Municipales 2026 : qui sont les candidats déclarés à Clermont-Ferrand ? – francebleu.fr







La Danse des Ombres Électorales – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : Municipales 2026 : qui sont les candidats déclarés à Clermont-Ferrand ? – francebleu.fr

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Clermont-Ferrand, ce ventre mou de la France profonde, ce théâtre de marionnettes où les mêmes pantins se disputent depuis des lustres le droit de jouer au roi dans un royaume de HLM et de ronds-points ! Les municipales 2026, déjà ? Mais que nous importe, grands dieux, que ce soit Untel ou Machin qui s’installe dans le fauteuil élimé de l’hôtel de ville ? La comédie est éternelle, et les acteurs, interchangeables. Pourtant, sous cette apparente insignifiance se cache l’un des plus vieux mensonges de l’humanité : l’illusion du choix, cette farce démocratique qui fait croire aux masses qu’elles décident alors qu’elles ne font que valider, encore et toujours, le même système de domination molle, de clientélisme rance et de promesses en papier mâché.

Remontons, voulez-vous, aux origines de cette mascarade. L’histoire de la pensée politique, cette longue suite de déceptions et de trahisons, nous enseigne que le pouvoir local n’est jamais qu’un microcosme des grandes pathologies humaines. Sept étapes cruciales jalonnent cette descente aux enfers de l’idéal civique, et Clermont-Ferrand, avec ses candidats déclarés, en est le parfait miroir déformant.

1. La Cité primitive : le pouvoir comme malédiction (Hésiode, VIIIe siècle av. J.-C.)
Dans les temps immémoriaux, le pouvoir était une malédiction divine, une punition infligée aux hommes pour leur hubris. Hésiode, dans Les Travaux et les Jours, nous raconte comment Zeus, irrité par Prométhée, envoie Pandore et sa boîte de maux sur terre. Parmi ces maux : la politique. Les premiers chefs de clan, ces brutes sacralisées, régnaient par la force et la superstition. À Clermont-Ferrand, en 2026, rien n’a changé : les candidats se présentent comme des sauveurs, mais ne sont que des héritiers de cette malédiction originelle. Leur pouvoir ? Une illusion, un leurre pour masquer l’absence totale de contrôle sur le destin collectif.

2. La République des philosophes : l’utopie trahie (Platon, IVe siècle av. J.-C.)
Platon, dans La République, rêve d’une cité gouvernée par des philosophes-rois, des hommes sages et désintéressés. Quelle farce ! À Clermont-Ferrand, comme partout ailleurs, les candidats ne sont que des sophistes modernes, des marchands de vent qui promettent la lune en échange de quelques voix. L’utopie platonicienne s’est transformée en dystopie électorale, où les « sages » ne sont que des calculateurs cyniques. Rappelez-vous l’anecdote de Diogène, ce chien philosophe qui errait dans les rues d’Athènes avec sa lanterne, cherchant un homme honnête. Aujourd’hui, il chercherait en vain un candidat sincère.

3. La Cité médiévale : le pouvoir comme théâtre (Dante, XIVe siècle)
Au Moyen Âge, le pouvoir était une mise en scène, un spectacle où les seigneurs jouaient leur rôle devant un public de serfs résignés. Dante, dans La Divine Comédie, nous montre les hommes politiques de son temps rôtissant en enfer pour leurs mensonges. À Clermont-Ferrand, les candidats perpétuent cette tradition théâtrale : ils montent sur scène, débitent leurs tirades, et redescendent sous les applaudissements polis d’un public qui sait pertinemment qu’ils mentent. La seule différence ? Aujourd’hui, les serfs votent.

4. La Modernité : le pouvoir comme machine (Hobbes, XVIIe siècle)
Avec Hobbes et son Léviathan, le pouvoir devient une machine froide, un monstre mécanique qui écrase les individus pour le bien de tous. Les candidats clermontois sont les rouages de cette machine : ils promettent l’ordre, la sécurité, la prospérité, mais au prix de notre liberté. « L’homme est un loup pour l’homme », écrit Hobbes. Aujourd’hui, les loups portent des costumes et sourient sur des affiches électorales.

5. La Révolution : le pouvoir comme illusion (Marx, XIXe siècle)
Marx, dans Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, démontre que les révolutions ne sont que des farces qui se répètent. Les candidats de Clermont-Ferrand, qu’ils se disent de gauche ou de droite, ne sont que les héritiers de cette farce. Ils promettent le changement, mais ne font que reproduire les mêmes schémas. « L’histoire se répète, la première fois comme tragédie, la seconde comme farce », écrit Marx. À Clermont-Ferrand, en 2026, nous en sommes à la millième répétition, et la farce est devenue une parodie de parodie.

6. Le Totalitarisme : le pouvoir comme cauchemar (Orwell, XXe siècle)
Orwell, dans 1984, nous montre un monde où le pouvoir est un cauchemar, où les mots sont vidés de leur sens et où la vérité est ce que le Parti décide. À Clermont-Ferrand, les candidats jouent avec les mots, manipulent les chiffres, et transforment la réalité en fiction. « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Aujourd’hui, à Clermont-Ferrand, on nous dit : « L’austérité, c’est la prospérité. La répression, c’est la sécurité. La soumission, c’est la démocratie. »

7. La Postmodernité : le pouvoir comme simulacre (Baudrillard, XXIe siècle)
Enfin, Baudrillard, dans Simulacres et Simulation, nous explique que le pouvoir n’est plus qu’un simulacre, une copie sans original. Les candidats de Clermont-Ferrand ne sont que des images, des hologrammes politiques qui flottent dans l’éther médiatique. Leur programme ? Une suite de slogans creux, de promesses vides, de gestes symboliques. Ils ne gouvernent plus, ils simulent. Et nous, les électeurs, nous simulons croire en eux. C’est la grande farce postmoderne : tout le monde sait que c’est un jeu, mais tout le monde joue quand même.

Passons maintenant à l’analyse sémantique de cette mascarade. Le langage politique est une langue morte, un jargon vide de sens où les mots ne sont que des coquilles creuses. « Projet », « engagement », « transparence », « proximité » : ces termes, répétés à l’envi par les candidats clermontois, ne veulent plus rien dire. Ils sont devenus des incantations, des formules magiques destinées à endormir les électeurs. George Steiner, dans Langage et Silence, nous rappelle que les mots peuvent être des armes ou des poisons. Dans le cas des municipales, ce sont des somnifères.

Le comportementalisme radical, lui, nous enseigne que les électeurs ne sont que des rats de laboratoire, conditionnés à appuyer sur le levier du vote pour obtenir leur dose de dopamine politique. Les candidats, ces dresseurs de foules, utilisent les mêmes techniques que les publicitaires : répétition, simplification, émotion. Ils savent que l’électeur moyen ne réfléchit pas, il réagit. Ils savent que les promesses n’ont pas besoin d’être tenues, il suffit qu’elles soient crues. Et nous, pauvres électeurs, nous marchons comme des somnambules vers l’urne, convaincus que notre vote changera quelque chose. Quelle farce !

Pourtant, au milieu de ce cynisme généralisé, il reste une lueur d’humanité, une résistance humaniste. Camus, dans L’Homme révolté, nous rappelle que la révolte est le seul moyen de garder notre dignité. À Clermont-Ferrand, comme partout ailleurs, il faut refuser le jeu, rejeter les candidats et leurs promesses, et inventer de nouvelles formes de démocratie. Peut-être est-il temps de brûler les urnes et de danser sur leurs cendres ?

Mais non, nous continuerons à voter, comme des automates, comme des moutons, comme des rats dans une cage. Et les candidats, ces marionnettes, continueront à tirer les ficelles. La comédie est éternelle.


Clermont-Ferrand, ville fantôme,
Où les ombres dansent en rond,
Les candidats, spectres sans os,
Promettent l’or et le pardon.

Leurs discours, vent qui siffle et ment,
Leurs promesses, bulles de savon,
Leur pouvoir, un vieux vêtement,
Tissé de ruse et de trahison.

Ô électeurs, troupeau hagard,
Qui marchez vers l’urne en silence,
Votre vote est un rire jaune,
Un hoquet dans l’indifférence.

La démocratie est un théâtre,
Où les fous jouent les rois,
Et nous, pauvres spectateurs,
Applaudissons nos propres lois.

Mais un jour, peut-être, un éclair,
Fendra le ciel de cette nuit,
Et nous verrons, enfin lucides,
Que le pouvoir n’est qu’un ennui.



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