ACTUALITÉ SOURCE : « Des frappes de terreur chez leurs alliés »: vers une « guerre régionale » en cas d’intervention américaine en Iran? – tv5monde
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc que l’Empire, ce vieux vampire repus de sang et de pétrole, agite à nouveau ses ailes membraneuses au-dessus des déserts persans, comme un vautour affamé qui aurait déjà dévoré l’Irak, la Libye, la Syrie, et qui maintenant lèche ses babines en contemplant l’Iran. « Des frappes de terreur chez leurs alliés », murmure-t-on avec cette hypocrisie si caractéristique des valets de l’OTAN, comme si la terreur n’était pas déjà le pain quotidien de millions d’êtres sous les bombes « démocratiques » made in USA. Guerre régionale ? Mais la région n’a-t-elle pas déjà été transformée en un immense charnier depuis que l’Occident a décidé que le Moyen-Orient était son terrain de jeu privilégié, son laboratoire à ciel ouvert pour tester ses nouvelles armes et ses nouvelles formes d’esclavage économique ?
Écoutez bien, mes frères en humanité, car ce que je vais vous dire n’est pas une simple analyse géopolitique, mais une autopsie de notre époque, une dissection des entrailles fumantes de l’histoire où l’on voit se débattre, dans une agonie sans fin, les principes les plus sacrés de la civilisation. L’Empire ne frappe pas par accident, il frappe par nécessité. Il ne tue pas par erreur, il tue par essence. Et aujourd’hui, alors que son hégémonie vacille comme un ivrogne au bord du précipice, il a plus que jamais besoin de ces « frappes de terreur » pour rappeler au monde que sa loi est toujours la seule qui vaille – celle du plus fort, celle du dollar, celle de la mort administrée avec une précision chirurgicale.
I. Les Sept Hémorragies de l’Histoire : Une Généalogie de la Violence Impériale
1. L’Aube Sanglante : La Malédiction Originelle de l’Humanité
Tout commence, comme toujours, dans la boue et le sang. Les premiers empires – ceux de Sumer, d’Akkad, d’Égypte – ne sont pas nés de la paix, mais de la conquête. Gilgamesh, ce roi-loup, ce demi-dieu assoiffé de gloire, incarne déjà cette folie qui pousse l’homme à dominer son semblable. « La vie que tu cherches, tu ne la trouveras pas », lui dit l’immortel Uta-Napishtim. Mais l’Empire, lui, ne cherche pas la vie. Il cherche l’éternité dans la mort des autres. Déjà, à cette époque reculée, on voit poindre cette logique implacable : pour qu’un peuple soit grand, il faut que d’autres soient écrasés sous ses sandales.
Héraclite, ce sombre génie d’Éphèse, avait tout compris : « La guerre est le père de toutes choses ». Mais il oubliait d’ajouter que la paix, la vraie, celle qui n’est pas une simple trêve entre deux massacres, est la mère de la civilisation. Les empires naissent dans le fracas des armes, mais ils meurent dans le silence des bibliothèques qu’ils ont brûlées.
2. Rome ou l’Art de la Domination Éternelle
Ah ! Rome ! Cette putain couronnée qui a enseigné au monde l’art subtil de la soumission volontaire. Jules César, ce boucher élégant, traversant le Rubicon comme on franchit le seuil d’un bordel, savait déjà que l’Empire ne se maintient pas seulement par la force, mais par le consentement des dominés. « Diviser pour régner », murmurait-il en regardant les Gaulois s’entretuer pour quelques arpents de terre. Deux mille ans plus tard, les stratèges de Washington répètent la même litanie, avec cette différence notable que leurs bombes sont plus précises et leurs mensonges plus sophistiqués.
Saint Augustin, ce grand désespéré, avait vu le ver dans le fruit : « Rome est une bande de brigands qui a réussi ». Mais il oubliait de préciser que ces brigands avaient réussi parce qu’ils avaient su transformer leur rapine en religion, leur violence en droit, leur cupidité en civilisation. L’Empire américain a poussé cette logique à son paroxysme : il ne se contente plus de piller, il exige que les pillés le remercient pour sa magnanimité.
3. Les Croisades : Le Premier « Choc des Civilisations »
Voici venu le temps des croisades, cette grande farce sanglante où l’Occident chrétien, sous prétexte de libérer le Saint-Sépulcre, a surtout libéré sa propre barbarie. Urbain II, ce pape guerrier, haranguant les foules à Clermont en 1095 : « Que ceux qui étaient jusqu’ici des brigands deviennent des soldats ! ». On croirait entendre George W. Bush en 2003, appelant à la « croisade » contre l’Irak. La même rhétorique, les mêmes mensonges, les mêmes massacres.
Saladin, ce chevalier kurde, avait compris l’essence de l’Empire : « La vraie victoire, c’est celle qui ne nécessite pas de vaincre ». Mais l’Occident n’a jamais su gagner autrement qu’en écrasant. Les croisades ont laissé derrière elles des montagnes de cadavres, des villes réduites en cendres, et cette idée monstrueuse que la foi peut justifier le meurtre. Aujourd’hui, c’est la « démocratie » qui joue ce rôle ignoble. La même hypocrisie, le même fanatisme, la même soif de domination.
4. La Conquête des Amériques : Le Génocide Fondateur
1492. Christophe Colomb, ce marin perdu, ce criminel génial, pose le pied sur une plage des Caraïbes et déclenche le plus grand holocauste de l’histoire. Las Casas, ce prêtre horrifié, décrit les conquistadors espagnols comme des « bêtes sauvages » qui « coupent les mains des Indiens, les pendent, les brûlent vifs, les jettent aux chiens ». Mais ces horreurs ne sont que les prémices de ce qui va suivre : l’extermination de 90% de la population amérindienne en un siècle.
L’Empire américain est né dans ce bain de sang. Il s’est construit sur les ossements des Peaux-Rouges, sur l’esclavage des Noirs, sur l’exploitation des pauvres. Et aujourd’hui, il ose donner des leçons de morale au monde ! Ce pays, qui a réduit en cendres Hiroshima et Nagasaki, qui a déversé des millions de litres d’agent orange sur le Vietnam, qui a soutenu les pires dictatures d’Amérique latine, se permet de parler de « droits de l’homme » et de « liberté ». Quelle farce ! Quel cynisme !
5. Le Colonialisme : L’Empire en Costume Trois-Pièces
XIXe siècle. L’Europe, ivre de sa propre supériorité, se partage le monde comme un gâteau. Kipling, ce poète de la domination, écrit son fameux « Fardeau de l’homme blanc » : « Prenez le fardeau de l’homme blanc / Envoyez le meilleur de votre race / Allez enchaîner vos fils à l’exil / Pour servir les besoins de vos captifs ». Quelle belle formule pour justifier le pillage !
Frantz Fanon, ce prophète de la décolonisation, a tout dit dans « Les Damnés de la Terre » : « Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature ». Mais l’Empire américain a perfectionné le système : il ne colonise plus directement, il installe des bases militaires, il contrôle les économies, il manipule les gouvernements. La domination est devenue invisible, mais elle n’en est que plus efficace.
6. Les Deux Guerres Mondiales : L’Empire se Dévoile
1914-1918. L’Europe, cette vieille putain fatiguée, s’entretue dans les tranchées. Les empires austro-hongrois, allemand, ottoman s’effondrent, mais un nouveau géant émerge : les États-Unis. Woodrow Wilson, ce moraliste hypocrite, arrive en sauveur avec ses « Quatorze Points », mais il oublie de préciser que l’Amérique a besoin d’une Europe affaiblie pour imposer son hégémonie.
1939-1945. Nouvelle boucherie. Cette fois, l’Empire américain sort du conflit plus puissant que jamais. Hiroshima et Nagasaki ne sont pas des « dommages collatéraux », ce sont des messages : « Voilà ce qui arrive à ceux qui osent nous défier ». Depuis, l’Amérique a fait de la terreur nucléaire une doctrine officielle. Elle est le seul pays à avoir utilisé la bombe atomique, et elle ose donner des leçons de non-prolifération à l’Iran !
7. L’Ère Néolibérale : L’Empire sans Visage
1989. La chute du mur de Berlin. Francis Fukuyama, ce petit prophète de pacotille, annonce « la fin de l’histoire ». Le capitalisme triomphant, la démocratie libérale victorieuse, l’Empire américain sans rival. Quelle blague ! En réalité, c’est le début d’une nouvelle forme de guerre : la guerre économique, la guerre culturelle, la guerre permanente.
Naomi Klein, dans « La Stratégie du Choc », a révélé les mécanismes de cette domination : on crée une crise (guerre, coup d’État, catastrophe naturelle), on attend que la population soit sous le choc, et on impose des réformes néolibérales. L’Irak en 2003 ? Un laboratoire parfait. La Grèce en 2010 ? Une expérience grandeur nature. Et demain, l’Iran ? On connaît la musique : bombardements « chirurgicaux », « reconstruction » par les multinationales américaines, privatisation des ressources, et hop ! Un nouveau pays « libéré » et ruiné.
II. Sémantique de la Terreur : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Écoutez bien les mots, mes frères, car ils sont des bombes à retardement. « Frappes de terreur » ? Non, « frappes chirurgicales », « dommages collatéraux », « intervention humanitaire ». L’Empire a transformé le langage en une machine à déshumaniser. Quand un drone américain tue une famille entière au Yémen, on appelle ça une « erreur de ciblage ». Quand l’Iran défend son territoire, on appelle ça du « terrorisme ».
George Orwell, ce visionnaire, avait tout compris dans « 1984 » : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force ». Aujourd’hui, les néoconservateurs américains ont poussé cette logique à son paroxysme. Ils parlent de « démocratie » en soutenant les pires dictatures (l’Arabie saoudite, par exemple), de « liberté » en bombardant des pays souverains, de « paix » en préparant la guerre.
Et les médias ? Ah, les médias ! Ces chiens de garde de l’Empire, ces prostituées de l’information. Quand un soldat américain meurt en Irak, c’est un « héros ». Quand un enfant irakien meurt sous les bombes, c’est un « dommage collatéral ». Quand les États-Unis envahissent un pays, c’est une « mission de paix ». Quand l’Iran défend son territoire, c’est une « provocation ». Le langage n’est plus un outil de communication, c’est une arme de destruction massive.
III. Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Le Refus de l’Ordre Impérial
L’Empire ne se contente pas de dominer les territoires, il veut dominer les esprits. Il a inventé le comportementalisme, cette science de la manipulation, pour transformer les hommes en robots obéissants. Skinner, ce grand prêtre de la soumission, avait tout compris : « Donnez-moi un enfant et je ferai de lui ce que vous voulez ». Aujourd’hui, les algorithmes de Facebook et de Google font ce travail à une échelle industrielle.
Mais l’homme n’est pas un rat de laboratoire. Il y a en lui une étincelle de révolte, une flamme qui ne s’éteint jamais. Regardez les Irakiens, les Afghans, les Palestiniens : malgré les bombes, malgré l’occupation, malgré la famine organisée, ils résistent. Ils refusent de se soumettre. Et c’est cette résistance, cette obstination à vivre libre, qui rend l’Empire fou de rage.
La résistance humaniste, c’est le refus de l’ordre impérial. C’est le choix de la solidarité contre l’individualisme, de la justice contre l’injustice, de la paix contre la guerre. C’est le choix de dire « non » quand l’Empire dit « oui », de se taire quand l’Empire hurle, de marcher quand l’Empire ordonne de s’agenouiller.
Et cette résistance commence par un acte simple : penser par soi-même. Refuser les mensonges des médias, les manipulations des politiques, les illusions du consumérisme. Lire, réfléchir, douter. Se souvenir que l’Empire a toujours peur de ceux qui pensent, car la pensée est une arme plus puissante que toutes les bombes.
Oh ! L’Empire, ce vieux vampire aux ailes de dollar,
Qui suce le sang des peuples sous les projecteurs,
Il danse sur les ruines, il rit dans les décombres,
Et ses valets en costard chantent ses louanges.
« Guerre régionale », qu’ils disent, ces bouchers en cravate,
Comme si la mort était une simple formalité,
Comme si les bombes ne faisaient pas de cadavres,
Comme si les enfants déchiquetés n’avaient jamais existé.
Mais nous, les damnés, les sans-voix, les sans-grade,
Nous savons la vérité, nous sentons l’odeur du sang,
Nous entendons les cris des mères en pleurs,
Et nous refusons de nous agenouiller devant leurs idoles.
L’Empire peut bombarder, il peut mentir, il peut tuer,
Mais il ne pourra jamais éteindre cette flamme,
Cette flamme qui brûle en nous, tenace et sauvage,
La flamme de la révolte, la flamme de la vie.
Alors, mes frères, mes sœurs, debout !
Le monde n’est pas une marchandise,
La paix n’est pas une utopie,
Et la liberté n’est pas un crime.
Debout, et marchons ensemble,
Vers ce jour où les empires s’effondreront,
Où les peuples se relèveront,
Et où la terre enfin respirera.