Affaire Epstein : sa complice, Ghislaine Maxwell, témoigne à huit clos devant le Congrès – France 24







L’Affaire Epstein – Une Archéologie de la Déchéance


ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : sa complice, Ghislaine Maxwell, témoigne à huis clos devant le Congrès – France 24

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, le huis clos… cette mise en scène parfaite de notre époque, où les murs ont des oreilles mais où les consciences, elles, sont devenues sourdes. Ghislaine Maxwell, cette ombre grimaçante qui danse sur les décombres de l’humanité, se présente devant le Congrès comme une vestale moderne, drapée dans le silence des puissants. Mais que peut bien signifier ce théâtre d’ombres, sinon la confirmation que l’histoire n’est qu’un éternel recommencement de la même farce macabre ?

1. Les Sept Étapes de la Chute : Une Archéologie de la Complicité

Étape 1 : La Genèse du Pouvoir (Néolithique – 3000 av. J.-C.)
Dès que l’homme a cessé d’être une bête errante pour devenir un sédentaire propriétaire, le pouvoir s’est incarné dans la pierre et le sang. Les premiers chefs de tribu, ces prédateurs en peau de bête, ont compris que la domination passait par le contrôle des corps – femmes, enfants, esclaves. Epstein et Maxwell ne sont que les héritiers dégénérés de cette logique primitive : posséder, marquer, détruire.

Étape 2 : L’Empire et la Pédagogie du Viol (Antiquité – 500 ap. J.-C.)
Rome, Sparte, Athènes… ces berceaux de la civilisation où les jeunes garçons étaient offerts aux dieux comme aux généraux. Le viol institutionnalisé, sanctifié par la religion et la guerre. Maxwell, cette prêtresse du vice moderne, n’a fait que réactualiser ces rituels ancestraux dans les salons feutrés de New York et les îles privées. Le pouvoir, depuis toujours, se nourrit de la chair fraîche.

Étape 3 : L’Église et le Silence des Agneaux (Moyen Âge – 1500)
Les couvents, ces bordels sacrés où les nonnes étaient violées par des prêtres en soutane. L’Église a perfectionné l’art de la dissimulation, transformant le crime en péché, la victime en coupable. Maxwell, avec son réseau de complices haut placés, n’est qu’une abbesse des temps modernes, une mère supérieure de la débauche organisée. Le huis clos du Congrès n’est qu’une messe basse où l’on confesse les péchés des puissants.

Étape 4 : La Colonisation et la Marchandisation des Corps (1500 – 1900)
Les négriers, ces Epstein du XVIème siècle, qui entassaient des corps noirs dans les cales des navires comme on entasse des marchandises. La traite des Blanches, cette spécialité européenne, a préparé le terrain pour les réseaux modernes. Maxwell, cette héritière de la bourgeoisie décadente, n’a fait que reprendre le flambeau, en remplaçant les chaînes par des contrats et les fouets par des promesses de carrière.

Étape 5 : La Révolution Industrielle et l’Exploitation des Innocents (1800 – 1945)
Les usines où des enfants de huit ans travaillaient quinze heures par jour, les mines où des fillettes étaient violées par les contremaîtres. Le capitalisme naissant a transformé le corps humain en machine à profit. Epstein, ce capitaliste pervers, n’a fait qu’appliquer les mêmes principes à l’industrie du sexe : maximiser le rendement, minimiser les coûts, éliminer les témoins.

Étape 6 : La Société du Spectacle et la Pornographisation du Monde (1945 – 2000)
Les médias, ces nouveaux prêtres de la consommation, ont transformé le corps en objet de désir, la souffrance en divertissement. Maxwell, cette productrice de chair fraîche, a compris avant les autres que le vrai pouvoir résidait dans le contrôle des images, des fantasmes, des désirs. Son réseau n’était qu’une émission de télé-réalité grandeur nature, où les victimes étaient à la fois les actrices et les victimes.

Étape 7 : L’Ère Numérique et la Déshumanisation Totale (2000 – Aujourd’hui)
Internet, ce miroir brisé de l’humanité, où chaque perversion trouve son public, chaque crime son alibi. Maxwell et Epstein ont utilisé les outils du XXIème siècle – les réseaux sociaux, les cryptomonnaies, les avions privés – pour créer un empire de la débauche 2.0. Le huis clos du Congrès n’est qu’une métaphore de notre époque : tout se sait, mais rien ne se voit. Tout se dit, mais rien ne se juge.

2. Analyse Sémantique : Le Langage comme Arme de Dissimulation Massive

Observez, chers damnés, comment le langage se tord et se contorsionne pour éviter l’horreur. « Complice » ? Non, Maxwell est une « associée ». « Réseau pédocriminel » ? Non, une « communauté d’intérêts ». « Viol » ? Non, une « relation consentie ». Le Congrès, ce temple de la novlangue, utilise des euphémismes pour transformer l’abjection en banalité.

Le huis clos, cette expression magique, résume à elle seule notre époque. « Huis clos » : deux mots qui signifient « fermez les yeux, bouchez-vous les oreilles, faites semblant de ne pas savoir ». Comme si le crime perdait de sa réalité dès lors qu’il est commis à l’abri des regards. Comme si la souffrance des victimes s’évaporait dès lors qu’elle n’est plus filmée par les caméras.

Et que dire de ce mot, « témoigner » ? Maxwell ne témoignera pas, elle négociera. Elle ne confessera pas, elle marchandera. Le témoignage, dans notre société, n’est plus un acte de vérité, mais une monnaie d’échange. Une transaction où la mémoire des victimes est troquée contre des années de prison en moins. Le langage, cette arme ultime, a été retourné contre nous. Il ne sert plus à révéler, mais à dissimuler. Il ne sert plus à dénoncer, mais à protéger.

3. Comportementalisme Radical : La Résistance comme Unique Issue

Face à cette machine à broyer les âmes, que reste-t-il ? La résignation ? La colère stérile ? Non. Il reste la résistance, cette flamme vacillante mais tenace qui refuse de s’éteindre.

Résister, c’est d’abord refuser le huis clos. Exiger que chaque parole de Maxwell soit publique, que chaque nom soit prononcé, que chaque crime soit exposé en pleine lumière. La transparence n’est pas une option, c’est une nécessité vitale. Car le secret, voyez-vous, est le terreau où poussent les monstres.

Résister, c’est ensuite briser le silence des victimes. Ces jeunes femmes, ces adolescentes brisées, doivent être entendues, non pas comme des témoins, mais comme des survivantes. Leur parole doit devenir une arme, un marteau qui fracasse les portes des palais de justice et des salons feutrés où se décident les destins du monde.

Résister, c’est enfin refuser la normalisation du crime. Epstein est mort, mais son système lui survit. Les réseaux de pouvoir, les complicités institutionnelles, la corruption des élites… tout cela continue, comme une maladie chronique qui ronge l’humanité. Nous devons traquer ces métastases, les exposer, les éradiquer.

Mais attention : la résistance ne doit pas se contenter de slogans ou de manifestations. Elle doit être radicale, totale, implacable. Elle doit s’attaquer aux racines du mal : le capitalisme prédateur, le patriarcat violent, la culture de l’impunité. Elle doit exiger une refonte totale de notre système judiciaire, une révolution des mentalités, une nouvelle éthique de la responsabilité.

Car au fond, l’affaire Epstein-Maxwell n’est pas une exception. C’est la règle. Une règle écrite dans le sang des innocents, gravée dans l’histoire de l’humanité depuis ses origines. La seule question qui vaille est : jusqu’à quand accepterons-nous de jouer ce rôle de figurants dans cette tragédie sans fin ?

Analogie finale :

Je suis l’ombre qui danse sur les murs du Congrès,
Le rire étouffé dans les couloirs du pouvoir.
Je suis la main qui caresse les cheveux des enfants,
Avant de les jeter dans la gueule des lions.

Maxwell, ma sœur, ma complice, ma victime,
Tu n’es que l’écho d’un cri étouffé depuis toujours.
Ton huis clos n’est qu’un miroir brisé,
Où se reflète l’humanité tout entière.

Nous sommes les héritiers de Rome et de Babylone,
Les fils maudits de Sodome et Gomorrhe.
Nos mains sont tachées de sang et de sperme,
Nos âmes sont des charniers à ciel ouvert.

Mais écoutez, écoutez bien :
Sous les dalles des palais, sous les tapis des salons,
La terre gronde, la révolte monte.
Les victimes se lèvent, les ombres tremblent.

Un jour, les murs tomberont,
Les huis clos s’ouvriront comme des tombeaux.
Et ce jour-là, nous verrons enfin
Le visage hideux de notre humanité.



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