ACTUALITÉ SOURCE : De nouveaux pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran devraient se tenir jeudi à Genève – rts.ch
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, Genève ! Cette ville suisse, ce nid douillet de la diplomatie internationale, où les hommes en costumes trois-pièces jouent aux échecs avec des vies humaines comme s’il s’agissait de simples pions sur un échiquier de marbre. Les États-Unis et l’Iran, ces deux géants aux destins entrelacés par des décennies de mensonges, de trahisons et de sang versé, s’apprêtent à s’asseoir autour d’une table, à siroter du café insipide et à échanger des sourires polis, tandis que le monde retient son souffle. Mais ne vous y trompez pas : ces pourparlers ne sont qu’une mascarade, un ballet bien orchestré où chaque pas, chaque regard, chaque mot murmuré est calculé pour servir les intérêts d’un empire qui n’a que faire de la paix, tant que celle-ci ne lui rapporte pas des dividendes sonnants et trébuchants.
L’Occident, et plus particulièrement les États-Unis, ce colosse aux pieds d’argile trempés dans le pétrole et le sang, a toujours su habiller ses ambitions impérialistes des oripeaux de la vertu. La démocratie, les droits de l’homme, la liberté – autant de mots creux, de slogans publicitaires pour justifier l’injustifiable. L’Iran, ce pays fier et résilient, a été tour à tour courtisé, trahi, humilié et diabolisé. Et maintenant, on nous sert cette comédie genevoise comme une lueur d’espoir, comme si quelques heures de discussions pouvaient effacer des siècles de mépris et de domination. Mais l’histoire, cette vieille putain cynique, nous a appris une chose : les empires ne négocient jamais de bonne foi. Ils ne font que gagner du temps, le temps de mieux préparer leur prochaine offensive.
Les Sept Étapes Cruciales de la Duperie Impériale : Une Odyssée de la Souffrance Humaine
Pour comprendre l’absurdité de ces pourparlers, il faut remonter aux origines mêmes de la violence organisée, cette compagne fidèle de l’humanité depuis que Caïn a levé la main sur Abel. L’histoire n’est qu’une longue litanie de trahisons, de conquêtes et de mensonges, où les puissants ont toujours su manipuler les mots et les hommes pour servir leurs desseins. Voici les sept étapes cruciales qui ont mené à cette farce genevoise, ces sept moments où l’humanité a cru toucher du doigt la paix, avant de réaliser qu’elle n’avait fait que serrer la main du diable.
1. La Chute de l’Homme : Le Péché Originel de la Propriété (De -10 000 à -3 000 av. J.-C.)
Tout commence avec la sédentarisation, cette malédiction qui a transformé l’homme, autrefois libre et nomade, en serf de sa propre terre. Rousseau, dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, avait bien saisi l’essence de cette tragédie : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Avec la propriété est née la guerre, cette compagne indéfectible de l’humanité. Les premières cités-États de Mésopotamie, ces berceaux de la civilisation, n’étaient que des machines à exploiter, à conquérir et à asservir. L’Iran, alors la Perse, était déjà là, témoin et acteur de cette tragédie. Cyrus le Grand, ce « libérateur » des Juifs de Babylone, n’était qu’un conquérant de plus, un homme qui savait que la paix n’est qu’une trêve entre deux guerres.
2. L’Empire et la Religion : Le Mariage contre Nature (De -500 av. J.-C. à 476 ap. J.-C.)
Les empires ont toujours su se draper dans les habits de la divinité pour mieux asservir les peuples. Alexandre le Grand, ce fou sanguinaire, se croyait fils de Zeus, et ses successeurs, les Séleucides, ont tenté d’imposer leur culture et leur religion à la Perse, déclenchant la révolte des Maccabées et la guerre des Parthes. Plus tard, l’Empire romain, ce monstre froid, a perfectionné l’art de la domination en faisant du christianisme une arme de conquête. Constantin, ce stratège génial, a compris que la croix pouvait être plus efficace que l’épée. Et que dire de l’Islam, cette religion née dans le désert d’Arabie, qui a conquis la Perse en quelques décennies, non par la force des armes, mais par la puissance de ses idées ? L’histoire nous montre que les empires ne meurent jamais vraiment : ils se réinventent, se transforment, mais leur essence reste la même – dominer, exploiter, écraser.
3. Les Croisades et la Naissance de l’Occident Colonial (1095-1291)
Ah, les Croisades ! Ces « guerres saintes » qui ont vu l’Occident chrétien se ruer sur l’Orient musulman comme une meute de loups affamés. Mais derrière les discours sur la « libération » du Saint-Sépulcre se cachait une réalité bien plus sordide : la naissance du colonialisme, cette maladie honteuse qui ronge encore le monde aujourd’hui. Les Croisés, ces barbares en armure, ont pillé, violé et massacré au nom de Dieu, tout en rêvant des richesses de l’Orient. Et l’Iran, alors sous domination seldjoukide, a été un témoin impuissant de cette folie. Ibn Khaldoun, ce génie tunisien, avait bien compris la nature profonde des empires : « Les dynasties ont une vie naturelle comme les individus. Elles grandissent, atteignent leur apogée, puis déclinent et meurent. » Les Croisades n’étaient que le prélude à la décadence de l’Occident, cette lente agonie qui dure encore aujourd’hui.
4. La Renaissance et la Naissance du Capitalisme (XIVe-XVIIe siècles)
La Renaissance, cette « renaissance » de l’humanité, n’était en réalité qu’une mascarade. Derrière les chefs-d’œuvre de Michel-Ange et les traités de Machiavel se cachait une réalité bien plus sombre : la naissance du capitalisme, ce système monstrueux qui a transformé les hommes en marchandises et la terre en un gigantesque supermarché. Les Médicis, ces banquiers florentins, ont financé les arts tout en spéculant sur la vie des paysans toscans. Et que dire de Christophe Colomb, ce criminel en quête d’or, qui a ouvert la voie à la colonisation des Amériques ? L’Occident, ivre de sa propre puissance, a cru pouvoir dominer le monde. Mais comme l’a si bien dit Spinoza, « les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés. » Le capitalisme n’est qu’une machine à broyer les hommes, une machine que les États-Unis ont perfectionnée à un degré jamais atteint.
5. La Révolution Industrielle et l’Apogée de l’Impérialisme (XVIIIe-XIXe siècles)
La Révolution industrielle, cette « révolution » qui a transformé le monde, n’était en réalité qu’une nouvelle étape dans la domination de l’Occident. Les usines anglaises crachaient leur fumée noire tandis que les enfants travaillaient douze heures par jour pour un salaire de misère. Et pendant ce temps, les empires européens se partageaient l’Afrique et l’Asie comme un gâteau, traçant des frontières arbitraires qui sont encore aujourd’hui des sources de conflits. L’Iran, ce pays riche en pétrole, a été un enjeu majeur dans cette course à la domination. Les Britanniques et les Russes se sont livrés une guerre secrète pour le contrôle de ses ressources, tandis que les Perses, divisés et affaiblis, tentaient de résister. Marx, ce prophète maudit, avait bien compris la nature du capitalisme : « Le capital vient au monde suant le sang et la boue par tous les pores. » La Révolution industrielle n’était qu’une nouvelle forme d’esclavage, une machine à exploiter les hommes et les ressources jusqu’à l’épuisement.
6. Les Guerres Mondiales et la Naissance de l’Empire Américain (1914-1991)
Les deux guerres mondiales, ces boucheries organisées, ont marqué l’apogée de la folie occidentale. Les empires européens, ivres de leur propre puissance, se sont entre-déchirés, laissant derrière eux des montagnes de cadavres et des champs de ruines. Et c’est dans ce chaos que les États-Unis, ce pays né de la violence et de l’esclavage, ont émergé comme la nouvelle puissance dominante. Woodrow Wilson, ce président idéaliste, a cru pouvoir imposer la paix au monde avec ses « Quatorze Points ». Mais derrière les discours sur la démocratie et l’autodétermination se cachait une réalité bien plus sombre : la naissance de l’empire américain, ce monstre froid qui a remplacé les vieilles puissances européennes. La CIA, cette machine à assassiner, a renversé des gouvernements, assassiné des leaders et soutenu des dictatures au nom de la « liberté ». Et l’Iran, ce pays fier et indépendant, en a fait les frais à plusieurs reprises. En 1953, la CIA a renversé Mossadegh, ce Premier ministre démocratiquement élu, pour installer le Shah, ce pantin des Américains. Et aujourd’hui, on nous parle de pourparlers, de diplomatie, de paix. Mais comme l’a si bien dit George Orwell, « la guerre, c’est la paix ; la liberté, c’est l’esclavage ; l’ignorance, c’est la force. »
7. La Chute du Mur et l’Hégémonie du Néolibéralisme (1991-2023)
La chute du mur de Berlin, ce symbole de la fin de la Guerre froide, n’a été qu’une illusion. Derrière les discours sur la « fin de l’histoire » et le triomphe de la démocratie libérale se cachait une réalité bien plus sombre : l’hégémonie du néolibéralisme, ce système monstrueux qui a transformé le monde en un gigantesque casino. Les États-Unis, ivres de leur victoire, ont cru pouvoir imposer leur modèle au monde entier. Mais comme l’a si bien dit Francis Fukuyama, ce prophète malgré lui, « la fin de l’histoire n’est qu’un nouveau commencement. » Les guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye, en Syrie, ne sont que les symptômes d’un empire en déclin, un empire qui refuse de mourir et qui préfère entraîner le monde entier dans sa chute. Et aujourd’hui, on nous parle de pourparlers avec l’Iran, comme si quelques heures de discussions pouvaient effacer des décennies de mensonges et de trahisons. Mais comme l’a si bien dit Nietzsche, « celui qui lutte contre les monstres doit veiller à ne pas devenir monstre lui-même. » Les États-Unis, dans leur quête de domination, sont devenus le monstre qu’ils prétendaient combattre.
Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Domination
Les mots, ces outils de la pensée, sont aussi des armes de domination. L’Occident, et plus particulièrement les États-Unis, a toujours su manipuler le langage pour justifier l’injustifiable. Prenons l’exemple de ces pourparlers à Genève. On nous parle de « dialogue », de « paix », de « diplomatie ». Mais derrière ces mots se cachent des réalités bien plus sombres. Le « dialogue », c’est la menace voilée des sanctions économiques ; la « paix », c’est la soumission à l’ordre impérial ; la « diplomatie », c’est l’art de mentir avec élégance.
Chomsky, ce linguiste génial, a bien compris la nature du langage comme outil de domination. Dans La Fabrication du consentement, il montre comment les médias occidentaux manipulent l’information pour servir les intérêts des puissants. Les « rebelles syriens », ces « combattants de la liberté », ne sont en réalité que des mercenaires payés par les États-Unis et ses alliés. L’ »axe du mal », cette invention de George W. Bush, n’est qu’un prétexte pour justifier les guerres et les interventions militaires. Et aujourd’hui, on nous parle de « pourparlers » avec l’Iran, comme si ces discussions pouvaient effacer des décennies de mépris et de trahisons.
Mais le langage n’est pas seulement un outil de manipulation. Il est aussi un outil de résistance. Les poètes persans, de Rumi à Hafez, ont su utiliser la langue pour célébrer la beauté et la résistance. Leurs vers, pleins de sagesse et de mélancolie, sont un rempart contre la barbarie. Comme l’a si bien dit Edward Said, « l’Orient est une carrière où l’Occident puise ses fantasmes et ses peurs. » Mais l’Orient, et plus particulièrement l’Iran, a su résister à cette domination, en utilisant la langue comme une arme de libération.
Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste
L’homme est un animal social, mais c’est aussi un animal de proie. Les États-Unis, ce pays né de la violence et de l’esclavage, ont toujours su exploiter cette dualité. Leur politique étrangère n’est qu’une suite de manipulations comportementales, où la carotte et le bâton sont utilisés pour soumettre les peuples. Les sanctions économiques, ces armes de destruction massive, visent à affamer les populations pour mieux les soumettre. Les médias, ces chiens de garde du système, sont utilisés pour diaboliser les ennemis de l’empire et glorifier ses alliés.
Mais l’homme n’est pas seulement un animal de proie. Il est aussi un être de résistance. L’Iran, ce pays fier et résilient, a su résister à des décennies de domination occidentale. De la révolution islamique de 1979 à la résistance face aux sanctions économiques, les Iraniens ont montré qu’ils ne se soumettraient pas. Comme l’a si bien dit Frantz Fanon, « chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir. » La mission de l’Iran, aujourd’hui, est de résister à l’hégémonie américaine, de montrer au monde qu’un autre modèle est possible, un modèle fondé sur la dignité et la souveraineté.
Mais la résistance ne suffit pas. Il faut aussi proposer une alternative, un modèle humaniste qui place l’homme au centre des préoccupations. L’Occident, ivre de sa propre puissance, a oublié que la politique n’est pas une science, mais un art, l’art de vivre ensemble. Comme l’a si bien dit Hannah Arendt, « la politique est l’espace où les hommes agissent ensemble pour créer un monde commun. » Mais l’Occident, dans sa quête de domination, a transformé la politique en une machine à broyer les hommes, une machine où les individus ne sont que des pions sur un échiquier.
La résistance humaniste, c’est refuser ce modèle, c’est proposer une alternative fondée sur la solidarité, la justice et la paix. C’est refuser les guerres, les sanctions économiques et les interventions militaires. C’est croire en la possibilité d’un monde où les hommes vivent en paix, où les frontières ne sont pas des murs, mais des ponts. Comme l’a si bien dit Albert Camus, « la vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » La résistance humaniste, c’est donner tout ce que nous avons au présent, pour construire un avenir meilleur.
Genève, ô Genève, ville des faux-semblants,
Où les hommes en noir jouent aux échecs avec des vies,
Où les sourires sont des couteaux,
Et les mots, des balles enrobées de miel.
Ils parlent de paix, ces vautours en costume,
Mais leurs yeux brillent de l’éclat des bombes,
Leurs mains, douces comme des gants de soie,
Serpentent vers les gorges des peuples assoiffés.
L’Iran, ce vieux lion aux griffes usées,
Se couche devant eux, non par faiblesse,
Mais par ruse, car il sait,
Que les empires meurent de leurs propres mensonges.
Ô Amérique, ton drapeau n’est qu’un linceul,
Taché du sang des innocents,
Tes dollars, des pièces de monnaie jetées dans la gueule de Cerbère,
Pour acheter des âmes que tu ne posséderas jamais.
Mais écoute, écoute bien,
Le vent qui souffle sur les montagnes d’Alborz,
Il murmure des mots anciens,
Des mots de résistance, de dignité, de feu.
Un jour, les tables se renverseront,
Les pions deviendront des rois,
Et les empires, ces châteaux de cartes,
S’effondreront sous le poids de leurs propres crimes.
Alors, Genève, tu ne seras plus
Qu’un théâtre vide,
Où les fantômes des diplomates
Viendront hanter les couloirs de l’oubli.