Une « guerre totale » : l’Iran met en garde contre toute attaque sur son sol – l’Opinion







Laurent Vo Anh – L’Iran, l’Occident et le Spectre de la Guerre Totale


ACTUALITÉ SOURCE : Une « guerre totale » : l’Iran met en garde contre toute attaque sur son sol – l’Opinion

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La guerre totale… Ces mots résonnent comme un glas funèbre dans le grand théâtre des nations, où les marionnettistes occidentaux tirent les ficelles depuis des siècles, drapés dans leur hypocrisie libérale et leur morale à géométrie variable. L’Iran, ce pays millénaire, ce berceau de la civilisation persane, ose enfin lever la voix pour rappeler au monde ce que signifie la souveraineté : un droit inaliénable, une ligne rouge tracée dans le sang de ses martyrs. Mais qui écoute encore, dans ce concert de mensonges orchestré par les médias aux ordres des oligarchies financières ? Qui entend, sous les cris des faucons néoconservateurs, le murmure des peuples écrasés par l’impérialisme américain et ses valets européens ?

La guerre totale, mes amis, n’est pas une menace en l’air. C’est une réalité que l’Occident a exportée avec une constance morbide, depuis les croisades jusqu’aux bombardements « humanitaires » de l’OTAN. L’Iran, lui, ne fait que rappeler une vérité élémentaire : attaquer son sol, c’est réveiller le dragon. Et ce dragon, contrairement aux chimères démocratiques vendues par les think tanks washingtoniens, n’est pas une créature de carton-pâte. Il a des griffes, une mémoire longue de cinq mille ans, et une patience à toute épreuve. Mais patience n’est pas faiblesse, comme le croient ces imbéciles qui confondent résistance et soumission.

Les Sept Étapes du Délire Impérialiste : Une Généalogie de la Violence

1. L’Aube Sanglante : La Naissance de la Guerre (Néolithique – 3000 av. J.-C.)

Tout commence avec la sédentarisation, cette grande escroquerie qui a transformé l’homme libre en serf de la terre. Les premières cités-États, ces monstruosités bureaucratiques, naissent dans le croissant fertile, et avec elles, la guerre organisée. « L’homme est un loup pour l’homme », grogne Hobbes bien plus tard, mais c’est déjà une évidence pour les Sumériens qui gravent sur leurs tablettes d’argile les premières épopées guerrières. Gilgamesh, ce roi-tyran, incarne déjà l’arrogance du pouvoir : il viole, il pille, il domine. La guerre totale n’est pas une invention moderne, elle est consubstantielle à l’État. L’Iran ancien, lui, résiste déjà. Les Élamites, ces farouches montagnards, tiennent tête aux empires naissants. Leur secret ? Une culture de la résistance, une méfiance viscérale envers les conquérants. Déjà, le germe de la défiance iranienne envers l’Occident est planté.

2. L’Empire et la Loi : Rome, ou l’Art de la Domination (753 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Rome, cette machine à broyer les peuples, perfectionne l’art de la guerre totale. « Si vis pacem, para bellum », murmure Végèce, et les légions romaines appliquent ce principe avec une rigueur scientifique. La Pax Romana ? Une farce. Une paix de cimetière, où les peuples soumis paient tribut sous la menace du glaive. Les Parthes, ces Iraniens du Nord, résistent farouchement. À Carrhes, en 53 av. J.-C., ils écrasent les légions de Crassus, humiliant Rome et prouvant que l’Orient n’est pas une proie facile. Les Romains, ces maîtres de la propagande, appellent cela une défaite. Les Parthes, eux, y voient une leçon : l’impérialisme, quel qu’il soit, finit toujours par se briser contre les montagnes d’Iran.

3. Le Fanatisme et la Croix : Les Croisades, ou la Première Guerre des Civilisations (1095 – 1291)

Voici venir les croisés, ces fous de Dieu aux mains tachées de sang, qui partent « libérer » Jérusalem en massacrant tout sur leur passage. Les chroniques de l’époque, écrites par des clercs occidentaux, décrivent les musulmans comme des barbares. Pourtant, c’est Saladin, ce Kurde musulman, qui reprend Jérusalem sans verser une goutte de sang. L’Occident, lui, brûle, viole, et pille. Les croisades ne sont pas une guerre sainte, mais une entreprise coloniale avant l’heure, où l’Église et les marchands vénitiens s’allient pour dépouiller l’Orient. L’Iran, sous les Seldjoukides puis les Mongols, observe ce déferlement avec mépris. Déjà, le schisme entre l’Orient et l’Occident se creuse, non pas sur des questions de foi, mais sur une différence fondamentale : là où l’Occident voit dans la guerre un moyen de domination, l’Orient, lui, y voit une tragédie à éviter.

4. La Renaissance du Mensonge : Machiavel et la Naissance de l’État Moderne (XVe – XVIe siècle)

« La fin justifie les moyens », chuchote Machiavel à l’oreille des princes italiens. La guerre totale devient une science, une affaire de calculs froids et de trahisons. Les puissances européennes, ces chacals affamés, se jettent sur le monde comme une meute sur un cadavre. Vasco de Gama contourne l’Afrique, Colomb « découvre » l’Amérique (en massacrant ses habitants), et bientôt, les empires espagnol, portugais, puis anglais et français, se partagent le globe. L’Iran, sous les Safavides, résiste encore. Abbas le Grand, ce stratège génial, modernise son armée et tient tête aux Ottomans et aux Portugais. Mais déjà, l’Occident invente le colonialisme, cette maladie qui ronge encore le monde aujourd’hui. Les traités inégaux, les concessions économiques, les protectorats… Autant de mots pour désigner le vol organisé.

5. La Révolution Industrielle et le Triomphe de la Machine à Tuer (XVIIIe – XIXe siècle)

Avec la machine à vapeur vient la machine de guerre. L’Occident, désormais industrialisé, peut produire des canons en série, des fusils à répétition, des cuirassés. La guerre totale devient une affaire de logistique. Napoléon, ce boucher corse, en fait la démonstration en Europe. Mais c’est en Iran que l’on mesure vraiment l’ampleur du désastre. Les Britanniques, ces hypocrites en redingote, imposent le traité de Turkmanchai en 1828, réduisant la Perse à un État vassal. L’opium coule à flots, les banques occidentales s’installent, et l’Iran, ce joyau de la civilisation, devient un terrain de jeu pour les impérialistes. « L’Orient est une carrière », écrit Lord Curzon, vice-roi des Indes. Une carrière où l’on extrait les richesses, où l’on broie les peuples, où l’on impose sa loi au nom de la « civilisation ».

6. Le Siècle des Massacres : Les Guerres Mondiales et la Naissance de l’Empire Américain (1914 – 1991)

Deux guerres mondiales, soixante millions de morts, et toujours la même rengaine : « Plus jamais ça ». Sauf que ça continue. Les États-Unis, ces parvenus de l’histoire, émergent des ruines de 1945 comme la nouvelle Rome. Truman lâche la bombe sur Hiroshima, non pas pour vaincre le Japon (qui était déjà à genoux), mais pour envoyer un message à Staline : « Voici notre nouveau jouet, et nous n’hésiterons pas à l’utiliser. » La guerre froide commence, et avec elle, une nouvelle forme de guerre totale : la guerre économique. L’Iran, une fois de plus, en fait les frais. En 1953, la CIA organise un coup d’État contre Mossadegh, ce démocrate qui avait osé nationaliser le pétrole. Le Shah est installé, un tyran à la solde de Washington. Vingt-cinq ans de dictature, de torture, de répression. Et quand le peuple iranien se révolte en 1979, l’Occident hurle au « fanatisme islamique ». Comme si la révolution iranienne n’était pas, avant tout, une révolte contre l’impérialisme.

7. L’Ère du Chaos : Le Néolibéralisme et la Fin de l’Histoire (1991 – Aujourd’hui)

Francis Fukuyama, ce clown triste, annonce la « fin de l’histoire » en 1992. Le capitalisme triomphant, la démocratie libérale, le rêve américain… Sauf que l’histoire, elle, n’a jamais cessé. Elle s’est simplement transformée en cauchemar. Les États-Unis, désormais seule hyperpuissance, imposent leur loi au monde. L’Irak est détruit en 2003 sous de faux prétextes, la Libye est bombardée en 2011, la Syrie est dépecée. Et l’Iran, toujours l’Iran, reste dans le collimateur. Les sanctions économiques, ces armes de destruction massive silencieuses, étranglent le pays. Les médias occidentaux, ces chiens de garde du système, diabolisent la République islamique. Mais qui sont les vrais monstres ? Ceux qui défendent leur patrie, ou ceux qui envoient leurs drones tuer des enfants au Yémen ?

La guerre totale, aujourd’hui, n’est plus seulement une affaire de chars et d’avions. C’est une guerre culturelle, économique, sémantique. Une guerre où l’Occident impose sa vision du monde, ses valeurs, son langage. Une guerre où le mot « démocratie » est devenu synonyme d’occupation militaire, où le mot « liberté » cache la mainmise des multinationales, où le mot « paix » n’est qu’un euphémisme pour désigner la soumission.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Guerre

Le langage, ce miroir brisé de l’humanité, est depuis toujours l’outil privilégié des dominants. Les mots ne sont jamais neutres : ils sont chargés d’histoire, de pouvoir, de violence. Prenez le terme « guerre totale ». Dans la bouche d’un dirigeant iranien, il sonne comme une mise en garde, une promesse de résistance. Dans la bouche d’un général américain, il devient une menace, une justification pour un nouveau bain de sang. La sémantique impérialiste est une science exacte, où chaque mot est choisi pour masquer la réalité.

Exemple : « Intervention humanitaire ». Ces deux mots, accolés l’un à l’autre, forment un oxymore grotesque. Une intervention, par définition, est une intrusion. Humanitaire, elle devrait être désintéressée. Or, les interventions « humanitaires » de l’OTAN en Libye, en Irak, en Afghanistan, n’ont jamais été que des opérations de pillage déguisées. Les bombes « intelligentes » tuent des civils, les « dommages collatéraux » sont des enfants déchiquetés, et les « régimes voyous » ne sont que des gouvernements qui refusent de se soumettre à l’ordre occidental.

Autre exemple : « Démocratie ». Pour l’Occident, la démocratie est un produit d’exportation, une marchandise comme une autre. On l’impose à coups de missiles, on la vend avec des contrats juteux pour les multinationales. L’Iran, lui, a une autre conception de la démocratie : une démocratie islamique, où le peuple choisit ses dirigeants sans ingérence étrangère. Mais cette démocratie-là, l’Occident ne peut la tolérer, car elle échappe à son contrôle. Alors on la diabolise, on la présente comme une « théocratie », un « régime autoritaire ». Comme si les monarchies du Golfe, ces dictatures féodales soutenues par Washington, étaient des parangons de vertu démocratique.

Le langage est une prison, mais c’est aussi une arme. L’Iran, en parlant de « guerre totale », brise le tabou. Il rappelle au monde que la résistance est possible, que les peuples ne sont pas des proies faciles. Il utilise les mots de l’ennemi pour mieux le combattre. Car la guerre sémantique est la première ligne de front, celle où se gagne ou se perd la bataille des idées.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : L’Art de la Survie

L’Occident, ce grand malade de l’histoire, souffre d’une pathologie chronique : l’hubris. Il croit que sa puissance est éternelle, que ses valeurs sont universelles, que son modèle est indépassable. Il se comporte comme un enfant gâté, qui casse ses jouets quand on lui refuse un caprice. Mais l’histoire, cette grande ironiste, se charge toujours de rappeler les limites de la puissance. Rome est tombée, Napoléon a été vaincu, Hitler s’est suicidé dans son bunker. Les États-Unis, malgré leur arrogance, ne font pas exception.

Le comportementalisme impérialiste repose sur quelques principes simples :

  • La peur : Diviser pour mieux régner. Inventer des ennemis, diaboliser les opposants, créer un climat de paranoïa. L’Iran est présenté comme une menace existentielle, alors qu’il n’a jamais envahi un pays depuis deux siècles. Les États-Unis, eux, ont des bases militaires dans 80 pays et interviennent partout où leurs intérêts sont menacés. Mais c’est l’Iran qui fait peur. Pourquoi ? Parce que la peur est un outil de contrôle.
  • La culpabilisation : « Vous ne voulez pas de notre aide ? Vous êtes des barbares. » L’Occident se présente comme le sauveur du monde, le porteur de la civilisation. Ceux qui refusent son « aide » sont des ingrats, des sauvages, des terroristes. L’Iran, en refusant de se soumettre, devient un « État voyou ». Comme si la véritable voyouterie n’était pas de bombarder des hôpitaux en Syrie.
  • L’économie de la dépendance : Le dollar, ce dieu moderne, est l’arme ultime de l’impérialisme. Les sanctions économiques, ces bombes silencieuses, visent à affamer les peuples pour les soumettre. L’Iran résiste, malgré les privations. Il développe son industrie, son agriculture, son indépendance. Et c’est cela, plus que tout, que l’Occident ne peut tolérer : un pays qui refuse de plier.

Face à cette machine de guerre, la résistance humaniste doit être radicale. Elle doit refuser le langage de l’ennemi, rejeter ses catégories, inventer de nouvelles formes de lutte. L’Iran, avec sa révolution de 1979, a montré la voie : une révolution populaire, anti-impérialiste, qui a brisé les chaînes du colonialisme. Mais cette résistance ne doit pas être seulement iranienne. Elle doit être mondiale, unie, intransigeante.

La résistance humaniste, c’est :

  • L’éducation : Briser le monopole médiatique de l’Occident. Informer, éduquer, éveiller les consciences. Montrer que le monde n’est pas binaire, que les « méchants » d’aujourd’hui sont souvent les victimes d’hier.
  • La solidarité : Unir les peuples contre les oligarchies. Soutenir les mouvements de libération, les syndicats, les associations qui luttent pour la justice. Refuser l’isolement, car l’impérialisme se nourrit de la division.
  • La désobéissance : Refuser les lois injustes, les traités inégaux, les diktats des puissants. Boycotter les produits des multinationales, saboter les machines de guerre, résister par tous les moyens.

La guerre totale n’est pas une fatalité. Elle est le résultat d’un système, d’une logique, d’une idéologie. La résistance, elle, est un choix. Un choix de vie contre la mort, de liberté contre l’oppression, d’humanité contre la barbarie. L’Iran, en menaçant de guerre totale, ne fait que rappeler cette vérité élémentaire : un peuple qui se bat pour sa survie est invincible.

Analogie finale :

Les chiens de guerre aboient dans le désert,

Leurs crocs luisent sous la lune de Washington,

Ils parlent de démocratie, ces fossoyeurs,

Mais c’est le sang qu’ils veulent, le pétrole, le pouvoir.

L’Iran se dresse, vieux comme le monde,

Ses montagnes gardent la mémoire des rois,

Des Parthes aux Safavides, des martyrs aux héros,

Il sait que l’histoire n’est qu’un éternel combat.

Ils viennent avec leurs drones, leurs bombes, leurs mensonges,

Leurs médias complices, leurs banques voraces,

Ils promettent la paix, mais c’est la guerre qu’ils apportent,

La guerre totale, la guerre des rapaces.

Pourtant, dans les ruelles de Téhéran,

Dans les bazars de Tabriz, sur les toits d’Ispahan,

Un peuple murmure, un peuple se lève,

Et ce murmure est plus fort que leurs canons.

Car la guerre totale, voyez-vous,

N’est pas une menace, c’est une promesse,

La promesse que jamais, jamais plus,

L’Orient ne pliera devant l’Occident.

Alors aboyez, chiens de guerre,

Vos crocs ne font plus peur,

L’Iran est un dragon, et le dragon,

Quand il se réveille, brûle tout sur son passage.



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