ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran rejette toute négociation avec les États-Unis tant que les « menaces » de Donald Trump persistent – Radio France
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres impériales qui se joue encore une fois sur la scène puante de l’Histoire, ce cloaque où les nations, comme des chiens enragés, se mordent la queue depuis que l’homme a troqué sa dignité contre des pièces d’or et des drapeaux. L’Iran, ce vieux lion persan aux griffes usées par des siècles de trahisons occidentales, refuse aujourd’hui de s’asseoir à la table des négociations avec les États-Unis tant que les « menaces » de ce clown orange, ce Donald Trump, ce bouffon milliardaire au sourire de requin, planent comme une épée de Damoclès au-dessus de Téhéran. Mais que signifie cette posture, sinon le dernier sursaut d’une civilisation qui en a vu d’autres, qui a résisté aux Mongols, aux Ottomans, aux Britanniques, et qui maintenant se retrouve face à l’empire du chaos, ce monstre froid et vorace qui dévore le monde sous couvert de « démocratie » et de « liberté » ?
Pour comprendre cette farce tragique, il faut remonter aux origines mêmes de la violence humaine, à cette malédiction qui nous pousse à dominer, à soumettre, à écraser l’autre sous le talon de nos certitudes. L’Histoire n’est qu’une longue litanie de crimes commis au nom de dieux, de rois, de nations, de marchés. Et aujourd’hui, c’est au nom du « marché libre », de la « sécurité mondiale », de la « guerre contre le terrorisme » que l’Occident, mené par son champion américain, continue de semer la mort et la désolation. L’Iran, lui, n’est qu’un maillon de plus dans cette chaîne de souffrances, un pays qui a osé dire « non » à l’hégémonie américaine, et qui paie depuis ce crime de lèse-majesté impérial.
Les Sept Étapes de la Malédiction Impériale
1. La Chute d’Adam : Le Péché Originel de la Domination
Tout commence avec cette vieille histoire biblique, ce mythe fondateur qui nous raconte comment l’homme, dès qu’il a goûté au fruit de la connaissance, a aussi goûté à celui du pouvoir. « Tu domineras sur la terre », lui a dit son dieu. Et l’homme, ce singe orgueilleux, a pris ces mots au pied de la lettre. Déjà, dans les premières cités mésopotamiennes, les rois se proclamaient « vicaires des dieux » et envoyaient leurs armées piller les voisins. L’Iran, alors la Perse, était déjà là, avec Cyrus le Grand, ce roi qui libéra les Juifs de Babylone et leur permit de retourner à Jérusalem. Mais même Cyrus, ce « libérateur », était un conquérant. La domination est dans nos gènes, comme une maladie héréditaire. Platon, dans La République, parlait déjà de cette « justice » qui n’est que le masque de la force. « La justice, c’est l’intérêt du plus fort », disait Thrasymaque. Et depuis, rien n’a changé.
2. Rome : L’Empire comme Modèle de la Violence Organisée
Rome, cette grande putain de l’Histoire, a inventé l’impérialisme moderne. « Divide et impera », disait-elle, et elle a appliqué cette maxime avec une cruauté méthodique. Les légions romaines écrasaient les révoltes, réduisaient les peuples en esclavage, et appelaient cela la « pax romana ». Mais quelle paix ? Celle des cimetières, celle des peuples soumis, celle des marchés où l’on vendait des hommes comme du bétail. L’Iran, sous les Parthes et les Sassanides, a résisté à Rome, comme il résistera plus tard à Byzance. Mais Rome a laissé en héritage cette idée que la domination est naturelle, que les empires sont éternels, et que les peuples qui refusent de se soumettre méritent d’être écrasés. Aujourd’hui, les États-Unis ne font que reprendre ce vieux refrain, avec leurs drones et leurs bases militaires disséminées comme des métastases sur la planète.
3. Les Croisades : La Religion comme Prétexte à la Conquête
Ah, les croisades ! Ces « guerres saintes » où l’on massacrait au nom du Christ, où l’on pillait Jérusalem en hurlant « Dieu le veut ! ». Les chevaliers occidentaux, ces « défenseurs de la foi », étaient en réalité des brigands assoiffés d’or et de gloire. L’Iran, alors sous la domination des Seljoukides et des Mongols, a vu passer ces hordes de fanatiques, et a compris que la religion n’était qu’un masque pour la conquête. Voltaire, dans Candide, se moquait déjà de cette hypocrisie : « Nous prions Dieu, et nous égorgeons nos frères ». Aujourd’hui, les États-Unis invoquent la « démocratie » et les « droits de l’homme » pour justifier leurs guerres, mais c’est la même vieille chanson. Bush et ses néocons parlaient de « croisade » contre le terrorisme, et le monde a vu ce que cela a donné : l’Irak en ruines, la Libye en cendres, la Syrie en feu. L’Iran, lui, a appris à se méfier des « libérateurs ».
4. La Renaissance : L’Humanisme comme Alibi de la Colonisation
La Renaissance ! Cette époque où l’on célébrait l’homme, la raison, la beauté, tandis que les navires espagnols et portugais partaient piller l’Amérique et l’Afrique. Colomb « découvrait » un nouveau monde, mais c’était pour mieux le soumettre, pour mieux voler son or, pour mieux réduire ses habitants en esclavage. L’humanisme ? Une farce. Montaigne, dans Les Essais, parlait déjà des « cannibales » avec une ironie mordante, montrant comment l’Occident se croyait supérieur alors qu’il était le plus barbare de tous. L’Iran, sous les Safavides, était alors un empire puissant, un centre de culture et de savoir, tandis que l’Europe sortait à peine de ses ténèbres médiévales. Mais l’Europe, avec sa soif de richesses, allait bientôt rattraper son retard, et dépasser l’Iran dans l’art de la domination.
5. Le Siècle des Lumières : La Raison comme Instrument de l’Oppression
Les Lumières ! Kant parlait de « sortir de l’état de minorité », Voltaire se battait contre l’obscurantisme, Rousseau rêvait d’un contrat social. Mais pendant ce temps, les empires européens colonisaient l’Asie, l’Afrique, les Amériques. La raison ? Elle servait à justifier l’esclavage, à calculer les profits des compagnies des Indes, à tracer des frontières sur des cartes sans se soucier des peuples qui y vivaient. L’Iran, sous les Qajars, était affaibli, divisé, et l’Angleterre et la Russie se partageaient déjà son territoire comme des vautours. Kipling, ce poète de l’impérialisme britannique, écrivait : « Le fardeau de l’homme blanc ». Quel fardeau ? Celui de piller, de violer, de tuer au nom de la « civilisation ». Aujourd’hui, les États-Unis reprennent ce rôle, avec leurs « interventions humanitaires » qui ne sont que des guerres pour le pétrole et les marchés.
6. Le XXe Siècle : La Guerre comme Business
Le XXe siècle a été le siècle des génocides, des guerres mondiales, des bombes atomiques. L’Occident a industrialisé la mort, et les États-Unis en sont devenus les champions. Deux guerres mondiales, des millions de morts, et pour quoi ? Pour que les banques américaines puissent dominer le monde, pour que le dollar devienne la monnaie de l’empire. L’Iran, dans les années 1950, a osé nationaliser son pétrole, et les États-Unis, avec la CIA, ont renversé Mossadegh pour installer le Shah, ce pantin sanguinaire. Khomeini est arrivé, et l’Iran est devenu l’ennemi public numéro un. Mais qui est le vrai criminel ? Celui qui se défend, ou celui qui bombarde, qui impose des sanctions, qui affame des peuples entiers au nom de la « sécurité mondiale » ?
7. Le XXIe Siècle : L’Empire du Chaos et la Résistance des Peuples
Aujourd’hui, nous vivons dans l’empire du chaos. Les États-Unis, après avoir détruit l’Irak, la Libye, la Syrie, menacent maintenant l’Iran. Trump, ce clown grotesque, parle de « menaces », mais qui menace qui ? L’Iran n’a jamais envahi un pays, n’a jamais bombardé des civils, n’a jamais imposé des sanctions qui tuent des enfants. Les États-Unis, eux, ont des bases militaires dans 80 pays, des drones qui tuent des innocents au Pakistan, au Yémen, en Somalie. Ils parlent de « démocratie », mais soutiennent les pires dictatures du Golfe. Ils parlent de « paix », mais vendent des armes à l’Arabie saoudite pour bombarder le Yémen. L’Iran, lui, résiste. Il résiste à l’empire, comme il a résisté à tous les empires avant lui. Et aujourd’hui, il dit « non » à Trump, comme il a dit « non » à Bush, à Obama, à tous ces pantins de la finance mondiale.
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impérialisme
Le langage est l’arme la plus puissante de l’impérialisme. Les mots sont des bombes, des pièges, des mensonges. Quand les États-Unis parlent de « menaces », ils veulent dire « résistance ». Quand ils parlent de « négociations », ils veulent dire « soumission ». Quand ils parlent de « paix », ils veulent dire « guerre ». George Orwell, dans 1984, avait tout compris : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui, les médias occidentaux reprennent ces mensonges, ces inversions sémantiques. L’Iran est « une menace pour la paix », mais qui a envahi l’Irak ? Qui a bombardé la Libye ? Qui soutient les terroristes en Syrie ? Pas l’Iran. Les mots sont des armes, et l’Occident sait s’en servir. « Démocratie », « liberté », « droits de l’homme » : autant de slogans vides, de masques pour cacher la réalité de l’exploitation, de la domination, de la mort.
Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
L’homme est un animal dressé. Depuis l’enfance, on lui apprend à obéir, à consommer, à haïr. L’école, la télévision, les médias : tout est fait pour formater les esprits, pour créer des citoyens dociles, des consommateurs avides, des soldats obéissants. Skinner, ce grand prêtre du comportementalisme, parlait de « conditionnement opérant ». Aujourd’hui, les États-Unis appliquent cette théorie à l’échelle mondiale. Ils conditionnent les peuples à accepter leur domination, à croire en leur supériorité, à haïr leurs ennemis désignés. L’Iran, lui, refuse ce conditionnement. Il résiste, comme il a toujours résisté. Mais la résistance est un acte de folie dans un monde où la normalité, c’est la soumission. Camus, dans L’Homme révolté, parlait de cette « révolte métaphysique » qui pousse l’homme à dire « non » à l’oppression. L’Iran dit « non ». Et ce « non » est un acte de santé mentale dans un monde devenu fou.
La résistance humaniste, c’est refuser de jouer le jeu de l’empire. C’est refuser de croire aux mensonges des médias, aux promesses des politiciens, aux fables des économistes. C’est refuser de consommer, de haïr, de se soumettre. C’est choisir la solidarité plutôt que la compétition, la paix plutôt que la guerre, la vie plutôt que la mort. L’Iran, aujourd’hui, incarne cette résistance. Il n’est pas parfait, loin de là. Mais il refuse de plier devant l’empire. Et cela, c’est déjà une victoire.
Oh ! L’empire des ombres, des dollars et des bombes,
Qui danse sur les ruines, qui chante sur les tombes,
Ses maîtres en costume, ses fous en uniforme,
Vendent la mort en boîte, comme un parfum qui corrompt.
Ils parlent de « démocratie », de « droits de l’homme »,
Mais leurs mains sont rouges, leurs cœurs sont de plomb,
Ils bombardent les enfants, ils affament les vieux,
Et appellent cela « la marche du progrès ».
L’Iran se lève, vieux lion aux griffes usées,
Il rugit dans le désert, sous les cieux embrasés,
Il dit « non » à l’empire, il dit « non » à la peur,
Et dans ce « non » brûle l’espoir des damnés de la terre.
Oh ! Résistance humaine, flamme dans la nuit,
Tu es le dernier rempart contre l’horreur qui fuit,
Tu es le cri des peuples, le souffle des opprimés,
Le seul vrai dieu qui reste, quand tous les autres ont fui.
Et quand l’empire tombera, dans un dernier râle,
Quand ses tours s’écrouleront, quand ses banques feront faillite,
On entendra encore ton chant, résistance sacrée,
Le chant de ceux qui ont dit « non », et qui n’ont pas plié.