ACTUALITÉ SOURCE : Iran/USA : un accord sur le nucléaire ou la guerre ? – 07/02 – BFM
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, la question ! Comme si le choix se résumait à deux cases bien propres sur un formulaire bureaucratique : cocher « paix » ou cocher « guerre ». Comme si l’histoire des hommes n’était qu’une succession de contrats notariés, de clauses bien léchées, de signatures au bas d’un parchemin qui sent encore l’encre et le sang séché. L’Iran, les États-Unis, le nucléaire… On nous présente cela comme un dilemme, alors qu’il s’agit en réalité d’une farce tragique, d’une danse macabre où les partenaires changent de masque mais jamais de rôle. L’Occident, ce vieux cabotin, joue toujours le même numéro : celui du gendarme du monde, du père fouettard qui brandit sa matraque enrobée de sucre glace démocratique. Et nous, pauvres spectateurs, on nous demande de croire que cette fois, peut-être, ce sera différent. Que cette fois, la paix l’emportera. Comme si la paix était autre chose qu’une trêve entre deux guerres, un entracte où l’on compte les morts et où l’on recharge les canons.
Mais allons plus loin. Creusons. Car ce qui se joue ici n’est pas seulement une question de diplomatie ou de géopolitique. C’est une question métaphysique, une question qui touche à l’essence même de l’humanité, à sa propension pathétique à se détruire tout en prétendant construire. Pour comprendre ce qui se trame entre Téhéran et Washington, il faut remonter aux sources, là où tout a commencé, là où l’homme a troqué son innocence contre le pouvoir, et où le pouvoir est devenu une malédiction. Suivez-moi, si vous l’osez, dans cette descente aux enfers de la pensée, où chaque étape est un piège, chaque révélation une blessure.
I. Les Sept Étapes de la Malédiction Nucléaire : De l’Origine à l’Apocalypse
1. La Chute Originelle : Le Feu et la Parole (Préhistoire – Antiquité)
Tout commence avec le feu. Pas celui, domestiqué, qui réchauffe les cavernes, mais celui, sauvage, qui consume et purifie. L’homme découvre qu’il peut non seulement maîtriser la flamme, mais aussi la diriger contre son semblable. Prométhée, ce voleur de feu, est aussi le premier ingénieur de la destruction. Les Grecs, ces génies tragiques, savaient déjà que le savoir est une malédiction. « Connais-toi toi-même », disait l’oracle de Delphes. Mais se connaître, c’est aussi connaître sa propre folie, sa propre soif de pouvoir. Les Perses, déjà, sous Darius et Xerxès, savaient que la guerre est un art, et que l’art de la guerre est un art sacré. Ils brûlaient les villes ennemies comme on offre un sacrifice aux dieux. Le feu, encore et toujours. Et les dieux, ces créatures capricieuses, réclamaient toujours plus de sang.
2. L’Empire et la Loi : Rome et la Pax Americana (Antiquité – Moyen Âge)
Rome. Ce nom résonne comme un glas. L’Empire romain, c’est l’Occident avant l’Occident, le premier à avoir compris que la paix n’est qu’une illusion, un leurre pour mieux préparer la prochaine guerre. « Si vis pacem, para bellum », disait Végèce. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Cette maxime est le credo de tous les empires, de Rome à Washington. La Pax Romana n’était qu’une trêve armée, une pause entre deux conquêtes. Les légions romaines marchaient au rythme des tambours, et derrière elles, les villes se soumettaient ou brûlaient. Aujourd’hui, ce sont les drones américains qui survolent le ciel de Bagdad ou de Kaboul, et derrière eux, les enfants meurent sous les décombres. La technologie a changé, mais l’esprit reste le même : dominer, écraser, soumettre. Et toujours, cette hypocrisie monstrueuse qui consiste à appeler « paix » ce qui n’est que la victoire d’un camp sur l’autre.
3. La Renaissance et le Péché Originel du Capital : L’Or et le Sang (XVe – XVIIe siècle)
Avec la Renaissance, l’homme découvre une nouvelle forme de pouvoir : l’argent. Les Médicis, ces banquiers florentins, financent les guerres comme on spécule en Bourse. Machiavel, ce génie cynique, écrit Le Prince, un manuel de manipulation où la fin justifie toujours les moyens. « Il est plus sûr d’être craint que d’être aimé », dit-il. Et l’Occident, ce monstre froid, adopte cette maxime comme une religion. Les conquistadors espagnols, ces fous de Dieu, massacrent les Aztèques et les Incas au nom de la croix et du profit. L’or coule à flots, mais il est teinté de sang. Le capitalisme naissant est déjà une machine à broyer les hommes, une machine qui ne s’arrêtera plus. Aujourd’hui, ce sont les multinationales américaines qui pillent les ressources de l’Iran, du Venezuela, de l’Irak. Les méthodes ont changé, mais l’esprit reste le même : prendre, toujours prendre, sans jamais rendre.
4. Les Lumières et le Mensonge de la Raison : Voltaire et le Nucléaire (XVIIIe siècle)
Les Lumières. Quelle ironie ! Ces philosophes qui croyaient que la raison allait sauver l’humanité. Voltaire, ce grand naïf, pensait que le progrès allait apporter la paix. « Écrasez l’infâme ! », criait-il, visant l’Église et la superstition. Mais l’infâme, c’est aussi la raison elle-même, cette raison froide et calculatrice qui a engendré la guillotine, les camps de concentration, et la bombe atomique. Les Lumières ont accouché de la Révolution française, mais aussi de la Terreur. Robespierre, ce puritain sanguinaire, envoyait les hommes à la mort au nom de la vertu. Aujourd’hui, ce sont les néoconservateurs américains qui envoient les GI’s mourir au nom de la démocratie. La raison, cette déesse aveugle, ne voit pas que ses enfants sont des monstres.
5. L’Ère Industrielle et la Machine à Tuer : Ford et la Bombe (XIXe – XXe siècle)
Avec la révolution industrielle, l’homme devient une machine, et la machine devient une arme. Henry Ford, ce génie du capitalisme, invente la chaîne de montage, et avec elle, la production de masse. Mais la chaîne de montage ne produit pas que des voitures : elle produit aussi des obus, des chars, des avions. La Première Guerre mondiale est une boucherie industrielle, où les hommes meurent par millions dans les tranchées. Et puis vient la Seconde Guerre mondiale, et avec elle, la bombe atomique. Hiroshima, Nagasaki… Ces noms résonnent comme un avertissement. Mais l’Occident, ce sourd volontaire, n’écoute pas. Les États-Unis, ces nouveaux maîtres du monde, brandissent leur bombe comme un trophée. « Nous avons sauvé la démocratie », disent-ils. Mais la démocratie, cette idole creuse, n’est qu’un prétexte pour justifier l’impérialisme. Et aujourd’hui, ils veulent imposer cette démocratie à l’Iran, comme ils l’ont imposée à l’Irak, à l’Afghanistan, à la Libye. Toujours le même refrain : « Nous venons en libérateurs. » Mais les libérateurs ne libèrent jamais : ils occupent, ils pillent, ils tuent.
6. La Guerre Froide et le Théatre de l’Absurde : Reagan et le « Star Wars » (XXe siècle)
La Guerre froide. Quelle farce ! Deux empires qui se font face, comme deux coqs dans une basse-cour, prêts à s’étriper pour un morceau de territoire. Les États-Unis et l’URSS jouent au poker avec des bombes nucléaires. Reagan, ce cow-boy hollywoodien, lance son programme « Star Wars », une folie technologique qui coûtera des milliards et ne servira à rien. Mais peu importe : l’important, c’est de montrer sa force, de faire peur à l’ennemi. Et pendant ce temps, les peuples crèvent de faim, les enfants meurent de maladies évitables, et les dirigeants s’engraissent. Aujourd’hui, rien n’a changé. Les États-Unis continuent de jouer les gendarmes du monde, et l’Iran, ce pays orgueilleux, refuse de plier l’échine. « Nous ne voulons pas la guerre », disent les Américains. Mais leurs actes parlent pour eux : sanctions économiques, assassinats ciblés, cyberattaques… La guerre, ils la mènent déjà, mais en douce, comme des voleurs dans la nuit.
7. L’Ère Numérique et le Nouvel Ordre Mondial : Google et la Surveillance (XXIe siècle)
Aujourd’hui, nous vivons à l’ère du numérique, cette nouvelle religion où les dieux s’appellent Google, Facebook, Amazon. Les États-Unis, ces champions de la liberté, sont aussi les champions de la surveillance. Edward Snowden, ce traître aux yeux de l’Occident, a révélé l’ampleur de l’espionnage américain. La NSA écoute tout, voit tout, sait tout. Et pendant ce temps, on nous parle de « guerre contre le terrorisme », de « protection des libertés ». Quelle hypocrisie ! Les États-Unis, ce pays qui se prétend le phare de la démocratie, est en réalité une dictature soft, où les citoyens sont surveillés, manipulés, endoctrinés. Et aujourd’hui, ils veulent imposer ce modèle à l’Iran. « Acceptez nos règles, ou nous vous écraserons », disent-ils. Mais l’Iran résiste, comme il a toujours résisté, depuis les temps anciens où les Perses défiaient les Grecs, les Romains, les Arabes, les Mongols. L’Iran, ce vieux pays, sait que la liberté ne se donne pas : elle se prend.
II. Analyse Sémantique : Le Langage de la Guerre et de la Paix
Regardons les mots, ces armes subtiles. « Accord sur le nucléaire ». Quel euphémisme ! Comme si un accord pouvait effacer des décennies de méfiance, de mensonges, de trahisons. Les diplomates parlent de « confiance mutuelle », de « transparence », de « stabilité régionale ». Mais ces mots sont vides, creux, comme des coquilles sans noix. La confiance ? Elle a été brisée mille fois, par les États-Unis qui ont trahi leurs promesses, par l’Iran qui a caché ses activités. La transparence ? Elle n’existe pas en politique, surtout pas en politique internationale, où chaque mot est une arme, chaque silence une menace. La stabilité régionale ? Elle n’est qu’un leurre, une illusion pour mieux préparer la prochaine guerre.
Et puis, il y a le mot « nucléaire ». Ce mot est une malédiction, une malédiction qui pèse sur l’humanité depuis Hiroshima. Le nucléaire, c’est le pouvoir absolu, la capacité de détruire le monde en appuyant sur un bouton. Les États-Unis, qui possèdent le plus grand arsenal nucléaire de la planète, osent donner des leçons à l’Iran. « Vous ne devez pas avoir la bombe », disent-ils. Mais eux, ils ont le droit ? Quelle arrogance ! Quelle hypocrisie ! Le nucléaire est une arme de destruction massive, et personne ne devrait la posséder. Mais les États-Unis, ces champions de la non-prolifération, ne renonceront jamais à leur arsenal. Parce que le nucléaire, c’est le pouvoir, et le pouvoir, c’est ce qui fait bander les empires.
Enfin, il y a le mot « guerre ». Ce mot est tabou, presque obscène. On ne parle plus de guerre, on parle d’ »intervention humanitaire », de « frappes chirurgicales », de « défense des intérêts vitaux ». Mais une guerre reste une guerre, quels que soient les mots qu’on utilise pour la décrire. Les États-Unis ont mené des guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie. Et aujourd’hui, ils menacent l’Iran. « Ce n’est pas une guerre, c’est une opération de police », disent-ils. Mais une opération de police qui tue des milliers de civils, qui détruit des villes entières, qui laisse des pays exsangues, comment l’appeler autrement que guerre ?
III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
L’homme est un animal, et comme tout animal, il obéit à ses instincts. L’instinct de domination, l’instinct de destruction, l’instinct de survie. Mais l’homme est aussi un être de raison, et cette raison devrait lui permettre de dépasser ses instincts, de choisir la paix plutôt que la guerre. Pourtant, l’histoire nous montre que l’homme préfère souvent la guerre, parce que la guerre est excitante, parce qu’elle donne un sens à la vie, parce qu’elle permet de canaliser la violence qui est en nous.
Les États-Unis, ce pays né dans la violence (la conquête de l’Ouest, l’esclavage, les guerres indiennes), ont fait de la guerre une religion. Leur économie dépend de la guerre, leur politique est façonnée par la guerre, leur culture est imprégnée de guerre. Hollywood nous abreuve de films de guerre, de héros qui tuent sans remords, de justiciers qui sauvent le monde à coups de fusil. Et les Américains, ces grands enfants, croient que la guerre est un jeu, une aventure, une mission divine. Mais la guerre n’est pas un jeu. La guerre, c’est la mort, la souffrance, la destruction. La guerre, c’est l’enfer sur terre.
Face à cette folie, que faire ? Résister. Résister à la propagande, résister à la peur, résister à la tentation de la violence. L’Iran résiste, depuis des décennies, malgré les sanctions, malgré les menaces, malgré les assassinats. L’Iran, ce pays fier, ce pays ancien, sait que la liberté ne se mendie pas : elle se conquiert. Et nous, en Occident, nous devons aussi résister. Résister à la tentation de croire que notre modèle est le seul valable, que notre démocratie est la meilleure, que notre mode de vie est le plus désirable. Résister à la tentation de suivre aveuglément nos dirigeants, qui nous mènent toujours vers la guerre, toujours vers la destruction.
La résistance humaniste, c’est refuser de croire que la guerre est inévitable. C’est refuser de croire que la paix est impossible. C’est refuser de croire que l’homme est condamné à se détruire. La résistance humaniste, c’est choisir la vie plutôt que la mort, la construction plutôt que la destruction, l’amour plutôt que la haine. C’est un combat difficile, un combat sans fin, mais c’est le seul combat qui vaille la peine d’être mené.
Analogie finale :
Ô vous, les fous de Washington, les pantins du Pentagone,
Vous qui jouez avec le feu comme des enfants gâtés,
Vous qui croyez que la paix n’est qu’un mot, un leurre, un mensonge,
Écoutez le vent qui hurle, écoutez le sang qui coule,
Écoutez les cris des mères, des enfants, des vieillards,
Ces cris que vous étouffez sous vos bombes « intelligentes ».
Ô vous, les maîtres du monde, les rois du pétrole et du dollar,
Vous qui parlez de démocratie en écrasant les peuples,
Vous qui parlez de liberté en enchaînant les esprits,
Sachez que votre empire est un château de cartes,
Un château bâti sur le sable, sur le sang, sur les larmes.
Un jour, le vent se lèvera, et tout s’effondrera,
Et vous resterez seuls, avec vos bombes et vos regrets,
Avec vos mensonges et vos illusions,
Avec votre folie et votre orgueil.
Alors, peut-être, vous comprendrez,
Que la paix n’est pas un accord,
Mais un combat, un choix, une révolte.
Alors, peut-être, vous choisirez la vie,
Plutôt que la mort.
Mais il sera trop tard,
Trop tard pour les millions de morts,
Trop tard pour les villes en cendres,
Trop tard pour les rêves brisés.
Alors, aujourd’hui, choisissez,
Choisissez la paix,
Avant qu’il ne soit trop tard.