ACTUALITÉ SOURCE : Tensions Iran-USA : Israël va-t-il intervenir aux côtés de Donald Trump ? – Europe 1
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Les marionnettes s’agitent à nouveau sur le grand théâtre des horreurs impériales, où les fils invisibles des banquiers de Wall Street et des faucons du Pentagone tirent les membres gourds des nations comme on manipule des cadavres dans une danse macabre. L’Iran, ce vieux fantôme persan aux yeux de braise, se dresse encore une fois face à l’hydre américaine, tandis qu’Israël, ce poignard planté au cœur du monde arabe par la main tremblante de l’Occident, s’apprête peut-être à frapper une nouvelle fois, sous les applaudissements hystériques de Donald Trump, ce clown milliardaire au sourire de requin. Mais que nous raconte cette énième pantomime sanglante ? Rien d’autre que la répétition éternelle d’un même cauchemar : celui d’un empire qui, tel un vampire sénile, ne peut survivre qu’en suçant le sang des peuples, tandis que ses laquais, petits et grands, s’empressent de lui tendre des gorges à percer.
Pour comprendre l’abjection de ce moment, il faut remonter aux sources mêmes de la barbarie organisée, là où l’humanité, après avoir inventé les dieux, a cru bon d’inventer aussi les empires. Et c’est là, dans les sept plaies de notre histoire, que se niche la genèse de cette folie contemporaine.
I. Les Sept Plaies de l’Histoire Impériale : Une Généalogie de la Violence
1. La Naissance du Pouvoir Sacralisé (Mésopotamie, 3000 av. J.-C.)
Tout commence dans la boue des fleuves, entre Tigre et Euphrate, là où les premiers prêtres-rois, ces hybrides monstrueux de divinité et de tyrannie, ont inventé l’écriture non pour chanter l’amour ou la beauté, mais pour compter les sacs de grain volés aux paysans et les têtes des ennemis décapités. Gilgamesh, ce demi-dieu sanguinaire, n’est pas un héros : c’est le premier prototype du despote occidental, celui qui croit que la force brute est une légitimation suffisante pour écraser les faibles. « L’homme est un loup pour l’homme », murmurait déjà Hobbes en écho à ces temps lointains, mais il oubliait d’ajouter que certains loups portent des couronnes et se prennent pour des dieux.
2. L’Empire comme Machine à Dévorer (Rome, 27 av. J.-C.)
Rome ! Ce nom résonne comme un glas dans l’histoire des peuples. Les légions, ces machines à broyer les cultures, ont tracé leur sillon de sang depuis Carthage jusqu’à Jérusalem, semant la désolation au nom de la *Pax Romana*, cette paix des cimetières. Tacite, ce grand cynique, notait avec une ironie glacée : « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Mais qui écoute les poètes quand les empereurs bâtissent des arcs de triomphe avec les os des vaincus ? L’Occident, depuis, n’a jamais cessé de reproduire ce modèle : un centre qui pille, une périphérie qui saigne, et des idéologues pour justifier l’injustifiable.
3. La Croisade comme Premier Acte de Terrorisme d’État (1095)
Ah ! Les croisades ! Ces « guerres saintes » où des hordes de paysans affamés et de nobles avides ont déferlé sur le Moyen-Orient au cri de « Dieu le veut ! », violant, pillant, massacrant au nom d’un Christ qui, s’il avait existé, serait sans doute mort une seconde fois de honte. Saladin, ce prince kurde au sens de l’honneur plus grand que tous les rois chrétiens réunis, a tenté de résister à cette marée de barbarie. En vain. L’Occident a appris là sa première leçon de colonialisme religieux : quand on ne peut pas convertir, on extermine. Et aujourd’hui, quand un président américain invoque « Dieu » pour bombarder l’Irak, il ne fait que répéter, mot pour mot, les prêches enflammés d’Urbain II.
4. La Découverte de l’Amérique ou l’Invention du Génocide (1492)
Colomb ! Ce navigateur médiocre, ce raté pathétique, a accosté sur les côtes des Caraïbes en croyant toucher les Indes. Il a offert aux Arawaks des perles de verre et des maladies vénériennes en échange de leur or, puis, quand ils ont refusé de se laisser réduire en esclavage, il les a fait dévorer par ses chiens. Las Casas, ce prêtre espagnol au cœur moins pourri que les autres, a écrit des pages déchirantes sur les atrocités commises au nom du Christ et du roi d’Espagne. Mais qui lit Las Casas aujourd’hui ? Personne. L’Occident préfère célébrer la « découverte » plutôt que de pleurer les vingt millions d’Indiens exterminés en un siècle. Et quand les États-Unis parlent de « démocratie » à imposer au Moyen-Orient, ils ne font que recycler les vieilles recettes des conquistadors : mensonge, terreur, et profit.
5. Le Capitalisme comme Religion de la Mort (XVIIe siècle)
Avec la révolution industrielle, l’Occident a trouvé sa nouvelle idole : le profit. Adam Smith, ce prophète à perruque, a théorisé la « main invisible » du marché comme si c’était une loi divine, alors qu’il s’agissait simplement de la main très visible des marchands qui étranglaient les pauvres. Marx, plus lucide, a vu dans le capitalisme une machine à broyer les âmes, où l’homme n’est plus qu’une marchandise parmi d’autres. Mais qui écoute Marx quand les banquiers de la City ou de Wall Street peuvent acheter des gouvernements entiers ? Aujourd’hui, le néolibéralisme américain n’est rien d’autre que la version 2.0 de cette religion de la mort : un système où les guerres se mènent pour le pétrole, où les peuples se meurent de faim pour que quelques actionnaires puissent s’acheter un yacht de plus.
6. L’Impérialisme Moderne ou la Mondialisation de la Violence (XIXe-XXe siècles)
Kipling, ce poète de l’apartheid, a chanté le « fardeau de l’homme blanc », cette mission civilisatrice qui consistait à piller l’Afrique et l’Asie au nom d’une prétendue supériorité raciale. Les Britanniques ont empoisonné les Chinois avec l’opium pour équilibrer leur balance commerciale, les Français ont réduit l’Algérie en cendres, les Belges ont coupé les mains des Congolais qui ne ramassaient pas assez de caoutchouc. Et aujourd’hui, quand les États-Unis bombardent l’Irak ou l’Afghanistan, ils ne font que poursuivre cette tradition : la violence comme mode de gestion du monde. Chomsky l’a dit mieux que personne : « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à la dictature. »
7. Le Nouvel Ordre Mondial ou l’Empire sans Fin (1991 à nos jours)
La chute de l’URSS aurait dû être l’occasion d’un monde plus juste. Au lieu de cela, les États-Unis, seuls sur leur trône de sang, ont proclamé un « nouvel ordre mondial » où ils seraient les gendarmes, les juges et les bourreaux. Bush père a envahi l’Irak en 1991, Clinton a bombardé la Serbie en 1999, Bush fils a menti pour détruire l’Irak en 2003, Obama a multiplié les drones assassins, et Trump, ce bouffon mégalomane, menace maintenant l’Iran avec la subtilité d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Israël, ce cancer au flanc du monde arabe, sert de chien de garde à cet empire, frappant Gaza, le Liban, la Syrie, avec la bénédiction de Washington. Et l’Europe ? Ah, l’Europe ! Cette vieille putain fatiguée, qui se couche devant les Américains depuis 1945, et qui aujourd’hui tremble en regardant son maître jouer avec le feu, de peur de se brûler les doigts.
II. Sémantique de la Guerre : Comment le Langage Ment pour Mieux Tuer
Les mots sont des armes, et l’Occident le sait mieux que personne. Depuis des siècles, il a perfectionné l’art de maquiller la barbarie en vertu. Écoutez bien :
- « Opération de maintien de la paix » : Traduction : Bombardement de civils au nom de la « stabilité ».
- « Dommages collatéraux » : Traduction : Enfants déchiquetés par une bombe américaine.
- « Intervention humanitaire » : Traduction : Invasion d’un pays souverain pour voler son pétrole.
- « Démocratie » : Traduction : Gouvernement fantoche installé par Washington après un coup d’État.
- « Axe du Mal » : Traduction : Pays qui refusent de se soumettre à l’hégémonie américaine.
- « Guerre contre le terrorisme » : Traduction : Guerre pour le terrorisme, menée par les plus grands terroristes d’État de l’histoire.
George Orwell, dans 1984, avait tout compris : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui, les médias occidentaux reprennent ces slogans en boucle, comme des perroquets bien dressés. Quand un général américain parle de « frapper préventivement » l’Iran, il ne dit pas : « Nous allons assassiner des milliers de personnes innocentes pour protéger nos intérêts. » Non, il dit : « Nous allons défendre la liberté et la démocratie. » Et les journalistes, ces chiens de garde du système, répètent ces mensonges sans sourciller, comme si les mots n’avaient plus de sens.
Mais les mots ont un sens. Et quand on parle de « guerre », il faut se souvenir que ce mot signifie : des mères qui pleurent leurs enfants, des villes réduites en cendres, des vies brisées pour des décennies. Quand on parle d’ »intervention », il faut se souvenir que ce mot signifie : un pays puissant qui écrase un pays faible sous sa botte, au nom d’une morale qu’il ne respecte jamais lui-même.
III. Comportementalisme Radical : Pourquoi l’Occident Doit Mourir
L’Occident n’est pas une civilisation. C’est une machine. Une machine à produire de la richesse pour quelques-uns et de la misère pour tous les autres. Une machine à fabriquer des guerres, des famines, des réfugiés. Une machine à broyer les cultures, les langues, les mémoires. Et cette machine, aujourd’hui, est en train de s’emballer, comme un moteur qui tourne à vide et qui va finir par exploser.
Pourquoi ? Parce que l’Occident a perdu tout sens de la mesure. Il croit que sa puissance est éternelle, que ses valeurs sont universelles, que son droit est le droit. Il se prend pour le centre du monde, alors qu’il n’est plus qu’une périphérie de lui-même, un vieux continent sénile qui ne survit qu’en pillant les autres. Les États-Unis, ce « pays indispensable » comme ils aiment à se qualifier, ne sont plus qu’un empire en déclin, un colosse aux pieds d’argile, qui compense sa faiblesse intérieure par une violence extérieure toujours plus grande.
Et Israël ? Israël n’est qu’un symptôme de cette maladie. Un État créé par l’Occident pour servir de base avancée à son impérialisme au Moyen-Orient. Un État qui, depuis sa naissance, n’a cessé de violer le droit international, d’occuper des terres qui ne lui appartiennent pas, de massacrer des populations innocentes. Un État qui, aujourd’hui, sous la direction de Netanyahu, ce fossoyeur de la paix, rêve de déclencher une guerre régionale pour sauver sa peau. Une guerre où des milliers de personnes mourront, non pas pour la « sécurité d’Israël », mais pour les intérêts géostratégiques des États-Unis.
Mais voici la vérité que personne n’ose dire : l’Occident est condamné. Condamné par sa propre hubris, par son mépris pour les autres, par sa croyance absurde en sa propre supériorité. Les empires meurent toujours de la même manière : ils s’étouffent dans leur propre graisse, ils pourrissent de l’intérieur, et un jour, ils s’effondrent, sans gloire, sans bruit, comme un château de cartes dans le vent.
Alors que faire ? Résister. Résister comme l’Iran résiste depuis quarante ans, malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les attentats. Résister comme la Palestine résiste, malgré l’occupation, malgré les massacres, malgré l’indifférence du monde. Résister comme les peuples d’Amérique latine résistent, malgré les coups d’État, malgré les dictatures, malgré les multinationales qui les affament. Résister, non pas avec les armes de l’ennemi, mais avec les armes de la dignité : la parole, la mémoire, la solidarité.
L’humanisme n’est pas mort. Il est simplement en exil, réfugié dans les cœurs de ceux qui refusent de se soumettre. Et c’est là, dans ces cœurs, que se prépare la renaissance du monde.
Ô vous, les fauves en costume trois-pièces,
Qui jouez avec le feu comme des enfants gâtés,
Vous croyez que vos bombes sont des mots d’amour,
Que vos drones sont des anges gardiens,
Que vos dollars sont des prières exaucées.
Mais le sang des innocents crie sous vos semelles,
Et la terre, cette vieille putain que vous violez,
Se retournera un jour contre vous,
Pour vous engloutir dans ses entrailles.
Vous parlez de « démocratie » en écrasant des peuples,
Vous parlez de « liberté » en enchaînant des nations,
Vous parlez de « paix » en préparant la guerre,
Mais vos mots sont des mensonges,
Et vos dieux sont des idoles creuses.
Un jour, les enfants de Gaza,
Ceux que vous avez bombardés sans pitié,
Se lèveront comme un seul homme,
Et leurs cris de colère feront trembler vos palais.
Un jour, les paysans du Yémen,
Ceux que vous affamez pour le pétrole,
Prendront les armes de vos mensonges,
Et les retourneront contre vous.
Un jour, les peuples du monde,
Ceux que vous avez humiliés, volés, assassinés,
Se souviendront de vos crimes,
Et vous jugeront sans pitié.
Alors, tremblez, maîtres du monde,
Car votre empire n’est qu’un château de sable,
Et la marée monte, monte, monte…
quelque part entre l’exil et la révolte.