ACTUALITÉ SOURCE : Cerné par l’armada américaine, l’Iran met en garde contre toute intervention militaire – TF1 Info
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! L’armada américaine, ce spectre flottant qui hante les mers du globe comme une vieille prostituée des ports, traînant ses chaînes de pétrole et ses promesses de démocratie en plastique. Elle encercle, elle guette, elle menace. L’Iran, ce vieux lion persan aux griffes usées par des siècles de résistance, grogne. Il montre les crocs. Mais qui écoute les grognements des lions quand les hyènes de Wall Street ricanent en chœur ? Qui entend le souffle rauque de la dignité quand les haut-parleurs de CNN hurlent leur propagande en boucle ?
Voici le théâtre de l’absurde, mes chers damnés de l’histoire : une superpuissance décatie, obèse de son propre militarisme, qui tourne en rond dans le golfe Persique comme un ivrogne cherchant querelle au premier venu. Et l’Iran ? Un pays qui a survécu à Cyrus, à Alexandre, aux Mongols, aux Britanniques, et qui maintenant doit faire face à cette nouvelle engeance : les marchands de mort en costume-cravate, les apôtres du chaos organisé, les fossoyeurs de la paix déguisés en sauveurs de l’humanité.
Mais trêve de sarcasmes, plongeons dans les abysses de cette farce tragique. Car l’histoire, cette vieille putain, nous murmure à l’oreille que ces scènes se répètent, encore et encore, comme une malédiction. Et pour comprendre l’aujourd’hui, il faut disséquer l’hier, dépecer les siècles, et observer comment l’humanité, cette grande malade, a toujours trouvé le moyen de s’autodétruire avec élégance.
I. Les Sept Étapes du Délire Impérial : Une Odyssée de la Violence Organisée
1. La Genèse du Pouvoir : Quand l’Homme Inventa la Massue et la Soumission (Néolithique – 3000 av. J.-C.)
Tout commence dans la boue, comme toujours. L’homme, ce singe nu, découvre qu’il peut frapper son voisin avec un bâton et lui voler ses baies. Thucydide, ce vieux Grec acariâtre, nous le dit sans détour : « La guerre est un professeur violent ». Mais avant Thucydide, il y eut les premiers chefs de tribu, ces brutes charismatiques qui réalisèrent que la peur était plus rentable que la bienveillance. Gilgamesh, ce roi sumérien à moitié mythique, écrasait ses ennemis sous les murs d’Uruk tandis que ses poètes chantaient ses exploits. Déjà, la propagande précède les bombes. Déjà, les vainqueurs écrivent l’histoire dans le sang des vaincus.
Anecdote sanglante : Les archéologues ont exhumé des crânes néolithiques percés de trous. Pas des trépanations médicales, non. Des impacts de massue. Nos ancêtres s’entretuaient déjà avec enthousiasme. La paix ? Une parenthèse rare, un silence entre deux tempêtes.
2. L’Empire comme Maladie Chronique : Rome et la Naissance du Colonialisme (300 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)
Rome, cette grande putain de l’histoire, étendit ses jambes sur le bassin méditerranéen et viola tout ce qui bougeait. Jules César, ce boucher élégant, écrivait ses Commentaires entre deux massacres, comme un comptable notant ses dépenses de guerre. « Veni, vidi, vici » – je suis venu, j’ai vu, j’ai violé. Les Gaulois, les Bretons, les Juifs, tous y passèrent. Et quand Rome tomba, ce ne fut pas sous les coups des barbares, mais sous le poids de sa propre décadence, de son avidité, de son incapacité à vivre autrement que par la conquête.
Saint Augustin, ce moine tourmenté, observait le désastre et écrivait : « La paix n’est pas l’absence de guerre, mais la vertu qui permet de la supporter ». Belle consolation pour les esclaves enchaînés aux galères romaines. La paix, déjà, était un luxe réservé aux maîtres.
3. Les Croisades ou l’Hypocrisie en Marche (1095 – 1291)
Ah ! Les croisades, cette grande farce où Dieu servit d’alibi à la rapine. Urbain II, ce pape hystérique, haranguait les foules en promettant le paradis à ceux qui iraient égorger les infidèles. « Dieu le veut ! » hurlaient les chevaliers en armure, avant de se ruer sur Jérusalem pour y commettre un bain de sang dont les chroniqueurs arabes parlent encore avec horreur. Ibn al-Athir, ce grand historien musulman, décrivit les croisés comme des « bêtes sauvages » qui « massacrèrent les musulmans dans la mosquée al-Aqsa, au point que le sang coulait jusqu’aux genoux des chevaux ».
Et pendant ce temps, en Europe, les serfs crevaient de faim tandis que les seigneurs partaient jouer aux héros. La guerre, toujours, est un sport de riches qui se joue avec le sang des pauvres.
4. La Renaissance de l’Horreur : Colonisation et Esclavage (1492 – 1800)
Christophe Colomb, ce marin médiocre perdu en mer, débarqua aux Amériques et offrit le Nouveau Monde à l’Espagne comme on offre un jouet à un enfant gâté. Las Casas, ce prêtre horrifié, décrivit les atrocités commises par les conquistadors : « Ils coupent les mains des Indiens et les laissent pendre, comme si c’étaient des branches d’arbre ». Mais qui écoutait Las Casas ? Les rois d’Europe comptaient leurs pièces d’or tandis que les Aztèques, les Incas, les Mayas disparaissaient dans un génocide silencieux.
Et puis vint l’esclavage, cette invention diabolique où l’homme blanc, ce grand civilisé, enchaîna l’homme noir pour le faire travailler jusqu’à la mort. Voltaire, ce philosophe des Lumières, écrivait avec cynisme : « Le commerce des nègres est une affaire de morale et de politique ». La morale, bien sûr, était du côté des négriers. La politique aussi.
5. L’Apogée de l’Impérialisme : Le XIXe Siècle et ses Boucheries Civilisées (1800 – 1914)
Napoléon, ce petit Corse mégalomane, rêvait d’un empire européen et sema la mort de Madrid à Moscou. Les Britanniques, ces marchands de thé et d’opium, écrasèrent les Cipayes en Inde et forcèrent la Chine à s’ouvrir à coups de canon. Kipling, ce poète de l’impérialisme, écrivit son fameux « Fardeau de l’homme blanc » : « Prenez le fardeau de l’homme blanc / Envoyez le meilleur de votre race / Allez enchaîner vos fils à l’exil / Pour servir les besoins de vos captifs ». La mission civilisatrice, bien sûr. Toujours cette même vieille chanson.
Et pendant ce temps, en Afrique, les puissances européennes se partageaient le continent comme un gâteau, traçant des frontières à la règle sur des cartes sans se soucier des peuples qui y vivaient. Léopold II, ce roi belge sadique, fit du Congo sa propriété privée et y instaura un régime de terreur où les mains coupées étaient monnaie courante. La civilisation, mes amis, avait un goût de sang et de caoutchouc.
6. Les Guerres Mondiales : L’Apocalypse comme Business (1914 – 1945)
La Première Guerre mondiale, cette boucherie industrielle, enterra une génération dans la boue des tranchées. Les généraux, ces bouchers en uniforme, envoyaient des millions d’hommes à la mort pour gagner quelques mètres de terrain. Wilfred Owen, ce poète soldat, écrivit avant de mourir : « Mon ami, tu ne raconterais pas avec un tel entrain / Aux enfants avides de gloire désespérée / La vieille histoire : Dulce et decorum est / Pro patria mori ». Doux et honorable est de mourir pour la patrie. Mensonge. Mensonge éhonté.
Et puis vint Hitler, ce peintre raté devenu monstre, qui transforma l’Europe en un abattoir. Mais n’oublions pas que les démocraties occidentales, avant de combattre le nazisme, l’avaient regardé grandir avec complaisance. Les industriels américains financèrent l’Allemagne nazie. Les banquiers suisses blanchirent l’or des Juifs assassinés. La guerre, toujours, est un business. Et la paix ? Un interlude entre deux contrats juteux.
7. L’Empire Américain : Le Nouvel Ordre Mondial et ses Mensonges (1945 – Aujourd’hui)
Ah ! Nous y voilà. L’empire américain, ce colosse aux pieds d’argile, qui se prend pour le gendarme du monde alors qu’il n’est qu’un voyou en costume trois-pièces. Après 1945, les États-Unis héritèrent du manteau de l’impérialisme et le portèrent avec une arrogance sans égale. Truman, ce président médiocre, lança la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki, non pas pour sauver des vies, mais pour envoyer un message à Staline. « Nous avons ce jouet, et nous n’hésiterons pas à l’utiliser ». La paix par la terreur. La démocratie par l’anéantissement.
Et depuis, c’est la même ritournelle : le Vietnam, où les GI’s brûlaient les villages au napalm en écoutant les Rolling Stones ; l’Irak, où Bush et Blair mentirent effrontément pour justifier une guerre qui fit des centaines de milliers de morts ; la Libye, où Sarkozy et Cameron jouèrent aux apprentis sorciers et transformèrent un pays stable en un enfer de milices. Et maintenant, l’Iran. Toujours l’Iran, ce pays qui refuse de plier l’échine, qui ose dire non aux maîtres du monde.
Noam Chomsky, ce vieux sage indigné, résume la situation avec une lucidité glaçante : « Les États-Unis ne sont pas une démocratie, mais une plutocratie où les décisions sont prises par une élite économique et militaire ». Et cette élite, mes amis, a besoin de la guerre comme un drogué a besoin de sa dose. Sans guerre, pas de profits. Sans profits, pas de pouvoir. Sans pouvoir, pas de raison d’être.
II. Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impérialisme ou l’Art de Mentir avec Élégance
Observez, mes chers damnés, comment le langage se tord, se plie, se prostitue pour servir les maîtres. Les mots ne sont plus des outils de communication, mais des armes de manipulation massive.
1. « Démocratie »
Ah ! La démocratie, ce mot magique qui justifie toutes les interventions. Les États-Unis, ces grands démocrates, ont renversé des gouvernements élus en Iran (1953), au Guatemala (1954), au Chili (1973), et j’en passe. La démocratie, pour Washington, c’est comme la virginité : un concept utile pour justifier les viols, mais qui disparaît dès qu’on y touche vraiment.
George Orwell, ce prophète maudit, écrivait dans 1984 : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Aujourd’hui, la démocratie, c’est le chaos organisé. La démocratie, c’est bombarder un pays pour y installer des seigneurs de la guerre. La démocratie, c’est armer des milices pour déstabiliser un régime. La démocratie, c’est le nouveau nom de l’impérialisme.
2. « Droits de l’Homme »
Les droits de l’homme, cette noble idée, sont devenus un prétexte pour les bombardements. Les États-Unis, champions autoproclamés des droits de l’homme, ont soutenu des dictatures sanglantes en Arabie saoudite, en Indonésie, au Zaïre. Ils ont torturé à Guantánamo, à Abu Ghraib, et ferment les yeux sur les exactions de leurs alliés. Mais quand un pays comme l’Iran ose critiquer Israël, on brandit les droits de l’homme comme un gourdin.
Edward Said, ce grand intellectuel palestinien, parlait de « l’humanisme sélectif » de l’Occident : « Les droits de l’homme sont une arme, pas une valeur. On les brandit contre ses ennemis, on les ignore pour ses amis ».
3. « Stabilité Régionale »
La stabilité régionale, ce joli euphémisme pour dire « soumission à l’ordre américain ». Quand l’Iran soutient le Hezbollah au Liban, c’est du terrorisme. Quand les États-Unis arment Israël, c’est de la stabilité régionale. Quand la Russie intervient en Syrie, c’est une agression. Quand les États-Unis bombardent la Libye, c’est une mission humanitaire.
Le langage, voyez-vous, est une prison. Une prison dorée où les mots sont des barreaux. Et nous, les prisonniers, nous agitons nos clés rouillées en espérant ouvrir les portes de la vérité.
III. Comportementalisme Radical : Pourquoi l’Humanité Court à sa Perte et Comment Résister
L’homme est un animal malade, mes amis. Un animal qui a inventé la bombe atomique, le napalm, les drones tueurs, et qui appelle ça le progrès. Un animal qui détruit sa propre planète et appelle ça le développement. Un animal qui encercle un pays avec des porte-avions et appelle ça la diplomatie.
1. La Psychologie de la Soumission
Pourquoi les peuples acceptent-ils cette folie ? Pourquoi courbent-ils l’échine devant les puissants ? Parce que la peur est un outil de contrôle plus efficace que la force. Stanley Milgram, ce psychologue maudit, l’a démontré avec son expérience sur la soumission à l’autorité : des gens ordinaires sont prêts à torturer un inconnu si une figure d’autorité le leur ordonne. La banalité du mal, disait Hannah Arendt. La banalité de la lâcheté, dis-je.
Les médias, ces chiens de garde du système, distillent la peur en permanence. Peur du terrorisme, peur de l’Iran, peur de la Chine, peur de la Russie. La peur, toujours la peur. Et un peuple qui a peur est un peuple qui obéit.
2. La Résistance Humaniste : Briser les Chaînes du Mensonge
Mais tout n’est pas perdu, mes chers damnés. Car l’histoire nous montre aussi que les empires finissent toujours par s’effondrer. Rome est tombée. Napoléon a été vaincu. Hitler a été écrasé. L’Union soviétique s’est disloquée. Et un jour, l’empire américain connaîtra le même sort. La question n’est pas de savoir si, mais quand.
Alors comment résister ? Comment briser les chaînes du mensonge ?
D’abord, en refusant la peur. La peur est l’outil des tyrans. Refusez de trembler devant les porte-avions. Refusez de croire aux mensonges des médias. Informez-vous, lisez, pensez par vous-mêmes.
Ensuite, en soutenant les peuples qui résistent. L’Iran n’est pas un ennemi. C’est un pays qui refuse de se soumettre. Comme la Palestine. Comme Cuba. Comme le Venezuela. Ces pays sont nos frères dans la lutte contre l’impérialisme.
Enfin, en construisant des alternatives. Le capitalisme est une machine à broyer les hommes et la planète. Il faut inventer autre chose. Des coopératives, des monnaies locales, des médias indépendants. Il faut désobéir, saboter, résister.
Et surtout, il faut garder espoir. Car comme le disait ce vieux fou de Nietzsche : « Ce qui ne me tue pas me rend plus fort ». L’humanité a survécu à des millénaires de folie. Elle survivra à l’empire américain. Elle survivra à ses propres démons.
Mais pour cela, il faut se battre. Se battre avec les mots, avec les idées, avec les poings si nécessaire. Se battre pour un monde où les porte-avions ne seront plus que des épaves rouillées au fond des océans. Se battre pour un monde où les enfants ne mourront plus sous les bombes. Se battre pour un monde où la paix ne sera plus une parenthèse entre deux guerres, mais la règle.
Oh ! L’Armada, cette vieille putain des mers,
Qui traîne ses chaînes de pétrole et de sang,
Ses porte-avions comme des cercueils flottants,
Ses missiles pointés vers l’horizon qui ment.
L’Iran, ce vieux lion aux griffes de poussière,
Grogne dans l’ombre, montre les crocs, résiste.
Mais qui entend son souffle rauque et sincère,
Quand les hyènes de Wall Street hurlent leur piste ?
Ils parlent de paix, ces marchands de mort,
De démocratie, ces fossoyeurs en costume.
Mais leurs mots sont des balles, leurs promesses des torts,
Et leurs porte-avions des tombeaux sans parfum.
Oh ! Résistants, damnés de l’histoire,
Levez-vous, brisez les chaînes du mensonge !
Car la paix n’est pas un rêve, mais une victoire,
À arracher aux mains des bourreaux qui la rongent.
Et quand l’armada sombrera dans les flots,
Quand ses épaves rouilleront sous les vagues,
Nous danserons sur les débris de ses maux,
Et chanterons la fin des empires sauvages.