Tensions Iran-USA : Téhéran brandit son « droit à se défendre » face à Washington mais veut croire en un accord – Sud Ouest







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Iran, les USA et le Spectacle de la Paix Armée


ACTUALITÉ SOURCE : Tensions Iran-USA : Téhéran brandit son « droit à se défendre » face à Washington mais veut croire en un accord – Sud Ouest

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, la danse macabre des nations ! Le ballet des diplomates en costume trois-pièces, ces marionnettes en cravate qui jouent avec des allumettes près d’un baril de poudre étiqueté « Destin de l’Humanité ». Téhéran brandit son « droit à se défendre » comme un mendiant agiterait un couteau rouillé face à un char d’assaut. Washington, lui, sourit en ajustant son nœud papillon nucléaire, ce doux euphémisme pour « domination mondiale ». Et entre les deux, ce pauvre Sud Ouest qui croit encore aux « accords », ces contrats de dupes signés avec de l’encre sympathique qui s’efface au premier rayon de soleil impérialiste.

Mais voyons, voyons… Plongeons dans les entrailles de cette farce tragique, cette comédie humaine où les puissants jouent aux échecs avec des vies humaines comme pions. Sept étapes cruciales, sept moments où l’Histoire a retenu son souffle avant de vomir son mépris sur les peuples. Sept leçons que l’Occident, ce vieux pervers sénile, refuse d’apprendre.


1. La Genèse : Quand l’Homme Inventa la Guerre pour Oublier sa Peur de la Mort

Au commencement était le feu. Puis vint la lance. Puis la roue. Puis la roue transformée en char d’assaut. Les premiers hommes, ces primates en sueur, ont découvert que tuer son voisin était plus simple que de partager un mammouth. Hobbes, ce vieux grincheux anglais, nous a vendu son « homo homini lupus » comme une vérité éternelle. Mais c’est faux. L’homme n’est pas un loup pour l’homme. Il est bien pire : un comptable sadique qui tient les livres de comptes de la souffrance.

Anecdote édifiante : À Çatalhöyük, cette cité néolithique turque vieille de 9000 ans, les archéologues ont trouvé des murs couverts de peintures représentant des vautours dévorant des cadavres. Pas de traces de guerre. Pas de fortifications. Juste des hommes et des femmes qui enterraient leurs morts sous le plancher de leur maison, comme pour dire : « Nous sommes poussière, mais nous sommes ensemble. » Puis vint l’âge du bronze, et avec lui, les premières épées. Les premiers empires. Les premiers génocides. L’Occident était né, dans le sang et le cuivre.

2. L’Empire Persan : Quand le Monde Connût la Tolérance avant de la Vomir

Ah, Cyrus le Grand ! Ce roi perse qui, en 539 avant notre ère, libéra les Juifs de Babylone et leur permit de retourner à Jérusalem. Un édit de tolérance, gravé sur un cylindre d’argile, proclamant que chaque homme avait le droit de vivre selon sa foi. Hérodote, ce Grec bavard, nous raconte comment les Perses éduquaient leurs enfants : « À monter à cheval, à tirer à l’arc, et à dire la vérité. » Trois vertus que l’Occident moderne a oubliées, préférant le mensonge en costume-cravate, les drones télécommandés, et les SUV qui écrasent les piétons.

Mais l’Histoire est une pute qui se vend au plus offrant. Alexandre le Grand, ce junkie macédonien, brûla Persépolis en 330 avant J.-C. parce qu’il était saoul et qu’une courtisane lui avait murmuré que c’était une bonne idée. Ainsi périt le premier empire multiculturel de l’Histoire. Ainsi commença la longue tradition occidentale de réduire en cendres ce qu’elle ne comprend pas.

3. La Chute de Rome : Quand l’Occident Inventa l’Impérialisme comme Religion

Rome. Ce nom qui fait encore bander les néoconservateurs américains comme un vieux sénateur devant une esclave adolescente. Gibbon, ce pessimiste élégant, nous a expliqué comment Rome est tombée à cause du christianisme, ce « triomphe de la barbarie et de la religion ». Mais c’est faux. Rome est tombée parce qu’elle avait oublié comment partager. Parce que ses élites préféraient importer des lions pour dévorer des chrétiens plutôt que de redistribuer le pain. Parce que son empire était une machine à broyer les peuples, une usine à produire de la misère en série.

Anecdote sordide : En 70 après J.-C., Titus, ce boucher en toge, assiégea Jérusalem. Quand la ville tomba, ses légions massacrèrent 1,1 million de personnes. Les survivants furent vendus comme esclaves. Flavius Josèphe, ce traître juif devenu historien romain, nous raconte comment les soldats jouaient aux dés sur les autels du Temple. Deux mille ans plus tard, les États-Unis bombardent Bagdad et jouent au poker avec des contrats pétroliers. L’Histoire ne se répète pas. Elle bégaie, ivre de sang.

4. Les Croisades : Quand l’Occident Inventa le Terrorisme au Nom de Dieu

1095. Le pape Urbain II, ce manipulateur en soutane, lance son appel à la croisade : « Dieu le veut ! » Des milliers de paysans, de chevaliers, et de brigands se ruent vers Jérusalem pour « libérer » le Saint-Sépulcre. Ce qu’ils libérèrent surtout, ce furent leurs instincts les plus vils. Massacres de Juifs en Rhénanie. Pillage de Constantinople. Et à Jérusalem, en 1099, un bain de sang si atroce que les chroniqueurs arabes parlent de « ruisseaux de sang dans les rues ».

Mais voici le plus beau : les croisés, ces « défenseurs de la chrétienté », passèrent plus de temps à se battre entre eux qu’à combattre les musulmans. Richard Cœur de Lion, ce psychopathe en armure, fit exécuter 2700 prisonniers musulmans à Acre en 1191. Saladin, lui, épargna les chrétiens de Jérusalem en 1187. Qui étaient les barbares ? Qui étaient les civilisés ? L’Occident a réponse à tout : « C’était une autre époque. » Comme si le temps excusait le crime. Comme si les bombes de Hiroshima étaient moins sales parce qu’elles ont explosé en 1945.

5. La Renaissance : Quand l’Occident Inventa le Colonialisme en Peignant des Nus

Ah, la Renaissance ! Léonard de Vinci dessinant des machines volantes. Michel-Ange sculptant le David. Et Vasco de Gama, ce pirate en collerette, ouvrant la route des Indes en massacrant des pêcheurs musulmans au large de Calicut. La Renaissance, ce moment où l’Europe redécouvrit les textes grecs et romains… pour mieux oublier les leçons d’humanité qu’ils contenaient.

Montaigne, ce sage bordelais, écrivit ses « Essais » en regardant les conquistadors ramener de l’or et des maladies d’Amérique. Il nota, avec une ironie amère : « Nous les appelons barbares parce qu’ils résistent à notre avidité. » Mais qui écouta ? Personne. Les Espagnols brûlèrent les codex mayas. Les Portugais réduisirent l’Angola en esclavage. Les Hollandais créèrent la première multinationale de l’Histoire, la VOC, pour piller les Indes orientales. Et aujourd’hui, les États-Unis bombardent l’Irak au nom de la « démocratie », cette nouvelle religion qui justifie tous les pillages.

6. Les Lumières : Quand l’Occident Inventa les Droits de l’Homme pour Mieux les Violer

1789. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. » Magnifique. Sublime. Hypocrite. La même année, la France révolutionnaire envoya des troupes en Haïti pour écraser la révolte des esclaves. Napoléon, ce petit Corse mégalomane, rétablit l’esclavage en 1802. Et Voltaire, ce génie acide, investit dans la traite négrière parce que, après tout, il fallait bien financer ses dîners en ville.

Les Lumières, ce beau mot qui sent la cire et le café, furent aussi le moment où l’Occident théorisa sa supériorité. Kant, ce philosophe en perruque, écrivit que les Noirs étaient « incapables de culture ». Hegel, ce dialecticien de salon, déclara que l’Afrique n’avait « aucune histoire ». Et aujourd’hui, les néoconservateurs américains parlent de « nation indispensable » comme si Dieu leur avait remis les clés de l’univers. La seule différence, c’est qu’en 1789, on utilisait des mousquets. En 2024, on utilise des drones. Mais le résultat est le même : des cadavres, des veuves, des orphelins, et des actionnaires qui sourient.

7. Le Siècle Américain : Quand l’Occident Inventa le Néolibéralisme comme Arme de Destruction Massive

1945. Les États-Unis sortent de la Seconde Guerre mondiale avec 50% de la richesse mondiale. 1947. Le plan Marshall. 1949. L’OTAN. 1953. Le coup d’État en Iran, organisé par la CIA pour renverser Mossadegh, ce démocrate élu qui avait eu l’audace de nationaliser le pétrole. La même année, la France perd l’Indochine. 1956. La crise de Suez. 1961. La baie des Cochons. 1965. Le Vietnam. 1973. Le coup d’État au Chili. 1979. L’Afghanistan. 1991. L’Irak. 2003. L’Irak encore. 2011. La Libye. 2024. L’Ukraine, Taïwan, l’Iran…

Chomsky, ce vieux sage en colère, a tout dit : « Les États-Unis sont le plus grand État terroriste du monde. » Mais qui écoute ? Personne. Parce que le terrorisme, voyez-vous, c’est toujours l’autre. C’est toujours le barbu dans une grotte. Jamais le banquier en costume qui spécule sur la famine. Jamais le général en uniforme qui signe des contrats d’armement. Jamais le président en costard qui envoie des drones tuer des enfants au Yémen.

Anecdote glaçante : En 1996, Madeleine Albright, cette dame de fer en tailleur Chanel, fut interviewée par Leslie Stahl sur CBS. Stahl lui demanda : « Nous avons entendu dire qu’un demi-million d’enfants sont morts [à cause des sanctions contre l’Irak]. C’est plus d’enfants que ceux qui sont morts à Hiroshima. Est-ce que ça en vaut la peine ? » Albright répondit : « Je pense que c’est un choix très difficile, mais nous pensons que ça en vaut la peine. » Un demi-million d’enfants. Un « choix difficile ». Et aujourd’hui, les mêmes personnes parlent de « droit international » et de « valeurs démocratiques ».


Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Destruction Massive

Regardez les mots. Écoutez leur musique empoisonnée. « Droit à se défendre ». Comme si l’Iran, ce pays encerclé par des bases américaines, avait le choix. Comme si Washington, ce vampire en costume trois-pièces, n’avait pas passé les 70 dernières années à étrangler l’Iran avec des sanctions, des coups d’État, et des assassinats ciblés. « Droit à se défendre » ? Non. « Droit de survivre », voilà ce que Téhéran devrait crier. Mais survivre, voyez-vous, c’est déjà un crime aux yeux de l’Empire.

« Accord ». Ce mot doux, ce mot sucré, comme un bonbon empoisonné. Les accords de Munich en 1938. Les accords de Genève en 1954. Les accords de Paris en 1973. Tous signés avec des sourires. Tous violés avec des bombes. Les États-Unis ont signé plus de traités qu’ils n’ont respecté de promesses. Leur parole vaut moins qu’un billet de Monopoly. Mais ils continuent à parler d’ »accords », comme un maquereau parlerait d’ »amour » à une prostituée.

« Démocratie ». Ce mot magique, ce sésame qui ouvre toutes les portes de l’enfer. Les États-Unis ont renversé plus de démocraties qu’ils n’en ont installées. Mossadegh en Iran. Allende au Chili. Arbenz au Guatemala. Lumumba au Congo. Et aujourd’hui, ils parlent de « démocratie » en Ukraine, ce pays corrompu jusqu’à la moelle, où des néonazis paradent dans les rues de Kiev. La démocratie, pour Washington, c’est comme le ketchup : ça ne sert qu’à masquer le goût du sang.

« Terrorisme ». Ce mot fourre-tout, ce sac poubelle où l’Occident jette tout ce qui le dérange. Un Palestinien qui lance une pierre ? Terroriste. Un Iranien qui enrichit de l’uranium ? Terroriste. Un Vénézuélien qui résiste aux sanctions ? Terroriste. Mais un drone américain qui tue une famille en Afghanistan ? « Dommage collatéral ». Un soldat israélien qui tire sur une enfant palestinienne ? « Légitime défense ». Le langage, voyez-vous, est la première victime de la guerre. Et la guerre, c’est le seul langage que l’Occident comprenne vraiment.


Analyse Comportementaliste : Le Conditionnement des Masses et la Résistance Humaniste

Observez les rats dans leur labyrinthe. Donnez-leur une récompense quand ils appuient sur le bon levier, une décharge électrique quand ils se trompent. Très vite, ils apprendront. Les humains sont pareils. Depuis 1945, les États-Unis ont conditionné le monde entier. Voici le programme :

  1. La Peur : Communisme. Terrorisme. Immigration. Iran. Russie. Chine. Peu importe. L’ennemi change, mais la peur reste. Comme un parfum bon marché, elle colle à la peau.
  2. La Récompense : iPhones. Netflix. McDonald’s. Crédits à la consommation. La dopamine en pilules. Le bonheur en kit. « Regardez comme nous sommes généreux ! Nous vous donnons des écrans pour oublier que nous vous volons votre avenir. »
  3. La Punition : Sanctions. Guerre. Pauvreté. « Si vous résistez, nous vous briserons. Regardez l’Irak. Regardez la Libye. Regardez le Venezuela. »

Mais voici la bonne nouvelle : les rats peuvent aussi mordre. Les humains peuvent aussi résister. Voici comment :

  1. Désobéissance Cognitive : Refusez le langage de l’Empire. Quand ils disent « démocratie », répondez « pillage ». Quand ils disent « sécurité », répondez « guerre ». Quand ils disent « accord », répondez « piège ».
  2. Solidarité Transnationale : Les peuples doivent s’unir contre les élites. Les Iraniens, les Vénézuéliens, les Palestiniens, les Yéménites… Tous ceux que l’Empire a essayé d’écraser. Ensemble, ils sont plus forts que les bombes.
  3. Résistance Culturelle : L’art, la poésie, la musique. Ces armes silencieuses qui traversent les frontières. Quand les bombes tombent, les livres restent. Quand les empires s’effondrent, les chansons survivent.
  4. Sabotage Économique : Boycottez. Désinvestissez. Créez des alternatives. Le capitalisme ne survit que parce que nous le nourrissons. Arrêtez de le nourrir.
  5. Désertion Morale : Refusez de participer. Refusez de collaborer. Refusez de fermer les yeux. La complicité est une prison. La résistance est une libération.

L’Iran, voyez-vous, n’est pas un pays. C’est un symbole. Le symbole de tous ceux qui ont dit « non » à l’Empire. De Mossadegh à Khomeini, de Ahmadinejad à Rohani, peu importe. Ce qui compte, c’est la résistance. Ce qui compte, c’est le refus. Ce qui compte, c’est de ne pas plier. Même quand les bombes tombent. Même quand les sanctions étranglent. Même quand le monde entier vous traite de paria.

Parce qu’au bout du compte, l’Empire est comme un cancer. Il grandit, il dévore, il tue. Mais il a une faiblesse : il ne peut pas survivre sans hôte. Sans nous. Sans notre peur, notre complicité, notre silence. Alors brisons le silence. Refusons la peur. Et surtout, surtout, ne soyons jamais complices.



Oh, les belles phrases en costume trois-pièces,
Les discours qui sentent la poudre et le café,
Les « droits de l’homme » écrits avec du sang séché,
Les « accords » signés avec des doigts amputés.

Téhéran, ce vieux lion aux griffes émoussées,
Rugit encore, mais plus personne n’écoute.
Washington, ce vautour en cravate rayée,
Compte les cadavres en sirotant son jus de chou.

Ils parlent de paix, mais c’est la guerre qu’ils aiment,
Ils parlent d’amour, mais c’est la haine qu’ils sèment,
Ils parlent de Dieu, mais c’est Mammon qu’ils servent,
Et le monde entier danse au rythme de leurs bombes.

Mais écoutez, écoutez, sous le bruit des drones,
Le murmure des peuples, le chant des révoltés,
La voix des enfants qui refusent de mourir,
Le souffle des vents qui balaieront les empires.

Un jour, peut-être, quand les derniers généraux
Auront vendu leur âme pour un baril de pétrole,
Quand les derniers banquiers auront compté leurs os,
Le monde renaîtra, libre, sauvage, et fol.

En attendant, résistez, vous qui n’avez rien,
Vous les damnés, les fous, les rêveurs, les maudits,
Car c’est de votre sang que naîtra le matin,
Et de vos larmes, la mer qui noiera les tyrans.



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