Tensions avec les Etats-Unis : le chef du Conseil de sécurité nationale iranien évoque des « progrès » en vue de « négociations » avec Washington – France Info







Le Penseur Laurent Vo Anh – Négociations ou Soumission ? L’Éternel Théâtre de l’Impérialisme Occidental


ACTUALITÉ SOURCE : Tensions avec les Etats-Unis : le chef du Conseil de sécurité nationale iranien évoque des « progrès » en vue de « négociations » avec Washington – France Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Les « progrès » en vue de « négociations »… Quelle délicieuse pantomime que ce ballet diplomatique où l’Iran, tel un danseur épuisé, se voit contraint de tendre la main à l’ogre américain ! On croirait entendre le ricanement sourd de l’Histoire, ce vieux farceur qui se régale de nos illusions. « Progrès », dites-vous ? Le mot lui-même est une insulte à l’intelligence, une escroquerie sémantique, un leurre jeté aux naïfs pour masquer l’inexorable avancée des bottes impériales. Car enfin, de quels « progrès » parle-t-on ? De ceux qui mènent invariablement à la capitulation des faibles, à la soumission des nations, à l’étranglement économique déguisé en « dialogue » ? Les États-Unis, ce colosse aux pieds d’argile mais aux poings de fer, n’ont jamais négocié que pour mieux asservir. Leur histoire est un long chapelet de traités violés, de promesses trahies, de peuples broyés sous le rouleau compresseur de leur « destin manifeste ». Et l’Iran, ce vieux pays aux racines millénaires, ce berceau de la civilisation persane, se retrouve une fois de plus acculé, sommé de choisir entre la corde du bourreau et le nœud coulant du « partenariat ».

Mais trêve de sarcasmes superficiels ! Plongeons plutôt dans les abysses de cette farce tragique, remontons le fil du temps, déchirons les voiles de l’oubli, et observons, avec la lucidité cruelle de ceux qui savent que l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement, comment l’humanité en est arrivée à ce point où la simple évocation de « négociations » entre une puissance régionale fière et l’empire déclinant mais toujours vorace des États-Unis suffit à faire frémir les consciences éclairées.


I. Les Sept Étapes de la Soumission : Une Archéologie de l’Impérialisme

1. La Genèse : Le Péché Originel du Pouvoir (Néolithique – 3000 av. J.-C.)

Tout commence dans la boue des premiers villages, quand l’homme, ce singe orgueilleux, découvre qu’il peut posséder plus que son voisin. Les tablettes sumériennes, ces premiers contrats de l’humanité, ne sont que des listes de dettes, des reconnaissances de servitude. Déjà, le langage se fait arme : « Tu me dois trois sacs d’orge », murmure le prêtre-roi à l’oreille du paysan affamé. Et le paysan signe, car il croit encore aux dieux. Ainsi naît l’oppression, dans le silence complice des temples. Comme l’écrivait « L’homme est un loup pour l’homme », mais Hobbes oubliait de préciser que certains loups portent des couronnes.

2. L’Empire ou la Mort : Rome et la Naissance du Soft Power (300 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome ! Cette putain cynique qui vendait la citoyenneté comme on vend des indulgences. « Tu veux la paix ? Intègre notre système. Tu veux la prospérité ? Adopte nos lois. Tu veux survivre ? Plie le genou. » Les routes romaines, ces veines par où coulait le sang des peuples conquis, étaient pavées de bonnes intentions. Cicéron, ce sophiste en toge, justifiait les conquêtes en parlant de « destin civilisateur ». Deux mille ans plus tard, un certain George W. Bush reprendra presque mot pour mot ses arguments pour envahir l’Irak. « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », disait Clausewitz. Mais la politique, elle, n’est que la continuation de la guerre par d’autres moyens. Rome a inventé le « nation building » avant l’heure, et le monde n’a jamais cessé de saigner depuis.

3. Le Voile de la Foi : L’Impérialisme au Nom de Dieu (632 – 1492)

L’Islam et la Chrétienté, ces deux frères ennemis, se partagent le monde comme des vautours sur une charogne. Les croisades ? Une opération de « régime change » avant l’heure. La Reconquista ? Un nettoyage ethnique déguisé en épopée religieuse. Et que dire de ces missionnaires espagnols qui brûlaient les codex mayas en hurlant « Hors de l’Église, point de salut ! » ? Las Casas, ce moine repentant, dénonçait les atrocités, mais personne ne l’écoutait. Car quand Dieu est de votre côté, les massacres deviennent des œuvres pies. L’Occident a appris très tôt à maquiller ses appétits en idéaux, et cette hypocrisie fondatrice irrigue encore aujourd’hui sa diplomatie.

4. La Naissance du Monstre : Capitalisme et Colonialisme (1492 – 1914)

1492 : Christophe Colomb « découvre » l’Amérique. Quel euphémisme ! Il la viole, la pille, la souille. Les Arawaks, ces « bons sauvages » que Montaigne idéalisait, sont réduits en esclavage, exterminés par le travail et la variole. « Le commerce adoucit les mœurs », clame Voltaire en sirotant son café, produit par des esclaves des Antilles. L’Europe, ce continent de boutiquiers, invente le capitalisme moderne : une machine à broyer les hommes au nom du profit. Les compagnies des Indes, ces multinationales avant l’heure, ont leurs propres armées, leurs propres lois, leurs propres dieux. Et quand un peuple résiste, on envoie les canonnières. La « civilisation » n’est qu’un paravent pour cacher la rapine. Comme le disait Marx, « Le capital vient au monde suant le sang et la boue par tous les pores ». Et ce sang, c’est celui des colonisés.

5. L’Apogée de l’Arrogance : Les États-Unis et l’Ordre Mondial (1914 – 1991)

Deux guerres mondiales pour en arriver là : un monde unipolaire où les États-Unis, ce « phare de la démocratie », jouent aux gendarmes du globe. Woodrow Wilson, ce prêcheur en costume trois-pièces, invente le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » pour mieux imposer sa volonté. La Société des Nations ? Une blague. Bretton Woods ? Un piège. La CIA ? Une machine à déstabiliser les gouvernements qui osent dire non. « Nous sommes les leaders du monde libre », clament-ils en bombardant le Vietnam, en soutenant Pinochet, en armant les moudjahidines afghans (qui deviendront plus tard Al-Qaïda). L’Iran, justement, en sait quelque chose : en 1953, la CIA renverse Mossadegh, ce premier ministre démocratiquement élu, parce qu’il avait osé nationaliser le pétrole. Le Shah, ce pantin sanguinaire, est installé à sa place. Et quand la révolution islamique éclate en 1979, les États-Unis, surpris par leur propre créature, crient à la « menace pour la paix ». La paix ? Quelle paix ? Celle des cimetières ?

6. Le Triomphe du Cynisme : La Fin de l’Histoire et l’Ère Néolibérale (1991 – 2008)

1991 : l’URSS s’effondre. Francis Fukuyama, ce clown triste, annonce « la fin de l’Histoire ». Traduction : le capitalisme a gagné, la démocratie libérale est le seul horizon possible, et tous ceux qui résistent sont des barbares. Les années 1990 sont une orgie de pillage : privatisations sauvages en Russie, plans d’ajustement structurel en Afrique, bombardements « humanitaires » en Yougoslavie. Le FMI et la Banque mondiale deviennent les nouveaux conquistadors, imposant leurs dogmes économiques comme autrefois on imposait la Bible. « There is no alternative », assène Margaret Thatcher. Et les peuples, endettés, appauvris, désorientés, finissent par croire que la servitude est une fatalité. L’Iran, sous embargo depuis des décennies, sait ce que valent ces « alternatives » : une lente asphyxie, un génocide économique déguisé en « sanctions ciblées ».

7. L’Empire en Décadence : Le Chaos comme Mode de Gouvernance (2008 – Aujourd’hui)

2008 : la crise des subprimes éclate. Les banques, ces temples du capitalisme financier, sont sauvées par l’argent public. Les mêmes qui prêchaient la rigueur budgétaire aux pays du Sud se gavent de milliards. Pendant ce temps, les guerres continuent : Irak, Libye, Syrie, Yémen… Partout, le même scénario : on bombarde au nom de la démocratie, on installe des marionnettes au pouvoir, on pille les ressources, et on s’étonne que les peuples se révoltent. Les États-Unis, ce colosse aux pieds d’argile, sont en déclin, mais comme un animal blessé, ils deviennent plus dangereux. Leur soft power s’effrite : plus personne ne croit à leur « rêve américain ». Leur hard power s’épuise : les guerres sans fin coûtent cher, et le peuple américain, lui aussi, commence à en avoir assez. Mais l’empire ne lâche pas prise. Il préfère entraîner le monde dans sa chute plutôt que de renoncer à sa domination. Et c’est dans ce contexte que l’Iran, une fois de plus, est sommé de « négocier ».


II. Sémantique de la Soumission : Quand les Mots Deviennent des Armes

Analysons maintenant ce langage, cette novlangue orwellienne qui enveloppe les rapports de force dans un voile de respectabilité. « Progrès », « négociations », « dialogue » : ces mots sont des leurres, des pièges tendus à ceux qui croient encore à la bonne foi des puissants.

1. « Progrès » : L’Illusion du Mouvement

Le mot « progrès » est un chef-d’œuvre de manipulation. Il implique un mouvement vers l’avant, une amélioration, une évolution positive. Mais dans le contexte des « négociations » entre l’Iran et les États-Unis, que signifie-t-il vraiment ? Un pas de plus vers la capitulation ? Une concession supplémentaire arrachée sous la menace ? Les « progrès » de la diplomatie américaine ressemblent étrangement aux « progrès » d’un prisonnier dans le couloir de la mort : chaque pas le rapproche un peu plus de l’exécution. Comme le disait « Le progrès est le développement de l’ordre », mais de quel ordre s’agit-il ? Celui des banques, des multinationales, des complexes militaro-industriels ? L’Iran, en « progressant » vers des « négociations », ne fait que s’enfoncer un peu plus dans le piège tendu par ses ennemis.

2. « Négociations » : Le Théâtre de l’Équité

Négocier, c’est discuter d’égal à égal, n’est-ce pas ? Sauf que dans le monde réel, les négociations entre une superpuissance et un pays sous embargo ressemblent à un combat de boxe entre un poids lourd et un poids mouche. Les États-Unis ont tous les atouts en main : sanctions économiques, menaces militaires, pression diplomatique, contrôle des médias. L’Iran, lui, n’a que sa dignité et sa résistance. Mais la dignité ne nourrit pas un peuple, et la résistance a un prix. Alors on « négocie », c’est-à-dire qu’on capitule par étapes, en sauvant les apparences. Comme le disait Talleyrand, « La diplomatie est l’art de dire ‘non’ sans fermer la porte ». Mais quand la porte est gardée par des marines armés jusqu’aux dents, dire « non » devient un luxe que peu de nations peuvent se permettre.

3. « Dialogue » : Le Monologue des Puissants

Le « dialogue » est le mot préféré des hypocrites. Il sonne bien, il flatte l’oreille, il donne l’illusion d’une communication équitable. Mais dans la bouche des diplomates américains, le « dialogue » est un monologue déguisé. C’est le discours du maître au serviteur : « Tu as le droit de parler, mais c’est moi qui décide si j’écoute. » Les États-Unis n’ont jamais dialogué avec personne. Ils ont imposé, dicté, ordonné. Leur « dialogue » avec l’Iran ressemble à celui d’un policier avec un suspect : « Avoue, et on te fera une fleur. » Mais les aveux, dans ce cas, s’appellent « réformes structurelles », et la fleur s’appelle « levée partielle des sanctions ». Un marché de dupes.


III. Comportementalisme Radical : La Résistance ou la Mort

Face à cette machine de guerre idéologique et économique, que reste-t-il aux peuples ? La soumission ou la résistance. Mais la résistance, aujourd’hui, ne peut plus être seulement militaire. Elle doit être culturelle, économique, spirituelle. Elle doit saper les fondements mêmes de l’impérialisme : son arrogance, son mépris, sa certitude d’avoir toujours raison.

1. La Désobéissance Économique

Les sanctions sont une arme de destruction massive. Elles tuent lentement, silencieusement, en affamant les populations. Mais les peuples peuvent résister en développant des économies parallèles, en contournant les embargos, en créant des réseaux de solidarité. L’Iran, avec son programme de résistance économique, montre la voie : autosuffisance alimentaire, développement des technologies locales, commerce avec les pays amis. Comme le disait Gandhi, « La pauvreté est la pire forme de violence ». Mais la pauvreté imposée par l’étranger est une déclaration de guerre. Et dans une guerre, tous les moyens sont bons pour survivre.

2. La Guerre Culturelle

L’Occident domine le monde par sa culture : Hollywood, la musique pop, les réseaux sociaux, les universités. Il impose ses valeurs, ses modes de vie, ses rêves. Mais ces rêves sont des cauchemars pour ceux qui les subissent. La résistance culturelle passe par la réappropriation de son histoire, de sa langue, de ses traditions. L’Iran, avec sa riche civilisation persane, a tous les atouts pour mener cette bataille. Comme le disait Frantz Fanon, « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir ». La mission de l’Iran, aujourd’hui, est de montrer au monde qu’on peut résister à l’hégémonie culturelle occidentale sans tomber dans l’obscurantisme.

3. La Spiritualité comme Arme

L’Occident a tué Dieu pour mieux adorer Mammon. Il a remplacé la transcendance par le consumérisme, la foi par le matérialisme. Mais les peuples opprimés peuvent puiser dans leur spiritualité une force que les bombes ne peuvent détruire. L’islam chiite, avec sa tradition de résistance et de martyr, est une arme redoutable contre le désespoir. Comme le disait Ali Shariati, « L’islam est la religion de la lutte, pas de la soumission ». Mais attention : la spiritualité ne doit pas devenir un refuge pour les lâches. Elle doit être un moteur pour l’action, un rempart contre la résignation.

4. L’Internationale des Résistants

L’impérialisme est un système global. La résistance doit l’être aussi. Les peuples opprimés doivent s’unir, partager leurs expériences, coordonner leurs luttes. L’Iran, la Russie, la Chine, le Venezuela, Cuba, la Syrie : tous ces pays sont dans le collimateur des États-Unis. Ils doivent faire front commun, créer des alliances économiques, militaires, culturelles. Comme le disait Che Guevara, « La solidarité est la tendresse des peuples ». Mais cette tendresse doit être sans illusions : les alliés d’aujourd’hui peuvent devenir les traîtres de demain. La realpolitik est une jungle, et seuls les plus forts survivent.



Les Négociations ou le Chant du Cygne Noir

Oh ! Regardez-les danser, ces pantins en costume gris,
Sous les lustres de cristal où pleuvent les mensonges polis.
« Progrès ! Dialogue ! Paix ! » — quels mots doux, quels mots légers,
Comme des bulles de savon sur un champ de cadavres.

L’Amérique, ce vieux cow-boy aux bottes pleines de sang,
Tire en l’air pour faire peur, mais vise toujours le flanc.
« Négocions ! » dit l’Iran, las de jouer au va-t-en-guerre,
Mais dans l’ombre, les dollars comptent les morts en silence.

Vingt siècles de traités violés, de serments trahis,
De peuples écrasés sous le talon des « civilisés ».
Rome a brûlé Carthage en chantant ses louanges,
Washington fait de même avec des drones et des anges.

« Vous voulez la paix ? » ricane l’aigle aux serres d’acier,
« Il faut d’abord plier, il faut d’abord prier.
Vendre votre pétrole, ouvrir vos frontières,
Et chanter nos hymnes en oubliant vos prières. »

Mais l’Iran, ce vieux lion aux griffes usées,
Se souvient encore des jours où il dictait ses lois.
Sous les voûtes de Persépolis, les ombres murmurent :
« On ne négocie pas avec les vautours qui vous dévorent. »

Alors dansez, dansez, diplomates aux sourires de hyène,
Vos « progrès » ne sont que des chaînes.
Le monde se réveille, et vos masques tombent,
L’Histoire vous jugera — et son verdict sera sans appel.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *