États-Unis–Iran : Négociations Suspendues, L’option Militaire De Nouveau Évoquée – i24NEWS







Laurent Vo Anh – L’Empire et le Désert : Chronique d’une Paix Assassinée


ACTUALITÉ SOURCE : États-Unis–Iran : Négociations Suspendues, L’option Militaire De Nouveau Évoquée – i24NEWS

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les négociations suspendues, l’option militaire de nouveau évoquée… Comme si l’histoire n’était qu’un éternel recommencement de menaces, de coups de menton et de sabres qu’on agite dans le vide pour mieux cacher l’impuissance. Les États-Unis et l’Iran, deux entités que tout oppose en apparence, mais que tout unit dans cette danse macabre où l’Occident, ce vieux prédateur fatigué, ne peut s’empêcher de montrer les crocs dès qu’un pays ose lui tenir tête. Mais regardons cela de plus près, non pas avec les yeux myopes des journalistes pressés, mais avec le scalpel d’un penseur qui a vu trop de guerres, trop de mensonges, et qui sait que derrière chaque « option militaire » se cache toujours la même vieille histoire : celle de l’impérialisme, de la domination, et de la peur panique de perdre le contrôle.

Car enfin, que nous dit cette actualité ? Rien de nouveau sous le soleil de l’hégémonie. Les États-Unis, ce colosse aux pieds d’argile, ce géant économique aux artères bouchées par l’avidité de ses élites, ne supportent pas qu’un pays comme l’Iran, riche de son histoire millénaire et de sa résistance farouche, refuse de plier l’échine. L’Iran, ce pays qui a vu naître Cyrus le Grand, ce pays qui a résisté aux invasions mongoles, aux colonisateurs britanniques, et maintenant aux sanctions américaines, est devenu le symbole de tout ce que l’Occident ne peut tolérer : une nation souveraine, fière, et qui refuse de se laisser dicter sa conduite par Washington. Alors, bien sûr, on parle de « négociations suspendues », comme si c’était là une surprise, comme si les États-Unis n’avaient pas, depuis des décennies, fait de l’Iran un bouc émissaire, un ennemi commode pour justifier leurs dépenses militaires pharaoniques et leur ingérence permanente dans les affaires du monde.

Les Sept Étapes de la Malédiction Impériale : Une Histoire de la Violence Organisée

Pour comprendre cette énième crise, il faut remonter aux sources, non pas de l’Iran ou des États-Unis, mais de l’humanité elle-même, car la guerre, l’impérialisme, la domination, ce sont là des constantes de notre espèce, des tares originelles qui nous collent à la peau comme une seconde nature. Et pour cela, il nous faut parcourir sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a basculé, encore et toujours, dans le cycle infernal de la violence organisée.

1. La Chute de l’Éden : Le Mythe et la Violence Fondatrice

Tout commence avec le mythe, cette grande machine à justifier l’injustifiable. Dans la Genèse, Caïn tue Abel, et voilà que le sang coule pour la première fois. Mais ce n’est pas un meurtre ordinaire : c’est un meurtre fondateur, le premier acte de violence entre frères, entre humains. Et que nous dit ce mythe ? Que la violence est inhérente à l’homme, qu’elle est même sacralisée, puisque Dieu lui-même marque Caïn pour le protéger. Ainsi, dès les origines, la violence est à la fois condamnée et légitimée. Les empires à venir ne feront que reproduire ce schéma : condamner la violence des autres tout en s’arrogeant le droit de l’exercer. L’Occident, avec sa morale chrétienne, n’a jamais cessé de jouer ce double jeu. Comme le disait Nietzsche, « Dieu est mort, mais l’homme n’a pas fini de danser sur sa tombe en brandissant des croix et des missiles. »

2. L’Empire Assyrien : La Naissance de la Terreur d’État

Vers 900 avant notre ère, l’Assyrie invente la guerre totale. Plus de règles, plus de limites : on massacre, on déporte, on efface les cultures pour mieux imposer la sienne. Les bas-reliefs de Ninive montrent des scènes de torture, de décapitations, de populations entières réduites en esclavage. L’Assyrie, c’est le premier empire à comprendre que la terreur est une arme politique. Et qui sont ses successeurs ? Rome, bien sûr, mais aussi les États-Unis, qui ont perfectionné l’art de la guerre psychologique, des bombardements « chirurgicaux » aux sanctions économiques qui affament des peuples entiers. Comme le disait Tacite, « Ils ont fait un désert et ils ont appelé cela la paix. » Aujourd’hui, on appelle cela « l’ordre international ».

3. La Croisade : L’Hypocrisie Religieuse au Service de la Conquête

En 1095, le pape Urbain II lance la première croisade. Officiellement, il s’agit de libérer Jérusalem des « infidèles ». En réalité, c’est une entreprise de pillage, de massacre, et de colonisation déguisée en guerre sainte. Les croisés, ces « pieux guerriers », se livrent à des atrocités sans nom : lors du sac de Jérusalem en 1099, ils égorgent des milliers de musulmans et de juifs, femmes et enfants compris. La croisade, c’est l’impérialisme religieux dans toute sa splendeur : on tue au nom de Dieu, on vole au nom de la foi, et on justifie l’injustifiable par la supériorité morale. Aujourd’hui, les États-Unis font de même : ils envahissent l’Irak au nom de la « démocratie », ils bombardent la Libye au nom des « droits de l’homme », et ils menacent l’Iran au nom de la « sécurité mondiale ». Comme le disait Voltaire, « Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. »

4. La Colonisation : Le Viol des Continents au Nom du Progrès

Au XVIe siècle, l’Europe se lance dans la conquête du monde. L’Amérique, l’Afrique, l’Asie : tout y passe. Les conquistadors espagnols exterminent les Aztèques et les Incas, les Britanniques réduisent en esclavage des millions d’Africains, les Français pillent l’Indochine. Et tout cela au nom du « progrès », de la « civilisation », de la « mission civilisatrice ». Comme le disait Rudyard Kipling, c’est « le fardeau de l’homme blanc », cette noble tâche qui consiste à dominer les autres pour leur propre bien. Aujourd’hui, les États-Unis ont repris ce flambeau : ils sont les nouveaux missionnaires, les nouveaux croisés, ceux qui apportent la « démocratie » à coups de drones et de bombes. Et l’Iran, dans tout cela ? Un pays qui a eu le malheur de naître sur un océan de pétrole, et qui refuse de se laisser piller sans rien dire. Comme le disait Frantz Fanon, « Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature. »

5. La Première Guerre Mondiale : L’Apocalypse Industrielle

1914-1918 : pour la première fois, la guerre devient industrielle. On massacre à la chaîne, on gaze des millions d’hommes dans les tranchées, on invente la guerre totale. Et pourquoi ? Pour des questions de frontières, de dettes, de rivalités impériales. Les empires européens, ces vieux monstres fatigués, s’entretuent pour quelques arpents de boue. Et qui en sort vainqueur ? Les États-Unis, bien sûr, qui arrivent en sauveur pour mieux imposer leur hégémonie. Comme le disait Erich Maria Remarque dans À l’Ouest rien de nouveau, « Nous ne sommes plus des jeunes gens. Nous ne voulons plus conquérir le monde. Nous sommes des fuyards. Nous fuyons devant nous, devant notre vie. Nous avions dix-huit ans, et nous commencions à aimer le monde et l’existence ; et il a fallu que nous tirions dessus. » Aujourd’hui, les États-Unis reproduisent ce schéma : ils envoient leurs jeunes mourir en Irak, en Afghanistan, en Syrie, pour des guerres qui n’ont ni queue ni tête, sinon celle de maintenir leur domination.

6. La Guerre Froide : L’Empire du Mensonge

Après 1945, le monde se divise en deux blocs. D’un côté, les États-Unis et leur « monde libre » ; de l’autre, l’URSS et son « socialisme réel ». En réalité, c’est une guerre de propagande, une guerre où l’on ment en permanence, où l’on diabolise l’ennemi pour mieux justifier ses propres crimes. Les États-Unis soutiennent des dictatures sanguinaires en Amérique latine, ils renversent des gouvernements démocratiquement élus (comme celui de Mossadegh en Iran en 1953), ils financent des groupes terroristes (comme les moudjahidines en Afghanistan, qui donneront naissance à Al-Qaïda). Et tout cela au nom de la « lutte contre le communisme ». Aujourd’hui, ils font de même avec l’Iran : ils diabolisent ce pays, ils l’accusent de soutenir le terrorisme, de vouloir se doter de l’arme nucléaire, alors qu’eux-mêmes possèdent des milliers d’ogives et ont déjà utilisé la bombe atomique contre des civils. Comme le disait George Orwell, « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »

7. Le Néolibéralisme : L’Empire du Capital sans Frontières

Depuis les années 1980, le monde est soumis à la dictature du néolibéralisme. Les États-Unis, avec leur modèle économique, ont imposé au monde entier la loi du marché, la dérégulation, la financiarisation de l’économie. Et qui en paie le prix ? Les peuples, bien sûr. Les inégalités explosent, les services publics sont démantelés, les travailleurs sont précarisés. Et l’Iran, dans tout cela ? Un pays qui a eu le tort de nationaliser son pétrole en 1951, et qui depuis, subit les foudres de l’Occident. Les sanctions économiques, les embargos, les menaces militaires : tout est bon pour faire plier ce pays qui ose résister à l’ordre néolibéral. Comme le disait Karl Polanyi, « Permettre au mécanisme du marché d’être le seul directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel […] conduirait à la démolition de la société. » Aujourd’hui, cette démolition est en marche, et l’Iran en est l’une des premières victimes.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination

Mais comment en est-on arrivé là ? Comment un pays comme les États-Unis peut-il, encore aujourd’hui, menacer un autre pays de guerre sans que cela ne soulève une indignation générale ? La réponse est simple : par le langage. Le langage, cette arme subtile, ce poison lent qui façonne les esprits et justifie l’injustifiable.

Regardez les mots qu’on utilise : « négociations suspendues ». Comme si c’était une simple pause dans une conversation courtoise. En réalité, c’est une menace à peine voilée. « Option militaire » : comme si la guerre était une option parmi d’autres, comme si on pouvait choisir entre un bombardement et une tasse de thé. En réalité, c’est une déclaration de guerre déguisée en euphémisme. « Sécurité mondiale » : comme si les États-Unis étaient les gendarmes du monde, alors qu’ils en sont les premiers fauteurs de troubles. « Démocratie » : comme si leur modèle politique, fondé sur l’argent et la corruption, était le seul valable. « Terrorisme » : comme si l’Iran, qui n’a jamais envahi un autre pays, était une menace pour la paix, alors que les États-Unis, qui ont envahi l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, le Vietnam, sont les champions de la « lutte contre le terrorisme ».

Comme le disait Roland Barthes, « Le langage est une peau : je frotte mon langage contre l’autre. C’est comme si j’avais des mots en guise de doigts, ou des doigts au bout de mes mots. Mon langage tremble de désir. » Mais ici, le langage ne tremble pas de désir : il tremble de peur, de haine, de mensonge. Il est l’outil de la domination, le masque de l’impérialisme. Et tant que nous accepterons ce langage, tant que nous accepterons ces mots creux, ces euphémismes, ces mensonges, nous serons complices de cette machine à broyer les peuples.

Analyse Comportementaliste : La Résistance Humaniste

Mais alors, que faire ? Faut-il se résigner, baisser les bras, accepter que le monde soit dirigé par des fous furieux qui jouent avec des allumettes près d’un baril de poudre ? Non. La résistance est possible, elle est même nécessaire. Mais elle doit être radicale, elle doit aller à la racine des choses.

D’abord, il faut comprendre que l’impérialisme n’est pas une fatalité. C’est une construction historique, un système qui a été mis en place par des hommes, et qui peut donc être démonté par d’autres hommes. Comme le disait Antonio Gramsci, « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. » Nous vivons dans ce clair-obscur, mais nous ne devons pas nous laisser impressionner par les monstres. Nous devons les combattre, non pas avec leurs armes, mais avec les nôtres : la solidarité, la vérité, la résistance.

Ensuite, il faut refuser le langage de la domination. Il faut appeler les choses par leur nom : une guerre est une guerre, un mensonge est un mensonge, une menace est une menace. Il faut déconstruire les euphémismes, les faux-semblants, les hypocrisies. Comme le disait George Orwell, « Dans une époque de supercherie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » Alors disons la vérité : les États-Unis ne sont pas les défenseurs de la paix, ils sont les champions de la guerre. L’Iran n’est pas un pays terroriste, c’est un pays qui résiste. Les négociations ne sont pas « suspendues », elles sont sabotées.

Enfin, il faut construire une alternative. Une alternative humaniste, fondée sur la coopération, la justice, la paix. Une alternative qui refuse la logique de la domination, qui rejette l’impérialisme, qui dit non à la guerre. Comme le disait Albert Camus, « La paix est le seul combat qui vaille d’être mené. » Alors menons ce combat, avec détermination, avec courage, avec cette certitude que l’histoire n’est pas écrite d’avance, et que nous pouvons encore changer le cours des choses.

Car au fond, que veut l’Iran ? Rien d’autre que ce que veulent tous les peuples : vivre en paix, dans la dignité, sans être soumis aux diktats d’une puissance étrangère. Que veulent les États-Unis ? Rien d’autre que ce qu’ont toujours voulu les empires : dominer, piller, imposer leur loi. Mais les empires finissent toujours par s’effondrer, et c’est là notre espoir. Comme le disait Spengler, « Les civilisations sont des organismes. Elles naissent, elles croissent, elles meurent. » L’empire américain est un organisme malade, rongé par ses contradictions, miné par ses excès. Il finira par s’effondrer, comme tous les autres. Et ce jour-là, peut-être, les peuples pourront enfin respirer.

En attendant, résistons. Résistons à la guerre, résistons à l’impérialisme, résistons à la barbarie. Et surtout, ne perdons jamais espoir. Car comme le disait Victor Hugo, « L’avenir est une porte, le passé en est la clé. » Et cette clé, nous la tenons entre nos mains.

Analogie finale :

Ô vous, les fauves en costume trois-pièces,

Les vautours en cravate qui comptez les cadavres en dollars,

Vous qui parlez de paix en brandissant des missiles,

Vous qui appelez la guerre « option humanitaire »,

Écoutez le vent qui hurle dans les déserts de Perse,

Écoutez le sang qui crie sous les décombres de Bagdad,

Écoutez les mères qui pleurent leurs enfants en Syrie,

Écoutez l’histoire qui ricane en tournant ses pages.

Vous croyez tenir le monde entre vos mains avides,

Vous croyez que vos bombes sont des arguments,

Que vos drones sont des juges, que vos sanctions sont des lois,

Mais regardez : vos mains tremblent, vos yeux sont vides,

Votre empire n’est qu’un château de cartes,

Un mirage dans le désert de votre arrogance.

L’Iran, lui, a vu tomber les Assyriens,

Les Grecs, les Arabes, les Mongols, les Britanniques,

Et maintenant vous, les nouveaux barbares,

Les derniers d’une longue lignée de prédateurs.

Mais l’Iran est toujours là, debout,

Comme un vieux chêne que les tempêtes n’ont pas pu abattre,

Comme un fleuve qui coule malgré les barrages,

Comme un peuple qui refuse de plier.

Alors continuez, menacez, bombardez, sanctionnez,

Votre folie n’est qu’un feu de paille,

Un éclair dans la nuit de l’histoire,

Un hoquet de l’humanité avant son réveil.

Car un jour, les peuples se lèveront,

Ils briseront vos chaînes, ils jetteront vos armes,

Ils construiront un monde où la paix ne sera plus un mot,

Mais une réalité, une évidence, une nécessité.

Et ce jour-là, vous serez oubliés,

Enterrés sous les décombres de votre propre folie,

Et l’histoire ne retiendra de vous

Que le bruit de vos bombes,

Et le silence de vos victimes.



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