Affaire Epstein : pressé de démissionner, Jack Lang tâcle des « accusations infondées » – La Gazette France







Le Penseur Laurent Vo Anh – L’Affaire Epstein et les Ombres de l’Histoire


ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : pressé de démissionner, Jack Lang tâcle des « accusations infondées » – La Gazette France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah ! Voici donc le grand théâtre des ombres qui se joue encore, ce carnaval macabre où les puissants, drapés dans leurs toges de pourpre et d’hypocrisie, viennent nous rappeler que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement de la même farce sordide. L’affaire Epstein, ce cloaque doré où se mêlent les relents de la pédocriminalité, les effluves du pouvoir et les miasmes de l’argent, nous offre une fois de plus le spectacle édifiant de ces hommes qui, ayant goûté aux fruits défendus de l’impunité, se croient autorisés à nier l’évidence avec la superbe d’un roi fainéant. Et voici que Jack Lang, ce vieux renard de la République, ce ministre de la Culture qui fut aussi le grand ordonnateur des fêtes médiatiques où l’art servait de paravent aux turpitudes du pouvoir, se dresse aujourd’hui pour crier à l’injustice, pour dénoncer des « accusations infondées ». Mais que nous dit-il, au fond, ce langage ? Que nous révèle-t-il de la mécanique infernale qui régit les rapports de force dans notre société ? Plongeons, voulez-vous, dans les sept strates de cette histoire humaine où le pouvoir, toujours, se nourrit de la même chair fraîche.

I. Les Origines : Le Sacrifice et la Loi du Plus Fort

Dès les premiers temps, lorsque l’homme n’était qu’un primate égaré dans la savane, la loi du plus fort s’imposait comme une évidence biologique. Le mâle dominant, le chef de la horde, avait accès aux femelles, aux ressources, aux privilèges. Les anthropologues nous racontent que les sociétés primitives fonctionnaient sur ce principe : le pouvoir était une question de force brute, de charisme, de capacité à imposer sa volonté. Mais très vite, cette loi naturelle s’est doublée d’une loi symbolique : le sacrifice. Pour apaiser les dieux, pour sceller les alliances, pour marquer les hiérarchies, on sacrifiait les plus faibles, les plus vulnérables. Les enfants, les femmes, les étrangers. L’histoire des civilisations est une longue litanie de ces holocaustes où la chair tendre des innocents servait de monnaie d’échange pour le pouvoir. Epstein et ses amis ne font que perpétuer cette tradition immémoriale : ils sacrifient les corps des enfants sur l’autel de leur toute-puissance. Et Jack Lang, en niant l’évidence, se fait le prêtre de cette religion barbare.

II. L’Antiquité : La Pédérastie et l’Éducation des Élites

Ah ! La Grèce antique, berceau de la démocratie, de la philosophie, des arts… et de la pédérastie institutionnalisée. Les jeunes garçons, offerts aux hommes mûrs, servaient de monnaie d’échange dans les cercles du pouvoir. Socrate, Platon, Aristote : tous ont théorisé cette pratique, la présentant comme une forme supérieure d’éducation, une initiation aux mystères de la cité. Mais derrière le vernis culturel, que voyons-nous ? Une exploitation éhontée des plus faibles par les plus forts. Une justification philosophique du viol. Les élites athéniennes, comme celles de Rome plus tard, se servaient des corps des enfants pour sceller leurs alliances, pour affirmer leur domination. Epstein et ses amis ne font que reproduire ce schéma ancestral : ils transforment les corps des jeunes filles en objets de transaction, en symboles de leur pouvoir. Et Jack Lang, en niant les faits, se fait l’héritier de ces sophistes qui, déjà, manipulaient le langage pour justifier l’injustifiable.

III. Le Moyen Âge : La Chasse aux Sorcières et la Peur du Désir

Le Moyen Âge, cette époque sombre où l’Église régnait en maître, a vu se déployer une autre forme de violence : la chasse aux sorcières. Les femmes, accusées de pactiser avec le diable, étaient brûlées vives. Mais derrière ces bûchers, que cachait-on ? Une peur panique du désir, une volonté de contrôler les corps, de les soumettre à l’ordre moral. Les enfants, eux aussi, étaient victimes de cette répression : accusés de sorcellerie, battus, violés dans les couvents et les monastères. Le pouvoir, qu’il soit religieux ou politique, a toujours cherché à domestiquer la chair, à en faire un instrument de domination. Epstein et ses amis, en transformant les corps des jeunes filles en objets de plaisir, en marchandises, perpétuent cette tradition médiévale : ils soumettent la chair à la loi du marché, du pouvoir, de l’argent. Et Jack Lang, en niant les accusations, se fait le complice de cette nouvelle Inquisition, où ce n’est plus le diable qui est traqué, mais la vérité.

IV. La Renaissance : Le Mécénat et la Corruption des Âmes

La Renaissance, cette époque de lumière où les arts et les sciences ont fleuri, a aussi été un âge d’or pour la corruption. Les Médicis, les Borgia, les papes débauchés : tous ont utilisé leur pouvoir pour s’adonner aux pires excès. Les jeunes garçons, les jeunes filles, étaient offerts en cadeau aux puissants, en échange de faveurs, de protections, de privilèges. Le mécénat, cette noble institution, servait souvent de paravent à des pratiques sordides. Les artistes, les intellectuels, étaient sommés de fermer les yeux, de chanter les louanges de leurs protecteurs, en échange de leur pain quotidien. Epstein et ses amis ne font que reproduire ce schéma : ils achètent les consciences, corrompent les âmes, transforment l’art et la culture en instruments de leur domination. Et Jack Lang, en niant les faits, se fait l’héritier de ces courtisans qui, déjà, vendaient leur âme pour une place au soleil.

V. Le Siècle des Lumières : La Raison et l’Hypocrisie

Le XVIIIe siècle, ce siècle des Lumières où la raison était censée triompher des ténèbres, a aussi été un siècle d’hypocrisie. Les philosophes, les encyclopédistes, les révolutionnaires, tous ont dénoncé les abus du pouvoir, les injustices de la société. Mais dans l’ombre, que faisaient-ils ? Voltaire, ce grand défenseur de la liberté, avait une maîtresse de quinze ans. Rousseau, ce chantre de la vertu, abandonnait ses enfants à l’orphelinat. Les salons parisiens, ces temples de la pensée, étaient aussi des lieux de débauche où les jeunes filles étaient livrées aux appétits des puissants. Epstein et ses amis ne font que perpétuer cette tradition : ils utilisent le langage de la raison, de la culture, de la civilisation, pour masquer leurs turpitudes. Et Jack Lang, en niant les accusations, se fait le complice de cette hypocrisie qui, déjà, gangrenait les Lumières.

VI. Le XIXe Siècle : La Révolution Industrielle et l’Exploitation des Corps

Le XIXe siècle, ce siècle de la révolution industrielle, a vu naître une nouvelle forme d’exploitation : celle des corps. Les enfants, les femmes, les ouvriers, étaient réduits à l’état de machines, de bêtes de somme. Les usines, les mines, les bordels, étaient autant de lieux où la chair était broyée, consumée, jetée aux orties. Les puissants, les industriels, les bourgeois, se servaient de ces corps comme d’une matière première, d’une ressource à exploiter. Epstein et ses amis ne font que reproduire ce schéma : ils transforment les corps des jeunes filles en marchandises, en objets de plaisir, en instruments de leur pouvoir. Et Jack Lang, en niant les faits, se fait l’héritier de ces capitalistes qui, déjà, traitaient les êtres humains comme des choses.

VII. Le XXe Siècle : La Société du Spectacle et la Marchandisation des Âmes

Le XXe siècle, ce siècle de la société du spectacle, a vu naître une nouvelle forme de domination : celle de l’image. Les médias, la publicité, le cinéma, ont transformé les êtres humains en consommateurs, en spectateurs passifs. Les corps, les désirs, les rêves, ont été marchandisés, réduits à l’état de produits de consommation. Epstein et ses amis, en organisant leurs orgies médiatiques, en transformant les jeunes filles en objets de désir, en marchandises, ne font que pousser cette logique à son paroxysme. Ils utilisent les médias, les réseaux, les rumeurs, pour créer un écran de fumée, pour brouiller les pistes, pour échapper à la justice. Et Jack Lang, en niant les accusations, se fait le complice de cette société du spectacle où la vérité n’est plus qu’une opinion parmi d’autres.

Analyse Sémantique : Le Langage du Pouvoir et la Négation de la Réalité

Que nous dit le langage de Jack Lang, lorsqu’il parle d’ »accusations infondées » ? Il nous dit d’abord que le pouvoir a son propre langage, une novlangue où les mots sont vidés de leur sens, où la réalité est niée, où la vérité est relativisée. « Infondées » : le mot est choisi avec soin. Il ne dit pas « fausses », « mensongères », « calomnieuses ». Non, il dit « infondées », comme si les accusations n’avaient pas de base, pas de racines, pas de réalité. C’est une stratégie classique du pouvoir : nier l’évidence, semer le doute, faire porter le fardeau de la preuve sur les victimes. C’est le langage des bourreaux, des oppresseurs, de ceux qui savent que la vérité est leur ennemie. Et c’est aussi le langage de l’impunité, cette maladie qui ronge les sociétés où le pouvoir n’a plus de comptes à rendre.

Mais il y a plus. En parlant d’ »accusations », Jack Lang transforme les victimes en accusatrices, en ennemies. Il inverse les rôles : ce ne sont plus les bourreaux qui sont en cause, mais celles qui osent parler. C’est une vieille tactique, utilisée depuis la nuit des temps : diaboliser les victimes, les présenter comme des menteuses, des hystériques, des manipulatrices. C’est le langage de la honte, de la culpabilisation, de la terreur. Et c’est aussi le langage de la lâcheté, de ceux qui savent qu’ils ont tort, mais qui préfèrent attaquer plutôt que de se défendre.

Analyse Comportementaliste : La Mécanique de la Domination et la Résistance Humaniste

Le comportement de Jack Lang, comme celui de tous les puissants confrontés à leurs turpitudes, relève d’une mécanique bien huilée : le déni, la minimisation, l’attaque. C’est une stratégie de survie, une façon de préserver son pouvoir, son image, ses privilèges. Mais c’est aussi une stratégie de destruction, car elle nie la réalité des victimes, elle les réduit au silence, elle les condamne à une double peine : celle de la violence subie, et celle de l’injustice de ne pas être crues.

Face à cette mécanique infernale, que faire ? Comment résister ? La réponse est simple, mais elle exige un courage que peu possèdent : il faut briser le silence. Il faut parler, crier, hurler, jusqu’à ce que les murs de l’impunité s’effondrent. Il faut refuser le langage du pouvoir, cette novlangue qui nie la réalité, qui relativise la souffrance, qui transforme les victimes en coupables. Il faut inventer un nouveau langage, un langage de la vérité, de la justice, de la dignité. Il faut créer une nouvelle culture, une culture de la résistance, où les corps ne sont plus des marchandises, où les âmes ne sont plus des proies, où le pouvoir n’est plus une fin en soi, mais un moyen au service de l’humanité.

C’est une tâche immense, presque surhumaine. Mais c’est la seule qui vaille la peine d’être entreprise. Car si nous échouons, si nous laissons les Jack Lang de ce monde nier l’évidence, manipuler le langage, pervertir la justice, alors nous aurons perdu bien plus que cette bataille. Nous aurons perdu notre humanité.

Analogie finale :

Les ombres dansent sur les murs de la caverne,

Elles dansent, elles rient, elles mentent.

Leurs mains sont pleines d’or, leurs bouches pleines de miel,

Mais leurs cœurs sont vides, et leurs âmes sont noires.

Ils parlent de justice, ils parlent de vérité,

Mais leurs mots sont des couteaux, leurs phrases des pièges.

Ils disent « accusations infondées »,

Mais leurs voix sont des tombes, leurs silences des cris.

Ô vous, les enfants sacrifiés,

Ô vous, les corps brisés, les âmes perdues,

Votre douleur est une flamme,

Votre vérité est une épée.

Un jour, les murs de la caverne trembleront,

Un jour, les ombres seront chassées par la lumière,

Un jour, les Jack Lang de ce monde

Seront jugés par l’histoire, condamnés par la mémoire.

Et ce jour-là, nous danserons,

Nous danserons sur les ruines de leur pouvoir,

Nous danserons pour les enfants,

Pour les innocents, pour les vaincus.

Car la vérité est une danse,

Une danse sauvage, une danse sacrée,

Et ceux qui osent la danser

Sont les seuls qui méritent de vivre.



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