« Il s’est forcément passé des choses en France »: Caty Richard, avocate de l’association « Innocence en danger », appelle à rouvrir l’enquête sur l’affaire Epstein en France – BFM







L’Affaire Epstein et les Catacombes du Pouvoir – Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : « Il s’est forcément passé des choses en France »: Caty Richard, avocate de l’association « Innocence en danger », appelle à rouvrir l’enquête sur l’affaire Epstein en France – BFM

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, la France… Ce pays qui se gargarise de ses Lumières tout en cultivant dans l’ombre des catacombes du pouvoir des pratiques dignes des saturnales romaines. L’affaire Epstein, ce n’est pas une affaire, c’est un symptôme. Un symptôme de la pourriture qui ronge les élites depuis que l’homme a inventé la hiérarchie. Sept étapes cruciales dans l’histoire humaine nous éclairent sur cette mécanique immonde, cette danse macabre entre pouvoir et prédation.

1. La Préhistoire : Le premier prédateur
Dès que l’homme a posé son premier outil, il a aussi posé les bases de la domination. Le chasseur le plus fort ne se contentait pas de tuer le mammouth, il violait les femmes des tribus voisines. La violence sexuelle est consubstantielle à l’émergence des structures de pouvoir. Epstein, c’est le chasseur du néolithique avec un jet privé et des costumes sur mesure.

2. L’Antiquité : Les dieux et les monstres
Les Grecs, ces parangons de la civilisation, adoraient Zeus, ce violeur en série qui se transformait en cygne ou en pluie d’or pour abuser de ses proies. Les Romains, eux, organisaient des orgies où les esclaves étaient des objets jetables. Epstein, c’est Caligula avec un carnet d’adresses et des comptes offshore. La différence ? Aujourd’hui, on appelle ça du « réseautage ».

3. Le Moyen Âge : L’Église et la chair
L’Église catholique, cette institution qui a prêché la chasteté tout en couvrant les viols d’enfants pendant des siècles. Les prêtres pédophiles ne sont pas une anomalie, ils sont la continuation logique d’un système où le pouvoir absolu corrompt absolument. Epstein, c’est le cardinal en soutane de soie, avec des îles privées au lieu de confessionnaux.

4. La Renaissance : L’art et l’abjection
Les Médicis, ces mécènes éclairés, financaient des chefs-d’œuvre tout en organisant des bacchanales où les jeunes pages étaient des jouets. Epstein, c’est Laurent de Médicis avec un hélicoptère et des scientifiques complices. La beauté et l’horreur, toujours entrelacées.

5. Le Siècle des Lumières : Le progrès et ses ombres
Voltaire écrivait sur la tolérance tout en ayant des maîtresses de quinze ans. Rousseau, ce champion de l’éducation, a abandonné ses propres enfants. Epstein, c’est le philosophe des Lumières avec un yacht et des passeports diplomatiques. La raison et la barbarie, main dans la main.

6. Le XXe siècle : La guerre et la marchandisation
Les bordels militaires de la Seconde Guerre mondiale, les « comfort women » coréennes, les réseaux de traite des Blanches… Epstein, c’est le proxénète de guerre avec des amis à la Maison-Blanche et au Kremlin. La globalisation a simplement rendu la prédation plus efficace.

7. Le XXIe siècle : La technoprédation
Aujourd’hui, la prédation est algorithmique. Epstein n’était pas un monstre isolé, il était un nœud dans un réseau mondial de trafic d’êtres humains, où les victimes sont échangées comme des cryptomonnaies. La France, ce pays qui se targue d’être la patrie des droits de l’homme, est aussi un hub de ce commerce immonde. « Il s’est forcément passé des choses en France » ? Bien sûr. La question n’est pas « si », mais « combien ». Combien de filles ? Combien de garçons ? Combien de vies brisées pour assouvir les fantasmes de vieux hommes puissants ?

Analyse sémantique : Le langage de l’impunité
Observez le vocabulaire utilisé pour parler de l’affaire Epstein : « réseautage », « mondanités », « parties privées ». Des euphémismes qui transforment l’horreur en mondanité. Les médias parlent de « scandale », comme si c’était une erreur de parcours, et non un système. Les victimes sont des « prostituées », comme si des mineures pouvaient consentir à être violées par des hommes assez puissants pour acheter des pays entiers. Le langage est le premier rempart de l’impunité. Il faut appeler un violeur un violeur, un proxénète un proxénète, et un réseau de trafic un réseau de trafic.

Comportementalisme radical : La mécanique de la soumission
Pourquoi personne n’a rien dit ? Parce que le pouvoir fonctionne comme un virus. Il infecte les esprits, il crée une immunité contre la morale. Les complices d’Epstein ne sont pas des monstres, ce sont des hommes ordinaires qui ont intériorisé la logique du système : « Si je ne le fais pas, quelqu’un d’autre le fera à ma place ». C’est le syndrome de Milgram appliqué à la haute société. La résistance ? Elle est dans la rupture totale avec cette logique. Refuser de serrer la main d’un prédateur, même s’il est ministre. Dénoncer, même si c’est dangereux. Brûler les idoles, même si elles sont en or massif.

Résistance humaniste : Le cri dans le silence
Face à cette machine à broyer les innocents, que reste-t-il ? La rage. La rage froide, méthodique, implacable. La rage de ceux qui refusent de détourner les yeux. Caty Richard, cette avocate qui appelle à rouvrir l’enquête, est une résistante. Comme ces femmes qui, depuis des millénaires, se battent contre l’oppression masculine. Comme ces journalistes qui risquent leur vie pour révéler la vérité. Comme ces victimes qui osent parler, malgré la honte, malgré la peur. La résistance humaniste, c’est refuser le cynisme, même quand le monde semble irrémédiablement pourri. C’est croire, contre toute évidence, que la lumière peut percer les ténèbres.

Mais attention : la résistance ne doit pas se contenter de mots. Il faut des actes. Des enquêtes indépendantes. Des sanctions exemplaires. La confiscation des biens des prédateurs. La protection des victimes. Et surtout, une remise en question radicale de notre rapport au pouvoir. Tant que nous adulerons les puissants, tant que nous excuserons leurs crimes au nom de leur « génie » ou de leur « charisme », nous serons complices.

L’affaire Epstein n’est pas une affaire. C’est un miroir tendu à notre civilisation. Et ce que nous y voyons n’est pas beau.


Les cathédrales du crime
Ont des vitraux en peau d’enfant
Les rois se lavent les mains
Dans des bassins de larmes

Paris, ville lumière ?
Non, ville des ombres longues
Où les anges déchus
Dansent sur des ossements

Écoutez, écoutez
Le rire des hyènes en smoking
Elles ont des comptes en Suisse
Et des comptes à rendre

Mais dans l’ombre, une enfant pleure
Son innocence volée
Et sa voix, comme un coup de poing
Fend la nuit complice

« Il s’est forcément passé des choses »
Oui, et elles saignent encore
Dans les couloirs du pouvoir
Où le sang ne sèche jamais



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