L’Iran espère « sérieux » et « responsabilité » de la part des États-Unis aux pourparlers à Oman – TF1 Info







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Illusion du Dialogue dans l’Ombre des Empires


ACTUALITÉ SOURCE : L’Iran espère « sérieux » et « responsabilité » de la part des États-Unis aux pourparlers à Oman – TF1 Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des nations, ce carnaval des hypocrisies où l’on joue à se faire peur avec des mots en sucre glace sur des gâteaux empoisonnés. L’Iran, ce vieux sphinx aux yeux de braise, murmure son espoir de « sérieux » et de « responsabilité » à l’adresse de l’Oncle Sam, ce colosse aux pieds d’argile recouverts de billets verts. Oman, ce petit sultanat discret, sert de décor à cette comédie des apparences où chacun sait pertinemment que les dés sont pipés depuis 1953, depuis Mossadegh et son thé renversé sur le tapis persan par les sbires de la CIA. Mais continuons, continuons ce bal des faux-semblants, car c’est ainsi que le monde tourne depuis que Prométhée a volé le feu aux dieux pour le donner à ces singes arrogants que nous sommes.

I. Les Sept Hémorragies de l’Histoire : Quand le Sang Écrit les Règles du Jeu

Plongeons, voulez-vous, dans les sept plaies de notre humanité malade, ces moments où l’histoire a basculé dans le cynisme organisé, où la paix n’a été qu’un mot creux entre deux carnages, où l’impérialisme a toujours trouvé de nouveaux habits pour cacher sa nudité obscène.

1. La Chute de Babylone (539 av. J.-C.) : Le Premier Empire et ses Miroirs Brisés

Cyrus le Grand entre dans Babylone comme un libérateur, et déjà le piège se referme. Les empires naissent dans le sang et meurent dans l’oubli, mais toujours ils laissent derrière eux des peuples brisés, des cultures violées. Hérodote, ce vieux commère de l’histoire, nous raconte comment Cyrus fit couler le sang des Lydiens pour mieux leur voler leur or. « La guerre est la mère de toutes choses », murmurait Héraclite dans son coin, et déjà l’Occident naissant léchait les bottes du premier impérialiste de l’histoire. L’Iran d’aujourd’hui se souvient de Cyrus, mais se souvient aussi des Britanniques et de leur Anglo-Persian Oil Company, cette sangsue qui suça le pays jusqu’à la moelle.

2. La Croisade des Marchands (1492) : Colomb et le Viol des Amériques

1492, l’année où l’Europe découvrit qu’elle pouvait mentir à l’échelle planétaire. Colomb, ce petit marin ambitieux, débarque sur des terres qui ne lui appartiennent pas et plante le drapeau de la Castille comme on enfonce un couteau dans le ventre d’un homme endormi. Las Casas, ce moine repentant, nous décrit les Indiens empalés, les enfants jetés aux chiens, les villages entiers réduits en cendres. « Dieu le veut ! », criaient les croisés. « L’or le veut ! », chuchotaient les banquiers génois. Et déjà le capitalisme naissant léchait ses babines devant les montagnes d’argent du Potosí. L’Iran, lui, n’a jamais oublié le coup d’État de 1953, cette petite croisade moderne où la CIA et le MI6 jouèrent aux échecs avec des vies humaines.

3. Le Traité de Westphalie (1648) : La Naissance du Cynisme Organisé

1648, l’année où l’Europe inventa la realpolitik, ce joli mot pour désigner le viol organisé des petits par les grands. Grotius, ce juriste hollandais, théorisa le droit international comme on théorise une prison : avec des barreaux dorés et des gardiens en perruque. « Cujus regio, ejus religio », murmuraient les princes allemands en se partageant les dépouilles de la guerre de Trente Ans. Et déjà l’Occident apprenait à justifier l’injustifiable, à habiller la rapine en diplomatie, à transformer le sang en encre. L’Iran, aujourd’hui, regarde ces pourparlers à Oman et se souvient de 1919, quand les Britanniques et les Soviétiques se partagèrent son pays comme des chiens se partagent un os.

4. La Révolution Industrielle (1760-1840) : Le Capitalisme et ses Chaînes Invisibles

Voici venu le temps des usines et des enfants aux doigts coupés, le temps où Adam Smith écrivait « La Richesse des Nations » tandis que les ouvriers de Manchester crevaient de faim. Marx, ce prophète maudit, nous décrit comment le capitalisme naissant suça le sang des prolétaires comme un vampire assoiffé. « La propriété, c’est le vol ! », criait Proudhon, et déjà les banquiers de Londres et de New York léchaient leurs babines devant les montagnes de coton teinté du sang des esclaves. L’Iran, lui, se souvient de 1908, quand les Britanniques découvrirent du pétrole à Masjed Soleiman et transformèrent le pays en une pompe à essence géante pour leur Empire.

5. La Conférence de Berlin (1884-1885) : Le Partage du Gâteau Africain

1884, l’année où l’Europe se réunit autour d’une table pour se partager l’Afrique comme un gâteau d’anniversaire. Bismarck, ce vieux renard prussien, présidait la curée tandis que Léopold II, ce roi fou, se taillait un royaume personnel au Congo, où les mains coupées étaient la monnaie courante. Conrad, ce marin devenu écrivain, nous décrit dans « Au Cœur des Ténèbres » comment l’Occident transforma l’Afrique en un enfer sur terre. « Exterminez toutes ces brutes ! », murmurait Kurtz dans son délire, et déjà l’impérialisme montrait son vrai visage. L’Iran, aujourd’hui, regarde ces pourparlers à Oman et se souvient de 1941, quand les Britanniques et les Soviétiques envahirent son pays pour mieux contrôler le pétrole.

6. Bretton Woods (1944) : Le Dollar et son Règne de Papier

1944, l’année où les États-Unis imposèrent leur loi au monde en créant le FMI et la Banque mondiale, ces deux vautours qui tournent depuis au-dessus des pays pauvres. Keynes, ce génie trahi, tenta de résister, mais les Américains avaient déjà sorti leur arme ultime : le dollar, cette monnaie de singe qui règne sur le monde depuis comme un roi fou sur son trône d’or. « Le dollar est notre monnaie, mais c’est votre problème », murmura un jour John Connally, ce secrétaire au Trésor américain, et déjà le néolibéralisme montrait son vrai visage. L’Iran, lui, se souvient de 1979, quand les États-Unis gelèrent ses avoirs et transformèrent le pays en paria économique.

7. La Chute du Mur de Berlin (1989) : Le Triomphe du Mensonge Global

1989, l’année où l’Occident célébra sa victoire comme un ivrogne qui vient de gagner une partie de poker truquée. Fukuyama, ce petit professeur ambitieux, annonça « la fin de l’histoire », et déjà les néoconservateurs américains léchaient leurs babines devant les dépouilles de l’URSS. « La démocratie libérale a triomphé ! », criaient les médias occidentaux, tandis que les bombes pleuvaient sur l’Irak et que les banquiers de Wall Street transformaient le monde en un casino géant. L’Iran, aujourd’hui, regarde ces pourparlers à Oman et se souvient de 2003, quand les États-Unis inventèrent des armes de destruction massive pour mieux justifier leur invasion de l’Irak.

II. L’Alchimie des Mots : Quand le Langage Devient une Arme de Destruction Massive

Ah ! Les mots, ces petits soldats de plomb que l’Occident manipule avec tant de dextérité. « Sérieux », « responsabilité », « dialogue », « paix » : voici les termes que l’Iran ose utiliser face à l’Oncle Sam, comme un enfant qui demanderait justice à un loup affamé. Mais analysons, voulez-vous, cette sémantique de la duperie, cette grammaire du mensonge organisé.

Le mot « sérieux » : dans la bouche des Américains, ce terme signifie « obéissance ». Quand les États-Unis parlent de « sérieux », ils veulent dire « soumission ». Souvenez-vous de 1953, quand Mossadegh fut renversé pour avoir osé nationaliser le pétrole iranien. « Ce n’était pas sérieux », murmurèrent les diplomates américains en sirotant leur whisky. « Ce n’était pas responsable. »

Le mot « responsabilité » : ah ! Ce terme est un chef-d’œuvre de cynisme. Dans le dictionnaire impérialiste, « responsabilité » signifie « accepter les règles du jeu truqué ». Quand les États-Unis parlent de « responsabilité », ils veulent dire « ne pas résister à notre hégémonie ». Souvenez-vous de l’Irak, de la Libye, de la Syrie : ces pays qui furent bombardés au nom de la « responsabilité ».

Le mot « dialogue » : ce terme est le plus beau de tous, car il cache la violence derrière un voile de civilité. « Dialoguons », disent les Américains, tandis que leurs drones tournent au-dessus de Téhéran. « Parlons », murmurent les diplomates, tandis que leurs banquiers étranglent l’économie iranienne. Le dialogue, voyez-vous, est une danse macabre où l’un mène et l’autre suit, où l’un parle et l’autre écoute, où l’un impose et l’autre obéit.

Et puis il y a ces mots qui n’existent pas, ces termes absents du vocabulaire impérialiste : « réparation », « excuses », « justice ». Ces mots-là sont tabous, car ils remettraient en cause toute la structure du pouvoir occidental. Comment demander des excuses à un pays qui se croit au-dessus des lois ? Comment exiger des réparations d’un empire qui se considère comme le centre du monde ?

III. Le Comportementalisme Radical : Comment l’Occident Fabrique des Esclaves Consentants

Observez, voulez-vous, ce ballet macabre où l’Occident joue le rôle du marionnettiste et le reste du monde celui des pantins. Voici le grand théâtre du comportementalisme impérialiste, où chaque geste, chaque parole, chaque pensée est calculée pour maintenir l’ordre établi.

1. La Stratégie de la Carotte et du Bâton

Les États-Unis excellent dans cet art ancestral : promettre des récompenses pour mieux préparer les punitions. « Si vous êtes sages, nous vous donnerons des miettes de notre gâteau », murmurent les diplomates américains à leurs interlocuteurs iraniens. Et déjà les sanctions pleuvent, les menaces s’accumulent, les drones tournent. L’Iran, comme tant d’autres pays avant lui, est pris dans cette nasse où la carotte pourrit avant même d’être croquée.

2. La Technique du Diviser pour Mieux Régner

Ah ! Cette vieille recette romaine, toujours aussi efficace. Les États-Unis excellent dans l’art de monter les peuples les uns contre les autres, de transformer les voisins en ennemis, les frères en rivaux. Souvenez-vous de l’Irak et de l’Iran, ces deux pays que les Américains poussèrent à s’entretuer pendant huit ans. Souvenez-vous de la Syrie, de la Libye, de ces pays déchirés par des guerres civiles savamment entretenues. Diviser pour mieux régner : telle est la devise de l’impérialisme, ce vieux vampire qui se nourrit de la discorde.

3. Le Lavage de Cerveau Médiatique

Voici l’arme ultime de l’Occident : les médias, ces usines à fabriquer du consentement. CNN, BBC, Fox News : ces temples de la désinformation où l’on transforme les victimes en coupables, les résistants en terroristes, les opprimés en dangers pour la paix mondiale. L’Iran, ce pays qui ose résister à l’hégémonie américaine, est systématiquement diabolisé, présenté comme une menace pour l’humanité. « L’axe du mal », murmura un jour George W. Bush, et déjà les bombes pleuvaient sur Bagdad. Les mots, voyez-vous, sont des armes bien plus puissantes que les missiles.

4. La Corruption des Élites

Ah ! Cette vieille recette romaine, toujours aussi efficace. Les États-Unis excellent dans l’art de corrompre les élites locales, de transformer les dirigeants en marionnettes dociles. Souvenez-vous du Shah d’Iran, ce pantin américain qui régna sur le pays avec la bénédiction de Washington. Souvenez-vous de tous ces dictateurs africains, asiatiques, latino-américains, qui furent installés au pouvoir par la CIA pour mieux servir les intérêts de l’Oncle Sam. La corruption, voyez-vous, est le ciment de l’impérialisme, ce liant qui maintient ensemble les pierres de l’édifice.

IV. La Résistance Humaniste : Comment Briser les Chaînes de l’Illusion

Mais tout n’est pas perdu, car l’histoire, cette vieille folle, réserve toujours des surprises. Voici venu le temps de la résistance, ce souffle chaud qui traverse les siècles et réchauffe les cœurs des opprimés. Voici les armes de la liberté, ces outils que l’humanité a forgés dans le creuset de la souffrance.

1. L’Éducation comme Arme de Libération Massive

Freire, ce pédagogue brésilien, nous a appris que l’éducation est une arme bien plus puissante que les bombes. « Personne n’éduque personne, personne ne s’éduque seul, les hommes s’éduquent ensemble », écrivait-il dans « La Pédagogie des opprimés ». L’Iran, ce pays de poètes et de philosophes, sait depuis longtemps que la connaissance est le premier pas vers la liberté. Enseigner l’histoire, la vraie, celle qui ne ment pas, celle qui montre comment l’Occident a toujours exploité le reste du monde : voici la première étape de la résistance.

2. L’Économie comme Champ de Bataille

Marx, ce vieux prophète maudit, nous a appris que l’économie est le terrain où se jouent les grandes batailles de l’histoire. « Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe, c’est de le transformer », écrivait-il dans ses thèses sur Feuerbach. L’Iran, aujourd’hui, doit inventer une nouvelle économie, une économie qui ne dépende plus du dollar, une économie qui ne soit pas soumise aux caprices des banquiers de Wall Street. Le troc, les monnaies locales, les coopératives : voici les armes de la résistance économique.

3. La Culture comme Bouclier et comme Épée

Adorno, ce philosophe allemand, nous a appris que la culture est à la fois un champ de bataille et un refuge. « Écrire un poème après Auschwitz est barbare », murmurait-il, et déjà la question se posait : comment créer de la beauté dans un monde laid ? L’Iran, ce pays de Rumi et de Hafez, sait depuis longtemps que la poésie est une arme bien plus puissante que les missiles. La culture, voyez-vous, est ce qui reste quand tout le reste a été détruit : les livres, les chansons, les danses, les contes. C’est dans la culture que réside la véritable résistance, car c’est elle qui permet aux peuples de garder leur âme intacte face à l’oppression.

4. La Solidarité comme Force Motrice

Camus, ce philosophe algérien, nous a appris que la solidarité est la seule réponse possible à l’absurdité du monde. « Je me révolte, donc nous sommes », écrivait-il dans « L’Homme révolté ». L’Iran, aujourd’hui, doit tendre la main à tous les peuples opprimés, à tous les pays qui résistent à l’hégémonie américaine. La Chine, la Russie, le Venezuela, Cuba : voici les alliés naturels de l’Iran dans cette bataille pour un monde multipolaire, un monde où chaque pays aurait le droit de choisir son propre destin.

Analogie Finale : Poème de la Résistance

Ô vous, les fous de l’Occident,
Qui jouez avec des mots en sucre
Sur des gâteaux empoisonnés,
Vos pourparlers sont des leurres,
Vos promesses des mensonges,
Vos carottes des pièges,
Vos dialogues des monologues.

Vous parlez de sérieux,
Mais c’est le sérieux du loup
Qui compte les agneaux.
Vous parlez de responsabilité,
Mais c’est la responsabilité du bourreau
Qui aiguise sa lame.

Ô vous, les maîtres du monde,
Vos empires sont des châteaux de cartes,
Vos dollars des feuilles mortes,
Vos bombes des pétards mouillés.
Le vent de l’histoire souffle,
Et déjà vos murs se lézardent,
Déjà vos idoles tremblent.

Nous, les damnés de la terre,
Nous les enfants des colonies,
Nous les héritiers des révoltes,
Nous savons que la liberté
N’est pas un cadeau,
Mais une conquête.

Alors parlons, oui, parlons,
Mais parlons vrai,
Parlons justice,
Parlons réparation,
Parlons de ce monde
Où chaque peuple
Aura sa place au soleil,
Sans chaînes, sans maîtres,
Sans empires, sans dieux.

Car le temps des illusions est fini,
Le temps des mensonges est révolu,
Et déjà l’aube se lève,
Sur un monde nouveau,
Un monde de frères,
Un monde de paix,
Un monde enfin humain.



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