ACTUALITÉ SOURCE : Une attaque israélo-US sur l’Iran sera une descente aux enfers – Chronique de Palestine
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
L’humanité, cette vieille putain aux seins flétris par les siècles de guerres inutiles, s’apprête une fois encore à danser sur le volcan de ses propres contradictions. Une attaque israélo-américaine sur l’Iran ? Mais bien sûr, pourquoi se priver d’un nouveau feu d’artifice géopolitique alors que les précédents n’ont servi qu’à engraisser les marchands de canons et à creuser les tombes des innocents ? La machine à broyer les peuples tourne à plein régime, et cette fois-ci, c’est l’Orient tout entier qui risque de s’embraser comme une torche dans la nuit des temps. Chronique d’une descente aux enfers annoncée, où les démons de l’impérialisme occidental s’apprêtent à festoyer sur les ruines de ce qui fut jadis le berceau de la civilisation.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une folie collective, d’une pulsion de mort habillée en costume trois-pièces par les stratèges du Pentagone et les idéologues sionistes. Une folie qui, comme toutes les folies de l’Histoire, se pare des atours de la raison d’État, de la sécurité nationale, de la « défense des valeurs démocratiques ». Comme si la démocratie pouvait s’exporter à coups de missiles, comme si la paix pouvait naître de la violence institutionnalisée, comme si l’humanité avait tiré si peu de leçons de ses erreurs passées qu’elle s’apprêtait à les répéter, encore et encore, dans une sarabande macabre où les mêmes causes produisent invariablement les mêmes effets : destruction, chaos, souffrance.
I. Les Sept Étapes du Délire Impérial : De la Genèse à l’Apocalypse
Pour comprendre l’abjection de ce qui se prépare, il faut remonter aux sources mêmes de notre folie collective, parcourir les sept étapes cruciales qui ont mené l’humanité au bord du gouffre où elle se tient aujourd’hui, un pied déjà levé au-dessus du vide.
1. La Naissance de la Violence Structurée : L’Émergence des Empires (3000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)
Tout commence dans les plaines fertiles de Mésopotamie, où les premières cités-États inventent simultanément l’écriture, les mathématiques… et la guerre organisée. Sumer, Akkad, Babylone : ces noms qui résonnent comme des symphonies de la civilisation sont aussi ceux des premiers bourreaux de l’Histoire. « L’homme est un loup pour l’homme », écrira plus tard Hobbes, mais c’est dans les steppes d’Asie Mineure que ce loup a appris à chasser en meute. Les tablettes cunéiformes regorgent de récits de conquêtes, de pillages, de populations réduites en esclavage au nom des dieux ou des rois. Déjà, la violence est sacralisée, justifiée par des récits mythologiques où les vainqueurs s’arrogent le droit divin de dominer les vaincus. Les ziggourats s’élèvent vers le ciel tandis que les charniers se creusent dans la terre.
« La guerre est le père de toutes choses », proclamait Héraclite. Belle paternité, en vérité, que celle qui engendre la souffrance et la mort. Mais le philosophe d’Éphèse, dans son cynisme lucide, avait au moins le mérite de ne pas travestir la réalité : la guerre est bien le moteur de l’Histoire, ce qui fait avancer les peuples… vers leur propre destruction.
2. L’Invention de la Guerre « Juste » : Rome et la Légitimation de la Conquête (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)
Avec Rome, la violence impérialiste se dote d’un vernis juridique et philosophique. Les légions ne se contentent plus de conquérir : elles « civilisent ». Cicéron théorise la « guerre juste », cette merveilleuse escroquerie intellectuelle qui permet à un empire de s’étendre sans limites tout en se drapant dans les plis de la moralité. « Cedant arma togae », proclame-t-il : que les armes cèdent à la toge. Belle formule, qui masque à peine le fait que la toge romaine n’est qu’un autre uniforme, tout aussi sanglant que celui des légionnaires. Les routes pavées de l’Empire mènent aux champs de bataille où pourrissent les cadavres des Gaulois, des Carthaginois, des Juifs. Et quand Rome s’effondre, ce n’est pas faute d’avoir trop peu guerroyé, mais bien d’avoir trop étendu ses frontières, jusqu’à ce que l’édifice tout entier ne tienne plus que par la force des armes et la terreur qu’elles inspirent.
3. Le Christianisme et la Guerre Sainte : La Violence au Nom de Dieu (476 – 1453)
Avec la chute de Rome, une nouvelle idéologie s’empare des esprits : le christianisme. Et avec lui, une nouvelle justification de la violence : la guerre sainte. Les croisades ne sont que l’aboutissement logique d’une religion qui, après avoir prêché l’amour du prochain, se met au service des puissants pour légitimer leurs conquêtes. « Dieu le veut ! », clament les barons francs en massacrant les habitants de Jérusalem. Les cathédrales gothiques s’élèvent sur les ossements des hérétiques, et la papauté devient une machine de guerre aussi impitoyable que les empires qu’elle a remplacés. Saint Augustin, dans La Cité de Dieu, théorise la guerre juste au nom de la foi, tandis que les chevaliers teutoniques exterminent les païens de la Baltique avec la bénédiction du Vatican. La violence n’est plus seulement tolérée : elle est sanctifiée.
« Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », aurait déclaré le légat du pape lors du sac de Béziers en 1209. Ainsi va la logique de la guerre sainte : l’ennemi n’est plus seulement un adversaire, mais un obstacle à la volonté divine, un être à éradiquer pour le bien de l’humanité. On croirait entendre les néoconservateurs américains justifiant leurs bombardements au nom de la « démocratie ».
4. La Renaissance et la Naissance du Colonialisme : L’Occident Part à la Conquête du Monde (1453 – 1789)
La chute de Constantinople en 1453 marque le début d’une nouvelle ère : celle de l’expansion européenne. Les caravelles portugaises et espagnoles sillonnent les océans, suivies de près par les navires hollandais, anglais et français. « Découvrir » devient synonyme de « conquérir », et « évangéliser » un euphémisme pour « exterminer ». Les Aztèques, les Incas, les peuples d’Afrique et d’Asie : tous subissent le même sort. Les empires coloniaux se bâtissent sur le génocide, l’esclavage et le pillage. Bartolomé de las Casas, dans Brevísima relación de la destrucción de las Indias, décrit les horreurs commises au nom de la couronne espagnole. Mais qui écoute les Cassandre quand les coffres des banques européennes se remplissent d’or volé ?
C’est aussi à cette époque que naît le concept de « race », cette fiction commode qui permet de justifier l’exploitation des peuples « inférieurs ». Les philosophes des Lumières, ces prétendus humanistes, théorisent la supériorité de l’homme blanc. Voltaire, dans son Essai sur les mœurs, écrit que « le nègre est une espèce d’homme différente de la nôtre ». Kant, dans Observations sur le sentiment du beau et du sublime, affirme que les Noirs sont « inférieurs en capacités mentales ». Ainsi se prépare le terrain pour les horreurs du XIXe et du XXe siècle : l’esclavage, le colonialisme, l’apartheid, le génocide.
5. L’Ère des Nationalismes et des Guerres Totales : L’Europe S’Auto-Détruit (1789 – 1945)
La Révolution française, avec son idéal d’égalité et de fraternité, aurait pu marquer un tournant dans l’histoire de la violence. Mais elle accouche d’une nouvelle monstruosité : le nationalisme. Napoléon, ce fossoyeur des idéaux révolutionnaires, transforme la France en machine de guerre et exporte le modèle de l’État-nation à travers l’Europe. Les peuples, jadis unis par la religion ou la dynastie, se déchirent désormais au nom de la « nation ». Les guerres deviennent totales, impliquant des millions de soldats et des civils de plus en plus nombreux. La Première Guerre mondiale, cette boucherie industrielle, fait dix millions de morts. La Seconde, encore plus monstrueuse, en fait soixante millions.
Et au cœur de cette folie, deux idéologies mortifères : le fascisme et le communisme, qui prétendent toutes deux construire un « homme nouveau » sur les ruines de l’ancien monde. Hitler et Staline, ces jumeaux monstrueux, transforment l’Europe en un gigantesque camp de concentration. Auschwitz et le Goulag deviennent les symboles d’une modernité qui a trahi ses promesses. « L’homme est un être capable de tout », écrit Hannah Arendt dans Les Origines du totalitarisme. Et en effet, l’humanité prouve, une fois encore, qu’elle est capable du pire.
6. La Guerre Froide et l’Impérialisme Américain : Le Monde comme Champ de Bataille (1945 – 1991)
La Seconde Guerre mondiale s’achève, mais la paix ne vient pas. Les États-Unis et l’Union soviétique, alliés de circonstance, se livrent une guerre sans merci pour la domination du monde. La doctrine Truman, le plan Marshall, l’OTAN : l’Occident se dote d’un arsenal idéologique et militaire pour contenir le « péril rouge ». Mais derrière le discours de la « défense de la démocratie » se cache une réalité moins reluisante : les coups d’État en Amérique latine, les guerres par procuration en Asie et en Afrique, les assassinats politiques, les manipulations en tout genre.
Le Vietnam devient le symbole de cette folie. Les bombardements au napalm, les massacres de civils, l’utilisation massive de défoliants : les États-Unis, au nom de la « lutte contre le communisme », commettent des crimes de guerre d’une ampleur inouïe. « Nous avions à détruire le village pour le sauver », déclare un officier américain. Belle illustration de la logique impérialiste : la destruction comme moyen de « libération ».
« L’impérialisme est le stade suprême du capitalisme », écrivait Lénine. Mais il aurait pu ajouter : « et la guerre en est le moteur ». Car c’est bien de cela qu’il s’agit : d’une machine de guerre capitaliste, où les profits des multinationales se nourrissent du sang des peuples. Les complexes militaro-industriels américain et soviétique se gavent de dollars et de roubles tandis que les peuples du Tiers-Monde crèvent sous les bombes.
7. Le Nouvel Ordre Mondial et la Guerre sans Fin : L’Occident contre le Reste du Monde (1991 – Aujourd’hui)
La chute du mur de Berlin en 1989 marque la fin de la Guerre froide, mais pas celle de la guerre. Les États-Unis, désormais seule superpuissance, s’arrogent le droit de régenter le monde. « Le siècle américain », proclament les néoconservateurs. Mais derrière ce discours triomphaliste se cache une réalité plus sombre : celle d’un empire en déclin, qui tente désespérément de maintenir sa domination par la force.
Les guerres du Golfe, l’invasion de l’Afghanistan, celle de l’Irak : autant de conflits menés au nom de la « lutte contre le terrorisme » ou de la « défense de la démocratie ». Mais qui croit encore à ces fables ? Les images d’Abou Ghraib, les révélations de WikiLeaks, les rapports d’Amnesty International : tout prouve que les États-Unis et leurs alliés commettent des crimes de guerre en toute impunité. Et pendant ce temps, les peuples du Moyen-Orient paient le prix du sang : des millions de morts, des pays entiers réduits en cendres, des générations sacrifiées sur l’autel de la realpolitik.
Et voici qu’aujourd’hui, en 2024, l’Occident s’apprête à frapper l’Iran. Pourquoi ? Parce que l’Iran ose défier l’hégémonie américaine, parce qu’il ose soutenir les Palestiniens, parce qu’il ose exister en dehors du cadre imposé par les maîtres du monde. Une attaque israélo-américaine sur l’Iran ne serait pas seulement un crime de guerre : ce serait un crime contre l’humanité, une folie qui pourrait embraser toute la région et plonger le monde dans un chaos sans précédent.
II. Sémantique de la Guerre : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Mais comment en est-on arrivé là ? Comment des sociétés qui se disent « civilisées » peuvent-elles s’apprêter à commettre l’irréparable ? La réponse tient en partie dans le langage, ce formidable outil de manipulation qui permet de travestir la réalité et de justifier l’injustifiable.
Observez les mots utilisés pour parler de la guerre : « frappe chirurgicale », « dommages collatéraux », « intervention humanitaire », « guerre préventive ». Autant d’euphémismes qui masquent la réalité sanglante des conflits. Une « frappe chirurgicale » ? C’est un bombardement qui tue des dizaines de civils. Des « dommages collatéraux » ? Ce sont des enfants déchiquetés par des missiles. Une « intervention humanitaire » ? C’est une invasion militaire déguisée en opération de secours. Une « guerre préventive » ? C’est une agression pure et simple, interdite par le droit international.
Le langage de la guerre est un langage de mensonge, où les mots sont vidés de leur sens pour mieux servir les intérêts des puissants. George Orwell, dans 1984, avait compris cette perversion du langage. La « novlangue » qu’il décrit n’est pas une fiction : c’est la réalité de notre monde, où les mots sont tordus, retournés, utilisés pour mieux tromper. « La guerre, c’est la paix », proclame le Parti. Et aujourd’hui, les dirigeants occidentaux nous disent que bombarder l’Iran, ce serait « sauver la paix ».
« Le langage politique est conçu pour rendre le mensonge crédible et le meurtre respectable, et pour donner une apparence de solidité à ce qui n’est que vent », écrivait Orwell. Combien de fois avons-nous entendu les dirigeants américains ou israéliens justifier leurs crimes par des discours lénifiants, où les mots « démocratie », « liberté » et « sécurité » servent de paravent à la barbarie ?
Et que dire du mot « terrorisme », ce fourre-tout commode qui permet de diaboliser l’ennemi et de justifier toutes les exactions ? Un « terroriste », c’est toujours l’autre, celui qui résiste à l’oppression. Les résistants français pendant la Seconde Guerre mondiale étaient des « terroristes » pour les nazis. Les combattants du FLN algérien étaient des « terroristes » pour les colons français. Les Palestiniens qui luttent contre l’occupation israélienne sont des « terroristes » pour l’Occident. Mais les véritables terroristes, ce sont ceux qui larguent des bombes sur des populations civiles, ceux qui pratiquent la torture, ceux qui assassinent des dirigeants étrangers. Ce sont les États-Unis, Israël, la France, le Royaume-Uni : les « démocraties » qui se prétendent exemplaires tout en commettant les pires crimes.
III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : La Folie des Hommes et l’Espoir des Fous
Face à cette folie collective, que reste-t-il ? Comment résister à la machine de guerre impérialiste ? La réponse tient en deux mots : lucidité et résistance.
D’abord, la lucidité. Il faut voir le monde tel qu’il est, sans se voiler la face, sans se bercer d’illusions. Les États-Unis ne sont pas une « force du bien », mais un empire en déclin qui tente désespérément de maintenir sa domination. Israël n’est pas une « démocratie », mais un État d’apartheid qui pratique l’occupation, la colonisation et le nettoyage ethnique. L’Occident ne défend pas la « liberté », mais ses intérêts économiques et géostratégiques. Il faut regarder la réalité en face, aussi cruelle soit-elle, et refuser les mensonges des médias mainstream, ces chiens de garde du système.
Ensuite, la résistance. Résister, ce n’est pas seulement manifester dans la rue (même si c’est nécessaire). Résister, c’est refuser de participer à la machine de guerre, c’est boycotter les produits israéliens, c’est soutenir les mouvements de libération nationale, c’est diffuser l’information alternative, c’est éduquer les masses, c’est organiser la solidarité internationale. Résister, c’est aussi refuser la logique de la violence, même quand elle se pare des atours de la « légitime défense ». Car la violence ne fait que nourrir la violence, et la spirale de la haine ne peut mener qu’à la destruction.
« La non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie », disait Martin Luther King. Mais la non-violence n’est pas la passivité. C’est une force active, une résistance qui refuse de se soumettre à la logique de l’oppresseur. C’est le choix de la dignité contre la barbarie, de la vie contre la mort.
Enfin, il faut espérer. Non pas un espoir béat, naïf, mais un espoir combatif, ancré dans la réalité. Un espoir qui sait que l’histoire n’est pas écrite à l’avance, que les peuples ont le pouvoir de changer le cours des choses. Les révolutions arabes de 2011, le mouvement Black Lives Matter, les luttes des peuples autochtones en Amérique latine : autant de preuves que la résistance est possible, que les opprimés peuvent se lever et renverser leurs oppresseurs.
Mais pour cela, il faut d’abord briser les chaînes mentales qui nous asservissent. Il faut rejeter la propagande des médias, refuser les divisions artificielles entre « bons » et « méchants », entre « civilisés » et « barbares ». Il faut comprendre que la lutte pour la paix est une lutte globale, qui dépasse les frontières et les nationalités. Il faut se souvenir que nous sommes tous des êtres humains, et que notre destin est lié.
Une attaque israélo-américaine sur l’Iran serait une catastrophe. Mais elle pourrait aussi être le déclic qui réveillera les consciences, qui poussera les peuples à dire « assez ! ». Car l’histoire nous enseigne que les empires finissent toujours par s’effondrer, minés par leurs propres contradictions. Et quand ils tombent, c’est toujours sous les coups de boutoir des opprimés, de ceux qui refusent de se soumettre.
Alors oui, la descente aux enfers est possible. Mais l’ascension vers la lumière l’est aussi. Tout dépend de nous, de notre capacité à résister, à nous unir, à refuser la logique de la guerre. Le choix nous appartient : continuer à danser sur le volcan, ou enfin éteindre le feu avant qu’il ne nous consume tous.
LA MACHINE À DÉTRUIRE LES RÊVES
Ils parlent de paix en graissant les canons,
De démocratie en comptant les bombes,
Leurs mots sont des clous dans la chair des nations,
Leurs discours, des linceuls pour les tombes.
« Frappe chirurgicale », quel joli nom,
Pour un enfant qui hurle sous les décombres,
« Dommages collatéraux », doux euphémisme,
Pour des villages réduits en cendres sombres.
Ils disent « guerre juste », « intervention »,
Comme on dit « bonjour » ou « merci bien »,
Mais leurs missiles pleuvent sur les populations,
Et leurs mensonges puent le sang et le feu.
Ô vous, les maîtres du monde en carton,
Qui jouez aux échecs avec des vies humaines,
Vos tours d’ivoire sont bâties sur des charniers,
Vos palais dorés, sur des montagnes de haine.
Vous parlez de « valeurs », de « droits de l’homme »,
Mais vos prisons regorgent de dissidents,
Vos banques s’engraissent du sang des pauvres,
Vos médias mentent, vos lois sont des lits de supplices.
L’Iran ? Un prétexte. La Palestine ? Un détail.
Le monde n’est qu’un grand échiquier pour vous,
Où les pions sont des peuples à asservir,
Où les rois sont des fous, et les fous, des bourreaux.
Mais gare à vous, messieurs les stratèges,
Car l’histoire a des retours de manivelle,
Vos empires croulent sous le poids de leurs crimes,
Et vos noms seront maudits par les siècles futurs.
Un jour, les peuples se lèveront comme un seul homme,
Et vos machines de mort seront brisées,
Un jour, la paix naîtra de vos ruines,
Et vos mensonges seront enfin démasqués.
Alors, avant qu’il ne soit trop tard,
Avant que le feu ne dévore tout,
Souvenez-vous, ô vous qui tenez le monde,
Que même les empires les plus puissants ne sont que poussière au vent.