ACTUALITÉ SOURCE : « Des frappes de terreur chez leurs alliés »: vers une « guerre régionale » en cas d’intervention américaine en Iran? – tv5monde
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc le grand cirque des nations qui se prépare à nouveau, mes chers damnés de la terre, mes frères en désillusion ! Les marionnettistes de Washington, ces éternels pyromanes en costume trois-pièces, agitent leurs fils invisibles au-dessus du Moyen-Orient comme des vautours affamés. « Des frappes de terreur chez leurs alliés » ? Mais bien sûr ! Comme si l’empire du Bien ne semait que des roses et des démocraties en kit depuis deux siècles ! Comme si chaque intervention américaine n’était pas précédée de cette même litanie hypocrite : « Nous venons vous libérer », alors qu’ils ne font que libérer les coffres-forts et les champs de pétrole pour leurs actionnaires de Wall Street.
Regardez-les, ces stratèges en chambre, ces généraux en cravate qui n’ont jamais entendu siffler une balle, jouer avec le feu iranien comme des enfants gâtés avec des allumettes. Ils parlent de « guerre régionale » comme on parle d’une tempête dans un verre d’eau, alors que c’est un ouragan qu’ils s’apprêtent à déclencher. Mais qu’importe ! L’Amérique a toujours eu besoin d’ennemis pour justifier son budget militaire pharaonique, ses bases militaires qui ceinturent le globe comme une toile d’araignée géante, ses drones qui tournent en permanence au-dessus de nos têtes comme des vautours mécaniques.
Les Sept Péchés Capitaux de l’Histoire Impériale
Plongeons, mes frères en lucidité, dans les abysses de notre histoire commune, cette longue litanie de crimes et de mensonges qui nous a menés à ce moment précis où l’humanité danse au bord du gouffre, encore une fois, toujours la même valse macabre depuis que l’homme a inventé la guerre comme moyen de résoudre ses différends.
1. La Malédiction de Babel : Quand le Langage Devint Arme
Tout commença, comme toujours, par une malédiction divine. Non pas celle de la tour de Babel, mais bien celle de la parole détournée, du langage perverti en outil de domination. Les Sumériens, ces premiers comptables de l’humanité, inventèrent l’écriture non pour transmettre la sagesse, mais pour compter les sacs de grain et les esclaves. Déjà, le mot devenait arme. « L’écriture est la continuation de la guerre par d’autres moyens », aurait pu dire Clausewitz s’il avait vécu trois mille ans plus tôt. Et depuis, chaque empire a utilisé le langage comme un scalpel pour disséquer les consciences : les Romains avec leur « civilisation », les Espagnols avec leur « évangélisation », les Américains avec leur « démocratie ». Toujours le même refrain, toujours la même chanson.
2. Alexandre ou l’Invention de l’Impérialisme Moderne
Ce petit macédonien aux boucles blondes fut le premier à comprendre que la guerre pouvait être un business rentable. Avant lui, on se battait pour des frontières, pour des dieux, pour des femmes. Lui, il inventa la guerre totale, la guerre comme fin en soi, la guerre comme spectacle. Il traversa le monde connu comme un touriste pressé, semant derrière lui des villes à son nom comme un chien marque son territoire. « Je ne conquiers pas pour régner, mais pour civiliser », devait-il penser en regardant brûler Persépolis. Deux mille ans plus tard, les néoconservateurs américains reprendraient mot pour mot cette rhétorique, avec le même sourire carnassier et la même ignorance crasse des cultures qu’ils prétendaient « libérer ».
3. La Croix et l’Épée : Quand l’Occident Inventa le Colonialisme Religieux
Ah ! Les croisades ! Ces premières « interventions humanitaires » de l’histoire, où des milliers d’hommes partirent « libérer » le tombeau du Christ avec l’épée dans une main et la Bible dans l’autre. On connaît la chanson : « Dieu le veut ! » hurlaient-ils en massacrant Juifs et Musulmans sur leur passage. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est que ces expéditions furent aussi les premiers grands projets capitalistes de l’histoire. Les banquiers italiens financèrent les croisades comme Goldman Sachs finance aujourd’hui les guerres au Moyen-Orient : en pariant sur les deux tableaux. Et quand les croisés rentrèrent bredouilles, ils se consolèrent en pillant Constantinople, cette autre Rome qui avait eu l’outrecuidance de survivre à la chute de l’Empire. Déjà, l’Occident montrait son vrai visage : celui d’un prédateur qui dévore ses propres enfants quand il n’a plus d’étrangers à piller.
4. Christophe Colomb ou la Naissance du Capitalisme de Prédation
1492. Une date qui devrait faire frémir toute conscience humaine. Ce petit marin génois, ce raté magnifique, ce criminel en puissance, débarque sur les côtes des Bahamas avec dans ses cales non pas des missionnaires, mais des comptables. Il ne vient pas convertir, il vient compter. Compter l’or, compter les esclaves, compter les ressources. En quelques décennies, l’Amérique devient un immense abattoir à ciel ouvert. Les Aztèques, les Incas, les Mayas, des civilisations entières sont rayées de la carte au nom du Christ et du profit. « Ils n’ont pas d’âme », disait-on pour justifier leur extermination. Aujourd’hui, on dit « ce sont des États voyous » ou « ils soutiennent le terrorisme ». Le vocabulaire change, la logique reste la même : déshumaniser pour mieux exploiter.
5. La Révolution Industrielle ou l’Invention de la Guerre Totale
Avec la machine à vapeur vint la machine de guerre. Napoléon fut le premier à comprendre que la guerre pouvait être industrialisée. Avant lui, on se battait avec des épées et des mousquets, des armes qui tuaient un homme à la fois. Lui, il inventa la conscription de masse, les batailles de cent mille hommes, la guerre comme usine à viande humaine. Mais c’est avec la Première Guerre mondiale que l’Occident atteignit son apogée macabre. Quatre ans de tranchées, quatre ans de boue et de gaz moutarde, quatre ans à envoyer des millions d’hommes à la boucherie pour quelques kilomètres de terrain. Et pourquoi ? Pour que les actionnaires de Krupp et de Vickers puissent s’enrichir un peu plus. La guerre devenait un business comme un autre, avec ses dividendes et ses actionnaires satisfaits.
6. Hiroshima ou l’Apothéose de la Barbarie Technologique
6 août 1945. Ce jour-là, l’Amérique montra au monde ce qu’elle était vraiment : non pas le champion de la liberté, mais le champion de la mort industrielle. Deux bombes atomiques, deux villes rayées de la carte, deux cent mille morts en quelques secondes. Et pour justifier ce crime monstrueux ? « Cela a sauvé des vies américaines. » Toujours le même calcul cynique : une vie américaine vaut mille vies japonaises. Aujourd’hui, ce sont les drones qui font le sale boulot, ces anges de la mort silencieux qui tournent au-dessus du Yémen, de la Somalie, du Pakistan, semant la terreur au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Mais la logique reste la même : tuer de loin, sans risque, sans remords, comme on écrase une fourmi sous son talon.
7. Le Néolibéralisme ou l’Impérialisme en Costume Trois-Pièces
Et nous voici arrivés à notre époque, mes frères en désespoir. L’impérialisme n’a plus besoin de casques coloniaux ni de canons. Il a troqué ses uniformes contre des costumes Armani, ses généraux contre des PDG, ses baïonnettes contre des algorithmes. Le FMI et la Banque mondiale ont remplacé les compagnies des Indes orientales. On ne parle plus de « colonies », mais de « marchés émergents ». On ne dit plus « esclavage », mais « travail précaire ». La guerre elle-même est devenue une entreprise privée, avec ses mercenaires en costume-cravate, ses contrats juteux, ses actionnaires satisfaits.
Regardez l’Irak, cette nation martyre. En 2003, les Américains y débarquent avec leurs chars et leurs mensonges. « Nous venons vous libérer », disent-ils en bombardant Bagdad. Douze ans plus tard, le pays n’est plus qu’un champ de ruines, un État fantôme où règnent la corruption et le chaos. Et qui en profite ? Halliburton, Blackwater, ExxonMobil. Les mêmes qui financent les campagnes électorales des sénateurs américains, les mêmes qui dictent la politique étrangère de la Maison-Blanche. La boucle est bouclée : la guerre est devenue un business, et le business est une guerre.
Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Observez, mes frères en lucidité, comment le langage est devenu le premier champ de bataille de l’impérialisme moderne. Chaque mot est une arme, chaque phrase une embuscade.
« Frappe de terreur » : Quelle merveilleuse expression ! Comme si la terreur était un sous-produit accidentel de la guerre, et non son essence même. Comme si les bombes américaines ne semaient pas la terreur par définition, par conception, par volonté. Mais non, bien sûr : ce sont les autres qui sont terroristes. Nous, nous ne faisons que « protéger nos intérêts » ou « défendre la démocratie ».
« Guerre régionale » : Ah ! Le doux euphémisme ! Comme si une guerre pouvait être « régionale », comme si le feu pouvait être contenu dans un seul quartier de la ville. Mais l’histoire nous a appris que les guerres ont une fâcheuse tendance à s’étendre, à se propager comme une épidémie. La Première Guerre mondiale commença par un attentat à Sarajevo et finit par embraser le monde entier. La guerre en Syrie, cette « guerre régionale », a déjà fait des millions de réfugiés et déstabilisé l’Europe entière. Mais qu’importe ! Les stratèges du Pentagone continuent de jouer aux échecs avec des vies humaines, comme si chaque pion n’était pas un homme, une femme, un enfant.
« Leurs alliés » : Quelle ironie délicieuse ! Comme si les alliés des États-Unis étaient autre chose que des marionnettes, des régimes fantoches maintenus au pouvoir par la force des armes américaines. Regardez l’Arabie saoudite, ce régime médiéval qui décapite ses opposants et lapide les femmes adultères. Regardez Israël, cette colonie européenne plantée au cœur du monde arabe comme un couteau dans le ventre de l’islam. Regardez l’Égypte, la Jordanie, les Émirats : tous ces « alliés » qui ne tiennent debout que grâce aux milliards de dollars d’aide militaire américaine. Mais bien sûr, ce sont des « démocraties », des « partenaires », des « amis ». Le langage est une merveilleuse machine à mentir.
Et puis il y a ces mots magiques, ces incantations qui justifient tous les crimes : « liberté », « démocratie », « droits de l’homme ». Comme si ces mots avaient encore un sens dans la bouche des dirigeants américains, ces hommes qui ont bombardé le Vietnam au napalm, qui ont soutenu Pinochet et Suharto, qui ont transformé Guantanamo en un camp de concentration du XXIe siècle. Mais qu’importe ! Tant que CNN et Fox News répètent ces mots comme des mantras, le peuple américain continue de croire à la fable de l’exceptionnalisme américain, cette religion laïque qui justifie tous les crimes au nom d’une prétendue mission divine.
Comportementalisme Radical : La Résistance comme Unique Issue
Face à cette machine de guerre implacable, que faire, mes frères en désespoir ? Se soumettre ? Jamais. Se taire ? Impossible. L’humanité a toujours eu ses résistants, ses fous magnifiques qui ont refusé de plier l’échine devant l’oppresseur.
Il y eut Spartacus, cet esclave qui osa défier Rome et ses légions. Il y eut Toussaint Louverture, ce noir génial qui libéra Haïti des chaînes de l’esclavage. Il y eut Che Guevara, ce médecin devenu guérillero par amour de la justice. Il y eut Malcolm X, ce prophète noir qui refusa de tendre l’autre joue. Tous ces hommes, toutes ces femmes, ont compris une chose essentielle : la liberté ne se mendie pas, elle se prend. La dignité ne se négocie pas, elle se conquiert.
Aujourd’hui, la résistance prend de nouvelles formes. Elle est dans les rues de Bagdad, où des milliers d’Irakiens manifestent contre la présence américaine. Elle est dans les montagnes du Kurdistan, où les femmes combattent Daech les armes à la main. Elle est dans les universités américaines, où des étudiants refusent de servir dans l’armée de l’empire. Elle est dans les hackers qui piratent les serveurs du Pentagone, dans les journalistes qui osent dire la vérité, dans les artistes qui refusent de se taire.
Mais attention, mes frères ! La résistance ne doit pas se contenter de dire non. Elle doit proposer une alternative, un autre monde possible. Un monde où les ressources ne seraient pas accaparées par une poignée de multinationales. Un monde où les frontières ne seraient pas des murs, mais des ponts. Un monde où la guerre ne serait plus un business, mais un crime.
C’est là que le comportementalisme radical entre en jeu. Il ne s’agit pas seulement de résister, mais de désobéir. Désobéir aux lois injustes, désobéir aux ordres immoraux, désobéir à cette logique de mort qui gouverne notre monde. Comme le disait Henry David Thoreau, « Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. » Aujourd’hui, la place de l’homme juste est dans la rue, dans les usines occupées, dans les universités en grève, dans les déserts où errent les réfugiés.
Et surtout, il faut désapprendre. Désapprendre la soumission, désapprendre la peur, désapprendre cette idée absurde que le monde ne peut pas être changé. Comme le disait Paulo Freire, « Personne ne libère personne, personne ne se libère seul, les hommes se libèrent en communion. » C’est ensemble, unis dans notre refus de l’injustice, que nous pourrons briser les chaînes de l’impérialisme.
Épilogue : Le Poème des Damnés
Ô vous, les maîtres du monde en costume gris,
Vous qui jouez aux échecs avec nos vies,
Vous qui comptez les morts comme on compte l’argent,
Écoutez le chant des damnés, écoutez notre cri !
Nous sommes les ombres sous vos drones silencieux,
Les enfants aux yeux brûlés par vos bombes « intelligentes »,
Les mères qui pleurent sur des corps déchiquetés,
Les pères qui enterrent leurs fils sous les décombres.
Vous parlez de « frappes chirurgicales », de « dommages collatéraux »,
Mais nous, nous voyons les chairs déchirées, les os brisés,
Nous sentons l’odeur du sang et de la poudre,
Nous entendons les cris des mourants dans la nuit.
Vous dites « guerre régionale », comme si la douleur avait des frontières,
Comme si la mort était une affaire locale,
Comme si nos larmes ne coulaient pas jusqu’à vos rivages,
Comme si nos morts ne hantaient pas vos nuits.
Mais nous savons, nous les damnés, nous les oubliés,
Que votre empire est un colosse aux pieds d’argile,
Que vos bombes ne tuent pas seulement des hommes,
Mais aussi vos propres âmes, vos propres rêves.
Un jour, vos drones tomberont du ciel comme des feuilles mortes,
Vos missiles rouilleront dans les déserts,
Vos banques s’effondreront sous le poids de leurs mensonges,
Et nous, les damnés, nous danserons sur vos ruines.
Ce jour-là, le monde renaîtra de ses cendres,
Non pas comme un phénix aux plumes d’or,
Mais comme un arbre qui pousse dans le béton,
Comme une fleur qui perce l’asphalte.
Et vous, les maîtres du monde, où serez-vous ?
Dans vos bunkers dorés, à compter vos lingots ?
Dans vos palais climatisés, à siroter vos cocktails ?
Ou peut-être, enfin, parmi nous,
À apprendre l’humilité, la fraternité, la paix ?
Alors, mes frères en désespoir, mes sœurs en résistance, ne perdons pas espoir. L’empire vacille, ses mensonges se lézardent, ses bombes ne font plus peur. Un autre monde est possible, un monde de justice, de paix, de fraternité. Mais il ne tombera pas du ciel. Il se construira, pierre par pierre, par nos mains, par notre courage, par notre refus obstiné de plier l’échine.
La guerre contre l’Iran n’aura pas lieu. Pas si nous refusons d’y participer. Pas si nous disons non, haut et fort, avec nos voix, avec nos corps, avec nos vies. La paix n’est pas un rêve, c’est une nécessité. Et c’est à nous, les damnés de la terre, de la rendre réalité.