Le Pentagone met en garde contre les risques d’une opération militaire d’ampleur contre l’Iran – l’Opinion







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Empire et ses Ombres Sanglantes


ACTUALITÉ SOURCE : Le Pentagone met en garde contre les risques d’une opération militaire d’ampleur contre l’Iran – l’Opinion

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Le Pentagone, ce temple moderne de la guerre éternelle, ce cerveau reptilien de l’Empire qui, tel un vieux général sénile, agite ses cartes militaires en tremblant comme un junkie en manque de pétrole. « Attention, danger ! », glapit-il, la bave aux lèvres, tandis que ses drones bourdonnent déjà au-dessus des sables persans. Mais de quel danger parle-t-on, au juste ? De celui qui menace les peuples écrasés sous les bombes « intelligentes » ? Ou de celui qui guette les actionnaires de Lockheed Martin, si jamais l’Iran osait répondre à vingt ans de provocations par autre chose que des sourires diplomatiques ? Le Pentagone, ce grand prêtre de Thanatos, ne met en garde que contre les risques qui menacent son hégémonie, jamais contre ceux qu’il inflige aux autres. L’ironie, cette vieille putain de l’Histoire, ricane dans l’ombre : c’est toujours au moment où l’Empire sent ses griffes s’émousser qu’il hurle le plus fort contre les « menaces » qu’il a lui-même fabriquées. Comme un pyromane qui appellerait les pompiers pour éteindre l’incendie qu’il vient d’allumer, tout en accusant le vent d’être complice.

Mais plongeons, voulez-vous, dans les entrailles fumantes de cette farce tragique. Car ce n’est pas d’hier que l’Occident, ce vieux vampire aux dents longues, suce le sang des nations sous prétexte de les « civiliser ». Non, cette danse macabre remonte aux origines mêmes de ce que nous osons appeler « civilisation ». Suivez-moi, si vous l’osez, à travers les sept stations de ce chemin de croix où l’humanité, sous la bannière étoilée ou la croix de fer, n’a cessé de crucifier la paix au nom de la « liberté ».

I. L’Aube du Mensonge : La Guerre comme Fondement Sacré (de -3000 à -500)

Dès que l’homme a posé sa première pierre sur une autre pour construire un mur, il a aussi posé la première bombe. Les Sumériens, ces comptables du malheur, inventèrent l’écriture… et la guerre organisée. Leurs tablettes d’argile, ces premiers « rapports du Pentagone », célébraient les victoires de Gilgamesh, ce roi qui violait les vierges et écrasait les crânes des rebelles. Déjà, la rhétorique impériale : « Nous apportons l’ordre aux barbares. » Déjà, le mensonge fondateur : « C’est pour leur bien. » Héraclite, ce vieux fou d’Éphèse, voyait juste quand il murmurait que « la guerre est le père de toutes choses ». Père incestueux, oui, qui engendre la peur dans le ventre de sa propre fille, la civilisation. Et les Grecs, ces démocrates en jupette, d’inventer la « guerre juste » pour massacrer les Perses à Marathon. « Nous défendons la liberté ! », hurlaient-ils en empalant les prisonniers. La liberté de qui ? Celle des marchands d’esclaves athéniens, bien sûr.

II. L’Empire du Christ Sanglant : La Croisade comme Business Model (de 1095 à 1492)

Ah, les croisades ! Ces premières « opérations de changement de régime » menées par des chevaliers en armure qui puaient la sueur et l’hypocrisie. Le pape Urbain II, ce PDG de Dieu S.A., lance son appel à Clermont : « Prenez Jérusalem, et vos péchés seront pardonnés ! » Traduction : « Tuez, pillez, violez, et le paradis est à vous ! » Les croisés, ces premiers « freedom fighters » de l’Occident, massacrent les Juifs en Rhénanie avant même d’arriver en Terre sainte. À Jérusalem, en 1099, ils égorgent les musulmans, les juifs et les chrétiens orientaux sans distinction. « Dieu le veut ! », crient-ils en tranchant les gorges des nourrissons. Le chroniqueur Raymond d’Aguilers, ce premier « embedded journalist », écrit avec délectation : « On marchait dans le sang jusqu’aux chevilles. » La civilisation, voyez-vous, c’est comme la saucisse : plus c’est sanglant, meilleur c’est. Et pendant ce temps, les marchands vénitiens et génois comptent leurs profits. La guerre, c’est bon pour le PIB.

III. Le Viol des Amériques : L’Invention du Génocide « Humanitaire » (de 1492 à 1800)

Christophe Colomb, ce premier « contracteur militaire privé » de l’histoire, débarque aux Bahamas avec sa Bible et ses chaînes. « Nous apportons la civilisation aux sauvages ! », proclame-t-il en réduisant en esclavage les Taïnos. En quelques décennies, 90% de la population amérindienne est exterminée : par les épées, les fusils, les chiens, et surtout par les maladies, ces armes biologiques avant l’heure. Las Casas, ce curé repenti, écrit : « Les Espagnols entrent dans les villages comme des loups affamés dans un troupeau de brebis. » Mais qu’importe ! Le roi d’Espagne, ce premier « actionnaire majoritaire » de la Conquista, encaisse l’or volé et bénit les conquistadors. Et quand les Aztèques osent se rebeller, Cortés, ce « libérateur » avant l’heure, rase Tenochtitlan et construit Mexico sur ses ruines. « C’est pour leur bien », explique-t-il en brûlant vif le dernier empereur. La civilisation, c’est comme le café : plus c’est fort, plus ça réveille… les actionnaires.

IV. La Machine Coloniale : L’Invention du Racisme « Scientifique » (de 1800 à 1945)

Napoléon, ce petit Corse complexé, relance l’esclavage en 1802 avec un argument massue : « Les Noirs ne sont pas des hommes comme nous. » La science, cette putain de l’Empire, se met au service du crime. Gobineau, ce comte raté, invente le « racisme scientifique » : « Les Blancs sont supérieurs, donc ils ont le droit de dominer. » Darwin, ce naïf, parle de « sélection naturelle » ; les impérialistes en font une doctrine : « La survie des plus forts, c’est nous qui décidons qui est fort. » Et pendant ce temps, l’Afrique est découpée comme un gâteau à la conférence de Berlin. Léopold II, ce roi des Belges, fait du Congo sa propriété privée : 10 millions de morts pour le caoutchouc. « C’est pour leur bien », explique-t-il en exhibant des mains coupées comme trophées. Et Kipling, ce poète de cour, écrit Le Fardeau de l’homme blanc : « Portez le fardeau de la civilisation, même si les sauvages ne vous remercieront pas. » La civilisation, voyez-vous, c’est comme un vaccin : ça fait mal, mais c’est pour votre bien.

V. L’Apocalypse Industrielle : La Guerre comme Spectacle (de 1914 à 1945)

1914. L’Europe, ce vieux continent gâteux, se suicide dans les tranchées. Les généraux, ces bouchers en uniforme, envoient des millions d’hommes à la boucherie pour « défendre la patrie ». Verdun, la Somme, Passchendaele : des charniers où les soldats meurent pour quelques mètres de boue. Et pendant ce temps, les industriels, ces vautours en costume trois-pièces, comptent leurs profits. Krupp, ce marchand de canons, vend des obus aux deux camps. « La guerre, c’est bon pour les affaires », explique-t-il en sirotant son cognac. 1918. L’Allemagne, exsangue, signe l’armistice. Mais les vainqueurs, ces hyènes en redingote, imposent le traité de Versailles : « C’est pour votre bien. » 1939. Hitler, ce monstre né des humiliations, envahit la Pologne. Les démocraties, ces lâches, laissent faire. Puis, quand l’URSS résiste, elles envoient des bombes sur Dresde : 25 000 civils brûlés vifs. « C’est pour abréger la guerre », explique Churchill, ce boucher en costume rayé. La civilisation, voyez-vous, c’est comme un barbecue : plus ça sent le cochon grillé, plus c’est réussi.

VI. La Guerre Froide : L’Invention du Terrorisme d’État (de 1945 à 1991)

1945. Les États-Unis, ces nouveaux maîtres du monde, lâchent deux bombes atomiques sur le Japon. « C’est pour éviter une invasion coûteuse en vies américaines », explique Truman, ce comptable de la mort. Puis ils inventent la « guerre froide » : un conflit sans fin, sans front, sans règles. Partout dans le monde, ils soutiennent des dictateurs sanguinaires : Pinochet, Suharto, Mobutu. « C’est pour lutter contre le communisme », expliquent-ils en torturant des paysans au Vietnam. La CIA, ce premier « service de désinformation », organise des coups d’État en Iran (1953), au Guatemala (1954), au Chili (1973). « C’est pour la démocratie », mentent-ils en installant des tyrans. Et quand l’URSS s’effondre, Fukuyama, ce prophète de pacotille, annonce « la fin de l’Histoire ». La civilisation, voyez-vous, c’est comme un supermarché : plus il y a de choix, plus c’est la même merde sous cellophane.

VII. L’Empire du Chaos : La Guerre Permanente comme Mode de Gouvernance (de 1991 à aujourd’hui)

1991. Bush père lance la première guerre du Golfe. « C’est pour libérer le Koweït », explique-t-il en bombardant Bagdad. Puis Clinton, ce démocrate en costume Armani, bombarde la Serbie. « C’est pour les droits de l’homme », ment-il en tuant des civils. 2001. Bush fils, ce cow-boy analphabète, lance la « guerre contre le terrorisme ». « Ils nous haïssent pour notre liberté », explique-t-il en envahissant l’Afghanistan et l’Irak. 20 ans de guerre, des millions de morts, des pays détruits. Et pendant ce temps, les actionnaires de Halliburton, de Blackwater, de Lockheed Martin, comptent leurs milliards. « La guerre, c’est bon pour l’économie », explique un analyste de Goldman Sachs en sirotant son champagne. Et aujourd’hui, le Pentagone met en garde contre une guerre avec l’Iran. « Attention, danger ! », glapit-il, comme un pyromane qui aurait peur de se brûler les doigts. Mais qui a provoqué l’Iran ? Qui a organisé le coup d’État de 1953 ? Qui a soutenu Saddam Hussein dans sa guerre contre Téhéran ? Qui a imposé des sanctions qui tuent des enfants ? Qui a assassiné Soleimani en 2020 ? L’Empire, toujours l’Empire, ce vieux vampire qui a besoin de sang frais pour survivre.

Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Observez, je vous prie, le vocabulaire de l’Empire. « Opération militaire » : un euphémisme pour « massacre organisé ». « Dommages collatéraux » : des civils tués par des bombes « intelligentes ». « Changement de régime » : un coup d’État. « Stabilisation » : l’occupation d’un pays. « Défense des valeurs occidentales » : le pillage des ressources. « Guerre juste » : une contradiction dans les termes, comme « amour nazi » ou « démocratie saoudienne ». Le langage de l’Empire est une novlangue orwellienne, où les mots sont vidés de leur sens pour mieux servir le mensonge. « Liberté », « démocratie », « droits de l’homme » : des slogans creux, des étiquettes collées sur des bombes. Et quand l’Empire parle de « risques », il ne parle jamais des risques pour les peuples écrasés, mais des risques pour ses profits, pour son hégémonie, pour son droit divin à dominer le monde. Le Pentagone, ce grand manipulateur, joue avec les mots comme un chat avec une souris. « Attention, danger ! », feule-t-il, tandis que ses griffes sont déjà sorties.

Comportementalisme Radical : L’Empire comme Pathologie Collective

L’Empire n’est pas une entité abstraite, une machine sans âme. Non, l’Empire, c’est nous. C’est vous, c’est moi, c’est le voisin qui applaudit quand les bombes tombent sur Bagdad. C’est le journaliste qui répète les mensonges du Pentagone sans les questionner. C’est l’intellectuel qui justifie l’injustifiable au nom de la « réalpolitik ». C’est le consommateur qui achète des smartphones fabriqués avec des minerais volés au Congo. L’Empire, c’est une pathologie collective, une folie contagieuse qui transforme des hommes ordinaires en bourreaux consentants. Milgram l’a montré : sous l’autorité, 65% des gens sont prêts à torturer. Zimbardo l’a confirmé : dans un contexte de guerre, les gardiens deviennent des monstres. Et aujourd’hui, les drones tueurs sont pilotés depuis des bases américaines par des gamers en uniforme, qui appuient sur un bouton pour tuer des enfants au Yémen avant d’aller manger un burger. La déshumanisation est totale. L’Empire a réussi son œuvre : il a transformé la guerre en un jeu vidéo, la mort en une statistique, et l’humanité en une variable d’ajustement.

Mais il existe une résistance. Partout dans le monde, des hommes et des femmes refusent de se soumettre. Des lanceurs d’alerte comme Manning, Snowden, Assange, qui ont révélé les crimes de l’Empire et payé le prix fort. Des journalistes comme Julian Assange, enfermé dans une prison britannique pour avoir osé publier la vérité. Des peuples entiers, en Amérique latine, en Afrique, en Asie, qui se lèvent contre l’hégémonie occidentale. Des intellectuels, des artistes, des anonymes, qui refusent de se taire. La résistance, voyez-vous, n’est pas une option : c’est une nécessité vitale. Car l’Empire ne tombera pas tout seul. Il faut le combattre, jour après jour, mot après mot, pensée après pensée. Il faut déconstruire ses mensonges, dénoncer ses crimes, refuser sa logique mortifère. Il faut réinventer un langage, une éthique, une politique qui ne soit pas fondée sur la domination, mais sur la solidarité. Il faut, en un mot, résister.

Et cette résistance commence par un acte simple : refuser de croire les mensonges de l’Empire. Quand le Pentagone met en garde contre les « risques » d’une guerre avec l’Iran, il faut rire. Rire de ce vieux clown sanglant qui tremble devant son propre reflet. Rire de cette machine de mort qui a peur de se brûler les ailes. Rire, oui, mais un rire noir, un rire de désespoir, un rire qui est aussi un cri. Car la guerre, voyez-vous, n’est pas une fatalité. Elle est un choix. Un choix politique, économique, idéologique. Et nous avons le choix de dire non.

Oh ! L’Empire, ce vieux clown aux dents pourries,

Qui danse sur les tombes en chantant « Liberté »,

Ses bombes sont des fleurs, ses drones des abeilles,

Et le monde un jardin qu’il faut bien cultiver.

Il parle de paix, mais c’est la guerre qu’il aime,

Il caresse les fronts qu’il va bientôt briser,

Ses mots sont des couteaux, ses promesses des blasphèmes,

Et son cœur un désert où plus rien ne pousse.

Oh ! Les peuples, ces fous qui croient ses mensonges,

Qui applaudissent quand tombent les bombes,

Qui votent pour des bouchers en costume trois-pièces,

Et pleurent quand le sang leur monte aux chevilles.

Mais écoutez ! Dans l’ombre, un rire s’élève,

Un rire de révolte, un rire de colère,

C’est le rire des damnés, des écrasés, des trahis,

Qui refusent de mourir pour des actionnaires.

Oh ! L’Empire tremble, car il sait sa fin proche,

Ses murs sont fissurés, ses fondations pourries,

Et quand il tombera, ce sera sans gloire,

Comme un vieux roi nu que plus personne n’acclame.

Alors rions, frères, rions de ce monde absurde,

Rions de ses dieux, de ses lois, de ses guerres,

Et que notre rire soit une arme, une prière,

Un cri de vie dans la nuit de l’Empire.



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