ACTUALITÉ SOURCE : Affaire Epstein : des personnalités du monde entier citées dans les documents déclassifiés – franceinfo.fr
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, les documents déclassifiés ! La grande lessiveuse de l’Histoire qui tourne à plein régime, révélant ce que tout le monde savait déjà sans oser le formuler : le pouvoir n’est qu’un lupanar doré où les puissants viennent s’encanailler avec la même voracité que les rats dans les égouts de Rome. L’affaire Epstein n’est pas un scandale, c’est un miroir tendu à l’humanité, un miroir qui reflète notre propre complicité dans la construction de ces pyramides de chair et de corruption. Sept étapes cruciales, sept chutes, sept résurrections dans la boue, pour comprendre comment nous en sommes arrivés là.
1. Les Origines : Le Sacrifice et la Domination (Préhistoire – Antiquité)
Dès que l’homme a posé son premier outil, il a aussi posé les bases de la domination. Le pouvoir, c’est d’abord le droit de vie et de mort sur l’autre. Les premiers chefs de tribu, les pharaons, les empereurs romains : tous ont compris que le corps des faibles était une monnaie d’échange. Les vestales violées, les esclaves sacrifiés, les enfants offerts aux dieux – l’Antiquité n’était qu’un immense réseau de prédation institutionnalisée. Epstein et ses amis ne font que perpétuer cette tradition, avec des jets privés et des îles paradisiaques en lieu et place des autels de pierre. La différence ? Aujourd’hui, on appelle ça du « réseautage ».
2. Le Christianisme : La Pédophilie Sacralisée (Moyen Âge)
Ah, le christianisme ! Cette religion qui a fait du sacrifice de l’innocent son fondement même. Le Christ, enfant martyr, violé par le pouvoir romain avant d’être élevé au rang de divinité. Et que dire des prêtres, ces « pères » qui ont transformé les confessionnaux en antichambres du viol ? L’Église a systématisé l’abus en le drapant de sacré. Les documents déclassifiés d’Epstein ne sont que la version laïque de ces milliers de dossiers enterrés dans les archives du Vatican. La même hypocrisie, la même impunité. La seule différence, c’est que les cardinaux portent des robes rouges au lieu de costumes Armani.
3. La Renaissance : L’Art comme Alibi (XVe – XVIIe siècle)
La Renaissance, ce grand réveil de la pensée ? Non, une orgie de mécènes pédophiles et de peintres complaisants. Les ateliers de Florence et de Venise regorgeaient de jeunes modèles, souvent des enfants, offerts par des familles pauvres à des artistes et à leurs protecteurs. Léonard de Vinci, Michel-Ange, Caravage – tous ont peint des corps d’adolescents avec une lubricité à peine voilée. Les « pages » des cours européennes n’étaient que des proies désignées. Aujourd’hui, on appelle ça des « stagiaires » ou des « assistants ». Le langage change, la prédation reste.
4. Les Lumières : Le Contrat Social du Vice (XVIIIe siècle)
Les Lumières, cette époque où l’on a cru que la raison allait sauver l’humanité ! Rousseau écrivait sur l’éducation des enfants tout en abandonnant les siens à l’orphelinat. Voltaire, Diderot et les autres philosophes fréquentaient les salons où l’on s’échangeait des jeunes filles comme des bouteilles de vin. Le « progrès » n’a jamais été qu’un paravent pour les pires instincts. Les documents d’Epstein ne sont que la version moderne des lettres échangées entre nobles libertins. La différence ? Aujourd’hui, on utilise des emails chiffrés au lieu de billets parfumés.
5. La Révolution Industrielle : L’Exploitation de Masse (XIXe siècle)
Avec l’industrialisation, le capitalisme a trouvé une nouvelle façon de monétiser les corps : les usines, les mines, les bordels. Les enfants travaillaient 16 heures par jour, et les patrons se servaient sur la marchandise. Les « maisons closes » de Londres ou de Paris étaient des supermarchés du viol, où les puissants venaient se fournir en chair fraîche. Epstein n’a rien inventé : il a simplement modernisé le concept. Son île n’était qu’une usine à plaisir, avec des filles en guise de machines et des jets privés pour livrer la marchandise.
6. Le XXe siècle : La Mondialisation du Crime (1900 – 2000)
Deux guerres mondiales, des génocides, des dictatures – et pourtant, rien n’a changé. Les réseaux de traite se sont mondialisés, comme le capitalisme. Les nazis ont systématisé le viol dans les camps, les communistes ont fait de même dans les goulags. Et pendant ce temps, en Occident, les élites continuaient à s’encanailler en toute impunité. Les documents d’Epstein révèlent une vérité simple : la guerre froide n’a jamais été qu’une couverture pour des réseaux de prédation transnationaux. Les mêmes noms reviennent, les mêmes méthodes. La seule différence, c’est qu’aujourd’hui, on utilise des drones pour livrer la cocaïne.
7. Le XXIe siècle : La Comédie Numérique (2000 – Aujourd’hui)
Nous vivons à l’ère de la transparence, dit-on. Pourtant, les documents déclassifiés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Les réseaux sociaux, les algorithmes, les deepfakes – tout est conçu pour brouiller les pistes. Epstein n’était qu’un maillon d’une chaîne bien plus longue, un pantin parmi d’autres. Les puissants d’aujourd’hui ne se contentent plus de violer : ils monétisent l’humiliation, ils transforment la souffrance en contenu, en clics, en likes. Les « influenceurs » sont les nouvelles prostituées, et les milliardaires, les nouveaux proxénètes. La différence ? Aujourd’hui, on appelle ça du « personal branding ».
Analyse Sémantique : Le Langage de l’Impunité
Regardez comme on parle de cette affaire : « documents déclassifiés », « réseau », « personnalités citées ». Des euphémismes ! On devrait dire : « preuves de crimes », « réseau de pédophiles », « violeurs en costume ». Le langage est une arme, et les médias l’utilisent pour édulcorer l’horreur. « Affaire Epstein » – comme si c’était une simple « affaire », un dossier parmi d’autres. Non, c’est un système, une industrie, une religion. Les mots sont là pour protéger les coupables, pour nous faire croire que tout cela est « exceptionnel », alors que c’est la norme depuis des millénaires.
Comportementalisme Radical : La Résistance comme Acte de Folie
Face à cette machine, que faire ? Se révolter ? C’est risquer de finir comme les lanceurs d’alerte : suicidés, discrédités, oubliés. Se taire ? C’est être complice. La seule résistance possible, c’est la folie. La folie de croire que l’humanité peut changer. La folie de refuser le cynisme ambiant. La folie de continuer à aimer, à créer, à se battre, alors que tout prouve que nous sommes condamnés. Epstein est mort, mais son système vit. Les noms changent, les méthodes évoluent, mais la prédation reste. La seule victoire possible, c’est de refuser de jouer le jeu. De refuser de fermer les yeux. De hurler, même si personne n’écoute.
Analogie finale :
Les dieux sont tombés de leur piédestal,
Leurs mains pleines de cendres et de sperme.
Nous dansons sur leurs cadavres,
Mais la musique est la même.
Ô vous, les puissants aux sourires de hyènes,
Vos jets privés ne vous mèneront nulle part.
L’enfer n’est pas un lieu,
C’est l’odeur de vos costumes après la fête.
Les filles que vous avez brisées
Ont des yeux plus vieux que vos empires.
Elles savent que la justice n’est qu’un mot,
Un mot que vous avez vidé de son sang.
Mais écoutez :
Dans le silence des documents déclassifiés,
On entend encore leurs rires,
Leurs rires d’enfants,
Avant que vous ne les voliez.
Et ce rire-là,
Aucun algorithme ne pourra l’effacer.