ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran et les États-Unis multiplient les signaux d’ouverture à des négociations pour éviter l’escalade – RFI
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Les « signaux d’ouverture », les « négociations pour éviter l’escalade »… Comme si les mots, ces pauvres pantins désarticulés, pouvaient encore prétendre à quelque vérité que ce soit dans ce grand bazar sanglant où l’Occident joue éternellement le rôle du bourreau repentant – mais jamais assez pour lâcher son couteau. On nous sert cette comédie avec la régularité d’un métronome : un coup de théâtre ici, une main tendue là, des sourires de crocodiles sous les flashs des caméras, et toujours cette même rengaine : « la diplomatie, la paix, le dialogue ». Mais derrière ces simagrées se cache l’éternel recommencement de la même farce macabre, où l’Iran, ce vieux lion persan aux griffes limées par des décennies de sanctions et de coups bas, se voit contraint de danser avec le diable américain, ce colosse aux pieds d’argile gorgés de pétrole et de dettes.
Regardez-les bien, ces « signaux d’ouverture ». Ce ne sont que des leurres, des miettes jetées aux affamés pour mieux les maintenir dans la dépendance. L’histoire, cette grande putain, nous a appris une chose : quand l’Empire parle de paix, c’est qu’il prépare une nouvelle guerre. Et quand il tend la main, c’est pour mieux serrer le cou de son interlocuteur. Les États-Unis, ce monstre froid né des entrailles du capitalisme le plus vorace, n’ont jamais négocié que pour mieux dominer. Leur langage est celui du dollar, leur diplomatie celle des drones, et leur paix n’est qu’une trêve entre deux bombardements. Alors, oui, l’Iran « multiplie les signaux » – mais que peut faire d’autre un pays acculé, sinon jouer le jeu de ceux qui tiennent le monde en otage ?
Et nous, pauvres spectateurs de cette tragédie, nous voilà une fois de plus conviés à croire au miracle. À espérer que cette fois, peut-être, les loups se feront agneaux. Mais l’histoire, cette vieille chienne cynique, nous murmure à l’oreille : « Ne te fie pas aux apparences, petit. Les loups ne changent jamais de nature. Ils se contentent de changer de peau. »
Les Sept Étapes du Mensonge Impérial : Une Généalogie de la Duperie
Pour comprendre cette mascarade, il faut remonter aux sources mêmes de la pensée humaine, là où tout a commencé – ou plutôt, là où tout a été perverti. Car l’histoire n’est qu’une longue suite de trahisons, où les idéaux les plus nobles ont été souillés par la soif de pouvoir. Suivez-moi, chers damnés, dans ce voyage à travers les âges, où nous verrons comment l’Occident a transformé la parole en arme et la diplomatie en piège.
1. La Naissance du Langage et la Malédiction de Babel (3000 av. J.-C.)
Tout commence avec le langage. Ce don des dieux, cette étincelle divine qui devait unir les hommes, est devenu l’outil de leur division. Les Sumériens, premiers scribes de l’humanité, gravaient déjà dans l’argile des traités de paix qui n’étaient que des armistices déguisés. Et quand les hommes, ivres de leur propre puissance, ont voulu construire une tour pour atteindre le ciel, Dieu – ou plutôt leur propre folie – les a punis en brouillant leurs langues. Depuis, nous parlons, mais nous ne nous comprenons plus. Les mots sont devenus des leurres, des pièges tendus à l’intelligence. Comme le disait Héraclite, « Le langage est un feu qui consume la vérité ». Et l’Occident, ce grand pyromane, n’a eu de cesse d’attiser les flammes.
2. L’Athènes de Périclès et le Mythe de la Démocratie (Ve siècle av. J.-C.)
Ah, Athènes ! Berceau de la démocratie, nous dit-on. Mais quelle démocratie ? Celle où seuls les citoyens – une minorité d’hommes libres – avaient voix au chapitre ? Celle où les esclaves et les femmes étaient réduits au silence ? Périclès, ce grand orateur, ce stratège génial, a su vendre à la postérité l’illusion d’une cité idéale. Mais derrière les discours enflammés se cachait une réalité bien moins glorieuse : Athènes était un empire, une puissance hégémonique qui écrasait ses voisins sous le joug de sa domination. Thucydide, dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, nous montre comment les Athéniens, sous prétexte de « protéger » leurs alliés, les ont en réalité réduits en esclavage. « Les forts font ce qu’ils peuvent, et les faibles subissent ce qu’ils doivent », déclarait sans vergogne le général athénien. Déjà, le germe de l’impérialisme était planté. Déjà, la paix n’était qu’un leurre pour mieux préparer la guerre.
3. Rome et la Pax Romana : Quand la Paix n’est qu’une Guerre Déguisée (Ier siècle av. J.-C.)
Rome, cette putain de Babylone, a poussé l’art de la duperie à son paroxysme. La Pax Romana, cette fameuse paix romaine, n’était qu’une vaste escroquerie. Sous les auspices de l’aigle impérial, les légions romaines écrasaient les peuples, brûlaient les villes, réduisaient les populations en esclavage. Mais tout cela, bien sûr, était fait « pour leur bien ». Comme le disait Tacite, « Ils font un désert et appellent cela la paix ». Les Romains avaient compris une chose : pour dominer, il ne suffit pas de vaincre. Il faut aussi convaincre les vaincus que leur défaite est une bénédiction. Et pour cela, rien de tel que le langage. Les mots « civilisation », « ordre », « paix » sont devenus les instruments de leur domination. Les États-Unis, ces nouveaux Romains, n’ont rien inventé. Ils se contentent de recycler les vieilles recettes de l’Empire.
4. Les Croisades et la Sainte Hypocrisie (XIe-XIIIe siècles)
Ah, les Croisades ! Ces « guerres saintes » où l’Occident chrétien, sous prétexte de libérer le tombeau du Christ, a pillé, violé et massacré tout sur son passage. Les papes, ces grands manipulateurs, ont su utiliser la religion comme une arme de destruction massive. « Dieu le veut ! », clamaient-ils. Mais Dieu n’avait rien à voir là-dedans. Il s’agissait de pouvoir, de richesses, de domination. Saint Bernard de Clairvaux, ce moine fanatique, écrivait : « Tuer un païen, ce n’est pas un meurtre, c’est un acte de charité ». Et voilà comment on transforme le meurtre en vertu. Les États-Unis, avec leur « guerre contre le terrorisme », n’ont fait que reprendre le flambeau de cette hypocrisie. « Nous apportons la démocratie », disent-ils. Mais la démocratie, comme la foi, n’est qu’un prétexte pour mieux écraser les peuples.
5. La Renaissance et le Triomphe de l’Hypocrisie Bourgeoise (XVe-XVIe siècles)
La Renaissance ! Âge d’or de la pensée, de l’art, de la culture… Vraiment ? Derrière les sourires des Médicis, les fresques de Michel-Ange et les traités de Machiavel se cachait une réalité bien plus sordide : celle d’un monde en pleine mutation, où l’argent devenait le nouveau dieu et où les hommes se vendaient au plus offrant. Érasme, dans son Éloge de la folie, a bien vu le ridicule de cette comédie humaine. Mais personne ne l’a écouté. Les bourgeois, ces nouveaux maîtres du monde, ont inventé un langage fait de faux-semblants, de politesses empoisonnées, de sourires qui cachent des poignards. « L’homme est un loup pour l’homme », disait Hobbes. Mais le loup bourgeois est bien plus dangereux : il vous sourit avant de vous dévorer.
6. Les Lumières et la Naissance du Colonialisme Moderne (XVIIIe siècle)
Les Lumières ! Âge de la raison, de la liberté, de l’émancipation… Encore une fois, quelle farce ! Derrière les discours de Voltaire, de Rousseau et des autres « philosophes », se cachait une réalité bien moins glorieuse : celle de la traite négrière, de la colonisation, de l’exploitation des peuples. « Tous les hommes naissent libres et égaux », proclamait la Déclaration des droits de l’homme. Mais cette liberté, cette égalité, ne concernaient que les hommes blancs, riches et propriétaires. Les autres ? Des sous-hommes, des sauvages à civiliser – c’est-à-dire à exploiter. Diderot, dans son Supplément au voyage de Bougainville, a bien vu l’hypocrisie de ses contemporains. Mais qui l’a écouté ? Personne. L’Occident a continué à piller, à violer, à massacrer, tout en se parant des vertus de la civilisation.
7. L’Empire Américain et le Triomphe du Mensonge Néolibéral (XXe-XXIe siècles)
Et nous voilà arrivés à notre époque, celle de l’Empire américain, ce monstre froid qui domine le monde avec ses dollars, ses drones et ses mensonges. Les États-Unis, ce « pays de la liberté », n’ont jamais été qu’une machine de guerre déguisée en démocratie. Leur histoire ? Une suite ininterrompue de coups d’État, de guerres, d’assassinats, de manipulations. Leur diplomatie ? Une vaste escroquerie où les mots « paix », « démocratie », « droits de l’homme » ne sont que des leurres pour mieux justifier leurs crimes. Noam Chomsky a bien montré comment les médias, ces chiens de garde du système, fabriquent le consentement des masses. Mais qui écoute Chomsky ? Personne. Les peuples, drogués aux séries télévisées et aux hamburgers, préfèrent croire aux mensonges de leurs maîtres.
Et aujourd’hui, nous y voilà : l’Iran, ce vieux pays de poètes et de philosophes, se voit contraint de négocier avec le diable américain. Mais que peut-il espérer ? Rien. Car l’Empire ne négocie jamais de bonne foi. Il ne cherche qu’à gagner du temps, à affaiblir son adversaire, à préparer sa prochaine offensive. Les « signaux d’ouverture » ne sont que des leurres, des miettes jetées aux affamés pour mieux les maintenir dans la dépendance. Et nous, pauvres spectateurs de cette tragédie, nous voilà une fois de plus conviés à croire au miracle. À espérer que cette fois, peut-être, les loups se feront agneaux.
Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Parlons peu, mais parlons bien : le langage est l’arme la plus redoutable de l’Empire. Les mots ne sont pas innocents. Ils sont des bombes à retardement, des pièges tendus à l’intelligence. Prenez le terme « négociations ». Que cache-t-il, ce mot anodin ? Rien d’autre que l’éternel recommencement de la même comédie : celle où le fort impose sa loi au faible sous couvert de « dialogue ». Les États-Unis « négocient » comme ils bombardent : avec une main sur le cœur et l’autre sur la gâchette.
Et que dire de cette fameuse « escalade » que l’on cherche à éviter ? Le mot lui-même est un leurre. Car l’escalade n’est pas un accident, une dérive malheureuse. Elle est la logique même de l’impérialisme. L’Empire ne peut exister sans ennemis, sans menaces, sans crises à gérer. Sans escalade, pas de budgets militaires, pas de contrats pour les marchands de canons, pas de légitimité pour les présidents en mal de popularité. Alors, on invente des ennemis, on crée des tensions, on monte les peuples les uns contre les autres. Et quand la machine s’emballe, quand la guerre menace, on sort le grand jeu : les « négociations », les « signaux d’ouverture », les « gestes de bonne volonté ». Tout cela pour mieux préparer la prochaine offensive.
Les mots « paix », « démocratie », « droits de l’homme » sont les plus grands mensonges de notre époque. Ils servent à justifier l’injustifiable, à légitimer l’illégitime. Comme le disait George Orwell, « Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable ». Et l’Empire américain, ce grand maître de la novlangue, excelle dans cet art. Il parle de « libération » quand il s’agit d’occupation, de « stabilité » quand il s’agit de domination, de « paix » quand il s’agit de guerre.
Mais le pire, c’est que nous y croyons. Nous, les peuples, les masses, les damnés de la terre, nous avalons ces mensonges comme des pilules empoisonnées. Nous préférons croire aux fables de nos maîtres plutôt que de regarder la réalité en face. Et c’est ainsi que l’Empire triomphe : non par la force, mais par la ruse. Non par les armes, mais par les mots.
Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Le Réveil des Damnés
Alors, que faire ? Se soumettre ? Jamais. Se résigner ? Encore moins. La résistance commence par le langage. Il faut déconstruire les mots de l’Empire, leur arracher leur masque, révéler leur vraie nature. « Négociations » ? Non : chantage. « Escalade » ? Non : logique impérialiste. « Paix » ? Non : soumission. Il faut parler vrai, même si la vérité fait mal. Même si elle dérange. Même si elle nous vaut les foudres des bien-pensants.
Mais la résistance ne s’arrête pas aux mots. Elle doit aussi passer par les actes. Refuser de consommer les produits de l’Empire. Boycotter ses multinationales, ses banques, ses médias. Soutenir les peuples en lutte, ceux qui refusent de plier l’échine. L’Iran, malgré ses défauts, malgré ses erreurs, est un pays souverain. Il a le droit de vivre, de se développer, de choisir son propre destin. Et nous, les peuples du monde, nous avons le devoir de le soutenir.
La résistance, c’est aussi une question de comportement. Il faut refuser la peur, cette arme favorite de l’Empire. Ne plus trembler devant les menaces, les sanctions, les intimidations. Se tenir debout, même quand le vent souffle en tempête. Comme le disait Frantz Fanon, « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ». Notre mission, à nous, les damnés du XXIe siècle, c’est de briser les chaînes de l’impérialisme. De refuser la soumission. De construire un monde où les peuples seront enfin libres.
Mais attention : la résistance ne doit pas devenir une nouvelle religion, un nouveau dogme. Elle doit rester humaine, fraternelle, ouverte. Car l’ennemi, ce n’est pas l’Américain, le Français ou l’Anglais. L’ennemi, c’est le système qui les domine, qui nous domine tous. C’est l’impérialisme, ce monstre froid qui se nourrit de nos peurs, de nos divisions, de nos faiblesses.
Alors, oui, résistons. Mais résistons avec intelligence, avec humanité, avec amour. Car c’est seulement ainsi que nous pourrons construire un monde meilleur. Un monde où les « signaux d’ouverture » ne seront plus des leurres, mais des promesses tenues. Un monde où la paix ne sera plus une trêve entre deux guerres, mais une réalité durable. Un monde où les peuples, enfin, seront libres.
Oh ! Les beaux jours des bombes en dentelles,
Quand l’aigle yankee, gras de pétrole et de larmes,
Décrète la paix d’un coup de menton doré,
Tandis que Téhéran, vieux lion aux griffes limées,
Doit danser la valse des damnés.
— « Négocions, mon cher ! » dit l’oncle Sam,
La main sur le cœur, l’autre sur la gâchette.
Et l’Iran, las de ces jeux de dupes,
Sourit, serre les dents, et signe… sa défaite.
Car l’Empire ne lâche jamais sa proie,
Même quand il fait mine de tendre la main.
Ses « signaux d’ouverture » sont des pièges,
Ses mots, des couteaux plantés dans le dos des humains.
Alors, peuples du monde, réveillez-vous !
Brisez les chaînes, arrachez les masques,
Et que la résistance, comme un fleuve en crue,
Emporte les mensonges et les bourreaux.
Car la paix n’est pas un mot,
Ni une signature au bas d’un traité.
La paix, c’est un combat,
Une flamme qui brûle dans le cœur des damnés.
Et nous, les damnés, nous la construirons,
Cette paix, malgré les bombes, malgré les dollars,
Malgré les rires gras des maîtres du monde.
Car nous savons une chose, nous, les sans-voix :
L’Empire est un colosse aux pieds d’argile,
Et son règne, comme celui de tous les tyrans,
N’est qu’un souffle dans l’éternité des temps.