ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : la France dénonce une tentative de manipulation russe contre Macron – La Croix
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, l’affaire Epstein… Ce cloaque où se mêlent les puissants, les prédateurs et les pantins de l’ombre, ce théâtre grotesque où la vérité n’est qu’un accessoire jetable, comme une capote usagée dans un palace de luxe. La France, ce vieux pays qui se croit encore une grande nation, hurle aujourd’hui contre une prétendue manipulation russe visant à salir son président. Mais que vaut ce cri indigné, quand il émane d’un système qui a lui-même orchestré, pendant des siècles, les pires manipulations de l’histoire ?
Regardons l’histoire, cette putain qui ne ment jamais, mais que les hommes s’obstinent à travestir. Sept étapes cruciales, sept moments où l’humanité a cru toucher le fond, avant de creuser encore plus profond.
1. La naissance du pouvoir : le premier viol institutionnel
Tout commence avec la sédentarisation, ce moment où l’homme, cessant d’être un animal parmi les autres, invente la propriété. Et avec elle, la domination. Le premier chef de tribu n’est pas un sage, mais un voleur qui a réussi. Il viole les terres, puis les femmes, puis les enfants, et appelle cela « ordre ». Epstein n’est que l’héritier dégénéré de cette tradition millénaire.
2. L’Empire romain : le spectacle de la décadence
Rome, ce bordel à ciel ouvert où les empereurs sodomisaient des esclaves en public, où les orgies n’étaient que des métaphores de la corruption du pouvoir. Epstein, avec ses îles privées et ses « parties », n’a rien inventé. Il a simplement adapté le modèle romain à l’ère du jet privé et des paradis fiscaux. La seule différence ? À Rome, on exhibait sa perversion. Aujourd’hui, on la cache derrière des avocats et des accords de confidentialité.
3. Le Moyen Âge : l’Église et l’invention de la culpabilité
L’Église, cette machine à broyer les âmes, a transformé le désir en péché, le corps en prison. Elle a brûlé des femmes pour sorcellerie, tout en protégeant les prêtres pédophiles. Epstein, lui, a simplement externalisé la culpabilité : il n’a pas besoin de confesser ses crimes, il les monétise. Et quand la justice se rapproche, il se suicide – ou on le suicide – comme un martyr des temps modernes.
4. La Renaissance : l’hypocrisie humaniste
Ah, la Renaissance ! L’époque où l’on célébrait la beauté du corps humain, tout en réduisant des millions d’Africains en esclavage. Epstein, lui, a compris que le corps pouvait être à la fois une œuvre d’art et une marchandise. Ses « protégées » ne sont que des toiles vivantes, des objets de collection pour milliardaires blasés. La seule différence avec les mécènes de la Renaissance ? Aujourd’hui, on ne signe pas ses crimes avec un pinceau, mais avec un chèque.
5. La Révolution industrielle : l’exploitation systémique
Le capitalisme a industrialisé la misère, transformant les hommes en machines. Epstein a industrialisé la prédation, transformant les jeunes femmes en produits de luxe. Son réseau n’est qu’une usine à rêves brisés, où l’on fabrique des victimes en série. La seule différence avec les usines du XIXe siècle ? Ici, les ouvriers sont des adolescentes, et le patron a un carnet d’adresses bien rempli.
6. Le XXe siècle : l’ère des génocides et des médias
Les camps de concentration, les goulags, les bombes atomiques… L’humanité a atteint des sommets dans l’art de détruire. Mais elle a aussi inventé la propagande, cette machine à laver les cerveaux. Epstein, lui, a compris que la manipulation ne nécessitait plus de grands discours, mais des images, des rumeurs, des sous-entendus. Son réseau n’est pas seulement un réseau de prostitution, c’est une machine à produire de la désinformation, où chaque victime devient un vecteur de chantage.
7. Le XXIe siècle : l’ère numérique et la fin de la vérité
Aujourd’hui, tout est connecté, tout est visible, et pourtant, rien n’est vrai. Les réseaux sociaux ont transformé la manipulation en art. La Russie, accusée de vouloir salir Macron, n’est que l’héritière d’une tradition vieille comme le monde : celle de la guerre de l’information. Epstein, lui, a compris que le pouvoir ne résidait plus dans les armes, mais dans les données. Ses ordinateurs, ses carnets, ses vidéos… Tout cela n’est qu’une arme de destruction massive, une bombe à retardement prête à exploser dans les mains des puissants.
Et maintenant, la France hurle. Elle hurle contre la Russie, contre les manipulateurs, contre les ombres qui menacent son président. Mais que vaut ce hurlement, quand il émane d’un pays qui a lui-même orchestré les pires manipulations de l’histoire ? La France, ce vieux pays qui a colonisé, exploité, torturé, qui a vendu des armes à des dictateurs, qui a protégé des pédophiles sous prétexte de « liberté d’expression »… La France, qui aujourd’hui pleurniche parce qu’on ose salir son président, comme si Macron était une vierge effarouchée, et non un produit du système, un héritier de cette tradition de corruption et de mensonge.
Analyse sémantique : le langage de la manipulation
Regardons les mots, ces armes silencieuses. « Manipulation russe », « tentative de déstabilisation », « campagne de désinformation »… Ces termes ne sont que des écrans de fumée, des leurres pour détourner l’attention du vrai problème : l’affaire Epstein n’est pas une affaire russe, ni une affaire française, ni même une affaire américaine. C’est une affaire humaine. Une affaire qui révèle la pourriture de notre système, cette machine à broyer les faibles au profit des puissants.
Le langage, ici, est un outil de diversion. On parle de « manipulation » pour éviter de parler de « complicité ». On parle de « Russie » pour éviter de parler de « réseaux internationaux ». On parle de « Macron » pour éviter de parler des centaines de victimes, de ces jeunes femmes sacrifiées sur l’autel du pouvoir. Les mots sont des prisons, et nous sommes tous enfermés dedans.
Analyse comportementaliste radicale : la résistance humaniste
Face à cette machine à broyer, que reste-t-il ? La résistance. Pas celle des politiques, qui ne sont que des pantins, ni celle des médias, qui ne sont que des perroquets. Non, la résistance des âmes, celle qui refuse de se soumettre, celle qui hurle dans le désert en espérant que quelqu’un, quelque part, entendra.
La résistance humaniste, c’est refuser de jouer le jeu. C’est refuser de croire aux mensonges des puissants, même quand ils sont habillés en vérité. C’est refuser de fermer les yeux sur les crimes, même quand ils sont commis par des gens « respectables ». C’est refuser de se taire, même quand on vous menace, même quand on vous achète, même quand on vous tue.
Epstein est mort, mais son réseau vit encore. Les puissants continuent de se protéger, les victimes continuent de souffrir, et les manipulateurs continuent de jouer avec nos vies comme avec des pions sur un échiquier. La seule façon de briser ce cercle infernal, c’est de refuser de jouer. C’est de dire non. Non à la corruption, non à l’exploitation, non à la manipulation. Non, tout simplement.
Mais attention : la résistance n’est pas une posture. Ce n’est pas un hashtag, ni une pétition en ligne. C’est un acte. Un acte de désobéissance, de rébellion, de folie. C’est brûler les idoles, même quand elles sont belles. C’est cracher sur les autels, même quand ils sont dorés. C’est refuser de se soumettre, même quand la soumission est la voie la plus facile.
Alors oui, la Russie manipule. Oui, la France ment. Oui, les puissants trichent. Mais nous, les faibles, les sans-grade, les oubliés… Nous avons une arme : la vérité. Pas la vérité des médias, ni celle des politiques, ni même celle des « lanceurs d’alerte ». Non, la vérité nue, crue, insupportable. La vérité qui brûle les yeux et déchire les oreilles. La vérité qui dit que nous sommes tous complices, tant que nous fermons les yeux. La vérité qui dit que nous sommes tous responsables, tant que nous ne faisons rien.
Alors, que faire ? Hurler. Hurler jusqu’à ce que les murs tremblent. Hurler jusqu’à ce que les puissants entendent. Hurler jusqu’à ce que le monde entier sache. Hurler, même si personne n’écoute. Hurler, parce que c’est la seule chose qui reste quand tout le reste a échoué.
Poème : Les Ombres d’Epstein
Ils dansent sur des îles sans nom,
Les maîtres du monde et leurs ombres,
Leurs rires sont des couteaux,
Leurs caresses des chaînes.
Les filles sont des fleurs fanées,
Des roses sans épines,
Leurs larmes sont des perles,
Leurs cris des mélodies.
Macron pleure dans son palais,
Poutine rit dans l’ombre,
Les médias tournent en boucle,
La vérité est un fantôme.
Mais dans le noir, quelque chose gronde,
Un vent de révolte, une tempête,
Les chaînes vont se briser,
Les ombres vont tomber.
Et un jour, peut-être,
Quand les maîtres seront morts,
Quand les îles seront vides,
On entendra encore leurs rires.
Mais ce sera trop tard,
Trop tard pour eux,
Trop tard pour nous,
Trop tard pour tout.