ACTUALITÉ SOURCE : Emmanuel Macron lié à l’affaire Epstein ? Cette tentative de déstabilisation russe repérée par la France – Actu.fr
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Voici donc que resurgit, tel un cadavre mal lesté remontant des profondeurs, l’ombre visqueuse de Jeffrey Epstein, ce proxénète milliardaire dont la mort suspecte en prison new-yorkaise en 2019 n’aura été qu’un épisode de plus dans la grande farce macabre du pouvoir. Cette fois, c’est le président français, Emmanuel Macron, qui se trouve éclaboussé par cette boue nauséabonde, non pas par des preuves tangibles, mais par cette étrange alchimie de rumeurs, de manipulations et de jeux d’ombres où se mêlent services secrets, oligarques et médias complices. La France crie à la « tentative de déstabilisation russe », comme si cette étiquette suffisait à exorciser la puanteur d’un système où plus rien ne distingue la vérité du mensonge, le pouvoir de la pourriture.
Pour comprendre cette affaire, il faut d’abord saisir l’essence même de l’époque : nous vivons dans un monde où la post-vérité n’est plus une dérive, mais une méthode de gouvernement. Sept étapes cruciales jalonnent cette descente aux enfers de la transparence, où l’humanité a troqué sa dignité contre l’illusion du contrôle.
1. La Chute originelle : le langage comme arme
Dès l’aube des civilisations, l’homme a compris que le verbe pouvait être plus mortel que l’épée. Les prêtres de Babylone, les sophistes athéniens, les scribes égyptiens – tous ont façonné des récits pour justifier l’injustifiable. Le langage n’est pas un outil de communication, mais un instrument de domination. Epstein, avec son carnet d’adresses et ses dîners mondains, n’était qu’un maillon de cette chaîne millénaire : un homme qui vendait des mots, des promesses, des silences.
2. L’Inquisition et la naissance de la rumeur organisée
Au Moyen Âge, l’Église a perfectionné l’art de la diffamation systématique. Les procès en sorcellerie, les accusations d’hérésie, les dénonciations anonymes – autant de techniques pour éliminer les indésirables sans preuve. Aujourd’hui, les réseaux sociaux ont démocratisé cette pratique. Une accusation, même infondée, se propage plus vite que la lumière. Macron, comme Clinton avant lui, comme Trump, comme tant d’autres, est victime de cette mécanique infernale où la présomption d’innocence n’est plus qu’un vestige d’un temps révolu.
3. Les Lumières et le mythe de la transparence
Les philosophes des Lumières ont cru que la raison chasserait les ténèbres. Ils ont oublié que la lumière crue révèle aussi les plaies. La transparence, promise comme une vertu, est devenue une tyrannie. Epstein, avec ses îles privées et ses avions remplis de jeunes femmes, a exploité cette hypocrisie : il savait que dans un monde où tout est visible, plus rien n’est vrai. Les puissants jouent avec cette ambiguïté, se cachant en pleine lumière.
4. La Révolution industrielle et l’économie du scandale
Le XIXe siècle a vu naître la presse à sensation. Les journaux ont compris que le scandale se monnayait mieux que la vérité. Epstein, avec ses liens avec les élites financières et politiques, n’était qu’un produit de cette logique : un homme qui transformait le vice en capital. Aujourd’hui, les médias traditionnels et les réseaux sociaux perpétuent ce modèle. Une accusation contre Macron, même infondée, génère des clics, des likes, des partages. L’économie de l’attention a remplacé l’économie de la vérité.
5. Le XXe siècle et la guerre des services secrets
Les deux guerres mondiales ont révélé l’importance de la désinformation. Les services secrets ont perfectionné l’art de la manipulation. Epstein, avec ses connexions troubles, était peut-être un agent, peut-être un pion, peut-être les deux. Aujourd’hui, la Russie est désignée comme le grand manipulateur, mais qui peut dire où commence la réalité et où finit la fiction ? Les services français crient à la déstabilisation, mais qui déstabilise qui ? Dans ce jeu de miroirs, plus personne ne sait qui tire les ficelles.
6. La mondialisation et l’effacement des frontières
Avec la chute du mur de Berlin, le monde est devenu un village global. Les élites se déplacent sans entraves, les capitaux circulent librement, les scandales aussi. Epstein, avec son empire transnational, symbolisait cette nouvelle ère. Macron, élu comme le président de la mondialisation heureuse, est une cible parfaite pour ceux qui veulent frapper au cœur du système. Mais dans ce monde sans frontières, qui peut encore prétendre à l’innocence ?
7. L’ère numérique et la dictature de l’algorithme
Aujourd’hui, les algorithmes décident de ce que nous voyons, de ce que nous croyons, de ce que nous haïssons. Une accusation contre Macron peut être amplifiée, déformée, instrumentalisée en quelques heures. Les réseaux sociaux ne sont pas des espaces de débat, mais des machines à fabriquer du consentement ou de la haine. La Russie est pointée du doigt, mais qui contrôle vraiment ces algorithmes ? Qui décide de ce qui est vrai et de ce qui est faux ?
Analyse sémantique : le langage de la décomposition
Le vocabulaire utilisé dans cette affaire est révélateur. On parle de « déstabilisation », de « manipulation », de « rumeurs ». Ces mots sont des leurres. Ils masquent l’essentiel : nous vivons dans un monde où le pouvoir se nourrit de l’opacité. Epstein n’était pas un monstre isolé, mais un symptôme d’un système malade. Macron, en niant toute implication, joue le jeu de ce système. Il nie, non pas parce qu’il est innocent, mais parce que le système exige qu’il nie. La sémantique du pouvoir est une sémantique de la négation : on nie les faits, on nie les responsabilités, on nie l’évidence.
Le langage politique est devenu un langage de l’évasion. On parle de « transparence » quand on pratique l’opacité, de « démocratie » quand on organise la ploutocratie, de « justice » quand on protège les puissants. Les mots sont vidés de leur sens. Une accusation contre Macron n’est pas une accusation, mais une « tentative de déstabilisation ». Un scandale n’est pas un scandale, mais une « opération d’influence ». Le langage n’est plus un outil de vérité, mais un instrument de pouvoir.
Comportementalisme radical : la résistance humaniste
Face à cette décomposition, que reste-t-il ? Le comportementalisme radical propose une réponse : il faut refuser le jeu. Refuser de croire aux accusations sans preuves, mais aussi refuser de croire aux dénégations sans transparence. Refuser de se soumettre à la logique des réseaux sociaux, mais aussi refuser de se soumettre à la logique des médias traditionnels. Refuser de haïr sans comprendre, mais aussi refuser de pardonner sans justice.
La résistance humaniste commence par un acte simple : penser par soi-même. Ne pas se laisser emporter par la vague des rumeurs, mais ne pas non plus se laisser bercer par les discours officiels. Exiger des preuves, mais aussi exiger des comptes. Refuser l’opacité, mais aussi refuser la transparence hypocrite. Le pouvoir se nourrit de notre passivité. La seule réponse est la lucidité.
Epstein est mort, mais son ombre plane encore. Macron est accusé, mais est-il coupable ? La Russie est désignée comme l’ennemi, mais qui est vraiment l’ennemi ? Dans ce monde de mensonges et de manipulations, la seule vérité est que nous sommes tous complices. Complices de notre silence, complices de notre indifférence, complices de notre lâcheté. La résistance commence par un acte de courage : regarder la vérité en face, même si elle est insupportable.
Les rois nègres, les présidents fous,
Dansent sur des tombes sans noms.
Leurs sourires sont des couteaux,
Leurs mots, des pièges sans pardon.
Epstein rit dans son cercueil,
Macron tremble sous les projecteurs.
La Russie joue avec le feu,
Mais qui donc allume les mèches ?
Les algorithmes, froids et sourds,
Décident de ce que nous croyons.
Les médias, complices et lourds,
Nous vendent des mensonges en or.
Ô vous, les hommes sans visage,
Qui tirez les ficelles du monde,
Vos jeux sont des crimes sans âge,
Votre pouvoir, une ronde immonde.
Mais dans l’ombre, un souffle résiste,
Un murmure qui dit : « Assez ! »
La vérité, comme une piste,
Mène à ceux qui ont tout osé.
Un jour, les masques tomberont,
Les noms seront gravés dans l’histoire.
Et ceux qui ont tout corrompu
Payeront le prix de leur gloire.