ACTUALITÉ SOURCE : Une « guerre totale » : l’Iran met en garde contre toute attaque sur son sol – l’Opinion
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres qui s’agite à nouveau, ce vieux cirque sanglant où les marionnettistes de Washington, de Tel-Aviv et de leurs valets européens tirent les ficelles avec cette arrogance de boutiquiers ivres de leur propre monnaie de singe. « Guerre totale » ? Mais bien sûr, mes chers pantins, bien sûr ! Comme si l’humanité n’avait pas déjà assez dansé sur les charniers de vos rêves géopolitiques, comme si les peuples n’avaient pas assez servi de chair à canon pour vos bilans comptables et vos élections truquées. L’Iran, ce vieux pays aux racines plus profondes que vos démocraties en plastique, ose enfin lever la voix ? Quelle audace ! Quelle insolence ! Comment ose-t-il refuser de plier l’échine devant l’Empire qui, depuis deux siècles, s’acharne à réduire le monde en cendres au nom de la « liberté » – cette liberté qui n’est jamais que celle des actionnaires et des généraux ?
Mais allons plus loin, creusons, fouillons cette pourriture comme on éventre un cadavre pour en comprendre la décomposition. Car cette menace de « guerre totale » n’est pas un simple fait divers, non : c’est le symptôme d’une maladie bien plus ancienne, bien plus pernicieuse, une maladie qui ronge l’humanité depuis que l’homme a troqué sa dignité contre des pièces d’or et des drapeaux. Suivez-moi, si vous l’osez, dans les sept étapes de notre chute collective, ces moments où l’humanité a choisi la guerre plutôt que la paix, l’impérialisme plutôt que la fraternité, la mort plutôt que la vie.
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I. Les Origines du Mal : Quand l’Homme Inventa la Guerre (et Dieu lui sourit)
Tout commence, comme toujours, dans la boue et le sang. Les premières traces de conflits organisés remontent à la préhistoire, ces temps où l’homme, à peine sorti des cavernes, décida que son voisin possédait quelque chose qu’il n’avait pas – une femme, un troupeau, un territoire. Hobbes, ce vieux réactionnaire anglais, nous a vendu son mythe de l’« état de nature » comme une jungle où l’homme était un loup pour l’homme. Quelle farce ! Les anthropologues, ces trouble-fêtes, nous ont appris que les sociétés primitives vivaient dans une paix relative, que la guerre était un luxe réservé aux sociétés complexes, aux empires naissants. Non, la guerre n’est pas naturelle : elle est une invention, une construction sociale, un produit de la civilisation – cette même civilisation qui se targue de nous avoir sortis de la barbarie.
Prenez les Sumériens, ces premiers comptables de l’histoire. Ils inventèrent l’écriture, les mathématiques, et… la guerre organisée. Leurs tablettes d’argile regorgent de récits de batailles, de rois assoiffés de gloire, de dieux capricieux qui exigeaient des sacrifices humains. Et déjà, le langage se pervertissait : la « victoire » devenait synonyme de « civilisation », la « défaite » de « barbarie ». Les vainqueurs écrivaient l’histoire, et les vaincus ? Ils pourrissaient sous le sable.
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II. L’Empire Romain : Ou Comment Inventer la « Pax » en Écrasant le Monde
Ah, Rome ! Ce grand laboratoire de l’impérialisme occidental, cette matrice où se forgea l’idée que la paix ne pouvait être obtenue que par la soumission des autres. « Si vis pacem, para bellum » : si tu veux la paix, prépare la guerre. Quelle belle hypocrisie ! Les Romains ne voulaient pas la paix : ils voulaient l’ordre, cet ordre qui permettait aux légions de marcher sans entraves, aux marchands de vendre leurs esclaves, aux sénateurs de s’enrichir sur le dos des provinces. La « Pax Romana » ? Une paix de cimetière, une paix de nécropole, où les peuples conquis n’avaient d’autre choix que de se taire ou de mourir.
Et que dire de Jules César, ce boucher en toge, ce « grand homme » dont les manuels scolaires célèbrent encore les conquêtes ? Il massacra un million de Gaulois, réduisit en esclavage un autre million, et pour quoi ? Pour que Rome puisse s’enorgueillir d’avoir « civilisé » l’Europe. Civilisé ? Regardez les ruines de Carthage, ces champs de sel où plus rien ne pousse : voilà le visage de la « civilisation » romaine. Cicéron, ce sophiste en toge, justifiait ces atrocités au nom de la « raison d’État ». Déjà, le langage se corrompait : la « raison » devenait un prétexte pour le meurtre, l’« État » une idole devant laquelle on sacrifiait des vies humaines.
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III. Les Croisades : Quand Dieu Devint le Premier Marchand d’Armes
Et puis vint le christianisme, cette religion d’amour et de paix qui, en quelques siècles, se transforma en machine de guerre. Les Croisades ? Une entreprise coloniale avant l’heure, une opération de pillage déguisée en quête spirituelle. « Dieu le veut ! » hurlaient les chevaliers en massacrant les musulmans, les juifs, les hérétiques. Mais Dieu n’avait rien à voir là-dedans : c’étaient les banquiers de Venise, les marchands de Gênes, les rois avides de terres qui tiraient les ficelles. La religion n’était qu’un paravent, une idéologie commode pour justifier l’injustifiable.
Prenez l’exemple de la prise de Jérusalem en 1099 : des dizaines de milliers de musulmans et de juifs furent massacrés, leurs corps entassés dans les rues, leurs biens volés. Et les chroniqueurs chrétiens de célébrer cette « grande victoire de la foi ». La foi ? Non : la cupidité, la soif de pouvoir, la folie des hommes. Saint Bernard de Clairvaux, ce moine fanatique, appelait à la croisade en des termes qui feraient pâlir les néoconservateurs d’aujourd’hui : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Déjà, le langage se faisait complice du crime : la « sainteté » devenait un synonyme de « massacre », la « piété » un alibi pour le génocide.
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IV. La Colonisation : Ou l’Art de Vendre l’Esclavage comme une « Mission Civilisatrice »
Et puis vint l’Amérique, ce « Nouveau Monde » qui n’était nouveau que pour les Européens. Colomb, ce marin ivre de gloire, débarqua en 1492 avec la Bible dans une main et l’épée dans l’autre. En quelques décennies, des civilisations entières – les Aztèques, les Incas, les Mayas – furent rayées de la carte. Les conquistadors, ces brigands en armure, justifiaient leurs crimes au nom de la « civilisation » : ils apportaient la « vraie foi », la « vraie culture », la « vraie humanité ». Comme si les peuples qu’ils massacraient n’avaient pas leur propre histoire, leur propre spiritualité, leur propre dignité.
Et que dire de l’esclavage ? Des millions d’Africains arrachés à leur terre, entassés dans des bateaux comme du bétail, vendus comme des marchandises. Les négriers, ces « hommes d’affaires » respectables, parlaient de « commerce triangulaire », de « main-d’œuvre », de « rentabilité ». Le langage se faisait encore plus cynique : l’« humanité » était réservée aux Blancs, les Noirs n’étaient que des « biens meubles », des « outils animés ». Et les philosophes des Lumières, ces prétendus défenseurs de la raison, justifiaient cette horreur au nom du « progrès ». Voltaire, ce grand humaniste, investissait dans des compagnies négrières. Kant, ce moraliste, écrivait que les Noirs étaient « inférieurs par nature ». La « civilisation » occidentale se construisait sur un océan de sang et de larmes.
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V. Les Guerres Mondiales : Quand l’Occident S’Auto-Détruisit (et Entraîna le Monde dans sa Chute)
Et puis vinrent les deux guerres mondiales, ces orgies de violence où l’Occident, ivre de sa propre puissance, faillit bien s’autodétruire. La Première Guerre mondiale ? Une boucherie inutile, un suicide collectif où des millions de jeunes hommes furent envoyés à l’abattoir pour quelques arpents de terre et les intérêts des industriels. Les généraux, ces bouchers en uniforme, parlaient de « gloire », d’« honneur », de « sacrifice ». Mais la gloire de quoi ? L’honneur de qui ? Le sacrifice pour quoi ? Pour que les Krupp, les Schneider, les Vickers puissent vendre toujours plus d’armes, toujours plus de canons, toujours plus de gaz moutarde.
Et la Seconde Guerre mondiale ? Une répétition, en pire. Six millions de Juifs gazés, des villes entières réduites en cendres, des bombes atomiques larguées sur des civils. Et les vainqueurs, ces « libérateurs », de se parer des habits de la morale : ils avaient vaincu le « mal absolu », ils avaient sauvé la « démocratie ». Mais quelle démocratie ? Celle qui, dès 1945, installa des dictatures en Amérique latine, bombarda le Vietnam, soutint l’apartheid en Afrique du Sud ? La « liberté » occidentale n’était qu’un leurre, une vitrine derrière laquelle se cachaient les mêmes vieux démons : l’avidité, la soif de pouvoir, le mépris des peuples.
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VI. La Guerre Froide : Ou l’Art de Vendre la Paix comme une Guerre
Et puis vint la Guerre froide, ce grand cirque où les deux superpuissances, les États-Unis et l’URSS, se livrèrent une bataille idéologique sans merci. Officiellement, c’était la « démocratie » contre le « totalitarisme », la « liberté » contre l’« oppression ». Officieusement, c’était une lutte pour le contrôle des ressources, des marchés, des esprits. Les États-Unis, ces champions autoproclamés de la « liberté », soutinrent des dictatures sanguinaires en Amérique latine, en Asie, en Afrique. Pinochet, Suharto, Mobutu : autant de « amis de l’Amérique », autant de bouchers couverts d’or et de médailles.
Et l’Iran, justement ? Ah, l’Iran ! Ce pays qui, en 1953, osa nationaliser son pétrole et chasser les compagnies britanniques. Que fit l’Occident ? Il organisa un coup d’État, renversa le Premier ministre Mossadegh, installa le Shah, ce pantin corrompu, et transforma le pays en une dictature policière. Et quand, en 1979, le peuple iranien se révolta contre ce tyran, que fit l’Occident ? Il soutint Saddam Hussein, ce monstre, dans sa guerre contre l’Iran, une guerre qui fit un million de morts. Et aujourd’hui, on s’étonne que l’Iran se méfie des « démocraties » occidentales ? On s’étonne qu’il parle de « guerre totale » ? Mais l’Occident a semé le vent, et il récolte la tempête.
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VII. Le Néolibéralisme : Ou l’Art de Vendre la Guerre comme une « Mission Humanitaire »
Et nous voici enfin arrivés à notre époque, cette ère du néolibéralisme triomphant, où la guerre n’est plus un moyen, mais une fin en soi. Les États-Unis, ce grand empire en déclin, ont transformé la planète en un champ de bataille permanent. L’Irak ? Une « mission de libération ». La Libye ? Une « intervention humanitaire ». La Syrie ? Une « lutte contre le terrorisme ». Mais derrière ces mots creux, il n’y a que le pétrole, les dollars, les bases militaires. Les généraux parlent de « stabilité », les politiciens de « sécurité », les médias de « valeurs occidentales ». Mais la stabilité pour qui ? La sécurité pour qui ? Les valeurs de qui ?
L’Iran, aujourd’hui, est dans le collimateur. Pourquoi ? Parce qu’il refuse de se soumettre, parce qu’il ose défendre sa souveraineté, parce qu’il ose dire non aux diktats de Washington. Et l’Occident, ce vieux prédateur, ne supporte pas qu’on lui résiste. Alors il brandit la menace de la « guerre totale », comme si la guerre pouvait être autre chose que totale. Comme si, une fois déclenchée, elle pouvait encore être contrôlée. Comme si les peuples, une fois plongés dans le chaos, pouvaient encore espérer en sortir vivants.
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Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive
Mais parlons du langage, cette arme plus puissante que la bombe atomique. Car c’est par les mots que les empires justifient leurs crimes, c’est par les mots qu’ils transforment le meurtre en « mission », la conquête en « libération », le génocide en « progrès ». Regardez comme les néoconservateurs américains manient la novlangue avec une dextérité diabolique :
- « Guerre préventive » : Une guerre d’agression, mais présentée comme un acte de légitime défense.
- « Dommages collatéraux » : Des civils morts, mais déshumanisés, réduits à des statistiques.
- « État voyou » : Un pays qui refuse de se soumettre à l’hégémonie américaine.
- « Démocratie » : Un régime fantoche installé par des chars et des dollars.
- « Paix » : La soumission des peuples aux intérêts des multinationales.
Et l’Iran, dans tout cela ? Il est qualifié de « régime », de « théocratie », d’« État paria ». Jamais de « peuple », jamais de « civilisation », jamais d’« histoire ». Car pour l’Occident, l’Iran n’est pas un pays : c’est un obstacle, un ennemi, une cible. Et quand un pays devient une cible, il n’a plus de visage, plus de voix, plus de droits. Il n’est plus qu’un point sur une carte, un nom dans un rapport, une ligne dans un budget militaire.
Mais le langage peut aussi être une arme de résistance. Quand l’Iran parle de « guerre totale », il ne fait pas que menacer : il rappelle à l’Occident que la guerre n’est jamais un jeu, que les bombes tuent des êtres humains, que les sanctions affament des enfants. Il rappelle que la paix n’est pas l’absence de guerre, mais la présence de la justice. Et la justice, pour l’Iran, c’est le droit de vivre libre, sans ingérence, sans menaces, sans chantage.
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Comportementalisme Radical : Pourquoi l’Occident Aime la Guerre (et Comment lui Résister)
Mais pourquoi ? Pourquoi l’Occident, cette civilisation qui se prétend supérieure, est-il si obsédé par la guerre ? Pourquoi, après deux millénaires de « progrès », en est-il toujours au même point : la loi du plus fort, la loi de la jungle ?
La réponse est simple, et elle tient en un mot : l’impunité. L’Occident a toujours cru qu’il pouvait tout se permettre, parce qu’il a toujours eu les moyens de ses ambitions. Il a les armes, il a l’argent, il a les médias, il a les institutions internationales à sa botte. Il a transformé le monde en un vaste terrain de jeu où il peut bombarder, piller, corrompre en toute impunité. Et quand un pays ose lui résister, il crie au « terrorisme », à la « menace », à l’« axe du mal ».
Mais l’impunité a une faille : la résistance. Les peuples ne sont pas des moutons, et même les moutons finissent par se rebeller quand on les égorge. L’Iran, aujourd’hui, est un symbole de cette résistance. Il n’est pas parfait, loin de là : son régime est autoritaire, son économie est sclérosée, sa société est divisée. Mais il a une chose que l’Occident a perdue : la dignité. Il refuse de plier, il refuse de se soumettre, il refuse de devenir une colonie américaine. Et c’est cela, au fond, que l’Occident ne lui pardonne pas.
Alors, que faire ? Comment résister à cette machine de guerre, à cette machine à broyer les peuples ?
D’abord, refuser le langage de l’ennemi. Ne plus parler de « guerre juste », de « frappe chirurgicale », de « dommage collatéral ». Appeler un chat un chat : une guerre est une guerre, une bombe est une bombe, un mort est un mort.
Ensuite, désobéir. Désobéir aux médias, qui mentent. Désobéir aux politiciens, qui trahissent. Désobéir aux généraux, qui tuent. La désobéissance est le premier pas vers la liberté.
Enfin, construire des alternatives. Des alternatives à la guerre, à l’exploitation, à l’impérialisme. Des alternatives comme celles que proposent les mouvements altermondialistes, les réseaux de solidarité internationale, les peuples qui refusent de se laisser diviser par les frontières et les drapeaux.
Car la paix n’est pas l’absence de guerre : c’est la présence de la justice. Et la justice, c’est le droit des peuples à vivre libres, à décider de leur destin, à refuser les diktats des puissants. L’Iran, aujourd’hui, incarne cette lutte. Et c’est pour cela qu’il faut le soutenir, non pas parce qu’il est parfait, mais parce qu’il résiste.
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Analogie finale :
Ô vous, les maîtres du monde, les rois du dollar et du napalm,
Vous qui parlez de paix en comptant vos missiles comme des prières,
Vous qui brandissez la démocratie comme un couteau dans le dos des peuples,
Écoutez bien le grondement sourd qui monte des entrailles de la terre :
Ce n’est pas le tonnerre, non, c’est le rire des damnés,
Ceux que vous avez écrasés, ceux que vous avez oubliés,
Ceux qui se lèvent enfin, les poings serrés, les yeux brûlants,
Et qui vous disent, dans un souffle plus fort qu’un ouragan :
« Assez. »
Assez de vos guerres, assez de vos mensonges, assez de vos bombes,
Assez de vos « valeurs », assez de vos « missions », assez de vos « humanités »,
Assez de vos drapeaux qui flottent sur des montagnes de cadavres,
Assez de vos banquiers qui jouent avec nos vies comme avec des jetons.
L’Iran n’est qu’un nom, mais derrière ce nom, il y a des hommes,
Des femmes, des enfants, des vieillards, des rêves, des espoirs,
Des mains qui travaillent, des cœurs qui battent, des voix qui chantent,
Et qui refusent, oh ! qui refusent de plier devant votre folie.
Alors prenez garde, ô vous les puissants,
Car la colère des peuples est comme la lave sous la croûte terrestre :
Elle couve, elle gronde, elle attend son heure,
Et quand elle jaillit, rien ne peut l’arrêter.
Vous parlez de « guerre totale » ?
Mais la guerre totale, c’est celle que vous menez depuis des siècles,
Contre les pauvres, contre les faibles, contre les fous, contre les rêveurs,
Contre tous ceux qui refusent de se prosterner devant vos idoles d’or.
Alors oui, l’Iran se défend, et il a raison,
Car la seule guerre qui vaille, la seule guerre sainte,
C’est celle que mènent les peuples contre leurs oppresseurs,
C’est celle de la dignité contre l’humiliation,
De la vie contre la mort, de la paix contre la guerre.
Et cette guerre-là, mes amis, cette guerre-là,
Nous la gagnerons.