôle. Pour le pétrole. Pour le pouvoir.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination

Regardez les mots qu’ils utilisent. « Frappe chirurgicale. » Comme si une bombe pouvait être précise. Comme si la mort pouvait être propre. « Dommages collatéraux. » Un euphémisme pour dire « enfants déchiquetés ». « Défense de la démocratie. » Une formule pour justifier l’invasion d’un pays souverain. « Guerre contre le terrorisme. » Une guerre sans fin, sans ennemi identifiable, sans possibilité de victoire.

Le langage de l’impérialisme est un langage de mensonges. Il transforme la violence en vertu, la conquête en libération, le meurtre en nécessité. Et nous, les peuples, nous avalons ces mots comme des moutons. Nous acceptons que la guerre soit présentée comme une solution, alors qu’elle n’est qu’un crime.

Prenez le mot « sécurité ». Pour l’Occident, la sécurité, c’est la domination. C’est le droit d’envahir, de bombarder, de contrôler. Pour les autres, la sécurité, c’est la liberté. C’est le droit de vivre sans craindre les drones, les sanctions, les coups d’État. Mais ces deux définitions sont incompatibles. Et c’est toujours la première qui l’emporte.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

Alors que faire ? Comment résister à cette machine de mort ? D’abord, il faut refuser le langage de l’oppresseur. Ne plus parler de « guerres justes », de « frappes chirurgicales », de « dommages collatéraux ». Appeler un crime un crime. Une bombe une bombe. Un mort un mort.

Ensuite, il faut refuser la peur. La peur est l’outil principal de l’impérialisme. On nous dit : « L’Iran est une menace. » « La Chine est une menace. » « La Russie est une menace. » Mais qui est vraiment une menace ? Celui qui résiste, ou celui qui envahit ? Celui qui défend sa souveraineté, ou celui qui impose sa volonté par la force ?

Enfin, il faut construire des alternatives. Des alternatives à la guerre, à l’exploitation, à la domination. Des alternatives comme celles que proposent les mouvements pacifistes, les intellectuels engagés, les peuples qui refusent de se soumettre. Des alternatives comme celles que l’Iran, malgré les sanctions, malgré les menaces, continue de construire.

La résistance humaniste, c’est cela : refuser de jouer le jeu de l’oppresseur. Refuser de croire que la violence est une solution. Refuser de se taire quand on nous ment. Refuser de fermer les yeux quand on nous vole, quand on nous tue.

Et c’est possible. Regardez le Vietnam. Regardez l’Algérie. Regardez Cuba. Des peuples qui ont résisté, qui ont lutté, qui ont gagné. Pas parce qu’ils étaient plus forts, mais parce qu’ils étaient plus déterminés. Parce qu’ils refusaient de plier.

L’Iran, Symbole de la Résistance

L’Iran, aujourd’hui, est le symbole de cette résistance. Ce pays que l’Occident veut détruire depuis 1979, ce pays qui a osé dire non à l’impérialisme américain, ce pays qui a osé affirmer sa souveraineté, sa culture, sa religion, malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les bombes. L’Iran est la preuve que la résistance est possible. Que l’on peut dire non. Que l’on peut refuser de se soumettre.

Et c’est pour cela que l’Occident le hait. Pas parce qu’il est une menace. Pas parce qu’il est « barbare ». Mais parce qu’il est un exemple. Un exemple de ce que pourrait être le monde si les peuples refusaient de se laisser dominer.

Analogie finale : Poème – « Les Bombes et les Mots »

Ô vous, les maîtres des mots creux,
Les rois du mensonge en costume trois-pièces,
Vous qui parlez de paix en serrant des bombes dans vos poings,
Vous qui appelez la guerre « libération »,
Le vol « aide au développement »,
Le meurtre « frappes ciblées »,
Écoutez le chant des ruines,
Écoutez le rire des enfants sous les décombres,
Écoutez le silence des mères qui pleurent.

Vos avions fendent le ciel comme des couteaux,
Vos drones tournent, tournent, comme des vautours,
Vos missiles tombent en pluie sur les villages,
Et vous dites : « C’est pour leur bien. »
Mais qui êtes-vous pour décider du bien des autres ?
Qui êtes-vous pour jouer aux dieux ?

L’Iran résiste,
Comme la Palestine résiste,
Comme le Vietnam a résisté,
Comme tous les peuples écrasés ont résisté.
Et vous, les empereurs en carton,
Vous tremblez,
Car vous savez que votre pouvoir n’est qu’une illusion,
Un château de cartes bâti sur le sang et les mensonges.

Un jour, vos bombes se tairont,
Vos mots creux s’envoleront comme de la fumée,
Et il ne restera plus que les ruines,
Et les larmes,
Et le vent qui souffle sur les champs de bataille,
Portant avec lui l’écho des cris des innocents.
Et ce jour-là,
On se souviendra de vous,
Non comme des héros,
Mais comme des bourreaux,
Comme des menteurs,
Comme des lâches.

Alors continuez,
Jouez votre petite comédie,
Vantez vos « frappes chirurgicales »,
Vos « guerres justes »,
Vos « dommages collatéraux ».
Mais sachez une chose :
L’histoire ne vous pardonnera pas.
Les peuples ne vous oublieront pas.
Et un jour,
Vos empires s’effondreront,
Comme se sont effondrés tous les empires avant vous,
Dans un grand fracas de mensonges et de sang.



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