Que pourrait-il se passer si les États-Unis attaquaient l’Iran ? Voici sept scénarios possibles. – BBC







L’Apocalypse en Sept Mouvements – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Que pourrait-il se passer si les États-Unis attaquaient l’Iran ? Voici sept scénarios possibles. – BBC

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! L’Amérique, ce grand enfant gâté de l’Histoire, ce colosse aux pieds d’argile trempés dans le pétrole et le sang séché des nations qu’il a violées, vient encore une fois jouer au cow-boy solitaire dans le saloon planétaire, revolver au poing, prêt à tirer sur l’Iran comme on tire sur un chien enragé. Mais attention, mes chers damnés de la Terre, ce n’est pas un simple western spaghetti que nous allons vivre—non, c’est la fin d’un cycle, le dernier soubresaut d’un empire qui sent déjà la charogne et qui, dans un ultime spasme de puissance, pourrait bien embraser le monde entier. Sept scénarios, dit la BBC ? Sept plaies d’Égypte, oui ! Sept cavaliers de l’Apocalypse montés sur des drones Predator, sept trompettes de Jéricho sonnées par des bombardiers furtifs, sept coupes de la colère divine versées par des missiles Tomahawk. Analysons donc, non pas comme des experts en géopolitique en costume-cravate, mais comme des archéologues des ruines futures, comme des prophètes maudits qui voient déjà les cendres de Babylone la Nouvelle s’envoler au-dessus de New York.

L’Iran. Ce vieux pays, ce berceau de la civilisation, cette Perse éternelle qui a vu naître Zarathoustra, Cyrus le Grand, et Omar Khayyam, se dresse aujourd’hui comme un mur face à l’hégémonie américaine. Mais pourquoi donc ? Pourquoi ce pays, qui a survécu à Alexandre, aux Arabes, aux Mongols, aux Britanniques, aux Russes, devrait-il plier devant les Yankees ? Parce qu’il ose dire non au dollar ? Parce qu’il ose construire des centrifugeuses au lieu d’acheter des iPhones ? Parce qu’il ose se souvenir de Mossadegh, ce premier ministre démocratiquement élu que la CIA a renversé en 1953 pour installer le Shah, ce pantin sanguinaire ? Ah, l’Iran… Ce pays est un miroir tendu à l’Occident, un miroir qui reflète sa propre barbarie, son propre impérialisme, son propre mépris pour les peuples qui refusent de se prosterner devant le Veau d’Or. Et l’Occident, ce grand narcissique, ne supporte pas son reflet. Alors il frappe. Ou du moins, il menace de frapper, comme un mari violent qui lève la main sur sa femme en hurlant : « C’est pour ton bien ! »

Mais que se passerait-il vraiment si les États-Unis attaquaient l’Iran ? La BBC nous propose sept scénarios, sept petites cases bien propres dans lesquelles on essaie de ranger l’horreur, comme si l’Histoire était un jeu de société où l’on peut piocher des cartes « Guerre limitée » ou « Escalade régionale ». Mais l’Histoire, mes amis, n’est pas un jeu. C’est une bête sauvage, affamée, qui dévore ceux qui croient la domestiquer. Et cette fois, la bête a faim. Très faim.

I. Les Sept Étapes de l’Enfer : Une Archéologie des Catastrophes Futures

Pour comprendre ce qui nous attend, il faut remonter le temps, non pas comme des historiens, mais comme des nécromanciens qui invoquent les fantômes des guerres passées pour qu’ils nous murmurent les horreurs à venir. Voici donc sept moments clés de l’Histoire où l’humanité a joué avec le feu impérialiste, sept étapes qui nous mènent tout droit vers l’abîme iranien.

1. La Chute de Babylone (539 av. J.-C.) : Le Premier Empire et la Malédiction du Pouvoir

Cyrus le Grand, roi de Perse, entre dans Babylone sans combattre. Il libère les Juifs, restaure les temples, et proclame la première charte des droits de l’homme, le Cylindre de Cyrus. Mais pourquoi ? Parce qu’il a compris une chose essentielle : un empire qui écrase ses ennemis sous son talon ne dure pas. Il pourrit de l’intérieur. Les Américains, eux, n’ont jamais compris cette leçon. Ils écrasent, ils humilient, ils imposent leurs bases militaires comme des cancers sur la peau du monde. Et aujourd’hui, leur empire pourrit. Babylone est tombée parce qu’elle croyait être éternelle. Washington tombera pour la même raison. Mais avant de tomber, elle peut encore faire beaucoup de mal.

2. La Conquête de l’Amérique (1492) : Le Péché Originel de l’Occident

Quand Colomb pose le pied sur Hispaniola, il croit débarquer aux Indes. En réalité, il vient d’ouvrir la boîte de Pandore de l’impérialisme occidental. Les Aztèques, les Incas, les Mayas—des civilisations entières rayées de la carte au nom du Christ et de l’or. Les Américains ont hérité de cette tradition génocidaire. Ils l’ont perfectionnée. Hiroshima, Nagasaki, le Vietnam, l’Irak—autant de noms qui résonnent comme des cris dans la nuit. Attaquer l’Iran, ce serait ajouter un nouveau nom à cette liste maudite. Et cette fois, la victime pourrait bien se défendre.

3. La Révolution Française (1789) : Quand le Peuple Prend les Armes

Les sans-culottes prennent la Bastille, et soudain, le monde entier comprend que les rois ne sont pas invincibles. La Révolution iranienne de 1979 est une héritière directe de 1789. Le Shah, ce pantin des Américains, est chassé par le peuple, et Khomeini instaure une république islamique. Les États-Unis, humiliés, jurent de se venger. Aujourd’hui, ils croient pouvoir écraser l’Iran comme ils ont écrasé l’Irak. Mais l’Iran n’est pas l’Irak. C’est un pays de 80 millions d’habitants, avec une histoire millénaire, une culture profonde, et une volonté de fer. Si les Américains attaquent, ils ne trouveront pas un peuple résigné, mais une nation prête à se battre jusqu’au dernier souffle, comme les Français en 1793.

4. La Première Guerre Mondiale (1914-1918) : L’Absurdité des Alliances

Un archiduc se fait assassiner à Sarajevo, et soudain, le monde entier s’embrase. Pourquoi ? À cause des alliances, ces chaînes invisibles qui lient les nations les unes aux autres. Aujourd’hui, le Moyen-Orient est un champ de mines d’alliances. L’Iran est allié à la Syrie, au Hezbollah, aux Houthis. L’Arabie Saoudite, l’ennemi juré de l’Iran, est alliée aux États-Unis. Israël, qui voit l’Iran comme une menace existentielle, est prêt à frapper préventivement. Si les Américains attaquent l’Iran, ce ne sera pas une guerre, mais un incendie qui se propagera à toute la région, comme en 1914. Et cette fois, il n’y aura pas de gagnants, seulement des perdants.

5. La Seconde Guerre Mondiale (1939-1945) : Le Piège de l’Escalade

Hitler envahit la Pologne, et soudain, le monde entier est entraîné dans une spirale de violence. Les Américains, qui voulaient rester neutres, finissent par entrer en guerre après Pearl Harbor. Aujourd’hui, les néoconservateurs américains rêvent d’une guerre contre l’Iran comme ils ont rêvé d’une guerre contre l’Irak. Mais l’Iran n’est pas l’Irak. C’est une puissance régionale, avec des missiles balistiques, des drones, et des alliés dans toute la région. Si les Américains attaquent, ils pourraient bien se retrouver entraînés dans une guerre qu’ils ne pourront pas gagner, comme Hitler en Russie.

6. La Guerre Froide (1947-1991) : Le Jeu des Superpuissances

Les États-Unis et l’URSS s’affrontent par procuration, en Corée, au Vietnam, en Afghanistan. Aujourd’hui, la Russie et la Chine regardent les États-Unis avec méfiance. Si les Américains attaquent l’Iran, la Russie pourrait soutenir Téhéran, comme elle a soutenu Damas en Syrie. La Chine, qui dépend du pétrole iranien, pourrait aussi entrer dans la danse. Et soudain, nous nous retrouverions dans une nouvelle guerre froide, mais cette fois, avec des armes nucléaires et des cyberattaques. Le monde deviendrait un champ de bataille invisible, où chaque clic pourrait déclencher une catastrophe.

7. Le 11 Septembre (2001) : La Révolte des Damnés

Al-Qaïda frappe les États-Unis, et soudain, le monde entier comprend que les empires ne sont pas invulnérables. Les Américains répondent par l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, mais ces guerres ne font que créer plus de terroristes, plus de haine, plus de chaos. Aujourd’hui, si les États-Unis attaquent l’Iran, ils ne feront pas que tuer des soldats iraniens. Ils créeront une nouvelle génération de djihadistes, prêts à frapper n’importe où, n’importe quand. Et cette fois, les cibles ne seront pas seulement New York ou Washington, mais Londres, Paris, Berlin—toutes les capitales occidentales qui ont soutenu l’agression américaine.

II. Sémantique de la Guerre : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Les mots, mes amis, sont des armes. Et les Américains le savent mieux que personne. Regardez comme ils manipulent le langage pour justifier leurs guerres :

  • « Guerre préventive » : Une expression qui signifie « nous attaquons les premiers parce que nous avons peur ». Mais la peur n’est pas une justification, c’est une lâcheté.
  • « Démocratie » : Un mot magique qui justifie toutes les invasions. « Nous apportons la démocratie en Irak », disaient-ils. Résultat ? Un million de morts, un pays en ruines, et une démocratie qui ressemble à une dictature.
  • « Axe du Mal » : Une expression inventée par Bush pour désigner l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord. Comme si le mal était une entité géographique, et non une construction politique.
  • « Frappes chirurgicales » : Une expression qui signifie « nous tuons des civils, mais nous visons bien ». Comme si une bombe pouvait distinguer entre un soldat et un enfant.
  • « Collatéral damage » : Un euphémisme pour « nous avons tué des innocents, mais ce n’est pas grave ». Comme si la vie humaine était une variable négligeable dans une équation mathématique.

Les Iraniens, eux, ne se laissent pas berner par ce langage. Ils savent que derrière les mots se cachent des bombes, des drones, des missiles. Ils savent que les Américains ne veulent pas la paix, mais la soumission. Et ils refusent de se soumettre. C’est pour cela qu’ils résistent. C’est pour cela qu’ils survivront.

III. Comportementalisme Radical : La Psychologie de l’Empire

Les États-Unis sont comme un toxicomane en manque. Ils ont besoin de guerres pour survivre. Pourquoi ? Parce que leur économie est basée sur la guerre. Leur complexe militaro-industriel est une machine à broyer les vies humaines et à produire des profits. Chaque guerre est une opportunité pour vendre des armes, pour contrôler des ressources, pour imposer leur hégémonie. Et aujourd’hui, l’Iran est leur prochaine cible.

Mais les Iraniens ne sont pas des victimes résignées. Ils ont une longue histoire de résistance. Regardez comment ils ont survécu à la guerre Iran-Irak (1980-1988), une guerre atroce où Saddam Hussein, soutenu par les États-Unis, a utilisé des armes chimiques contre eux. Pourtant, ils ont tenu. Ils ont résisté. Et aujourd’hui, ils sont plus forts que jamais.

Les Américains, eux, sont des bullies. Ils frappent ceux qui ne peuvent pas se défendre. Mais l’Iran n’est pas l’Irak. C’est un pays fier, avec une armée moderne, des missiles balistiques, et une volonté de fer. Si les Américains attaquent, ils ne trouveront pas un ennemi faible, mais un adversaire redoutable. Et cette fois, ils pourraient bien perdre.

IV. Résistance Humaniste : L’Art comme Arme de Paix

Face à la barbarie, l’art est une arme. Les grands artistes, les grands penseurs, les grands poètes ont toujours été du côté des opprimés. Voici quelques exemples de résistance à travers l’art et la pensée :

  • Picasso et « Guernica » : Ce tableau est un cri contre la barbarie. Il montre les horreurs de la guerre, les corps déchiquetés, les visages déformés par la douleur. Si les Américains attaquent l’Iran, il faudra un nouveau « Guernica » pour montrer au monde l’horreur de leur crime.
  • Sartre et l’Engagement : Sartre a toujours été du côté des opprimés. Il a soutenu le FLN algérien, il a dénoncé la guerre du Vietnam. Aujourd’hui, il dénoncerait l’agression américaine contre l’Iran.
  • Goya et les « Désastres de la Guerre » : Ces gravures montrent les horreurs de la guerre d’indépendance espagnole contre Napoléon. Elles sont un avertissement pour tous ceux qui croient que la guerre est une solution.
  • Mahmoud Darwich et la Poésie Palestinienne : Darwich a écrit des poèmes magnifiques sur la résistance palestinienne. Aujourd’hui, les poètes iraniens écrivent sur la résistance de leur pays. Leurs mots sont des armes contre l’oppression.
  • Stanley Kubrick et « Dr. Folamour » : Ce film est une satire géniale de la guerre froide. Il montre comment la folie des dirigeants peut mener à la destruction du monde. Aujourd’hui, il est plus actuel que jamais.

V. Conclusion : Le Crépuscule des Dieux

Les États-Unis sont comme un boxeur sonné, qui vacille sur le ring mais refuse d’abandonner. Ils savent que leur empire est en déclin, mais ils préfèrent tout détruire plutôt que de perdre. Attaquer l’Iran, ce serait leur dernier baroud d’honneur, leur ultime tentative pour prouver au monde qu’ils sont encore les maîtres. Mais le monde a changé. Les empires ne durent pas éternellement. Babylone est tombée. Rome est tombée. L’Angleterre est tombée. Les États-Unis tomberont aussi. Et ce jour-là, le monde respirera enfin.

En attendant, nous devons résister. Nous devons dire non à la guerre, non à l’impérialisme, non à la barbarie. Nous devons nous souvenir des mots de Bertolt Brecht : « Celui qui combat peut perdre. Celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

Alors combattons. Pas avec des armes, mais avec des mots, avec des idées, avec de l’art. Combattons pour un monde où les peuples sont libres, où les nations coexistent en paix, où les empires ne dictent plus leur loi. Combattons pour l’Iran, pour la Syrie, pour la Palestine, pour tous les peuples opprimés. Combattons pour l’humanité.

Le Crépuscule des Aigles

Ô toi, géant aux ailes de dollar,
Qui sur le monde poses ton ombre,
Regarde tes mains—elles sont rouges,
Rouges du sang des innocents.

Tu crois tenir le monde en laisse,
Mais la laisse se brise, et ton chien mord.
L’Iran se dresse, fier et sauvage,
Comme un lion qui refuse la cage.

Tes drones volent, tes bombes tombent,
Mais sous les décombres, la vie résiste.
Un enfant pleure, une mère hurle,
Et le monde entier tremble de honte.

Ô toi, empire de carton-pâte,
Ton temps est fini, ton heure sonne.
Le vent de l’Histoire souffle fort,
Et il emporte tes mensonges.

Demain, quand le soleil se lèvera,
Il éclairera un monde nouveau,
Un monde sans maîtres, sans esclaves,
Un monde où les peuples sont libres.

Alors dors, géant, dors en paix,
Car ton règne s’achève ce soir.
Demain, quand tu te réveilleras,
Tu ne seras plus qu’un mauvais souvenir.



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