Guerre Iran-Israël : après les frappes américaines, Benyamin Netanyahou remercie Donald Trump – Ouest-France







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Étreinte Mortelle des Empires Déclinants


ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Iran-Israël : après les frappes américaines, Benyamin Netanyahou remercie Donald Trump – Ouest-France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le théâtre des ombres où s’agitent, dans une danse macabre, les pantins sanglants d’un empire en putréfaction. Les remerciements de Netanyahou à Trump, après les frappes américaines, ne sont pas un simple échange de politesses entre complices, mais le râle d’un système qui se nourrit de sa propre agonie. Ce n’est pas une guerre, c’est une orgie de destruction où l’Occident, ivre de sa propre puissance déclinante, s’accroche aux dépouilles des nations comme un noyé à une bouée percée. L’Iran, Israël, les États-Unis : trois visages d’une même hydre, trois masques d’un même mensonge, celui d’une humanité qui a troqué sa dignité contre le clinquant des bombes et le murmure des dollars.

Mais pour comprendre cette farce tragique, il faut remonter aux origines, là où tout a commencé, là où l’homme, dans sa folie, a cru pouvoir dominer son semblable. Voici donc les sept étapes cruciales de cette descente aux enfers, où l’humanité, aveuglée par l’orgueil, a transformé la paix en un rêve lointain, un mirage que les puissants piétinent avec délectation.

I. Les Origines : La Malédiction de Caïn (De -10 000 à -3 000 av. J.-C.)

Tout commence avec la sédentarisation. L’homme, autrefois nomade, se fixe, érige des murs, des frontières, des dieux. Il domestique la terre, puis son frère. La propriété naît, et avec elle, la violence. Comme l’écrivait Rousseau, « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : ‘Ceci est à moi’, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Mais cette société civile n’est qu’un leurre, une illusion de sécurité derrière laquelle se cache la guerre éternelle. Les premières cités-États de Mésopotamie, Sumer, Akkad, se déchirent déjà. L’épopée de Gilgamesh, ce premier grand texte de l’humanité, est un hymne à la gloire et à la mort, où les héros s’entretuent pour des lambeaux de pouvoir. Déjà, l’Occident porte en lui le germe de sa folie : la croyance en une supériorité innée, en un droit divin à dominer.

II. L’Empire et la Loi : Rome, ou l’Art de la Domination (De -753 à 476 ap. J.-C.)

Rome. Ah, Rome ! Le grand modèle, la matrice de tous les impérialismes. Les Romains ont perfectionné l’art de la guerre comme outil de civilisation. « Ils font un désert et appellent cela la paix », écrivait Tacite, décrivant les légions de Germanicus écrasant les tribus barbares. La Pax Romana n’est qu’un euphémisme pour désigner l’oppression systématique, la soumission des peuples sous le joug d’un empire qui se croit éternel. Et pourtant, Rome tombe, rongée par ses propres excès, par sa cupidité, par cette folie qui consiste à croire que la force peut remplacer la justice. Comme le disait Sénèque, « Un empire ne peut durer s’il ne se transforme pas en tyrannie. » L’Occident, depuis, n’a jamais cessé de répéter cette erreur, croyant que la puissance militaire est la clé de la survie, alors qu’elle n’est que le prélude à l’effondrement.

III. Le Christianisme et la Croisade : Dieu comme Alibi (De 1095 à 1291)

Avec le christianisme, l’Occident trouve un nouveau prétexte pour justifier ses conquêtes : Dieu. Les croisades ne sont pas des guerres saintes, mais des expéditions de pillage déguisées en mission divine. Urbain II, en prêchant la première croisade, promet le salut à ceux qui iront massacrer les infidèles. « Dieu le veut ! » hurle la foule en liesse, et des milliers de paysans, de chevaliers, de fous se ruent vers Jérusalem pour y commettre des atrocités innommables. Comme le notait Voltaire, « Les croisades furent une folie collective, une épidémie de fanatisme qui coûta des millions de vies pour des chimères. » Mais cette folie n’est pas morte. Elle a simplement changé de visage. Aujourd’hui, c’est au nom de la démocratie, de la liberté, que l’Occident bombarde, envahit, détruit. Le langage a évolué, mais la logique reste la même : la fin justifie les moyens, et Dieu (ou son équivalent séculier) est toujours du côté des bourreaux.

IV. La Colonisation : L’Occident et le Vol du Monde (De 1492 à 1960)

1492. Christophe Colomb « découvre » l’Amérique. En réalité, il inaugure l’une des plus grandes entreprises de spoliation de l’histoire. Les conquistadors, ivres de sang et d’or, exterminent les peuples autochtones avec une cruauté méthodique. Comme le disait Bartolomé de las Casas, « Les Espagnols sont entrés dans ces terres comme des loups, des tigres et des lions affamés depuis des siècles. » Mais l’Espagne n’est pas seule. La France, l’Angleterre, la Belgique, les Pays-Bas suivent. L’Afrique est mise en coupe réglée, ses enfants arrachés à leur terre pour être vendus comme du bétail. L’Asie est pillée, ses richesses volées, ses cultures humiliées. L’Occident se construit sur les cadavres des autres, et il appelle cela le « progrès ». Comme le résumait Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme, « Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature. » Et cette violence, aujourd’hui, se perpétue sous d’autres formes : la dette, les sanctions, les guerres économiques.

V. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Barbarie (De 1914 à 1945)

L’Occident, ivre de sa propre puissance, se déchire dans deux guerres mondiales qui font des dizaines de millions de morts. La Première Guerre mondiale est une boucherie absurde, où des millions d’hommes sont envoyés au massacre pour des querelles de frontières et d’orgueil national. Comme l’écrivait Erich Maria Remarque dans À l’Ouest rien de nouveau, « Nous sommes devenus des bêtes sauvages. Nous ne combattons pas, nous nous défendons contre l’anéantissement. » La Seconde Guerre mondiale est pire encore : l’holocauste, Hiroshima, Nagasaki. L’Occident, qui se prétend civilisé, commet les pires atrocités de l’histoire. Et pourtant, après 1945, il se présente en sauveur du monde, en garant de la paix. Comme le disait George Orwell, « La guerre contre un pays étranger n’a lieu que lorsque les pauvres des villes et des campagnes sont convaincus, par le mensonge, qu’ils attaquent un ennemi étranger et non leurs propres maîtres. » Aujourd’hui, les États-Unis, héritiers de cette folie, continuent de jouer les gendarmes du monde, bombardant au nom de la démocratie, assassinant au nom de la liberté.

VI. La Guerre Froide : L’Empire du Mensonge (De 1947 à 1991)

La Guerre froide est une guerre sans fin, une guerre de l’ombre où les deux superpuissances, les États-Unis et l’URSS, se livrent une bataille idéologique sans merci. Mais derrière les discours sur la liberté et le communisme, il n’y a qu’une seule réalité : la domination. Les États-Unis interviennent au Vietnam, au Chili, au Guatemala, en Iran, partout où leurs intérêts sont menacés. Ils soutiennent des dictateurs, renversent des gouvernements démocratiques, financent des guerres civiles. Comme le disait Noam Chomsky, « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. » L’Occident, sous couvert de lutter contre le totalitarisme, installe ses propres régimes tyranniques. Et aujourd’hui, cette logique se poursuit : les États-Unis, sous prétexte de lutter contre le terrorisme, bombardent l’Irak, la Syrie, la Libye, semant la mort et le chaos.

VII. L’Ère Néolibérale : Le Capitalisme comme Religion (De 1991 à aujourd’hui)

Avec la chute de l’URSS, l’Occident croit avoir gagné. Le néolibéralisme triomphe, et avec lui, l’idée que le marché est la solution à tous les problèmes. Mais le marché n’est qu’un autre nom pour l’exploitation. Les multinationales pillent les ressources des pays pauvres, les banques spéculent sur la misère, les gouvernements réduisent les services publics au nom de la « rigueur ». Comme le disait Karl Polanyi, « Le marché autorégulateur est une utopie mortifère, une machine à broyer les hommes. » Et aujourd’hui, cette machine est plus puissante que jamais. Les États-Unis, avec leur dollar-roi, imposent leur loi au monde. Les sanctions économiques tuent plus sûrement que les bombes. L’Iran, la Russie, la Chine sont étranglés par des mesures qui affament les populations au nom de la « démocratie ». Et Israël, ce bastion de l’Occident au Moyen-Orient, sert de chien de garde, bombardant Gaza, assassinant des enfants, au nom de la « sécurité ».

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Le langage est le premier champ de bataille. Les mots ne sont jamais innocents. Quand Netanyahou remercie Trump pour les frappes américaines, il ne dit pas : « Merci d’avoir tué des innocents, merci d’avoir semé la terreur, merci d’avoir renforcé le cycle de la vengeance. » Non, il utilise des euphémismes : « sécurité », « défense », « riposte proportionnée ». Comme le disait Roland Barthes, « Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. » Mais ici, le langage est une arme. Il sert à masquer la réalité, à justifier l’injustifiable. Les « frappes chirurgicales » sont des bombardements qui tuent des enfants. Les « dommages collatéraux » sont des vies humaines réduites en cendres. Les « intérêts stratégiques » sont des vols de ressources. Et la « paix », dans la bouche des puissants, n’est qu’un mot vide, une promesse creuse pour endormir les masses.

L’Occident a perfectionné l’art de la novlangue. George Orwell, dans 1984, décrivait un monde où le langage était vidé de son sens pour mieux contrôler les esprits. Aujourd’hui, cette dystopie est devenue réalité. Les médias, aux mains des puissants, répètent en boucle les mêmes mensonges : « Israël a le droit de se défendre », « L’Iran est un État voyou », « Les États-Unis défendent la démocratie ». Mais qui défend les Palestiniens ? Qui défend les Yéménites ? Qui défend les millions d’innocents écrasés sous le talon de fer de l’impérialisme ?

Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste

Face à cette machine de mort, que faire ? Se soumettre ? Non. Résister. Mais pas avec les armes des oppresseurs, non : avec les armes des opprimés. La résistance humaniste commence par le refus. Refus de croire aux mensonges des médias. Refus de participer à l’économie de la guerre. Refus de se taire. Comme le disait Albert Camus, « Je me révolte, donc nous sommes. » La révolte n’est pas un acte de violence, mais un acte d’amour : amour de la vie, amour de la justice, amour de l’humanité.

Mais la résistance ne suffit pas. Il faut aussi reconstruire. Reconstruire des solidarités, des communautés, des réseaux de soutien. Il faut créer des alternatives au système néolibéral, des espaces où la vie prime sur le profit. Comme le disait Antonio Gramsci, « Il faut allier le pessimisme de l’intelligence à l’optimisme de la volonté. » Le monde est en ruines, mais dans ces ruines, des graines germent. Des mouvements sociaux naissent, des peuples se soulèvent, des voix s’élèvent pour dire non à la guerre, non à l’oppression.

Et puis, il y a l’art. L’art comme arme de résistance. La poésie, la musique, la peinture, le cinéma : autant de moyens de dire la vérité, de briser le silence. Comme le disait Bertolt Brecht, « L’art n’est pas un miroir pour refléter la réalité, mais un marteau pour la façonner. » Alors écrivons, chantons, crions notre colère, notre douleur, notre espoir. Car l’espoir, aussi ténu soit-il, est la seule chose qui nous reste.

Analogie Finale : Poème


Les empires s’effondrent en silence,
Leurs murs sont de carton, leurs trônes de poussière,
Leurs rois sont des pantins, leurs dieux des idoles sans visage,
Et pourtant, ils croient encore à leur éternité.

L’Occident, ce vieux loup aux dents pourries,
Se repaît des chairs des nations,
Il parle de paix en brandissant ses bombes,
Il parle de liberté en enchaînant les peuples.

Israël danse sur les ruines de Gaza,
Ses avions dessinent des fleurs de feu dans le ciel,
Ses soldats rient en écrasant des enfants,
Et le monde regarde, et le monde se tait.

L’Iran, ce géant aux pieds d’argile,
Se débat dans les filets de l’aigle américain,
Ses mollahs prient, ses généraux complotent,
Mais qui entend les cris des femmes sous les décombres ?

Trump, ce clown aux cheveux d’or,
Joue avec le feu comme un enfant gâté,
Il tweete sa folie, il signe des décrets de mort,
Et Netanyahou, ce chacal, lui lèche les bottes.

Mais sous les décombres, dans l’ombre des bombes,
Des graines germent, des voix s’élèvent,
Des mains se tendent, des cœurs battent,
Et la vie, toujours, reprend ses droits.

Un jour, les empires tomberont,
Leurs drapeaux seront brûlés, leurs hymnes oubliés,
Et sur leurs ruines, nous danserons,
Nous danserons la danse des hommes libres.



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