Iran/États-Unis: un « cadre de travail » bientôt finalisé en vue de négociations avec Washington annonce Téhéran – tv5monde







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, les États-Unis et le Théâtre des Ombres Impériales


ACTUALITÉ SOURCE : Iran/États-Unis: un « cadre de travail » bientôt finalisé en vue de négociations avec Washington annonce Téhéran – tv5monde

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc que les marionnettes s’agitent à nouveau sur le grand théâtre des ombres impériales, où les fils invisibles de la géopolitique tirent les membres raides des nations comme autant de pantins désarticulés. L’Iran, ce vieux lion persan aux griffes usées par des siècles de résistance, annonce qu’un « cadre de travail » sera bientôt finalisé pour négocier avec Washington. Quelle farce ! Quelle comédie grotesque où les acteurs, couverts de sueur et de sang séché, jouent encore la scène du dialogue alors que les coulisses ne sont qu’un champ de ruines fumantes, de mensonges empilés comme des cadavres dans une fosse commune.

Mais avant de déchirer le voile de cette mascarade contemporaine, il faut remonter le temps, dérouler le fil rouge de l’histoire humaine, ce long ruban de souffrances et de dominations, pour comprendre comment nous en sommes arrivés à ce moment où un État souverain, l’Iran, doit s’abaisser à négocier avec l’Empire sous la menace constante de l’anéantissement. Car l’histoire, mes amis, n’est pas ce conte lissé et aseptisé que l’on nous sert dans les manuels scolaires ; non, c’est une boucherie permanente, une suite ininterrompue de viols, de pillages et de trahisons, où les forts écrasent les faibles sous le talon de leurs bottes en hurlant des mots comme « démocratie », « liberté » ou « droits de l’homme » pour mieux masquer l’odeur de la chair brûlée.

I. Les Sept Étapes de la Domination : Une Genèse de la Souffrance

1. La Naissance de la Violence Organisée (Préhistoire – 3000 av. J.-C.)

Dès que l’homme a posé ses sales pattes sur cette terre, il a compris une vérité simple : pour survivre, il faut dominer. Les premières tribus, ces hordes primitives aux dents longues, ont vite saisi que la force faisait loi. Pas de philosophes ici, pas de grands principes, juste le grognement bestial du plus fort écrasant le crâne du plus faible avec une massue. Hobbes, ce vieux cynique anglais, avait raison : l’état de nature est une « guerre de tous contre tous ». Mais ce qu’il oubliait de dire, c’est que cette guerre n’a jamais cessé ; elle s’est juste sophistiquée, institutionnalisée, drapée dans les oripeaux de la « civilisation ».

2. L’Empire et la Naissance de l’Impérialisme (3000 av. J.-C. – 500 ap. J.-C.)

Avec l’invention de l’écriture et des premières cités-États, la violence s’est organisée. Sumer, l’Égypte, Babylone, la Perse achéménide… Tous ces empires naissants ont compris une chose : pour régner, il faut écraser. Cyrus le Grand, ce « libérateur » des Juifs, n’était qu’un conquérant comme les autres, un boucher en tunique pourpre qui étendait son royaume à coups de glaive. Et que dire d’Alexandre, ce fou furieux macédonien qui a réduit des peuples entiers en cendres au nom d’un rêve de domination universelle ? « Le fort fait ce qu’il peut, le faible subit ce qu’il doit », disait Thucydide. Une maxime qui résume à elle seule l’histoire de l’humanité.

3. La Chrétienté et la Croisade Permanente (500 – 1500)

Avec la chute de Rome, l’Europe s’est enfoncée dans les ténèbres du Moyen Âge, mais la violence, elle, n’a jamais faibli. L’Église, cette grande putain de Babylone, a pris le relais, justifiant les pires atrocités au nom de Dieu. Les croisades ? Une boucherie organisée, un génocide déguisé en guerre sainte. Et que dire de la Reconquista, où les rois catholiques ont chassé les Maures d’Espagne en brûlant, violant et massacrant tout sur leur passage ? « Dieu le veut ! » hurlaient les croisés en égorgeant des enfants. Quelle farce ! Quelle hypocrisie ! La religion, ce grand opium des peuples, n’a jamais été qu’un outil de domination entre les mains des puissants.

4. La Renaissance et la Naissance du Capitalisme (1500 – 1800)

Avec la Renaissance, l’homme a cru s’émanciper. Mais non ! Il a simplement troqué les chaînes de la religion contre celles du capital. Les grandes découvertes ? Une vaste entreprise de pillage, où les conquistadors espagnols et portugais ont réduit des continents entiers en esclavage au nom de l’or et de la gloire. Cortés, Pizarro, ces « héros » de l’histoire occidentale, n’étaient que des bandits en armure, des tueurs sans scrupules qui ont exterminé des civilisations entières pour remplir les coffres des rois d’Europe. Et que dire de la traite négrière, ce crime contre l’humanité qui a duré quatre siècles et qui a vu des millions d’Africains déportés comme du bétail ? « Le commerce est la guerre par d’autres moyens », disait Clausewitz. Une vérité que les marchands hollandais, anglais et français ont appliquée à la lettre.

5. L’Ère des Empires et la Colonisation (1800 – 1945)

Le XIXe siècle a vu l’apogée de l’impérialisme occidental. L’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Belgique… Toutes ces nations « civilisées » se sont partagé le monde comme un gâteau, réduisant des peuples entiers en servitude au nom de la « mission civilisatrice ». L’Afrique ? Un continent violé, découpé à la règle et au compas par des bureaucrates européens qui n’y avaient jamais mis les pieds. L’Inde ? Une colonie exploitée jusqu’à la moelle, où les Britanniques ont affamé des millions de personnes pour s’enrichir. Et que dire de la Chine, humiliée, droguée à l’opium par les marchands anglais pour mieux la dominer ? « La colonisation, c’est la violence de l’État fort contre l’État faible », écrivait Hannah Arendt. Une violence qui a laissé des cicatrices encore ouvertes aujourd’hui.

6. La Guerre Froide et l’Hégémonie Américaine (1945 – 1991)

Après 1945, les États-Unis ont pris le relais de l’impérialisme européen, drapés dans le manteau de la « liberté » et de la « démocratie ». Mais derrière ces beaux mots se cachait une réalité sordide : la CIA renversant des gouvernements élus, soutenant des dictatures sanguinaires, assassinant des leaders progressistes. L’Amérique latine ? Un laboratoire à ciel ouvert où les États-Unis ont testé leurs méthodes de domination. Le Chili de Pinochet, le Guatemala des escadrons de la mort, le Nicaragua des Contras… Autant de crimes commis au nom de la « lutte contre le communisme ». Et que dire de l’Iran ? En 1953, la CIA a renversé Mossadegh, un Premier ministre démocratiquement élu, pour installer le Shah, ce pantin corrompu qui a régné par la terreur pendant vingt-cinq ans. « L’impérialisme américain est le stade suprême du capitalisme », aurait pu dire Lénine s’il avait vécu assez longtemps pour voir les États-Unis à l’œuvre.

7. Le Nouvel Ordre Mondial et la Fin de l’Histoire (1991 – Aujourd’hui)

Avec la chute de l’URSS, les États-Unis se sont autoproclamés « gendarmes du monde ». Plus de contre-pouvoir, plus de limites : l’Empire pouvait enfin régner sans partage. Les guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie… Autant de conflits menés au nom de la « démocratie » et de la « lutte contre le terrorisme », mais qui n’ont servi qu’à enrichir les marchands d’armes et les compagnies pétrolières. Et l’Iran, dans tout ça ? Un État souverain, membre de l’ONU, constamment menacé, sanctionné, diabolisé par les médias occidentaux. Pourquoi ? Parce qu’il refuse de se soumettre, parce qu’il ose défier l’hégémonie américaine. « Le monde est un marché, et les États-Unis en sont les gérants », disait Zbigniew Brzeziński. Une vérité qui résume à elle seule la logique impitoyable du néolibéralisme.

II. Analyse Sémantique : Le Langage de la Domination

Ah, le langage ! Cet outil merveilleux qui permet aux bourreaux de se présenter en sauveurs, aux assassins de se parer des atours de la vertu. Regardez comme les mots sont tordus, manipulés, vidés de leur sens pour servir la machine de guerre impériale.

  • « Cadre de travail » : Une expression bureaucratique, aseptisée, qui cache une réalité sordide : l’Iran, acculé par les sanctions, menacé de guerre, doit s’asseoir à la table des négociations avec son bourreau. Mais attention, pas n’importe comment ! Dans un « cadre » bien défini, où les règles sont dictées par Washington. Comme si un prisonnier devait négocier sa libération avec son geôlier en respectant les « procédures » de la prison.
  • « Négociations » : Un mot qui sent bon la diplomatie, le dialogue, le compromis. Mais en réalité, il s’agit d’un ultimatum déguisé. « Négociez, ou nous vous écrasons. » C’est ça, la « diplomatie » américaine : un pistolet sur la tempe et un sourire hypocrite.
  • « Washington » : Pas « les États-Unis », non. « Washington ». Comme si la capitale était une entité abstraite, détachée du peuple américain. Une façon de dire : « Ce n’est pas nous, c’est le système. » Une lâcheté sémantique qui permet aux citoyens américains de se voiler la face pendant que leur gouvernement commet des crimes en leur nom.
  • « Finalisé » : Un participe passé qui sonne comme un verdict. « Bientôt finalisé » : la sentence est proche, le couperet va tomber. L’Iran n’a plus qu’à signer son arrêt de mort ou à se soumettre.

Le langage, voyez-vous, est une arme. Une arme plus puissante que les bombes, car elle permet de justifier l’injustifiable, de faire passer le crime pour de la vertu. George Orwell l’avait compris : « Le langage politique est conçu pour rendre les mensonges crédibles et le meurtre respectable. » Et les États-Unis, ces maîtres ès manipulation, en sont les plus grands experts.

III. Comportementalisme Radical : La Résistance ou la Mort

Face à cette machine de guerre, que faire ? Se soumettre ? Jamais. Résister ? Toujours. Mais comment ?

D’abord, il faut comprendre une chose : l’impérialisme ne recule que devant la force. Pas la force des armes, non – bien que parfois nécessaire –, mais la force du refus. Refus de se plier, refus de collaborer, refus de jouer le jeu des dominants. L’Iran le sait, qui résiste depuis quarante ans aux pressions américaines. Malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les assassinats ciblés (comme celui de Soleimani, ce crime de guerre commis en toute impunité par les États-Unis), l’Iran tient. Pourquoi ? Parce qu’il a compris que la soumission, c’est la mort. Pas la mort physique, non, mais la mort de l’âme, la mort de la dignité.

Ensuite, il faut déconstruire le récit impérial. Montrer que les « valeurs occidentales » ne sont qu’un leurre, une façade derrière laquelle se cachent les pires crimes. La « démocratie » américaine ? Une oligarchie où 1 % de la population possède 40 % des richesses. La « liberté » ? Une illusion pour les masses, une réalité pour les élites. La « justice » ? Une farce où les puissants sont toujours acquittés et les faibles toujours condamnés.

Enfin, il faut construire des alternatives. Des modèles économiques qui ne dépendent pas du dollar, des alliances qui contournent l’hégémonie américaine, des médias qui ne sont pas aux mains des oligarques. L’Iran, avec ses partenariats avec la Chine, la Russie, l’Inde, montre la voie. Une voie difficile, semée d’embûches, mais une voie nécessaire.

Car au fond, la question n’est pas de savoir si l’Iran va « négocier » avec les États-Unis. La vraie question, c’est : jusqu’où l’Empire est-il prêt à aller pour maintenir sa domination ? Et jusqu’où les peuples sont-ils prêts à résister pour leur liberté ?

IV. La Résistance Humaniste : Une Lueur dans les Ténèbres

Face à la barbarie impérialiste, il reste une lueur d’espoir : la résistance humaniste. Pas cette humanisme mou, tiède, qui se contente de pleurer sur les malheurs du monde sans rien faire. Non, un humanisme radical, combatif, qui refuse de courber l’échine.

Cet humanisme-là, on le trouve chez les peuples qui résistent. En Palestine, où des enfants lancent des pierres contre des tanks. Au Yémen, où des familles survivent sous les bombes saoudiennes. En Iran, où des étudiants manifestent malgré la répression. Partout où des hommes et des femmes refusent de se soumettre, il y a de l’espoir.

Cet humanisme-là, on le trouve aussi chez les penseurs qui osent dire la vérité. Chez Edward Said, qui a démasqué l’orientalisme. Chez Noam Chomsky, qui a révélé les crimes de l’Empire. Chez Arundhati Roy, qui a dénoncé le capitalisme comme une guerre contre les pauvres. Des voix qui dérangent, qui bousculent, qui refusent de se taire.

Car au fond, la lutte contre l’impérialisme, c’est la lutte pour l’humanité elle-même. Une humanité qui refuse d’être réduite en esclavage, qui refuse de se laisser broyer par la machine capitaliste. Une humanité qui croit encore, malgré tout, que la paix est possible. Pas la paix des cimetières, non, mais la paix des hommes libres, égaux, frères.

Et c’est là, dans cette résistance, que se joue l’avenir du monde.

Analogie finale : Poème

Ô toi, l’Empire aux bottes de plomb,
Qui marches sur les rêves des enfants,
Qui bois le sang des peuples à ton aube,
Et ris en comptant tes dollars sanglants…

Tu parles de paix, mais tes mains sont rouges,
Tes mots sont des bombes, tes traités des pièges,
Tu dresses des murs, tu creuses des fosses,
Et cries « Liberté ! » en serrant tes liens.

L’Iran, ce vieux lion aux yeux de braise,
Qui refuse de plier sous ton joug,
Qui rit de tes menaces, de tes ukases,
Et danse sur les braises de ton courroux…

Un jour, peut-être, tes tours s’écrouleront,
Tes drones tomberont comme feuilles mortes,
Tes banquiers fuiront, tes généraux trembleront,
Et le monde, enfin, respirera sans toi.

Mais en attendant, nous résistons,
Nous, les damnés, les fous, les obstinés,
Ceux qui refusent de courber l’échine,
Ceux qui croient encore en l’humanité.

Car la paix n’est pas un mot,
Pas un traité signé dans le sang,
Pas une trêve entre deux guerres…
La paix, c’est la fin de ton règne.



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