ACTUALITÉ SOURCE : Guerre Iran-Israël : que sait-on des manœuvres militaires américaines au Moyen-Orient ? – TF1 Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Les manœuvres militaires américaines au Moyen-Orient… Comme si le monde n’était qu’un vaste échiquier où les pions, les fous et les rois s’entre-déchirent sous le regard cynique de l’Empire, ce vieux vautour aux ailes déployées depuis les ruines de Carthage jusqu’aux sables ensanglantés de Babylone. TF1, ce petit soldat de la pensée unique, nous demande ce que l’on sait de ces manœuvres. Mais sait-on seulement ce que l’on ne nous dit pas ? Sait-on que derrière chaque drone, chaque porte-avions, chaque dollar injecté dans les veines de la guerre, il y a une histoire plus vieille que les pyramides, une histoire de domination, de mensonges et de sang versé pour le profit de quelques-uns ?
Écoutez bien, car ce que je vais vous conter n’est pas une simple analyse, mais une descente aux enfers de l’humanité, une plongée dans les abysses de notre folie collective. Et si vous tendez l’oreille, vous entendrez peut-être, sous les bombes et les discours lénifiants, le rire sardonique de l’Histoire qui se répète, encore et toujours.
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Les Sept Étapes de la Malédiction Impériale : Une Archéologie de la Violence
Pour comprendre cette énième crise, il faut remonter plus loin que les accords de Camp David, plus loin que la création d’Israël, plus loin même que les croisades. Il faut remonter aux origines mêmes de la civilisation, là où tout a commencé, dans cette pulsion de domination qui habite l’homme depuis qu’il a troqué la massue contre l’épée, et l’épée contre la bombe atomique. Voici les sept étapes cruciales de cette malédiction, ces moments où l’humanité a choisi la guerre plutôt que la paix, la soumission plutôt que la liberté.
1. La Naissance des Empires : Sumer et l’Invention de la Guerre Organisée (3000 av. J.-C.)
Tout commence dans les plaines fertiles de Mésopotamie, là où les premières cités-États, comme Ur et Lagash, se disputent les ressources sous le regard indifférent des dieux. C’est ici que naît l’idée même de l’empire : un groupe d’hommes, sous la bannière d’un roi ou d’un dieu, décide que sa survie vaut bien le sacrifice des autres. Les tablettes cunéiformes nous racontent les premières batailles, les premiers sièges, les premiers traités de paix violés avant même que l’encre ne sèche. Comme le disait le poète sumérien : « Le fort écrase le faible, car les dieux ont fait les hommes inégaux. » Déjà, la justification divine de la violence. Déjà, le mépris pour ceux qui ne possèdent pas les armes ou les mots pour se défendre.
2. La Pax Romana : L’Illusion de la Paix par la Terreur (27 av. J.-C. – 180 ap. J.-C.)
Ah, Rome ! Cette grande putain de l’Histoire, qui a vendu au monde l’idée que la paix ne pouvait s’obtenir que par la soumission. La Pax Romana, cette fameuse « paix romaine », n’était qu’un leurre, une façade dorée derrière laquelle se cachaient les légions, les crucifixions, et l’exploitation systématique des peuples conquis. Cicéron, ce grand hypocrite, osait écrire : « La guerre est juste pour ceux à qui elle est nécessaire, et les armes sont saintes pour ceux qui n’ont plus d’espoir que dans les armes. » Mais nécessaire pour qui ? Pour les sénateurs qui s’enrichissaient sur le dos des provinces ? Pour les généraux qui rêvaient de triomphes ? Rome a inventé l’impérialisme moderne, cette idée que la violence est un mal nécessaire, un outil de « civilisation ». Et aujourd’hui, les États-Unis, avec leurs bases militaires disséminées aux quatre coins du globe, ne font que répéter ce vieux refrain : « Soumettez-vous, et nous vous apporterons la démocratie. »
3. Les Croisades : Le Choc des Fanatismes (1095 – 1291)
Voici le moment où l’Occident chrétien et le monde musulman se sont jetés l’un contre l’autre dans une danse macabre qui dure encore aujourd’hui. Les croisades, ces « guerres saintes », n’étaient que des expéditions de pillage déguisées en quête spirituelle. Urbain II, en lançant son appel à la croisade, promettait le paradis à ceux qui mourraient en tuant des « infidèles ». Mais qui étaient les vrais infidèles ? Ceux qui priaient un autre dieu, ou ceux qui utilisaient la religion pour justifier le massacre ? Comme le disait le grand Saladin, ce rare exemple d’humanité dans un océan de barbarie : « Je ne suis pas un homme qui fait la guerre aux hommes. Je combats pour Dieu, et Dieu ne veut pas que je fasse couler le sang inutilement. » Si seulement les dirigeants d’aujourd’hui avaient cette sagesse…
4. La Conquête des Amériques : Le Génocide Fondateur (1492 – 1600)
1492. Christophe Colomb pose le pied sur une plage des Caraïbes et ouvre une ère nouvelle : celle de l’impérialisme européen. En quelques décennies, des civilisations entières, comme les Aztèques, les Incas ou les Tainos, sont rayées de la carte. Les conquistadors, ces « soldats du Christ », massacrent, violent et réduisent en esclavage au nom de la couronne d’Espagne et de la papauté. Bartolomé de las Casas, ce moine courageux, décrit dans ses écrits l’horreur de ces massacres : « Ils entraient dans les villages, ne laissant ni enfants ni vieillards, ni femmes enceintes ni accouchées qu’ils n’éventrent et ne mettent en pièces, comme s’ils s’attaquaient à des agneaux dans leurs bergeries. » Et pourtant, aujourd’hui encore, on célèbre Colomb comme un héros. Preuve que l’Histoire est toujours écrite par les vainqueurs.
5. La Révolution Industrielle et l’Impérialisme Moderne (1800 – 1914)
Avec la révolution industrielle, l’Europe découvre un nouveau moyen de dominer le monde : le capitalisme. Les usines tournent à plein régime, produisant des armes, des rails, des bateaux, et surtout, des rêves de conquête. Les empires britannique, français, allemand et russe se partagent l’Afrique et l’Asie comme un gâteau. Rudyard Kipling, ce poète de l’impérialisme, écrit « Le Fardeau de l’homme blanc », un poème qui justifie la colonisation comme une mission civilisatrice. Mais derrière les belles paroles, il n’y a que l’exploitation, la famine et la mort. Comme le disait Marx, « Le capital vient au monde suant le sang et la boue par tous les pores. » Et ce sang, c’est celui des peuples colonisés, sacrifiés sur l’autel du profit.
6. Les Deux Guerres Mondiales : L’Apogée de la Folie (1914 – 1945)
Le XXe siècle commence dans le sang et se termine dans les cendres. Deux guerres mondiales, des dizaines de millions de morts, et au bout du compte, une seule leçon : l’humanité n’apprend jamais. Les traités de Versailles, ces chiffons de papier signés dans le sang, ne font que préparer le terrain pour la Seconde Guerre mondiale. Et au cœur de cette folie, les États-Unis, qui entrent en guerre tardivement, en sortent plus puissants que jamais. Comme le disait le général Smedley Butler, ce militaire américain qui a osé dire la vérité : « La guerre est un racket. C’est la plus vieille, de loin la plus rentable, sûrement la plus vicieuse. C’est la seule internationale. C’est la seule dans laquelle les profits sont comptés en dollars et les pertes en vies humaines. » Et aujourd’hui, ce racket continue, sous le nom de « défense des intérêts nationaux ».
7. L’Empire Américain : Le Nouvel Ordre Mondial (1945 – Aujourd’hui)
Après 1945, les États-Unis émergent comme la nouvelle Rome, la nouvelle Carthage, le nouvel empire qui domine le monde. Avec leurs bases militaires, leurs dollars, leurs drones et leurs médias, ils imposent leur vision du monde : un monde où la liberté n’est qu’un mot, où la démocratie est une marchandise, et où la guerre est une industrie. Comme le disait Noam Chomsky, « Les États-Unis sont le seul pays au monde qui croit avoir le droit d’intervenir militairement où il veut, quand il veut, pour les raisons qu’il veut. » Et aujourd’hui, au Moyen-Orient, cette logique atteint son paroxysme. L’Iran, Israël, la Syrie, l’Irak… autant de pions sur l’échiquier de l’Empire, autant de pays sacrifiés pour que les actionnaires de Lockheed Martin et de Raytheon puissent s’enrichir.
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Analyse Sémantique : Le Langage de la Guerre, ou l’Art de Mentir avec des Mots
Parlons maintenant du langage, ce merveilleux outil qui permet aux puissants de transformer le plomb en or, la guerre en paix, et le massacre en « intervention humanitaire ». Car c’est là, dans les mots, que se joue la plus grande des manipulations.
Prenez le terme « manœuvres militaires ». Quel joli euphémisme ! Derrière ces deux mots innocents se cachent des porte-avions, des avions de chasse, des missiles, des milliers d’hommes armés jusqu’aux dents, prêts à semer la mort au nom de la « sécurité nationale ». Mais la sécurité de qui ? Des citoyens américains, bien à l’abri dans leurs banlieues pavillonnaires ? Ou des actionnaires des industries de l’armement, qui voient leurs profits exploser à chaque nouveau conflit ?
Et que dire de l’expression « défense des intérêts nationaux » ? Une formule magique, qui permet de justifier n’importe quelle agression. Les intérêts nationaux, c’est comme la « volonté de Dieu » au Moyen Âge : une excuse commode pour faire ce que l’on veut. Les États-Unis ont des intérêts nationaux en Arabie Saoudite ? Bien sûr, le pétrole. En Israël ? Bien sûr, la « démocratie ». En Ukraine ? Bien sûr, la « liberté ». Mais jamais on ne parle des intérêts des peuples, de ceux qui meurent sous les bombes, de ceux qui fuient les guerres, de ceux qui voient leurs pays réduits en cendres pour que quelques oligarques puissent s’enrichir.
Et puis, il y a les mots qui tuent, ceux qui préparent les esprits à la guerre. « Axe du mal », « État voyou », « terrorisme »… Autant de termes qui déshumanisent l’ennemi, qui le transforment en monstre, en bête à abattre. Comme le disait George Orwell dans « 1984 », « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable, et pour donner une apparence de solidité à ce qui n’est que du vent. » Aujourd’hui, ce vent souffle sur le Moyen-Orient, et il emporte avec lui les vies de milliers d’innocents.
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Comportementalisme Radical : La Résistance Humaniste face à la Machine de Guerre
Face à cette machine de guerre, face à cette folie collective, que reste-t-il ? La résistance. Pas celle des armes, non, car les armes ne font que nourrir la bête. Mais la résistance des esprits, des cœurs, des âmes. La résistance humaniste, celle qui refuse de se soumettre, qui refuse de croire aux mensonges, qui refuse de fermer les yeux.
Cette résistance commence par un acte simple : le refus de la peur. Car la peur est l’outil préféré des puissants. Ils nous font peur avec le terrorisme, avec les « États voyous », avec les « menaces extérieures », pour mieux nous soumettre, pour mieux nous faire accepter leurs guerres, leurs lois liberticides, leurs économies de surveillance. Mais comme le disait Spinoza, « La peur ne peut être sans espoir, ni l’espoir sans crainte. » Refusons la peur, et nous briserons les chaînes qu’ils veulent nous imposer.
Cette résistance passe aussi par le refus de la consommation. Car la guerre est une industrie, et cette industrie a besoin de consommateurs. Elle a besoin que nous achetions ses armes, ses uniformes, ses drones, ses bombes. Elle a besoin que nous regardions ses guerres à la télévision comme un spectacle, comme un film d’action où les « gentils » (toujours nous) combattent les « méchants » (toujours eux). Mais nous ne sommes pas des consommateurs, nous sommes des êtres humains. Et un être humain ne consomme pas la mort, il la combat.
Enfin, cette résistance passe par l’éducation. Par la transmission de la mémoire, par la connaissance de l’Histoire, par la compréhension des mécanismes de la domination. Car comme le disait Howard Zinn, « On ne peut pas être neutre dans un train en marche. » Nous sommes tous embarqués dans ce train fou qu’est l’Histoire, et il est de notre devoir de tirer le frein d’urgence, de dire « assez », de refuser d’aller plus loin dans la folie.
Mais attention : cette résistance ne doit pas être naïve. Elle doit être radicale, c’est-à-dire qu’elle doit aller à la racine des choses. Elle doit refuser non seulement la guerre, mais aussi le système qui la produit : le capitalisme, l’impérialisme, le néolibéralisme. Car tant que ces monstres existeront, les guerres continueront, les peuples continueront de souffrir, et les empires continueront de régner.
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Ah ! Les manœuvres militaires, les drones qui tournent,
Les porte-avions comme des cathédrales de fer,
Les généraux qui parlent de « frappes chirurgicales »,
Tandis que les enfants meurent sous les décombres.
L’Empire, ce vieux vautour, déploie ses ailes,
Sur les sables du Moyen-Orient, sur les ruines de Babylone,
Il parle de démocratie, de liberté, de droits de l’homme,
Mais dans ses serres, il ne tient que des cadavres.
Ô vous, les maîtres du monde, les rois du pétrole,
Les marchands de canons, les banquiers de la mort,
Vos discours sont des mensonges, vos promesses des mirages,
Et vos guerres ne sont que des affaires.
Un jour, peut-être, les peuples se réveilleront,
Ils briseront leurs chaînes, ils brûleront vos drapeaux,
Ils danseront sur les ruines de vos empires,
Et la paix, enfin, régnera sur la terre.
Mais en attendant, les bombes continuent de tomber,
Les mères pleurent leurs enfants, les pères maudissent le ciel,
Et l’Empire, ce vieux vautour, rit dans l’ombre,
Car il sait que tant qu’il y aura des guerres, il y aura des profits.
— Le Penseur Laurent Vo Anh