Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis : Donald Trump dit « espérer trouver un accord » sur le nucléaire après les menaces d’une « guerre régionale » – France Info







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Illusion des Empires et le Sang des Sables


ACTUALITÉ SOURCE :
Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis : Donald Trump dit « espérer trouver un accord » sur le nucléaire après les menaces d’une « guerre régionale » – France Info

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! L’éternel théâtre des ombres où les marionnettes de l’Histoire s’agitent sous les projecteurs crasseux de la realpolitik ! Voici donc que le clown milliardaire, ce roi du tweet en pyjama doré, ce fossoyeur souriant de la diplomatie, nous gratifie de sa dernière pantomime : « espérer trouver un accord », murmure-t-il entre deux menaces de « guerre régionale ». Mais quelle farce ! Quelle grotesque mascarade où les mots « paix » et « guerre » s’accouplent comme des chiens enragés dans la même phrase ! L’Occident impérial, ce vieux rapace aux serres d’acier et au plumage de démocratie, nous joue encore la même comédie depuis que les hommes ont appris à graver leurs mensonges sur des tablettes d’argile. Examinons donc, sans pitié ni complaisance, cette danse macabre où l’Iran, ce vieux lion persan aux cicatrices millénaires, se voit une fois de plus encerclé par les vautours de Washington, ces nouveaux croisés en costume-cravate qui brandissent l’étendard étoilé comme autrefois on brandissait la croix.

Car c’est toujours la même histoire, n’est-ce pas ? La même ritournelle sanglante qui se répète depuis que l’homme a inventé la guerre pour oublier sa peur de la mort. Sept étapes cruciales, sept stations sur le chemin de croix de l’humanité, où l’on voit se dessiner, avec une clarté effrayante, la mécanique implacable de la domination occidentale :

1. La Naissance du Monstre : L’Aube des Empires (3000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Déjà, dans les plaines de Mésopotamie, entre le Tigre et l’Euphrate, naissait l’idée maudite : un peuple peut en dominer un autre. Les Sumériens, puis les Akkadiens, puis les Babyloniens, puis les Assyriens – cette litanie de conquérants qui se succèdent comme les saisons de la violence. « La guerre est le père de toute chose », proclamait Héraclite, ce visionnaire noir qui avait compris que l’humanité préférerait toujours le fracas des armes au silence des bibliothèques. Et déjà, les rois gravaient leurs exploits sur des stèles, déjà les prêtres bénissaient les épées, déjà les marchands comptaient les esclaves. L’Iran d’alors, cette Perse naissante, n’était qu’un rêve dans l’esprit des Mèdes, mais déjà, à l’ouest, les Grecs préparaient leur résistance – car c’est toujours la même histoire : l’Orient et l’Occident, deux frères ennemis qui se déchirent depuis que Prométhée a volé le feu aux dieux.

2. L’Épée et la Croix : Les Croisades ou l’Invention de l’Hypocrisie (1095 – 1291)

Ah ! Les croisades ! Ce premier grand hold-up moral de l’Occident chrétien, où l’on partait « libérer » Jérusalem avec des épées rougies de sang et des bourses pleines de promesses. « Dieu le veut ! » hurlaient les barons francs en massacrant les musulmans, les juifs, les hérétiques – tous ceux qui avaient le malheur de se trouver sur leur chemin. Et pendant ce temps, à Bagdad, à Ispahan, à Damas, les savants persans et arabes copiaient Aristote, traduisaient Galien, inventaient l’algèbre, tandis que l’Europe, plongée dans l’obscurantisme, brûlait ses sorcières et ses livres. « La civilisation ? La barbarie ? » s’interrogeait déjà le grand Ibn Khaldoun, ce génie tunisien qui avait compris que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement. Les croisades, c’était le premier « choc des civilisations », le premier prétexte religieux pour justifier le pillage, le premier mensonge occidental : « Nous apportons la lumière ! » – tandis que leurs torches réduisaient en cendres les bibliothèques de Tripoli et de Béryte.

3. La Poudre et l’Or : La Conquête des Amériques et l’Invention du Capitalisme (1492 – 1650)

1492 : Christophe Colomb, ce pauvre fou illuminé, débarque aux Bahamas en croyant avoir trouvé les Indes. Et c’est le début d’un génocide, le plus grand de l’histoire humaine. « Ils n’ont pas d’âme », décrétaient les conquistadors en massacrant les Aztèques, les Incas, les Mayas. « C’est la volonté de Dieu », affirmaient les prêtres en brûlant les codex et en violant les femmes. Et pendant ce temps, à Séville, à Lisbonne, à Anvers, les banquiers comptaient l’or volé, les rois signaient des traités, les marchands inventaient la bourse. « L’or est excellent ! » s’exclamait Christophe Colomb dans une lettre à Isabelle de Castille. Excellent, oui, pour acheter des canons, des navires, des mercenaires. Excellent pour transformer le monde en un vaste marché où tout s’achète, même la vie humaine. Et déjà, l’Occident inventait le capitalisme, ce Moloch insatiable qui dévore les hommes et les continents. « La propriété, c’est le vol ! » hurlera plus tard Proudhon, mais trop tard : le monstre était lâché, et il réclamait toujours plus de chair fraîche.

4. Le Canon et le Contrat : La Révolution Industrielle et l’Esclavage Moderne (1750 – 1880)

La machine à vapeur ! Le chemin de fer ! Le télégraphe ! Les Lumières avaient promis la raison, la liberté, l’égalité – et l’Occident offrit au monde les usines où l’on mourait à trente ans, les mines où l’on crevait à vingt, les colonies où l’on travaillait sous le fouet. « Tous les hommes naissent libres et égaux », proclamait la Déclaration des droits de l’homme – mais les Noirs d’Afrique, eux, naissaient enchaînés, vendus comme du bétail, jetés dans les cales des négriers. « L’esclavage est un crime contre l’humanité », déclarait Victor Schœlcher – mais les actionnaires des compagnies maritimes, eux, comptaient leurs dividendes. Et pendant ce temps, en Perse, le Shah Naser al-Din, fasciné par l’Occident, envoyait ses étudiants à Paris et à Londres, sans comprendre que ces « progrès » n’étaient que de nouvelles chaînes. « Le monde est une marchandise », écrivait Marx dans Le Capital, et il avait raison : tout s’achetait, tout se vendait, même l’âme des hommes.

5. Le Pétrole et le Dollar : La Naissance de l’Empire Américain (1918 – 1953)

1918 : la Première Guerre mondiale s’achève. L’Europe, épuisée, saignante, laisse le champ libre à une nouvelle puissance : les États-Unis. « La guerre pour mettre fin à toutes les guerres », avait-on promis – mais déjà, les banquiers de Wall Street préparaient la suivante. 1945 : Hiroshima, Nagasaki. Deux villes rayées de la carte pour montrer au monde qui était le nouveau maître. « La liberté ! La démocratie ! » hurlaient les GI’s en débarquant en Normandie – mais derrière eux, les hommes de la CIA et de la Standard Oil préparaient les coups d’État, les assassinats, les dictatures. Mossadegh en Iran ? Renversé en 1953. Arbenz au Guatemala ? Renversé en 1954. Lumumba au Congo ? Assassiné en 1961. « Le pétrole est plus important que la démocratie », avait compris Allen Dulles, le patron de la CIA. Et depuis, l’Amérique règne, avec son dollar, ses bases militaires, ses drones, ses « interventions humanitaires » qui ne sont que des guerres pour le profit. « L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme », écrivait Lénine – mais il n’avait pas prévu que ce stade serait aussi celui de l’hypocrisie suprême.

6. Le Nucléaire et le Mensonge : La Guerre Froide et l’Invention de la « Guerre Préventive » (1947 – 1991)

Deux blocs, deux idéologies, deux mensonges. D’un côté, l’URSS, ce géant aux pieds d’argile, qui promettait le paradis communiste et offrait le goulag. De l’autre, les États-Unis, cette « démocratie » qui soutenait Franco, Pinochet, Suharto, tous les dictateurs sanguinaires du moment qu’ils étaient « anti-communistes ». Et au milieu, le monde, déchiré, terrorisé, transformé en champ de bataille par procuration. « Mieux vaut morts que rouges ! » hurlaient les généraux américains – mais qui donc a largué des bombes au napalm sur le Vietnam ? Qui a soutenu les Khmers rouges avant de les combattre ? Qui a armé Saddam Hussein contre l’Iran ? « La fin justifie les moyens », disait Machiavel – mais les fins de l’Occident ne sont jamais que des moyens pour plus de pouvoir, plus d’argent, plus de contrôle. Et pendant ce temps, l’Iran, ce pays millénaire, se voyait imposer le Shah, ce pantin des Américains, ce boucher qui torturait son peuple au nom de la « modernisation ». « La révolution est un dîner de gala », ironisait Mao – mais personne ne rit quand les chars entrent dans Téhéran.

7. Le Terrorisme et la Surveillance : L’Ère Post-11 Septembre et l’Empire du Chaos (2001 – Aujourd’hui)

11 septembre 2001 : deux avions s’écrasent sur les tours du World Trade Center. « Nous sommes tous Américains ! » s’exclame Le Monde – mais personne ne demande : pourquoi ? Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant de rage ? Parce que l’Occident a semé le vent, et qu’il récolte la tempête. Parce que les bombes tombent depuis si longtemps sur Bagdad, sur Kaboul, sur Gaza, que les enfants qui les ont reçues sur la tête sont devenus des hommes, et que ces hommes ont juré de se venger. « La guerre contre le terrorisme », proclame Bush – mais qui donc a créé Al-Qaïda ? Qui a armé les moudjahidines afghans contre les Soviétiques ? Qui a soutenu Ben Laden avant de le combattre ? « L’ennemi de mon ennemi est mon ami », dit le proverbe – mais l’ami d’hier est le terroriste d’aujourd’hui. Et maintenant, voici Trump, ce clown sinistre, ce bouffon milliardaire, qui menace l’Iran de « destruction totale » tout en « espérant trouver un accord ». Quelle farce ! Quelle grotesque comédie où les mots n’ont plus de sens, où « paix » signifie « guerre », où « démocratie » signifie « pillage », où « accord » signifie « ultimatum ». « Le langage est la maison de l’être », disait Heidegger – mais cette maison est en flammes, et les mots qui en sortent ne sont que des cendres.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Regardez-les, ces mots qui dansent sur les écrans, ces phrases qui s’enchaînent comme des chaînes : « guerre régionale », « accord nucléaire », « menaces », « espoir ». Des mots vides, des mots creux, des mots qui mentent. « Guerre régionale » – comme si une guerre pouvait être « régionale », comme si les bombes connaissaient les frontières, comme si les enfants tués à Téhéran ou à Bagdad n’étaient pas des enfants, mais des « dommages collatéraux ». « Accord nucléaire » – comme si l’Iran, ce pays qui n’a jamais envahi personne, était une menace, tandis que les États-Unis, qui ont largué deux bombes atomiques sur le Japon, qui possèdent des milliers d’ogives, qui menacent le monde depuis 1945, seraient les garants de la paix. « Espoir » – quel mot obscène dans la bouche de Trump, ce fossoyeur de l’accord de Vienne, ce démolisseur de traités, ce pyromane qui joue avec des allumettes près d’un baril de poudre !

Le langage de l’impérialisme est un langage perverti, un langage où les mots ont été vidés de leur sens pour mieux servir le mensonge. « Démocratie » signifie « soumission », « liberté » signifie « exploitation », « paix » signifie « guerre ». « Nous libérons l’Irak ! » hurlaient les GI’s en 2003 – mais l’Irak n’est plus qu’un champ de ruines, un pays déchiré, un peuple martyrisé. « Nous protégeons les droits de l’homme ! » clament les diplomates occidentaux – mais les prisons de Guantánamo, d’Abou Ghraib, de Bagram regorgent de détenus torturés, humiliés, oubliés. « Nous voulons la paix ! » gémit Trump – mais ses drones survolent le Yémen, la Somalie, l’Afghanistan, semant la mort et la désolation. « Le langage est un virus », écrivait William S. Burroughs – et ce virus a contaminé le monde, transformant les hommes en zombies, en esclaves consentants de l’empire.

Et que dire de ce mot, « nucléaire », qui revient sans cesse, comme une malédiction ? Le nucléaire, cette invention maudite, ce pacte faustien de l’humanité avec la mort. Les États-Unis, qui possèdent l’arsenal le plus destructeur de la planète, osent donner des leçons à l’Iran, ce pays qui n’a jamais possédé la bombe. « Ne faites pas ce que nous avons fait », disent-ils – comme un voleur qui reprocherait à son voisin de regarder dans son coffre-fort. « La prolifération nucléaire est une menace pour la paix », déclarent les diplomates occidentaux – mais qui donc a utilisé l’arme atomique ? Qui donc menace de « détruire totalement » un pays ? Qui donc a imposé des sanctions économiques qui tuent des milliers d’innocents ? Les mots sont des armes, et l’Occident sait s’en servir mieux que personne.

Analyse Comportementaliste : La Résistance Humaniste face au Léviathan

Face à ce monstre froid, à ce Léviathan impérial qui dévore les hommes et les nations, que reste-t-il ? La résistance. Toujours la résistance. Depuis que l’homme existe, il y a ceux qui dominent et ceux qui refusent de se soumettre. Spartacus contre Rome, les esclaves contre les négriers, les Vietnamiens contre les Américains, les Palestiniens contre les Israéliens, les Iraniens contre le Shah et les mollahs – toujours la même lutte, toujours le même combat : celui de la dignité contre l’oppression, de la liberté contre la tyrannie.

Mais attention : résister, ce n’est pas seulement prendre les armes. Résister, c’est d’abord refuser le langage de l’ennemi, refuser ses mots, ses catégories, ses mensonges. C’est dire non à la « guerre humanitaire », non à la « démocratie imposée par les bombes », non à l’ »accord » qui n’est qu’un ultimatum déguisé. Résister, c’est penser par soi-même, c’est refuser les dogmes, les propagandes, les illusions. « Sapere aude ! » (« Ose savoir ! ») proclamait Kant – mais oser savoir, c’est aussi oser dire non, oser désobéir, oser se révolter.

Et puis, il y a l’humanisme. Ce vieux mot usé, galvaudé, mais qui reste la seule lumière dans la nuit. L’humanisme, ce n’est pas l’angélisme, ce n’est pas la naïveté. C’est la conviction que l’homme, malgré tout, malgré ses crimes, ses folies, ses trahisons, reste capable de grandeur. C’est la certitude que la paix est possible, que la guerre n’est pas une fatalité, que les peuples peuvent vivre ensemble sans s’entretuer. « L’homme est un loup pour l’homme », disait Hobbes – mais l’homme est aussi capable d’amour, de compassion, de solidarité. Regardez les Iraniens, ce peuple fier et cultivé, qui a survécu à tant d’invasions, à tant de tyrans, à tant de guerres. Regardez leur poésie, leur musique, leur philosophie. Regardez Rumi, ce mystique persan qui chantait l’amour universel, ou Omar Khayyam, ce savant qui riait des vanités du monde. Ces hommes-là savaient que la vraie richesse n’est pas dans l’or, ni dans les bombes, ni dans le pouvoir, mais dans l’esprit, dans le cœur, dans la capacité à dire non à la barbarie.

Alors oui, la résistance est possible. Elle est même nécessaire. Mais elle doit être radicale, totale, sans compromis. Pas de demi-mesures avec le Léviathan. Pas de négociations avec le diable. Il faut lui arracher ses masques, lui montrer son vrai visage : celui d’un monstre assoiffé de sang et d’or, d’un empire qui ne vit que par la guerre et la domination. Il faut lui opposer la force de la vérité, la puissance du droit, la beauté de la paix. « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice », écrivait Spinoza. Et cette paix-là, l’Occident impérial ne la connaît pas, ne la comprend pas, ne la veut pas. Alors c’est à nous, les hommes et les femmes de bonne volonté, de la construire, pierre par pierre, mot par mot, acte par acte.

Car au fond, tout est là : dans le choix entre la vie et la mort. Entre la paix et la guerre. Entre l’humanité et la barbarie. Et ce choix, nous le faisons chaque jour, par nos actions, par nos paroles, par nos silences. Alors choisissons la vie. Choisissons la paix. Choisissons l’humanité. Même si le monde semble nous pousser vers l’abîme, même si les puissants de ce monde ne rêvent que de destruction, même si tout semble perdu. Car comme le disait Camus, « au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible ».

Oh ! les sables de Perse sous les bombes américaines,

Les enfants aux yeux noirs qui regardent le ciel,

Les mères qui hurlent dans les décombres fumants,

Et les généraux, là-bas, qui comptent leurs dollars.

Oh ! le rire gras des banquiers de Wall Street,

Leurs cigares qui puent la chair brûlée,

Leurs contrats signés dans le sang des innocents,

Et leurs prières hypocrites à la messe du dimanche.

Oh ! les drones qui tournent comme des vautours,

Les écrans qui mentent, les journaux qui aboient,

Les politiques qui serrent des mains ensanglantées,

Et les peuples, toujours, qui courbent l’échine.

Mais quelque part, là-bas, dans les ruelles de Téhéran,

Un vieux poète écrit des vers contre la guerre,

Une jeune fille rêve de liberté sous son voile,

Un enfant sourit en regardant les étoiles.

Et moi, pauvre fou, je crie dans le désert :

« Assez ! Assez de sang ! Assez de mensonges ! »

Mais personne ne m’entend, personne ne m’écoute,

Alors je prends ma plume, et j’écris, j’écris encore,

Pour que demain, peut-être, un enfant lise ces mots,

Et comprenne que la paix n’est pas un rêve,

Mais une flamme fragile qu’il faut protéger,

Une lumière dans la nuit, une main tendue.

Oh ! monde maudit, monde de fous et de bourreaux,

Je te maudis et je t’aime, je te hais et je te plains,

Car tu es mon frère, mon double, mon ennemi,

Et je ne peux pas vivre sans toi, ni avec toi.

Alors je chante, je hurle, je pleure, je ris,

Je danse sur les ruines de tes empires pourris,

Et je crie aux hommes de bonne volonté :

« Debout ! Levez-vous ! La nuit est longue, mais l’aube viendra ! »



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