L’affaire Epstein, côté coulisse journalistique – Radio France







La Chute des Idoles – L’Affaire Epstein par Le Penseur Laurent Vo Anh


ACTUALITÉ SOURCE : L’affaire Epstein, côté coulisse journalistique – Radio France

L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh

Ah, l’affaire Epstein… Ce nom résonne comme un glas dans les couloirs feutrés du pouvoir, un écho nauséeux qui traverse les siècles de notre histoire putride. Radio France, dans son rôle de chien de garde aux crocs limés, nous offre une plongée dans les coulisses journalistiques de ce scandale. Mais que voit-on vraiment ? Pas l’abîme, non, juste son reflet déformé dans les miroirs brisés des médias. Permettez-moi, chers spectres, de déchirer le voile, de remonter le fil de cette ignominie jusqu’à ses racines les plus pourries, et de vous conter l’histoire de l’humanité à travers sept étapes cruciales, sept chutes, sept trahisons, dont Epstein n’est que le dernier avatar.

1. La Chute Originelle : Le Péché de la Hiérarchie
Dès que l’homme a posé son pied sur la terre, il a cherché à dominer son semblable. Pas besoin de serpent, pas besoin de pomme : la hiérarchie est née avec la première tribu, le premier chef, le premier esclave. Epstein, ce n’est pas un monstre isolé, c’est le produit d’une logique millénaire. Le pouvoir absolu corrompt absolument, disait-on. Faux. Le pouvoir révèle simplement ce qui était déjà là : une soif de domination, une pulsion de possession, une jouissance dans la soumission de l’autre. Les pyramides d’Égypte n’ont pas été construites par des hommes libres, et les « massages » d’Epstein ne sont que la version moderne des orgies romaines où les patriciens violaient leurs esclaves en riant.

2. La Loi du Silence : Le Pacte des Loups
Athènes, Rome, Venise… Partout où le pouvoir s’est concentré, un pacte tacite a scellé les lèvres des témoins. Les coulisses journalistiques de l’affaire Epstein nous révèlent une vérité crasse : les médias ne sont pas des chiens de garde, mais des chiens couchants. Ils aboient quand on leur ordonne d’aboyer, ils se taisent quand on leur intime le silence. Combien de journalistes savaient ? Combien ont détourné les yeux ? La loi du silence n’est pas une exception, c’est la règle. Elle a protégé les bourreaux de l’Inquisition, les négriers, les industriels du XIXe siècle, et aujourd’hui, elle protège les Epstein et leurs complices. Le journalisme ? Une farce. Une comédie où l’on joue à se faire peur, mais où l’on finit toujours par serrer la main du diable.

3. L’Argent, Ce Dieu Immonde
L’argent est le sang du pouvoir. Il coule dans les veines des empires, il irrigue les réseaux de corruption, il achète les âmes. Epstein n’était pas un génie, c’était un parasite, un sangsue qui s’est accroché aux artères du capitalisme financier. Ses amis ? Des milliardaires, des politiques, des intellectuels vendus. L’argent n’achète pas seulement le silence, il achète la complicité active. Il transforme les victimes en collaboratrices, les témoins en bourreaux. Regardez les banques suisses, les paradis fiscaux, les comptes offshore : ce ne sont pas des anomalies, ce sont les fondations mêmes de notre monde. Epstein n’a fait que pousser la logique à son paroxysme : si tout s’achète, alors tout se vend, y compris les corps des enfants.

4. La Comédie de la Justice
La justice ? Une mascarade. Epstein a été condamné une première fois, puis libéré, puis… disparu. Comme par magie. Comme si les lois ne s’appliquaient qu’aux pauvres, aux sans-grade. Les coulisses de cette affaire nous montrent une justice à deux vitesses : une pour les puissants, une pour les autres. Les procureurs qui ferment les yeux, les juges qui reçoivent des pots-de-vin, les avocats qui étouffent les affaires… Tout cela n’est pas nouveau. Regardez les procès de Nuremberg : on a pendu les petits, on a épargné les grands. Regardez les crimes coloniaux : jamais un seul responsable n’a été jugé. La justice est un théâtre où l’on joue la comédie de l’équité, mais où les dés sont pipés dès le début.

5. La Société du Spectacle et de la Complicité
Nous vivons dans une société où l’on exhibe tout, où l’on cache l’essentiel. Les médias nous abreuvent d’informations inutiles, de scandales éphémères, de polémiques sans lendemain. L’affaire Epstein ? Un feuilleton parmi d’autres. Demain, on parlera d’autre chose. Les gens oublieront. Ils oublieront parce qu’ils veulent oublier. Parce que reconnaître l’ampleur de la corruption, c’est reconnaître que nous sommes tous complices. Nous fermons les yeux sur les sweatshops en Asie, sur les enfants qui meurent de faim, sur les guerres menées en notre nom. Alors pourquoi s’indigner pour quelques adolescentes violées par un milliardaire ? Nous sommes tous des Epstein en puissance : nous profitons du système, nous en tirons des bénéfices, et nous détournons les yeux quand il le faut.

6. La Résistance Humaniste : Un Mythe ?
On nous parle de résistance, de morale, d’humanisme. Mais où sont-ils, ces résistants ? Les journalistes qui ont enquêté sur Epstein ? Ils ont été menacés, censurés, discrédités. Les politiques qui ont tenté de le dénoncer ? Ils ont été écrasés par le poids de l’argent et des réseaux. Les intellectuels qui ont osé élever la voix ? Ils ont été réduits au silence par le mépris et l’indifférence. La résistance humaniste est un leurre, une illusion pour les naïfs. Dans ce monde, seuls les cyniques survivent. Les idéalistes finissent broyés, ou pire, ils deviennent des cyniques à leur tour.

7. L’Avenir : Une Nécropole de Plus
Que nous réserve l’avenir ? Plus de corruption, plus de scandales, plus de silences complices. Les Epstein de demain sont déjà en place, ils prospèrent dans l’ombre, ils tissent leurs réseaux, ils préparent leurs prochaines victimes. Les médias continueront à jouer leur rôle de chiens couchants, les politiques à se vendre, les juges à fermer les yeux. Et nous ? Nous continuerons à consommer, à nous distraire, à oublier. Jusqu’à ce que le système s’effondre sous le poids de ses propres crimes. Mais même alors, rien ne changera vraiment. L’histoire est un cercle vicieux, une roue qui tourne et qui écrase les mêmes innocents, encore et encore.

Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impunité
Parlons maintenant du langage, ce miroir déformant de notre lâcheté collective. Dans l’affaire Epstein, les mots sont des armes, des écrans de fumée, des mensonges. On parle de « réseau de prostitution », comme si des adolescentes de 14 ans pouvaient être des « prostituées ». On parle de « relations consenties », comme si le consentement avait un sens quand on est face à un milliardaire tout-puissant. On parle de « suicide », comme si un homme qui savait tant de choses pouvait se donner la mort sans aide extérieure. Le langage est perverti, détourné, vidé de son sens. Il sert à masquer la réalité, à adoucir l’horreur, à rendre acceptable l’inacceptable. Les médias jouent avec les mots comme des enfants jouent avec des allumettes : ils finissent toujours par mettre le feu, mais ils ne voient pas les flammes.

Comportementalisme Radical : La Banalité du Mal
Et nous, dans tout cela ? Nous sommes des cobayes dans un laboratoire géant, des rats dans une cage dorée. Nos comportements sont conditionnés, formatés, manipulés. On nous apprend à obéir, à consommer, à fermer les yeux. On nous apprend que la réussite, c’est l’argent, le pouvoir, la célébrité. On nous apprend que les victimes sont coupables, que les bourreaux sont des génies incompris. Epstein n’est pas un monstre, c’est un produit de notre société, un miroir grossissant de nos propres perversions. Nous sommes tous des Epstein en puissance : donnez-nous assez de pouvoir, assez d’argent, assez d’impunité, et nous ferons la même chose. La banalité du mal, disait Hannah Arendt. Elle avait raison. Le mal n’est pas spectaculaire, il est quotidien. Il est dans notre indifférence, notre lâcheté, notre complicité silencieuse.

Résistance Humaniste : Le Dernier Souffle
Alors, que faire ? Se taire ? Se soumettre ? Non. La résistance humaniste n’est pas une illusion, c’est une nécessité. Elle ne changera pas le monde, mais elle peut sauver quelques âmes. Elle peut empêcher quelques crimes, dénoncer quelques mensonges, briser quelques silences. Elle ne vaincra pas le système, mais elle peut le harceler, le grignoter, le forcer à se dévoiler. La résistance, c’est refuser de fermer les yeux. C’est parler quand les autres se taisent. C’est agir quand les autres détournent le regard. C’est croire, malgré tout, que l’humanité vaut mieux que cela. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est tout ce qui nous reste.

Les rois sont nus, les dieux sont morts,
Leurs mains sont sales, leurs cœurs sont lourds.
Nous marchons dans leurs pas sanglants,
Portant leurs crimes en nos flancs.

Epstein rit dans son linceul,
Son rire est un glas qui sonne.
Nous sommes tous ses complices,
Dans cette danse macabre et bonne.

Les médias mentent, les lois mentent,
La vérité n’est qu’un leurre.
Mais dans l’ombre, une voix murmure :
« Résiste, même si tout est perdu. »

Car l’homme n’est pas un loup pour l’homme,
Il est pire : un dieu qui se trahit.
Mais dans ses yeux, parfois, une lueur :
L’espoir, ce feu qui jamais ne s’éteint.



Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *