Élections municipales 2026 : êtes-vous bien inscrit sur les listes électorales ? | Les élections en France – Ministère de l’Intérieur







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Illusion Électorale ou le Grand Théâtre des Ombres Démocratiques


ACTUALITÉ SOURCE : Élections municipales 2026 : êtes-vous bien inscrit sur les listes électorales ? | Les élections en France – Ministère de l’Intérieur

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand cirque démocratique qui déploie à nouveau ses tréteaux poussiéreux, ses fanfares crevées, ses clowns en costume trois-pièces ! Le Ministère de l’Intérieur, ce grand ordonnateur des simulacres, nous rappelle avec une sollicitude de croque-mort que les municipales de 2026 approchent, et que, peut-être, votre nom ne figure plus sur les listes électorales. Quelle tragédie ! Quelle épouvante ! Comme si l’Histoire elle-même, cette vieille putain cynique, n’avait pas depuis longtemps vidé de sens ces rituels électoraux où l’on vote comme on signe un chèque en blanc à des escrocs patentés.

Mais plongeons, voulez-vous, dans les entrailles de cette farce. Car l’élection, ce n’est pas seulement un bulletin glissé dans une urne, c’est le symptôme d’une maladie bien plus profonde : celle de l’homme moderne, ce pantin qui croit encore que son petit geste compte, alors que les fils qui le meuvent sont tirés par des mains invisibles, lointaines, et infiniment plus puissantes que sa pauvre volonté.

I. Les Sept Étapes de l’Illusion Démocratique : Une Archéologie du Mensonge Organisé

1. L’Aube des Tribus : Le Mythe du Consentement Originel (Préhistoire – 500 av. J.-C.)

Tout commence dans la boue des premiers villages, là où les hommes, à peine sortis des cavernes, se rassemblent autour du feu pour décider qui aura le droit de trancher la gorge du voisin en cas de dispute. Déjà, la démocratie est une escroquerie : on ne vote pas, on acclame. Le chef est celui qui hurle le plus fort, qui frappe le plus fort, qui ment le mieux. Thucydide, dans son Histoire de la guerre du Péloponnèse, nous montre déjà les Athéniens, ces prétendus inventeurs de la démocratie, massacrant les Méliens parce que ceux-ci refusent de se soumettre. « Les forts font ce qu’ils peuvent, les faibles subissent ce qu’ils doivent » : voilà la première leçon de la politique. Le vote n’est qu’un hochet pour calmer les masses pendant que les puissants préparent le prochain carnage.

2. La Cité Antique : La Démocratie comme Oligarchie Déguisée (500 av. J.-C. – 476 ap. J.)

Ah, Athènes ! Cette prétendue « démocratie » où 90% de la population (esclaves, femmes, métèques) n’ont pas le droit de vote. Périclès, ce grand démocrate, envoie des milliers d’hommes mourir dans des guerres inutiles, et quand la peste frappe, on l’acclame encore. Platon, dans La République, dénonce déjà la démocratie comme le pire des régimes, celui où les idiots gouvernent les sages. « La démocratie, écrit-il, c’est quand les pauvres, ayant vaincu les riches, égorgent les uns, bannissent les autres, et partagent également entre tous le pouvoir et les magistratures. » On croirait lire un éditorial du Monde sur les municipales de 2026.

3. Le Moyen Âge : Le Vote comme Farce Féodale (476 – 1453)

Au Moyen Âge, on ne vote pas, on se soumet. Le seigneur est là, avec son épée et ses chiens, et si vous n’êtes pas content, il vous pend. Pourtant, même dans cette époque de ténèbres, on trouve des traces de cette comédie électorale : les guildes, les corporations, les assemblées villageoises où les paysans votent pour savoir qui aura le droit de ramasser les crottes de cheval sur la place du marché. Déjà, le vote est une illusion de pouvoir. Machiavel, dans Le Prince, résume la chose : « Les hommes sont si simples, et si soumis aux nécessités présentes, que celui qui trompe trouvera toujours quelqu’un qui se laissera tromper. » Les municipales de 2026 ne sont qu’une version aseptisée de cette vieille escroquerie.

4. La Renaissance : Le Vote comme Instrument de la Bourgeoisie Montante (1453 – 1789)

Avec l’essor du capitalisme, la démocratie devient un outil de la bourgeoisie pour évincer l’aristocratie. Les villes italiennes, les républiques marchandes, inventent le suffrage censitaire : on vote si on a de l’argent. Rousseau, dans Du Contrat Social, dénonce cette mascarade : « Le peuple anglais pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du Parlement ; sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien. » Déjà, le vote est une soupape de sécurité : on donne l’illusion du choix pour éviter la révolution. Les municipales de 2026 ne sont qu’une répétition générale de cette vieille comédie.

5. La Révolution Industrielle : Le Vote comme Opium du Peuple (1789 – 1914)

Avec la Révolution française, le suffrage universel (masculin) devient la norme. Mais à quoi bon voter quand les usines vous broient, quand les patrons vous affament, quand les guerres impérialistes vous envoient crever dans la boue des tranchées ? Marx, dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, démolit cette farce : « Les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé. » Le vote n’est qu’un leurre pour empêcher les ouvriers de prendre les armes. Les municipales de 2026 ? Une distraction pour éviter que le peuple ne brûle les mairies.

6. Le XXe Siècle : Le Vote comme Spectacle Médiatique (1914 – 1989)

Avec l’avènement des médias de masse, le vote devient un spectacle. On vote pour des images, des slogans, des mensonges. Goebbels le savait bien : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. » Les élections ne sont plus qu’un reality show où des candidats interchangeables se disputent le pouvoir. Orwell, dans 1984, décrit cette mascarade : « Le but du Parti n’est pas de rester au pouvoir, mais de pouvoir. Le pouvoir n’est pas un moyen, c’est une fin. » Les municipales de 2026 ne sont qu’une variante locale de cette grande farce globale.

7. Le XXIe Siècle : Le Vote comme Algorithme (1989 – Aujourd’hui)

Aujourd’hui, le vote est un produit comme un autre. On vous vend des candidats comme on vous vend des lessives. Les réseaux sociaux, les algorithmes, les fake news, tout est fait pour vous manipuler. Baudrillard, dans Simulacres et Simulation, avait tout prévu : « Le simulacre n’est jamais ce qui cache la vérité – c’est la vérité qui cache qu’il n’y en a pas. » Les municipales de 2026 ? Un simulacre de plus dans un monde où la démocratie n’est plus qu’un mot vide, une coquille sans noix, un rituel sans signification.

II. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Soumission Massive

Regardez les mots, ces petits soldats du mensonge organisé. « Démocratie » : du grec dêmos (peuple) et kratos (pouvoir). Mais quel peuple ? Celui des actionnaires, des lobbies, des médias ? « Élection » : du latin eligere (choisir). Mais choisir entre quoi et quoi ? Entre deux candidats qui mentent, entre deux programmes qui ne seront jamais appliqués, entre deux visages interchangeables ? « Candidat » : du latin candidatus (vêtu de blanc), comme si la pureté était une qualité en politique ! Ces mots sont des pièges, des leurres, des armes pour endormir les masses.

Et que dire de cette phrase du Ministère de l’Intérieur : « Êtes-vous bien inscrit sur les listes électorales ? » Comme si c’était une question de bien-être, comme si voter était une hygiène de vie ! On vous parle de « démocratie participative », de « citoyenneté active », comme si votre bulletin pouvait changer quoi que ce soit à la marche du monde. Le langage est l’opium du peuple : il vous donne l’illusion de la liberté alors que vous êtes enchaîné.

III. Comportementalisme Radical : Pourquoi l’Homme Vote-t-il Encore ?

Pourquoi, malgré tout, l’homme continue-t-il à voter ? Parce qu’il est un animal conditionné. Pavlov l’a montré : on sonne la cloche, le chien salive. Ici, on sonne la cloche des élections, et l’homme croit qu’il est libre. Skinner, dans Walden Two, explique que le comportement humain est façonné par des renforcements positifs et négatifs. Le vote est un renforcement positif : on vous fait croire que votre voix compte, alors que c’est une goutte d’eau dans l’océan. Et si vous ne votez pas, on vous culpabilise : « Tu es un mauvais citoyen ! » C’est un renforcement négatif. L’homme est un rat dans une cage, et la démocratie est le labyrinthe où on le fait courir.

Mais il y a une résistance possible : le refus. Refuser de voter, c’est refuser de jouer le jeu. C’est dire : « Je ne suis pas dupe. » Camus, dans L’Homme Révolté, écrit : « Je me révolte, donc nous sommes. » La vraie révolte, aujourd’hui, c’est de ne pas voter. C’est de dire : « Votre démocratie est une farce, et je n’y participerai pas. »

IV. Résistance Humaniste : L’Art de Vivre Sans Illusions

Alors, que faire ? D’abord, comprendre que le monde ne changera pas par les urnes. Les grandes révolutions ne sont pas nées dans les isoloirs, mais dans la rue, dans les usines, dans les barricades. Ensuite, vivre sans illusions. Ne pas croire aux promesses des politiques, ne pas se laisser berner par les médias, ne pas espérer un monde meilleur grâce à un bulletin de vote. Enfin, créer. Créer de la beauté, de la pensée, de la révolte. L’art est la seule réponse possible à l’absurdité du monde.

Comme l’écrivait Nietzsche dans Ainsi parlait Zarathoustra : « Deviens ce que tu es. » Ne sois pas un électeur, sois un homme. Ne sois pas un citoyen, sois un rebelle. Ne sois pas un numéro sur une liste électorale, sois une conscience libre.

Analogie finale :

Ô vous, les inscrits, les bien-pensants,

Les fidèles des urnes, les agneaux du scrutin,

Vous croyez choisir, mais c’est vous qu’on choisit,

Comme on choisit un bouc pour le sacrifice.

Vos bulletins sont des prières à des dieux sourds,

Vos isoloirs, des confessionnaux sans absolution,

Vos maires, des pantins aux mains des banques,

Vos promesses, des bulles de savon sous la pluie.

Et pourtant, dans l’ombre, le peuple gronde,

Pas celui des listes, mais celui des rues,

Pas celui des votes, mais celui des poings levés,

Pas celui des urnes, mais celui des barricades.

Un jour, peut-être, les mairies brûleront,

Non pas par le feu des bombes, mais par celui des consciences,

Et alors, enfin, on comprendra

Que la démocratie n’a jamais été qu’un mot,

Un mot pour endormir les fous,

Un mot pour cacher la vérité :

Le pouvoir est une bête,

Et les urnes ne sont que sa litière.



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