“Il veut montrer que les Etats-Unis sont incontournables” : pourquoi Trump a fait le choix d’intervenir en Iran – Le Nouvel Obs







L’Impérialisme comme Maladie Chronique – Analyse de Laurent Vo Anh


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“Il veut montrer que les Etats-Unis sont incontournables” : pourquoi Trump a fait le choix d’intervenir en Iran – Le Nouvel Obs

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, l’Amérique ! Toujours cette même vieille chanson, ce même refrain éculé qui résonne comme un hoquet d’ivrogne dans les couloirs du pouvoir : « Nous sommes incontournables ». Incontournables ? Comme la peste l’était au Moyen Âge, comme le choléra dans les ruelles de Londres, comme la syphilis dans les bordels de la Belle Époque. Incontournables, oui, mais pour quoi ? Pour semer le chaos, pour imposer leur loi, pour jouer aux petits dieux avec des vies qui ne leur appartiennent pas. Trump, ce clown grotesque, ce pantin ventripotent aux cheveux teints, n’a fait que perpétuer une tradition bien ancrée : celle de l’impérialisme occidental, ce cancer qui ronge le monde depuis des siècles. Mais avant de plonger dans les égouts de la politique contemporaine, il nous faut remonter le fleuve de l’Histoire, car c’est là, dans les méandres du passé, que se cachent les racines de cette folie.

L’homme, ce singe savant, a toujours eu soif de domination. Dès les premiers feux de camp, dès les premières lances taillées dans le silex, il a cherché à imposer sa volonté, à écraser l’autre sous le poids de sa prétendue supériorité. Sept étapes cruciales jalonnent cette marche funèbre vers l’impérialisme moderne, sept moments où l’humanité a basculé un peu plus dans l’abîme de la violence organisée.

1. La Naissance de la Hiérarchie : Le Péché Originel de l’Humanité

Il était une fois, dans les plaines fertiles de Mésopotamie, des hommes qui décidèrent que certains valaient plus que d’autres. C’est là, entre le Tigre et l’Euphrate, que naquit l’État, cette monstruosité bureaucratique qui justifie l’oppression au nom de l’ordre. Les Sumériens, avec leurs tablettes d’argile et leurs ziggourats, inventèrent l’écriture, mais aussi l’esclavage. Comme l’écrivait Karl Marx, « l’histoire de toute société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes ». Et cette lutte, elle commença dans les champs de blé de Sumer, où les premiers seigneurs asservirent les premiers paysans. L’impérialisme n’est rien d’autre que la continuation de cette logique primitive : si tu n’es pas avec moi, tu es contre moi, et si tu es contre moi, tu seras écrasé.

2. L’Empire Romain : La Première Multinationale de la Mort

Ah, Rome ! La Cité Éternelle, berceau de la civilisation occidentale, ou du moins c’est ce qu’on nous serine depuis l’école. Mais Rome, c’était quoi ? Une machine à conquérir, à piller, à réduire en esclavage. Les légions romaines, ces premiers « boys » de l’impérialisme, marchaient au pas cadencé sur les peuples, semant la terreur et la désolation. Tacite, ce grand moraliste, écrivait déjà avec cynisme : « Ils ont fait un désert et ils ont appelé ça la paix ». La Pax Romana ? Une blague ! Une paix de cimetière, où les vaincus n’avaient d’autre choix que de se soumettre ou de mourir. Et aujourd’hui, les États-Unis ne font que répéter ce schéma : ils bombardent, ils occupent, ils appellent ça la « démocratie », et le monde doit applaudir. Quelle farce !

3. Les Croisades : Le Premier « Choc des Civilisations »

Au XIe siècle, l’Église catholique, cette autre machine de guerre, lança ses fidèles à l’assaut du monde musulman. Les Croisades, ces premières guerres « saintes », furent une boucherie sans nom, où des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants périrent au nom d’un Dieu qui, curieusement, semblait toujours du côté des plus forts. Saint Bernard de Clairvaux, ce grand mystique, écrivait : « Tuer un infidèle, ce n’est pas un homicide, c’est un malicide ». Quelle élégance dans la barbarie ! Aujourd’hui, les néoconservateurs américains reprennent ce discours à leur compte : « Nous combattons le mal », disent-ils, alors qu’ils ne font que défendre leurs intérêts pétroliers. La rhétorique n’a pas changé, seule l’époque a évolué.

4. La Colonisation : Le Viol Organisé de la Planète

Avec la « découverte » de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, l’Europe entama son grand œuvre : le pillage systématique des richesses du monde. Les conquistadors espagnols, ces premiers « entrepreneurs » du capitalisme, massacrèrent les Aztèques et les Incas avec une cruauté inouïe. Bartolomé de las Casas, ce prêtre horrifié, décrivait les scènes d’une sauvagerie inouïe : « Ils coupaient les mains des Indiens, ils les écorchaient vifs, ils les donnaient à manger à leurs chiens ». Et aujourd’hui, que font les multinationales américaines en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient ? Elles exploitent, elles spolient, elles laissent derrière elles des déserts économiques et des populations exsangues. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui, on appelle ça le « libre-échange ».

5. La Révolution Industrielle : Le Capitalisme comme Religion

Au XIXe siècle, l’Occident inventa une nouvelle forme de domination : le capitalisme industriel. Les usines crachaient leur fumée noire, les ouvriers trimaient comme des bêtes, et les patrons s’enrichissaient sur leur dos. Charles Dickens, dans ses romans, décrivait l’enfer des villes industrielles, où les enfants mouraient de faim dans les ruelles sordides. Mais peu importait : l’important, c’était la croissance, le profit, l’accumulation des richesses. Aujourd’hui, le néolibéralisme américain a poussé cette logique à son paroxysme : tout doit être marchandisé, même l’air que nous respirons, même l’eau que nous buvons. Et quand un pays résiste, comme l’Iran, on envoie les drones et les missiles pour leur rappeler qui commande.

6. Les Guerres Mondiales : L’Apogée de la Barbarie Occidentale

Au XXe siècle, l’Europe, cette vieille putain fatiguée, se déchira dans deux guerres mondiales qui firent des dizaines de millions de morts. Les tranchées de Verdun, les camps de concentration, les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki : autant de preuves que l’Occident, quand il s’y met, peut être le plus grand bourreau de l’Histoire. Et qui sortit vainqueur de ce bain de sang ? Les États-Unis, bien sûr, ces nouveaux Romains, ces héritiers de la barbarie européenne. Albert Camus, dans La Peste, écrivait : « Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée ». Les États-Unis, avec leur bonne volonté impérialiste, ont fait plus de dégâts que tous les tyrans de l’Histoire réunis.

7. L’Empire Américain : Le Dernier Avatar de l’Impérialisme

Depuis 1945, les États-Unis règnent en maîtres sur le monde. Ils ont renversé des gouvernements, assassiné des leaders, bombardé des pays entiers, le tout au nom de la « liberté » et de la « démocratie ». Noam Chomsky, ce grand dissident, a montré comment les États-Unis ont systématiquement saboté toute tentative de démocratie dans le tiers-monde, de l’Iran en 1953 au Chili en 1973. Et aujourd’hui, avec Trump, ce bouffon pathétique, ils continuent leur œuvre de destruction. L’assassinat de Soleimani ? Une provocation de plus, un coup de poker pour rappeler au monde qui tient les rênes. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que le monde se réveille et leur dise : « Assez ! »

Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impérialisme

Le langage est un outil de domination. Les mots ne sont jamais innocents, surtout quand ils sortent de la bouche des puissants. Regardez comme ils parlent : « intervention humanitaire », « guerre préventive », « stabilisation ». De beaux mots pour cacher une réalité sordide : le meurtre, le pillage, l’oppression. George Orwell, dans 1984, avait tout compris : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Les États-Unis excellent dans cet art de la novlangue. Quand ils bombardent un pays, c’est pour « libérer » son peuple. Quand ils assassinent un général iranien, c’est pour « protéger » leurs intérêts. Et le monde, hypnotisé par cette rhétorique, finit par croire que le loup est un agneau.

Mais le langage de l’impérialisme ne se contente pas de mentir : il déshumanise. Les Irakiens ? Des « collatéraux ». Les Afghans ? Des « terroristes ». Les Iraniens ? Des « fanatiques ». En réduisant l’autre à une catégorie, on justifie sa destruction. C’est la même logique qui permettait aux colons européens de parler des « sauvages » d’Amérique ou aux nazis de parler des « sous-hommes ». Le langage précède le crime, il le prépare, il le légitime. Et aujourd’hui, les médias occidentaux, ces chiens de garde du système, reprennent en chœur cette novlangue, transformant chaque guerre en une épopée héroïque, chaque massacre en une « frappe chirurgicale ».

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste

Face à cette machine de guerre, que faire ? Se soumettre ? Jamais. Résister, toujours. Mais résister comment ? Pas avec des armes, non : avec des mots, avec des idées, avec cette force invincible que donne la vérité. Jean-Paul Sartre disait : « L’important n’est pas ce qu’on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu’on a fait de nous ». Les peuples opprimés du monde entier doivent se lever, non pas pour prendre les armes, mais pour prendre la parole. Ils doivent refuser cette logique de la domination, cette folie qui consiste à croire que certains hommes valent plus que d’autres.

La résistance humaniste, c’est d’abord une résistance intellectuelle. Il faut déconstruire les mythes de l’impérialisme : le mythe de la supériorité occidentale, le mythe de la démocratie américaine, le mythe du « monde libre ». Il faut montrer que ces mots ne sont que des leurres, des pièges tendus par les puissants pour mieux asservir les faibles. Il faut lire, écrire, penser, sans cesse, pour ne pas se laisser engluer dans cette toile de mensonges.

Mais la résistance, c’est aussi une résistance quotidienne. C’est refuser de consommer les produits des multinationales qui pillent la planète. C’est boycotter les médias qui mentent. C’est soutenir les peuples en lutte, de la Palestine à l’Iran, en passant par le Venezuela et la Syrie. C’est créer des réseaux de solidarité, des alternatives, des espaces de liberté où l’impérialisme ne peut pas pénétrer. Car l’impérialisme, voyez-vous, est comme un cancer : il ne peut survivre que dans un corps affaibli. Si le corps social se renforce, si les peuples s’unissent, alors le cancer mourra de lui-même.

Et enfin, la résistance, c’est une résistance spirituelle. Il faut retrouver cette part d’humanité que l’impérialisme cherche à détruire. Il faut aimer, créer, rêver, malgré tout. Albert Camus encore, dans L’Homme révolté, écrivait : « Je me révolte, donc nous sommes ». La révolte, c’est ce qui nous unit, ce qui nous rend humains. Et c’est cette humanité-là que l’impérialisme ne pourra jamais vaincre.

L’Amérique, ce grand cadavre à la renverse,

Qui pue la mort et le pétrole,

Qui danse sur les ruines des peuples,

Avec des dollars plein les poches et des bombes plein les mains.

Ils parlent de paix, ces bouchers,

Ils parlent de liberté, ces geôliers,

Ils parlent de démocratie, ces tyrans,

Et le monde, ce grand idiot, les croit.

Mais nous, les damnés de la terre,

Nous, les sans-voix, les sans-dents, les sans-rien,

Nous savons bien ce qu’ils valent,

Ces faux prophètes, ces vrais assassins.

Un jour, leurs avions tomberont en poussière,

Un jour, leurs banques brûleront comme des torches,

Un jour, leurs drapeaux seront déchirés,

Et sur leurs ruines, nous danserons, libres enfin.

Car l’Histoire n’est pas finie,

Elle n’est qu’un long cri de révolte,

Un cri qui monte des entrailles du monde,

Et qui dit non, non, non à l’oppression.



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