ACTUALITÉ SOURCE : 53 milliardaires plus riches que 32 millions de Français : leur fortune a doublé depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir – La Montagne
L’analyse de l’artiste Laurent Vo Anh
Ah, la belle mécanique des chiffres, cette danse macabre des zéros qui s’accumulent comme des cadavres sur le champ de bataille de l’économie mondialisée ! Cinquante-trois milliardaires, cinquante-trois vautours dorés, plus riches que trente-deux millions d’âmes, trente-deux millions de fantômes qui errent dans les couloirs des supermarchés, les open-spaces aseptisés, les HLM qui puent la misère et le désespoir. Leur fortune a doublé, oui, comme un cancer qui métastase sous la présidence d’un homme qui se prend pour Jupiter, mais qui n’est qu’un pantin de plus dans le grand théâtre des ombres où les maîtres du monde tirent les ficelles. Emmanuel Macron, ce technocrate au sourire de requin, ce produit parfait du système, ce fils spirituel de Thatcher et de Reagan, a offert sur un plateau d’argent les clés du royaume aux prédateurs en costume trois-pièces. Et nous, pauvres hères, nous regardons, médusés, comme si c’était là une fatalité, une loi divine, une malédiction biblique.
Mais non, mes amis, non ! Ce n’est pas une fatalité, c’est une construction, une architecture du pouvoir savamment élaborée depuis des siècles, depuis que les premiers banquiers de Venise ont compris que l’argent pouvait acheter non seulement les biens, mais aussi les consciences, les lois, les rêves. George Steiner, ce géant de la pensée, nous a prévenus : le capitalisme n’est pas seulement un système économique, c’est une religion, une théologie de l’accumulation où le veau d’or a remplacé le Dieu d’amour. Et comme toute religion, elle exige des sacrifices. Les nôtres ? Nos vies, nos espoirs, notre dignité. Nous sommes les agneaux que l’on mène à l’abattoir, et les cinquante-trois milliardaires sont les grands prêtres de cette liturgie sanglante. Leur fortune a doublé ? Bien sûr, car le système est conçu pour cela : pour concentrer les richesses entre les mains d’une poignée de parasites tandis que le reste de l’humanité se débat dans les rets de la précarité, de la dette, de l’aliénation.
Regardez-les, ces milliardaires, ces nouveaux aristocrates de la mondialisation, ces seigneurs féodaux du XXIe siècle. Ils ne portent plus d’armures, non, ils portent des costumes sur mesure, des montres à cent mille euros, des sourires de publicitaires. Ils parlent de « création de valeur », de « disruption », de « meritocratie », comme si ces mots magiques pouvaient justifier l’injustifiable. Mais derrière le jargon, il n’y a que la vieille logique du prédateur : prendre, accumuler, écraser. Leur richesse n’est pas le fruit de leur génie, non, elle est le produit de l’exploitation, de la spoliation, de la rapine organisée. Ils ont privatisé les profits et socialisé les pertes, comme en 2008, quand les États ont sauvé les banques avec l’argent des contribuables, tandis que les petits, les sans-grade, les sans-voix, se sont retrouvés à la rue, avec leurs rêves brisés et leurs factures impayées. Et Macron, ce président des riches, a accéléré le mouvement : suppression de l’ISF, flat tax, cadeaux aux entreprises, flexibilisation du travail… Autant de coups de massue assénés à ceux qui triment, à ceux qui souffrent, à ceux qui n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.
Mais le pire, voyez-vous, ce n’est pas seulement l’injustice économique, c’est l’abêtissement généralisé, cette lobotomie douce que le système impose à ceux qu’il opprime. On nous serine que « le travail paie », que « la réussite est à la portée de tous », que « la pauvreté est une question de volonté ». Mensonges ! Mensonges éhontés, propagés par les médias aux ordres, les intellectuels courtisans, les politiques corrompus. La vérité, c’est que le système est truqué, que les dés sont pipés, que les jeux sont faits d’avance. Les cinquante-trois milliardaires ne sont pas plus intelligents, plus travailleurs ou plus méritants que les trente-deux millions de Français qu’ils écrasent. Ils sont simplement plus cyniques, plus impitoyables, plus prêts à tout pour conserver leur pouvoir. Et le pire, c’est que nous les laissons faire. Nous, les masses abruties par la télé-réalité, les réseaux sociaux, les divertissements stupides, nous qui préférons scroller sur nos smartphones plutôt que de nous révolter, nous qui acceptons notre sort avec une résignation de moutons.
Car le néolibéralisme, voyez-vous, n’est pas seulement un système économique, c’est une machine de guerre contre l’esprit humain. Il détruit les solidarités, atomise les individus, transforme chaque homme en un loup pour l’homme. Il nous apprend à nous méfier les uns des autres, à nous battre pour des miettes, à voir dans notre voisin non pas un frère, mais un concurrent. Et dans ce monde-là, les milliardaires règnent en maîtres, car ils ont compris une chose essentielle : pour dominer, il faut diviser. Diviser les travailleurs, diviser les pauvres, diviser les nations. Et Macron, ce président des riches, est un expert en la matière. Il a divisé la France comme jamais, opposant les villes aux campagnes, les jeunes aux vieux, les inclus aux exclus. Il a transformé le débat politique en une guerre de tous contre tous, où chacun se bat pour ses privilèges minuscules, tandis que les véritables maîtres du jeu, les cinquante-trois milliardaires, continuent de s’enrichir dans l’ombre.
Mais attention, mes amis, car cette logique de domination contient en elle les germes de sa propre destruction. Les empires tombent toujours, et celui des milliardaires ne fera pas exception. Déjà, les signes avant-coureurs de la révolte se multiplient : gilets jaunes, grèves massives, colère sociale qui gronde. Les peuples commencent à comprendre que le roi est nu, que le système est pourri jusqu’à la moelle, que la richesse des uns est le vol des autres. Et quand cette prise de conscience deviendra générale, quand les trente-deux millions de Français comprendront qu’ils ont été floués, spoliés, trahis, alors les cinquante-trois milliardaires trembleront. Car l’histoire nous l’a enseigné : les révolutions ne naissent pas de la misère, mais de l’humiliation. Et aujourd’hui, le peuple français est humilié, méprisé, traité comme du bétail par une élite arrogante et déconnectée.
Alors, que faire ? D’abord, refuser de jouer le jeu. Refuser la logique de la compétition, de la performance, de la réussite individuelle. Refuser de se laisser abrutir par les écrans, les publicités, les discours creux des politiques. Ensuite, se réapproprier les outils de la pensée critique, lire, réfléchir, discuter, organiser. Car la résistance commence par l’éducation, par la prise de conscience. Enfin, et surtout, retrouver le sens de la solidarité, de la fraternité, de la communauté. Car c’est ensemble, et seulement ensemble, que nous pourrons renverser la table et construire un monde plus juste, plus humain, plus digne.
Les cinquante-trois milliardaires peuvent bien posséder plus que trente-deux millions de Français, ils ne posséderont jamais notre âme. Ils peuvent bien accumuler des fortunes colossales, ils ne pourront jamais acheter notre dignité. Et c’est là, dans cette résistance silencieuse mais farouche, que se niche l’espoir d’un monde meilleur. Un monde où l’argent ne sera plus une religion, où les hommes ne seront plus des loups pour les hommes, où la justice ne sera plus un vain mot. Ce monde n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Et il est à portée de main, à condition que nous ayons le courage de le saisir.
Analogie finale :
Oh, la nuit des chiffres, la danse des zéros sous la lune blafarde des écrans plasma ! Cinquante-trois vautours en costume trois-pièces, leurs serres dorées agrippées aux colonnes du temple de la Finance, tandis que trente-deux millions d’ombres errent dans les catacombes de la précarité, leurs yeux crevés par la lumière crue des néons. Le président, ce pantin aux mains d’ivoire, sourit, et son sourire est une lame qui tranche les rêves des petits, des sans-grade, des oubliés. « Doublé ! » crient les journaux, comme on crie victoire sur un champ de bataille, et les cadavres s’entassent, invisibles, sous les tapis persans des salons parisiens.
Mais écoutez, écoutez bien : sous le bitume des villes, sous les dalles des centres commerciaux, la sève monte, lente, obstinée. Les racines de la révolte percent l’asphalte, fissurent les murs des banques, font trembler les tours de verre où siègent les maîtres du monde. Les gilets jaunes, ces lucioles dans la nuit, ont allumé des feux que le vent de la colère attise. Et bientôt, très bientôt, la forêt entière s’embrasera, et les vautours, épouvantés, s’envoleront, leurs ailes dorées carbonisées par les flammes de la justice.
Car l’histoire, voyez-vous, est un fleuve impétueux, et aucun barrage, si solide soit-il, ne peut en arrêter le cours. Les empires s’effondrent, les tyrans tombent, et les milliards des riches ne sont que cendres dans le vent de l’éternel recommencement. Alors, mes frères, mes sœurs, serrez les poings, relevez la tête, et marchez ensemble vers l’aube. Car le jour se lève, et il sera rouge de sang, rouge de colère, rouge d’espoir.