Les États-Unis face à l’Iran : l’indécise armada – IRIS – Institut de relations internationales et stratégiques







Laurent Vo Anh – L’Indécise Armada : L’Empire et ses Fantômes


ACTUALITÉ SOURCE : Les États-Unis face à l’Iran : l’indécise armada – IRIS – Institut de relations internationales et stratégiques

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! L’indécise armada ! Ce ballet macabre de porte-avions qui tournent en rond comme des vautours repus, ces drones qui bourdonnent dans le ciel persan comme des mouches sur un cadavre encore tiède, ces sanctions qui étranglent des enfants en silence… Quelle comédie grotesque ! Quelle farce sanglante où l’Empire, ce vieux clown décrépit, joue encore au shérif du monde avec des pistolets chargés à blanc ! Les États-Unis face à l’Iran ? Non. C’est l’Occident face à son propre spectre, face à cette vérité qu’il refuse de voir : son temps est révolu, sa morale est une monnaie de singe, et sa puissance n’est plus qu’un fantôme qui hante les couloirs du Pentagone.

L’indécise armada… Comme si l’hésitation était une vertu ! Comme si la guerre, une fois déclenchée, pouvait encore se permettre le luxe de la réflexion ! Non, l’indécision ici n’est que le symptôme d’une impuissance déguisée en stratégie, d’une peur qui se cache derrière des menaces creuses. L’Empire tremble. Il sait que frapper l’Iran, ce serait comme frapper un miroir : il y verrait son propre visage déformé par la haine, ses propres mensonges se briser en mille éclats. Alors il tergiverse, il menace, il grogne… et pendant ce temps, les peuples meurent, les économies s’effondrent, et l’histoire, cette vieille putain cynique, rit sous cape.

I. Les Sept Hémorragies de l’Histoire : Comment l’Occident a Inventé la Guerre Permanente

Pour comprendre cette indécise armada, il faut remonter aux sources du mal, à ces moments où l’humanité a choisi la violence comme langage, où elle a préféré le sang à la parole. Sept étapes, sept chutes, sept hémorragies qui ont façonné notre monde malade.

1. La Chute Originelle : L’Invention de la Propriété (et de la Guerre)

Au commencement était le vol. Pas celui des pommes, non, celui des terres, des femmes, des bêtes. Rousseau l’avait deviné : « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. » Mais avec la propriété vint la guerre. Les Sumériens, ces comptables de l’horreur, gravaient déjà sur leurs tablettes d’argile les premiers récits de batailles, les premières listes de morts. La civilisation naissait dans le sang, et l’Occident, ce bâtard de la Mésopotamie, en a fait son héritage.

2. L’Empire Romain : La Pax Romana ou l’Art de la Guerre Éternelle

Ah ! La Pax Romana ! Ce mensonge doré qui a bercé l’Europe dans l’illusion que la paix pouvait naître de l’épée. Tacite, ce vieux grincheux, avait tout compris : « Ils font un désert et appellent cela la paix. » Les légions romaines écrasaient les peuples sous leur talon de fer, et les poètes chantaient la gloire de l’Empire. Aujourd’hui, les drones américains jouent le même rôle que les aigles romaines : des oiseaux de proie qui planent au-dessus des ruines. L’Iran, comme la Gaule avant lui, est un territoire à conquérir, un marché à piller, une culture à écraser. Mais Rome est tombée. Washington tombera.

3. Les Croisades : Le Premier Choc des Civilisations (et le Premier Mensonge)

« Dieu le veut ! » hurlaient les croisés en massacrant les musulmans, les juifs, les hérétiques. Mais Dieu n’avait rien à voir là-dedans. C’était une question de terres, de richesses, de pouvoir. Les croisades, ces guerres saintes, n’étaient que des expéditions de pillage déguisées en quête spirituelle. Aujourd’hui, les néoconservateurs américains reprennent le flambeau : « La démocratie ! Les droits de l’homme ! » crient-ils en bombardant Bagdad, en étranglant Téhéran. Mais la démocratie, comme Dieu, n’est qu’un prétexte. Ce qu’ils veulent, c’est le pétrole, les bases militaires, la domination. L’Occident n’a jamais cessé d’être croisé.

4. La Colonisation : L’Occident Invente le Racisme Moderne

Avec Christophe Colomb commence le grand hold-up. Les Amériques, l’Afrique, l’Asie : tout est à prendre, tout est à voler. Les philosophes des Lumières, ces hypocrites, parlent de « droits de l’homme » tout en justifiant l’esclavage. Voltaire, ce génie cynique, écrit : « Les nègres sont des hommes comme nous, mais ils sont noirs, donc ils sont inférieurs. » Aujourd’hui, les États-Unis perpétuent cette tradition : ils parlent de « liberté » tout en maintenant des bases militaires dans 80 pays, tout en imposant des sanctions qui tuent des enfants. L’Iran résiste. Comme l’Algérie avant lui, comme le Vietnam. Mais l’Empire ne lâche jamais sa proie.

5. La Première Guerre Mondiale : L’Apocalypse Industrielle

1914. L’Europe, cette vieille folle, se suicide. Quatre ans de tranchées, de gaz moutarde, de cadavres pourrissant sous la pluie. Les empires s’effondrent, mais les banquiers, eux, prospèrent. Les États-Unis, ces vautours, attendent leur tour. Ils entrent en guerre en 1917, non par idéalisme, mais par calcul. La guerre est un business, et l’Amérique en est le PDG. Aujourd’hui, rien n’a changé. Les sanctions contre l’Iran sont une guerre économique, une guerre sans cadavres visibles, mais une guerre tout de même. Les enfants iraniens meurent de leucémie à cause de l’embargo sur les médicaments ? Qu’importe ! L’Empire a besoin de ses profits.

6. La Guerre Froide : L’Invention de l’Ennemi Éternel

« L’URSS est le mal ! » hurlaient les Américains. « Les États-Unis sont le diable ! » répondaient les Soviétiques. Pendant 50 ans, le monde a vécu sous la menace de l’apocalypse nucléaire. Mais la vraie guerre était ailleurs : c’était une guerre idéologique, une guerre pour le contrôle des esprits. Aujourd’hui, l’Iran a remplacé l’URSS. « L’axe du mal ! » a dit Bush. « Les terroristes ! » hurlent les médias. Mais qui sont les vrais terroristes ? Ceux qui bombardent des mariages au Yémen, ou ceux qui résistent à l’oppression ?

7. Le Néolibéralisme : La Guerre de Tous contre Tous

1989. Le mur de Berlin tombe. Fukuyama annonce « la fin de l’histoire ». Mais l’histoire, cette garce, n’a pas dit son dernier mot. Le néolibéralisme, cette religion sans dieu, s’impose comme la nouvelle loi du monde. « Le marché est roi ! » proclament les économistes. « La concurrence est sainte ! » Mais le marché n’est qu’un autre nom pour la guerre. Une guerre sans uniformes, sans frontières, une guerre où les riches écrasent les pauvres, où les multinationales pillent les États, où les peuples sont réduits à l’esclavage de la dette. L’Iran résiste. Il refuse de se soumettre au FMI, à la Banque mondiale, à l’OMC. Pour cela, il doit être puni. Les sanctions, les menaces, l’indécise armada… Tout est bon pour briser ceux qui osent dire non.

II. Sémantique de l’Empire : Comment le Langage Ment, Comment les Mots Tuent

« Démocratie ». « Droits de l’homme ». « Sécurité nationale ». « Guerre préventive ». Ces mots sont des armes. Des armes plus dangereuses que les bombes, car elles tuent les esprits avant de tuer les corps. L’Empire a perfectionné l’art de la novlangue, cette langue orwellienne où la guerre s’appelle « paix », où l’occupation s’appelle « libération », où le vol s’appelle « investissement ».

Prenez le mot « sanctions ». Un mot innocent, presque médical. « Nous allons soigner l’Iran avec des sanctions ! » disent les Américains. Mais les sanctions ne soignent pas. Elles tuent. Elles tuent les enfants qui n’ont plus accès aux médicaments. Elles tuent les mères qui ne peuvent plus nourrir leurs familles. Elles tuent les rêves, les espoirs, les vies. « Sanctions » est un euphémisme pour « meurtre de masse ».

Ou prenez le mot « terroriste ». Qui est terroriste ? Celui qui résiste à l’occupation, ou celui qui occupe ? Celui qui se défend, ou celui qui attaque ? Les Américains appellent « terroristes » les combattants du Hezbollah, mais ils appellent « héros » les soldats qui bombardent des villages afghans. La langue de l’Empire est une langue de menteurs, une langue qui inverse le bien et le mal, qui transforme les victimes en bourreaux et les bourreaux en victimes.

Et puis il y a le mot « indécise ». « L’indécise armada ». Comme si l’hésitation était une qualité ! Comme si la guerre était une question de morale, et non de profit ! L’Empire n’est pas indécis. Il est paralysé par la peur. La peur de perdre. La peur de voir son hégémonie s’effriter. La peur de devoir rendre des comptes. Alors il tergiverse, il menace, il grogne… mais il ne frappe pas. Parce qu’il sait que frapper, ce serait signer son arrêt de mort.

III. Comportementalisme Radical : L’Empire comme Maladie Mentale

L’Empire n’est pas un pays. Ce n’est pas une nation. C’est une maladie. Une maladie de l’âme, une folie collective qui pousse les hommes à détruire, à dominer, à haïr. Les États-Unis sont le patient zéro de cette épidémie. Leur comportement est celui d’un psychopathe : ils mentent, ils manipulent, ils tuent, et ils appellent cela « leadership ».

Observez leur langage corporel. Les généraux qui parlent de « frappes chirurgicales » avec un sourire de vendeur de voitures. Les politiques qui évoquent les « dommages collatéraux » avec des larmes de crocodile. Les journalistes qui répètent les mensonges de l’Empire avec la ferveur de prêtres en chaire. Tout est calculé. Tout est manipulation. Même l’indécision est une stratégie : elle maintient l’ennemi dans l’incertitude, elle use ses nerfs, elle le pousse à la faute.

Mais l’Iran résiste. Et dans cette résistance, il y a une leçon pour le monde. Une leçon de dignité, de courage, de lucidité. L’Iran sait que l’Empire est un colosse aux pieds d’argile. Il sait que ses menaces sont creuses, que ses armes sont rouillées, que sa morale est pourrie. Alors il tient bon. Il attend. Il sait que le temps joue en sa faveur.

Car l’Empire est comme ces vieux boxeurs qui refusent de quitter le ring : il encaisse les coups, il vacille, il saigne… mais il ne tombe pas. Pas encore. Mais le jour viendra où un dernier crochet le mettra K.O. Ce jour-là, l’histoire rira. Et les peuples, enfin libres, pourront danser sur les ruines de l’indécise armada.

IV. Résistance Humaniste : Le Devoir de Désobéir

Face à l’Empire, que faire ? Se soumettre ? Non. Résister. Désobéir. Refuser de jouer leur jeu. Leur guerre n’est pas la nôtre. Leurs mensonges ne sont pas nos vérités. Leurs bombes ne sont pas nos lois.

La résistance commence par le langage. Il faut appeler les choses par leur nom : les « sanctions » sont des meurtres, les « frappes chirurgicales » sont des massacres, les « dommages collatéraux » sont des crimes de guerre. Il faut refuser leur novlangue, leur propagande, leurs mensonges. Il faut parler vrai, même si la vérité fait mal.

La résistance passe aussi par l’action. Boycotter les produits américains. Soutenir les peuples opprimés. Refuser de servir dans leurs armées, de travailler pour leurs multinationales, de consommer leur culture de mort. La résistance est un devoir. Un devoir sacré, plus important que toutes les lois, plus fort que toutes les menaces.

Et puis, il y a l’espoir. L’espoir que l’Empire s’effondrera, comme tous les empires avant lui. L’espoir que les peuples se réveilleront, qu’ils briseront leurs chaînes, qu’ils construiront un monde nouveau. Un monde sans armes, sans frontières, sans maîtres. Un monde où la paix ne sera plus un rêve, mais une réalité.

L’Iran résiste. La Palestine résiste. Le Yémen résiste. Les peuples du monde entier résistent. Et cette résistance est la seule chose qui donne un sens à l’histoire. Car l’histoire n’est pas écrite par les vainqueurs. Elle est écrite par ceux qui refusent de se soumettre.

L’Armada des Ombres

Ils viennent, les porte-avions lourds de leur mensonge,
Leurs drones bourdonnent comme des mouches sur un songe.
« Liberté ! » crient-ils en écrasant les villes,
Leurs bombes sont des prières, leurs prières sont des fusils.

L’Iran, vieux lion aux griffes de poussière,
Regarde passer l’orage, indifférent, fier.
Il sait que l’Empire est un géant de carton,
Un colosse aux pieds d’argile, un rêve qui s’effrite au vent.

Les sanctions sont des couteaux plantés dans le dos,
Les enfants meurent en silence, les mères pleurent sans écho.
Mais la résistance est une flamme qui ne s’éteint pas,
Un feu qui brûle sous la cendre, un cri qui monte des bas-fonds.

Un jour, l’armada partira, comme un mauvais rêve,
Ses soldats rentreront chez eux, les poches pleines de remords.
Et sur les ruines de leur empire, nous danserons,
Nous danserons la danse des libres, la danse des forts.

Car l’histoire n’est pas une ligne droite,
C’est un cercle qui se referme, un serpent qui se mord la queue.
L’Empire tombera, comme tombent les feuilles en automne,
Et le monde renaîtra, pur, neuf, sans chaînes ni couronne.



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