« Le risque d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran se rapproche plus que jamais » – Le Point







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Apocalypse en Sourdine


ACTUALITÉ SOURCE : « Le risque d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran se rapproche plus que jamais » – Le Point

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! La guerre, toujours la guerre, ce vieux serpent qui se love dans les couloirs feutrés du pouvoir, ce cancer rongeant les entrailles de l’humanité depuis que l’homme a troqué sa massue contre un costume trois-pièces et un compte en banque offshore. Le Point, ce petit journal bien propre sur lui, nous annonce avec une gravité de croque-mort que le risque d’un conflit entre les États-Unis et l’Iran « se rapproche plus que jamais ». Comme si nous n’avions pas déjà assez de cadavres à pleurer, assez de villes réduites en cendres, assez de mères hurlant sur les décombres de leurs enfants. Mais non, il faut encore en rajouter, encore jouer avec le feu, encore danser sur le volcan en costume-cravate, un verre de whisky à la main et un sourire de requin aux lèvres.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, mes chers damnés de la terre : une danse macabre, un ballet de mort orchestré par ceux qui, depuis des siècles, tirent les ficelles de l’histoire comme on tire les ficelles d’un pantin. Les États-Unis, ce grand enfant gâté de l’histoire, ce colosse aux pieds d’argile et au cerveau de moineau, qui croit encore que le monde est un terrain de jeu où il peut tout casser sans jamais avoir à balayer les morceaux. Et l’Iran, ce vieux pays fier, ce berceau de civilisations qui refuse de se coucher devant l’hégémon, ce dernier bastion d’une dignité que l’Occident a depuis longtemps troquée contre des iPhones et des crédits revolving.

Mais avant de plonger dans les abysses de cette folie contemporaine, il faut remonter le fil de l’histoire, ce long ruban de sang et de larmes qui nous a menés jusqu’ici. Car la guerre, voyez-vous, n’est pas un accident, pas une erreur de parcours, pas une simple « crise » que l’on pourrait résoudre en signant un traité ou en serrant quelques mains devant les caméras. Non, la guerre est le produit naturel d’un système, d’une logique, d’une manière de penser le monde qui est aussi vieille que l’humanité elle-même. Et pour comprendre pourquoi nous sommes aujourd’hui au bord du gouffre, il faut revenir aux origines, là où tout a commencé.

Les Sept Étapes du Désastre : Une Histoire de l’Impérialisme et de la Résistance

1. La Naissance de la Violence Structurée : L’Aube des Empires (3000 av. J.-C. – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans les plaines fertiles de Mésopotamie, là où les premiers hommes, après avoir inventé l’agriculture, inventent aussi la guerre organisée. Les Sumériens, les Akkadiens, les Babyloniens : autant de noms qui résonnent comme les premiers coups de canon d’une histoire qui n’aura de cesse de se répéter. « La guerre est le père de toute chose », disait Héraclite, ce vieux Grec qui avait compris avant les autres que la violence était le moteur même de l’histoire. Et il avait raison. Dès que l’homme a pu accumuler des richesses, il a aussi voulu les protéger, les étendre, les voler. Les premiers empires naissent ainsi, dans le sang et la sueur, sur les ruines des villages brûlés et les ossements des vaincus.

Anecdote cruelle : Savez-vous que le premier traité de paix connu de l’histoire, signé entre les Hittites et les Égyptiens vers 1259 av. J.-C., est aussi le premier document à mentionner une « frontière » ? Une ligne imaginaire tracée dans le sable, déjà, pour séparer les « nôtres » des « autres ». Comme si l’humanité, dès ses premiers pas, avait besoin de se diviser pour mieux régner.

2. L’Apogée de la Barbarie Organisée : Rome et la Pax Americana (500 av. J.-C. – 476 ap. J.-C.)

Puis vint Rome, cette machine à broyer les peuples, ce rouleau compresseur qui a écrasé tout ce qui se trouvait sur son passage au nom d’une prétendue « civilisation ». « Ils ont fait un désert et ils ont appelé cela la paix », écrivait Tacite à propos des légions romaines. Une phrase qui pourrait tout aussi bien s’appliquer aux États-Unis d’aujourd’hui, ces nouveaux Romains qui bombardent des pays entiers au nom de la « démocratie » et appellent cela « nation building ». La Pax Romana, comme la Pax Americana, n’est qu’un leurre, une illusion de stabilité achetée au prix du sang des vaincus.

Et que dire de la chute de Rome ? Un effondrement si spectaculaire qu’il a plongé l’Europe dans mille ans d’obscurité. Mais attention, mes amis : Rome n’est pas tombée parce qu’elle était faible. Elle est tombée parce qu’elle était devenue trop grande, trop gourmande, trop avide. Comme les États-Unis aujourd’hui, qui étendent leurs tentacules sur le monde entier, qui dépensent des milliards en armes tandis que leurs citoyens crèvent de faim dans les rues. L’histoire ne se répète pas, mais elle rime, disait Mark Twain. Et cette rime-là est une complainte funèbre.

3. Le Moyen Âge : L’Âge des Ténèbres et des Croisades (476 – 1453)

Ah, le Moyen Âge ! Cette époque que les manuels d’histoire décrivent comme « obscure », comme si la violence et l’obscurantisme étaient l’apanage d’une seule période. Comme si les croisades, ces premières guerres « saintes » menées au nom de Dieu et du profit, n’étaient pas le prélude de toutes les guerres coloniales à venir. Les chevaliers en armure, les épées rougies par le sang des infidèles, les villes mises à sac : tout cela, c’est déjà l’impérialisme dans sa forme la plus pure, la plus brutale. Et que dire des croisades contre les cathares, contre les hérétiques, contre tous ceux qui osaient penser différemment ? « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens », aurait dit le légat du pape lors du sac de Béziers en 1209. Une phrase qui résonne étrangement aujourd’hui, quand les drones américains lâchent leurs bombes sur des villages afghans en prétendant « cibler les terroristes ».

Mais le Moyen Âge, c’est aussi l’époque où naissent les premières résistances. Les paysans en révolte, les communes libres, les penseurs comme Roger Bacon qui osent défier l’Église. Car l’histoire n’est pas seulement une litanie de massacres : c’est aussi une longue lutte pour la dignité, une quête désespérée de lumière dans les ténèbres.

4. La Renaissance : L’Âge des Découvertes et du Génocide (1453 – 1648)

Puis vint la Renaissance, cette période que l’on nous présente comme un âge d’or de la pensée et de l’art. Mais derrière les sourires des Madones de Raphaël et les traités de Machiavel se cache une réalité bien plus sordide : celle des conquistadors, ces aventuriers sans scrupules qui ont déferlé sur les Amériques comme une nuée de sauterelles, massacrant, pillant, réduisant en esclavage des peuples entiers au nom du Christ et du profit. « Dieu, l’or et la gloire », telle était leur devise. Une devise que les États-Unis ont reprise à leur compte, en remplaçant simplement « Dieu » par « la démocratie » et « la gloire » par « les intérêts stratégiques ».

Et que dire de la traite négrière, ce crime contre l’humanité qui a duré quatre siècles et dont les séquelles se font encore sentir aujourd’hui ? Les navires négriers, ces cercueils flottants où des millions d’Africains ont été entassés comme du bétail, sont les ancêtres directs des avions cargo qui transportent aujourd’hui les armes américaines vers les quatre coins du monde. L’histoire, voyez-vous, est un cercle vicieux, une roue qui tourne sans cesse, écrasant les mêmes damnés sous son poids implacable.

5. Les Lumières : L’Âge de la Raison et de l’Exploitation (1648 – 1914)

Puis vinrent les Lumières, cette période où l’Europe, ivre de sa propre supériorité, décida que le monde entier devait se plier à sa raison. Voltaire, Rousseau, Diderot : autant de grands esprits qui ont rêvé d’un monde meilleur, mais qui n’ont jamais remis en cause le système colonial qui permettait à l’Europe de s’enrichir sur le dos des autres. « Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures », déclarait Jules Ferry en 1885, résumant ainsi l’idéologie qui allait justifier les pires atrocités. Les Lumières, c’était la raison, oui, mais une raison au service de l’exploitation, une raison qui permettait aux empires de se parer des atours de la civilisation tout en commettant les pires barbaries.

Et que dire de la révolution industrielle, cette machine à broyer les hommes et les paysages ? Les usines qui crachaient leur fumée noire, les enfants qui travaillaient quinze heures par jour dans les mines, les villes qui se transformaient en enfer sur terre : tout cela, c’était le prix à payer pour le « progrès ». Un progrès qui, aujourd’hui encore, sert de justification aux pires crimes. Les États-Unis bombardent l’Irak au nom du « progrès », ils renversent des gouvernements au nom du « progrès », ils pillent les ressources de la planète au nom du « progrès ». Mais quel progrès, au juste ? Celui qui permet à une poignée de milliardaires de s’enrichir tandis que des milliards d’êtres humains crèvent de faim ?

6. Le XXe Siècle : L’Âge des Génocides et de la Guerre Totale (1914 – 1991)

Puis vint le XXe siècle, ce siècle de folie où l’humanité a atteint des sommets de barbarie inégalés. Deux guerres mondiales, des dizaines de millions de morts, des villes rasées, des peuples entiers exterminés : le XXe siècle a été le théâtre d’une orgie de violence sans précédent. Et au cœur de cette folie, il y avait toujours la même logique : celle de l’impérialisme, celle du profit, celle de la domination. Les empires coloniaux se sont effondrés, mais ils ont été remplacés par un nouvel empire, plus subtil, plus insidieux : celui des États-Unis, ce géant aux pieds d’argile qui a prétendu incarner la liberté tout en écrasant les peuples sous sa botte.

Et que dire de la guerre froide, cette farce macabre où les deux superpuissances se sont affrontées par procuration, semant la mort et la désolation dans les pays du tiers-monde ? Le Vietnam, le Cambodge, l’Angola, le Nicaragua : autant de pays sacrifiés sur l’autel de la realpolitik, autant de peuples broyés par la machine infernale de la guerre. « La guerre est une continuation de la politique par d’autres moyens », disait Clausewitz. Une phrase qui résume à elle seule l’hypocrisie de notre époque, où les bombes pleuvent au nom de la « démocratie » et où les massacres sont justifiés par des « intérêts stratégiques ».

7. Le XXIe Siècle : L’Ère de l’Apocalypse en Sourdine (1991 – Aujourd’hui)

Et nous voici enfin arrivés au XXIe siècle, ce siècle où tout est possible, où la technologie nous permet de communiquer instantanément avec l’autre bout du monde, mais où nous sommes plus divisés que jamais. Les États-Unis, ce pays qui se prétend le « gendarme du monde », n’est en réalité qu’un empire en déclin, un géant aux pieds d’argile qui tente désespérément de maintenir son hégémonie par la force. L’Irak, l’Afghanistan, la Libye, la Syrie : autant de pays détruits, autant de sociétés réduites en cendres, autant de vies brisées au nom d’une « guerre contre le terrorisme » qui n’est en réalité qu’une guerre pour le pétrole, pour le contrôle des ressources, pour la domination.

Et maintenant, l’Iran. Ce vieux pays, ce berceau de civilisations, ce dernier rempart contre l’hégémonie américaine au Moyen-Orient. Les États-Unis, qui n’ont jamais digéré la révolution de 1979, qui n’ont jamais accepté que l’Iran puisse échapper à leur contrôle, multiplient les provocations, les sanctions, les menaces. Ils veulent la guerre, bien sûr. Parce que la guerre, c’est bon pour les affaires. Les marchands de canons se frottent les mains, les politiciens corrompus reçoivent leurs enveloppes, les médias aux ordres préparent l’opinion publique. Et pendant ce temps, les peuples, les vrais, ceux qui n’ont rien à gagner dans cette folie, ceux qui ne demandent qu’à vivre en paix, ceux-là attendent, résignés, que la tempête passe.

Mais attention, mes amis : l’histoire n’est pas écrite d’avance. Les empires tombent, toujours. Rome est tombée, Napoléon est tombé, Hitler est tombé. Les États-Unis tomberont, eux aussi. La question n’est pas de savoir si cela arrivera, mais quand. Et en attendant, il nous appartient, à nous, les damnés de la terre, les sans-voix, les sans-grade, de résister. De dire non. De refuser cette logique de mort, cette folie qui nous mène tout droit à l’abîme.

Analyse Sémantique : Le Langage de la Guerre et l’Hypocrisie des Mots

Car la guerre, voyez-vous, commence toujours par les mots. Avant que les bombes ne tombent, ce sont les mots qui préparent le terrain, qui justifient l’injustifiable, qui transforment le crime en vertu. Les États-Unis ne « bombardent » pas l’Iran : ils mènent des « frappes chirurgicales ». Ils ne « tuent » pas des civils : ils « neutralisent des cibles ennemies ». Ils ne « pillent » pas les ressources des autres pays : ils « sécurisent leurs intérêts stratégiques ». Le langage de la guerre est un langage orwellien, un langage qui nie la réalité, qui transforme le noir en blanc, le mal en bien.

Et que dire du mot « paix » lui-même ? Un mot si galvaudé, si vidé de son sens qu’il en devient obscène. La « paix » des empires n’est jamais qu’une trêve entre deux guerres, une pause dans le cycle infernal de la violence. La « paix » américaine, c’est la paix des cimetières, la paix des villes rasées, la paix des peuples soumis. Une paix qui n’en est pas une, une paix qui n’est que l’antichambre de la prochaine guerre.

Mais il y a un autre langage, un langage de résistance, un langage qui refuse les mensonges des puissants. C’est le langage des poètes, des rêveurs, des fous qui osent encore croire en l’humanité. C’est le langage de ceux qui disent « non », qui refusent de se soumettre, qui préfèrent mourir debout plutôt que de vivre à genoux. Et ce langage-là, mes amis, est le seul qui vaille la peine d’être parlé.

Comportementalisme Radical et Résistance Humaniste : Le Refus de la Fatalité

Car la guerre n’est pas une fatalité. Elle est le produit d’un système, d’une logique, d’une manière de penser le monde qui peut – et doit – être combattue. Les États-Unis ne sont pas invincibles. Leur puissance n’est qu’une illusion, un château de cartes qui peut s’effondrer à tout moment. Mais pour que cela arrive, il faut d’abord refuser de jouer leur jeu, refuser de se soumettre à leur logique, refuser de croire à leurs mensonges.

Cela commence par de petites choses. Par le refus de consommer leurs produits, par le refus de regarder leurs médias, par le refus de croire à leurs discours. Cela passe par la solidarité avec les peuples opprimés, par le soutien aux résistances, par la construction d’alternatives. Cela passe par la désobéissance civile, par la révolte, par la révolution. Car au fond, la seule chose qui puisse arrêter la machine de guerre, c’est la volonté des peuples de dire « ça suffit ».

Mais attention : la résistance n’est pas une affaire de héros solitaires. Elle est une affaire collective, une affaire de tous les jours, une affaire de patience et de détermination. Elle passe par l’éducation, par la culture, par la transmission. Elle passe par la mémoire, par le refus de l’oubli, par la volonté de ne jamais répéter les erreurs du passé. Car l’histoire, voyez-vous, est un éternel recommencement. Et si nous ne voulons pas que les mêmes horreurs se reproduisent, il nous appartient de briser le cycle, de dire « non » une fois pour toutes.

Alors oui, le risque d’une guerre entre les États-Unis et l’Iran se rapproche. Mais cela ne signifie pas que nous devions nous résigner. Au contraire : c’est le moment de nous lever, de nous battre, de refuser cette folie. Car la paix n’est pas un cadeau que l’on reçoit : c’est une conquête que l’on arrache, jour après jour, à la barbarie des puissants.

Et maintenant, mes amis, écoutez bien. Car voici venu le temps des poètes, le temps des fous, le temps de ceux qui refusent de se taire.

Oh ! l’Amérique, ce grand cadavre à la dérive,

Ce monstre aux dents d’or et au cœur de cendre,

Qui danse sur les tombes en riant,

Et compte ses dollars sur les os des enfants.

Oh ! l’Iran, ce vieux lion aux griffes usées,

Mais dont les yeux brûlent encore de colère,

Qui refuse de plier l’échine,

Et crache sa rage aux pieds des tyrans.

Ils veulent la guerre, bien sûr,

Ces marchands de mort, ces fossoyeurs en costume,

Ces vautours qui tournent dans le ciel,

Attendant leur part du festin.

Mais nous, les damnés, les sans-voix,

Les ventres creux et les poings serrés,

Nous refusons leur jeu,

Nous refusons leur guerre.

Car la paix n’est pas un mot,

Pas une signature au bas d’un traité,

Pas un discours creux devant les caméras :

C’est un feu qui brûle en nous,

Un refus obstiné de mourir,

Une volonté farouche de vivre,

Coûte que coûte,

Jusqu’au bout.

Alors que les bombes pleuvent,

Que les villes s’effondrent,

Que les mères hurlent sur les décombres,

Nous, nous dansons.

Nous dansons sur les ruines,

Sur les cendres des empires,

Sur les os des tyrans,

Et notre danse est une prière,

Une malédiction,

Un espoir.

Car nous savons,

Nous, les damnés,

Que la nuit ne dure jamais,

Et que l’aube finit toujours par venir.

Alors, mes amis, à nous de jouer. À nous de briser le cycle, à nous de dire « non », à nous de danser sur les ruines de leurs empires. Car la paix n’est pas un rêve : c’est une lutte. Et cette lutte, nous la mènerons jusqu’au bout.



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